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Le Sud de Carthagène

Samedi, nous sommes à Playa Cistipa, petit port sur la côte des Caraïbes à 200km de Cathagène. Petit port, petite plage, pas de touristes nous  sommes seuls au camping.OLYMPUS DIGITAL CAMERA_DSC6682

_DSC6687Un très beau camping avec piscine tenu par Betty qui prépare activement Noël.

Le graal : une piscine !

Le graal : une piscine !

 

Les Colombiens décorent leur maison, les rues, les restaurants et magasins. Ils adorent ça. On a même trouvé un bonhomme de neige qui a résisté à la chaleur !OLYMPUS DIGITAL CAMERA_DSC6969

Nous avons pris un bateau pour visiter une association qui réintroduit des alligators dans la mangrove. Une chasse intensive avait décimé cette espèce animale ainsi que les tortues marines. 5000 alligators ont déjà été relâchés. Les oeufs sont récoltés, mis en incubation et les alligators restent à la ferme jusqu’à ce qui soient relâchés quand ils mesurent 2,00m de long minimum. A ce moment là, plus aucun prédateur (si on ne compte pas l’homme) ne s’en prend aux alligators. _DSC6756

_DSC6759Pour les tortues marines, même scénario et les tortues sont relâchées à 3 ans mais vu leur taille, elles auront toujours des prédateurs car c’est une race de petites tortues marines ce ne sont pas les grosses tortues des Galapagos ! _DSC6741
Balade dans la mangrove._DSC6786_DSC6788_DSC6794

De là, nous sommes partis voir une ferme d’élevage de poissons tenue par une communauté indigène. Dégustation de beignets de poissons et d’huitres _DSC6801

Pas bien grosses ....

Pas bien grosses ….

Détente...

Détente…

Ici, c'est dominos à l'ombre des arbres

Ici, c’est dominos à l’ombre des arbres

Dimanche matin, nous décidons d’aller à tolu par Corvenas. Pas possible de se garer à Corvenas et Tolu ne nous a pas plu alors on part pour Mompox. Sandrine et Betty nous ont dit que c’était beau.

Il fait chaud, toujours plus chaud et pas d’air.

Nous traversons tout une zone de marécage. Mompox est au bout du monde. Pour y aller, il faut prendre un ferry car c’est un plein milieu de marécage. Un pont de 14km doit bientôt être inauguré mais ……nous sommes en Amérique du Sud….._DSC6952

Un beau pont mais pas encore de route

Un beau pont mais pas encore de route

En attendant, nous voici à 4h devant le ferry mais on nous dit que le dimanche, il n’y a pas de trafic à 17h ! Il faut donc attendre le lendemain matin 5h ! 

En attendant le ferry sert de quai pour la pêche

En attendant le ferry sert de quai pour la pêche

Le ferry arrive à 19h et on voit débarquer un camion français : Estelle et Jacques. Ils sont comme nous exténués par la chaleur. Leur bac devait partir à 13h puis 15h est finalement est parti à 17h !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAGérard laisse tourner le moteur et nous profitions tous de la clim’. Ouf, nous dormirons bien quand même et à 5h, on est prêt à partir sauf que les horaires colombiens sont élastiques et le ferry partira à ….6h30 bien tassé.

Pour arriver à Mompox, nous avons 15km de gymkhana à faire : une route défoncée. . Les rues sont étroites, les câbles électriques bas (on en arrachera un au passage) on décide de laisser notre camion à la station service au début de la ville et on prend un tuc-tuc.

David, notre tour-operator

David, notre tour-operator

Pendant 2 heures, David nous promènera de rues en rues, d’églises en églises (il y en a au moins 8, on vous les mettra pas toutes) pour visiter la ville. Bon, Loney Planet, il faut revoir un peu votre compte rendu sur Mompox. _DSC6849_DSC6858

On a fait 200 km pour venir et nous restons sur notre fin. Dans quelques années, mais il y a encore beaucoup à faire, la ville deviendra peut-être une ville touristique. Les églises sont belles, les 2-3 rues rénovées ressemblent au rues blanches de Popayan, le Malecon est en cours de rénovation._DSC6867_DSC6875

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_DSC6924Bon, les travaux risquent de durer encore un moment_DSC6920_DSC6913

et il y a encore des progrès a faire_DSC6949

Nous décidons de reprendre le bac de 13h et de retourner à Playa Cistipa et sa piscine. Vers Carthagène, pas de camping avec piscine et nous n’avons pas envie de nous retrouver sur un parking en pleine chaleur. De toute façon, nous avons le temps de visiter Carthagène avec le retard de notre bateau. 

Estelle et Jacques ont suivi notre conseil et nous les retrouvons installés au camping puis arrivent Andreas et Manuella, 2 suisses. Nous passerons ainsi d’agréables moments ensemble et nous dinerons tous ensemble mardi soir. Quelle bonne soirée !

Départ des 2 équipages français et suisses que nous retrouverons peut-être à Carthagène, nous, nous restons encore aujourd’hui, notre dernier jour pour nettoyer le camion et les soutes et départ demain pour notre ultime étape colombienne ! 

et on entretient toujours

Guatapé

Guatapé est une petite ville sur les bords d’un immense lac artificiel : l’embase de Guatapé. De très belles maisons traditionnelles avec des soubassements peints. De véritables fresques sur le métiers des propriétaires ou de leurs hobbys._DSC6548

Nous stationnons sur un grand parking à 200m de la place du village et heureusement, les rues étroites ne nous auraient pas permis de circuler. Heureusement, les trucs-tucs sont làOLYMPUS DIGITAL CAMERA.

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Le spectacle se trouve dans la rue sur les façades et nous, on adore alors on déambule d’une rue à l’autre et on se régale._DSC6556

Tiens, celui là, il doit conduire des camions...

Tiens, celui là, il doit conduire des camions…

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et on entretient toujours

et on entretient toujours

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la plus ancienne rue

la plus ancienne rue

Forcement on visite l’église._DSC6602

tout en bois

tout en bois

 

Quelques finca de café sur les hauteurs de Guatapé mais beaucoup moins qu’à Filandia.

des plantations de café

des plantations de café

On reprend la route de Carthagène toujours aussi lente et mauvaise.

l'amusement : se faire remorquer par les camions jusqu'en haut de la côte pour la redescendre bille en tête !

l’amusement : se faire remorquer par les camions jusqu’en haut de la côte pour la redescendre bille en tête !

Les maisons colombiennes sont toujours très fleuries que la maison soit modeste ou non, en ville ou en campagne.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Sur le bord de route, on peut faire son marché : fruits, légumes, poissons mais aussi s’arrêter boire un délicieux jus d’orange ou de fruits exotiques

Un judos natural naranja por favor ....

Un judos natural naranja por favor ….

et un poisson...

et un poisson…mais on a juste pris la photo.

Bivouac sur l’immense parking d’une station service. On est crevé de la route….

Entre temps, nous recevons un mail : notre bateau a du retard. Au lieu de 29, puis du 5, il arrivera le 9. Pourvu que ce soit la bonne date, on doit prendre l’avion le 10 à Bogota pour retourner en France !  De plus, nous sommes sur la route de Carthagène alors que nous aurions pu aller sur Barrichara pour visiter San Gil et Villa Leyva ! Et pas de route transversale pour y aller. On continue donc et nous décidons d’aller sur la mer Caraïbes. Depuis Caucasia, on retrouve la nonchalance des Caraïbes, déjà la température grimpe au lieu des 20-25°, on tourne à 30-34°.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Medellin

En partant de la Finca Playa Verde, Gérard a eu un problème de frein et on a reculé dans le ravin Heureusement, un tronc d’arbre nous a arrêté : le ravin faisait au bas mot 50m. Donc direction Perrera pour changer les garnitures de frein.IMG_9754 (1)

une pelle nous a sortie de ce mauvais pas

une pelle nous a sortie de ce mauvais pas

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Dans la nuit un chauffeur bourré, nous a serré tellement prêt qu’il nous a fait valsé la fenêtre des toilettes. Réveil brutal.. Donc dimanche matin, à 7h, avant de partir, Gérard repose la fenêtre ….heureusement pas cassée.

le con !

le con !

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Après avoir tourner en rond plus d’une heure, nous avons trouvé la route de Cathagène et oui, le dimanche matin certaines artères sont réservés aux coureurs, cyclistes, randonneurs. 

et ça grimpe toujours...

et ça grimpe toujours…

Bon, on ne vient pas à Medellin pour son architecture encore moins pour ces espaces verts, c’est l’une des villes les plus polluée de Colombie. Par contre, Medellin est une ville bouillonnante d’activité et ça grouille de monde.

La route est mauvaise, des nids de poule, non des nids d’autruche, des routes affaissées, des travaux et des camions à la queue leu leu et comme ça grimpe, on roule à 35km/h et on descend à 40 donc on se traîne ….pour enfin arriver à Medellin le soir. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La police et les militaires sont très présents. Les barrages sont réguliers et les policiers fouillent systématiquement les camions et les voitures…sauf nous….sauf 2 fois mais c’était uniquement parce qu’ils n’avaient jamais vus d’aussi grande « casa rodante » ! Et encore, ils nous ont demandé la permission.

On va dans un  parking sécurisé, le « Pyramide » et on nous fait une place pour la nuit. Le matin, Gérard discute : il y a un mécano (on s’en fiche) mais un carrossier et Gérard se met d’accord avec Juan pour réparer la bosse qu’on avait fait à la Finca et aussi pour passer un coup de Polish sur le camion, il a des rayures avec les arbres. Pendant ce temps, on va dans le centre de Medellin.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous prenons un taxi jusqu’à la Plazoleta de las Esculturas : cette place détient 23 statues de Botero, un sculpteur colombien originaire de Medellin et connu dans le monde entier. OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Nous profiterons de visiter le musée d’Antoquia : Antoquia est le nom de la région où nous sommes. Le musée est immense et sur 5 étage. Beaucoup de peintres sud-américains et modernes. Ce n’est pas vraiment notre tasse de thé mais on s’est régalé des peintures de Botero car non seulement c’est un sculpteur mais aussi un peintre très prolifique et au moins, on ne peut que se rappeler son style : tout en grosseur et en rondeur.

non, je n'ai pas servi de modèle !

non, je n’ai pas servi de modèle !

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Nous visiterons la plus ancienne des églises de la ville toute blanche et or mais le spectacle se fait dans la rue.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA Nous devons aller chez Movistar pour recharger notre puce de téléphone ce qui nous permet de voir le spectacle de la rue. Nous profitons aussi pour nous faire couper les cheveux pour 10 € pour nous 2. Et pour une fois, je ne suis pas trop mal coiffée.  Ça va nous faire drôle en rentrant : resto entre 3 et 5€, Gas oil à 50cts, fruits et légumes à un prix très bas 3 ananas pour 80cts (et excellent) la viande, on en parle pas, c’est pareil. 

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Petit métier des rues

Petit métier des rues

Nous partons mardi pour Guatapé par une très belle autoroute payante mais les routes le sont aussi et au moins pour une fois, on a une belle route de qualité.

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Filandia et la « zona cafetera »

Tout, tout, vous saurez tout sur le café colombien.

Nous sommes dans la région du café, le département de Qindio. La Colombie est le 3ème exportateur de café au monde. Toute la région ne vit que du café et il y a 200 fincas sur la « zona cafetera » il faut dire que nous sommes à 1800m d’altitude et le caféier aime l’altitude, la chaleur et la pluie. 

Vue sur de la finca Playa Verde

Vue sur de la finca Playa Verde

Nous croisons des Jeeps et encore des jeeps : on y transporte les sacs de café, les enfants pour l’école mais elle sert aussi de taxi enfin bref, c’est la voiture par excellence. Des jeeps, il y en a de toutes les couleurs, de tous les modèles de la plus récente à la plus ancienne. 

de 1964 !

de 1964 !

Pour rejoindre la finca Playa Verde tenue par les français Sandrine et Vincent, nous prenons un chemin depuis Filandia très étroit. En route, on croise un camion, des jeeps et un second camion qui nous accroche la lampe extérieure et qui pendant une bonne demi-heure fera des manoeuvres autant infructueuses que délicates (pour notre camion) pour nous croiser.

200m avant d’arriver, plus d’embrayage mais on parvient non sans mal à se garer chez Sandrine et Vincent._DSC6410

Ils ont acheté leur finca il y a 7 mois. Après 2 ans de voyage en Amérique du Sud, ils sont tombés amoureux de la région et ont décidé de s’y installer. Ils sont maintenant producteur de café ! Nous saurons bientôt tout sur le café et par la même occasion, vous aussi ! _DSC6417

Dans des pentes abruptes poussent les caféiers. Des bananiers les protègent du soleil, ça fait donc 2 productions à s’occuper et comme c’est une petite finca, Sandrine et Vincent ne chôment pas même si Carlos, leur cueilleur, les aide.

En Colombie, il y a 2 récoltes importantes mais on ramasse les cerises de café toute l’année et en raison du climat, la floraison est presque continuelle. Les cerises sont  cueillies à la main tous les jours et rouges, elles sont à maturité et c’est l’excellence._DSC6413 (1)

Carlos dans les bonnes journées ramasse 140kg  de cerises. En pleine récolte, 5 autres cueilleurs viennent prêter mains fortes. Vincent et Sandrine n’arrivent pas encore à égaler et de loin Carlos ! La force de l’habitude._DSC6396

Seulement après, commence le processus de fabrication. Les cerises sont mis dans une machine qui les casse et on recueille le grain qui doit être bien vert.

_DSC6395 Ces grains sont mis en maturation entre 12 et 24h. Les grains sont poisseux, c’est le miel. Il faut lavés les grains puis les séchés. Les grains abimés, cassés, plus secs sont mis à part et seront vendus pour le café de moindre qualité._DSC6403

Lorsque les séchoirs sont pleins comme actuellement, les grains de café sont vendus « humides » et sont mis en sacs. Ils sont tous les jours ou 2 jours descendus à Filandia pour y être vendus mais il est préférable de les faire sécher car le prix de vente sera plus important.

_DSC6414A la fin du processus du séchage, il faut encore trier les grains, écarter ceux abimés ou cassés .Sandrine et Vincent font torréfier une partie de leur production et aimeraient vendre davantage en direct et principalement vers la France pour accroitre un peu les bénéfices car l’exploitation est petite, par contre, ils jouent sur la qualité de leur produit. Il y a encore l’ensachage du café, il est vendu moulu ou en grains. Ils ont aussi décidé de faire une production « bio » sans produit chimique. Pour l’instant, ça marche. Le résidu des cerises est récupéré pour servir d’engrais aux bananiers. 

Ils ont aussi plein d’idées pour optimiser le travail : changement du lieu des machines, récupération des eaux, agrandissement des séchoirs et modification de la table de tri.

La torréfaction du café est très importante et ça c’est un autre métier.  On le grille et là, les odeurs et les arômes du café ressortent, c’est ce qui fait la qualité et le goût du café ! 

Quand on voit le travail pour faire un bon café, je crois que plus jamais, dans les rayons de nos centres commerciaux, je ne trouverai le café trop cher ! 

Mais revenons à la finca. Vincent est en panne avec sa jeep, nous, il nous faut du liquide pour l’embrayage bref la journée de mercredi commence par de la mécanique. Gérard part donc avec Vincent en début d’après-midi en jeep-taxi pour vendre le café et acheter le liquide. _DSC6405

Jeudi matin, nous prenons la jeep pour aller à Filandia. C’est un gros village comme on les aime : typique, traditionnel et animé. Les maisons sont superbes, à un étage et peintes de plusieurs couleurs. C’est gai et chaleureux ! Les colombiens sont aussi très avenants et toujours souriants.

en admiration devant les façades

en admiration devant les façades

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Nous avons déjeuné dans un super restaurant. Retour en jeep à la finca._DSC6502

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Le désert de Tatacao

Nous partons pour le désert de Tatacoa. 

Pour arriver à Tatacoa, nous empruntons la route de Bogota, une 2 voie très empruntée par les camions, voitures, et mobylettes. 

Au péage, à chaque ralentisseur, à chaque arrêt pour les travaux, des vendeurs à la sauvette nous proposent bouteilles d’eau, sodas, fruits, gâteaux et j’en passe….

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERALes villages sont plein d’exubérance et de bruits avec les marchés.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le mot « désert » est peut être pas vraiment approprié pour ce site qui est sans égal en Colombie. Nous sommes habitués à une végétation luxuriante en raison de la chaleur et des pluies. Ici tout est sec et des formations rocheuses rouges, blanches offre un panorama unique dans ce pays.

Les 10 premiers kilomètres, les colombiers ont envahis le site puis en continuant la piste, plus de voitures, quelques motards intrépides et nous. OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Enfin, nous pouvons profité de ce paysage. Les premiers kilomètres ne nous avaient pas vraiment convaincus mais après, nous avons aimé ce paysage sec et désolé et nous avons continué sur une piste puis une autre …._DSC6132_DSC6135 _DSC6123_DSC6137

Cactus en fleurs, grand cactus, un peu de verdure ça et là…_DSC6120_DSC6136

Rencontre au bord des pistes…_DSC6141

Nous aurons très chaud dans ce désert.

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Le soir est arrivé et nous avons dormi au milieu de nulle part. En raison d’un ciel clair et sec la plupart de l’année, c’est un haut lieu de l’astronomie. Nous pensions bien voir les étoiles mais à 21h, ce sera un orage _DSC6177

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San Agustin et Tierradentro, les 2 sites archéologiques colombiens

Partis de Popayan en fin de matinée, nous partons par une route truffée de nids de poule et même le plus souvent de trous d’obus.

Heureusement, les paysages sont superbes_DSC5884

Nous arrivons rapidement à l’entrée du parc national Puracé qui tient son nom du volcan Puracé, le plus haut des 7 volcans de la chaîne des Coconucos.

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Alors là, pour faire quelques 80km pour traverser le parc, ce fut une vraie galère et pourtant des pistes, on en a fait et des pas faciles mais celle-là tient le pompom. Dure, cassante, pas roulante, il nous aura fallu 5h15 pour rallier Popoyan à San Agustin ! Nous avons dormi sur le parking du site, exténué ! 

Espérons que le site en vaille la peine….

Il y a 3000 ans, ce sont deux peuples qui  commerçaient dans le coin qui se retrouvaient pour faire des offrandes à leurs dieux et enterrer leurs morts. Dans la roche volcanique, ils ont façonné de superbes sculptures. Comme l’écriture leur était inconnue, on ne sait pas grand chose d’eux. Qu’importe, ils nous ont laissé un véritable témoignage.

Nous payons notre écot à l’ouverture et on nous donne un passeport et nous voici sur ce parc de 78ha qui renferme quelques 130 statues et qui est classé par l’Unesco.

Nous visitons d’abord le musée puis partons vers le bosquet aux statues. Là, les archéologues ont mis en valeur des statues  récupérées sur plusieurs sites. On peut y voir des statues représentant des animaux comme l’aigle, le singe, le jaguar et la grenouille mais aussi des formes plus  ou moins humaines et plus ou moins monstrueuses._DSC5933

Après cette balade dans les sous-bois, tout compte fait avec le soleil qui tape fort, bien venue nous partons sur 3 différents sites ou l’on peut voir des sépultures avec des statues . Certaines très grandes et très réalistes._DSC5982_DSC5956_DSC5974_DSC5975 (1)

Jusque sur les rochers de la rivière, ils ont été sculptés des lézards, des grenouilles et des escargots. _DSC6004Sur le 3ème site, après une bonne grimpette,_DSC6014 (1) nous arrivons sur un plateau qui domine les vallées environnantes et la vue y est superbe même si les statues ici le sont moins, nous sommes au point le plus haut du site, l’Alto de Lavapatas._DSC6015

Retour au camion à midi. Nous décidons de repartir illico vers Tierradentro en espérant pouvoir dormir ce soir au pied du site. Et bien non. Peu de kilomètres séparent les 2 sites, une centaine mais là encore, la route s’arrête et nous continuons sur une piste en mauvais état et nous serons contraint de dormir avant. Il est vrai que nous nous arrêtons vers 17h30 car la nuit tombe vite. Nous trouvons derrière un parc à chevaux un terrain suffisament plat et à l’entrée d’un village. Toute la nuit, l’orage se déchaîne et nous continuerons sur une piste détrempée. Thanasinh prend un bon bain de boue.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous arrivons à Tierradentro en fin de matinée et nous partons sur le site directement. Nous prenons quelques fruits dans le sac à dos et nous partons à l’ascension de l’Alto Segovia. _DSC6062Ça monte sec mais les vues sont superbes._DSC6066 Nous arrivons sur le principal site funéraire : 26 chambres ont été découvertes par hasard.

_DSC6068Elles sont creusées dans la roche d’un diamètre de 2m pour la plus petite et jusqu’à 7m pour les plus grande. Le gardien nous met l’électricité pour descendre : des marches de 60 à 80cm de haut. Il faut descendre entre 4 et 9m de profondeur. Certaines sont peintes en rouge et noire, d’autres sont nues et quelquefois les poteaux sont sculptés. _DSC6073_DSC6072_DSC6098_DSC6109Comme à San Agustin, on ne sait rien des peuples qui ont creusés ses tombeaux et les archéologues les situent entre le VII et le IXème S.

Bon, autant que le site de San Agustin nous a beaucoup plus autant que celui-ci nous laisse sur notre fin. 2 autres sites se trouvent encore à 30 et 45mn de là. Nous estimons en avoir vu assez et nous rentrons.OLYMPUS DIGITAL CAMERA Comme nous sommes mal garés car on ne peut pas rentrer sur le parking du site trop petit, on décide de partir vers le désert de Tatacao.

Pour la nuit, on s’arrête au village de Paicol et nous faisons l’attraction de la soirée. 

Partout, les colombiens sont accueillants et chaleureux, nous faisons au fil des jours de superbes rencontres…_DSC6037_DSC6034

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Popayan, belle cité coloniale classée par l’Unesco

1ère étape de la Colombie, Popayan. La route depuis la frontière est bonne mais avec des péages très, très souvent. On paie 9000 pesos, bon il est vrai que le change est à 3500 pesos pour 1€, on est vite millionnaire ici, on peut bien payé un péage! En plus, beaucoup de travaux ralentissent une circulation très dense avec beaucoup de camions.

Tout le long de la route, des Vénezueliens avec femmes, enfants et quelques affaires marchent vers la frontière. 

Beaucoup de policiers et l’armée est omniprésente. Quand un militaire fait signe, pouce en l’air, c’est que la zone est sécurisée, nous pouvons circuler sans problème.

Les paysages sont beaux mais la pluie vient régulièrement se déchaîner sur nous. Nous n’avons pas été habitués à la pluie sur notre voyage alors on prend ça avec philosophie. 

Nous avons garé le camion à l’Ecoparc de royas del sol à la sortie de Papayan : 2 véhicules sont déjà là, des américains en Ford 550 et des français en fourgon acheté au Chili et qu’ils ont aménagés pour leur voyage.

Michelle et David, les américains nous font visiter leur camion….à l’américaine. Enorme !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAPuis nous décidons de partir au restaurant le soir à Popayan . Je vous décris la scène : 2 américains et 2 français en goguette ne parlant pour les uns ni le français, pour les autres ni l’anglais et baragouinant que l’espagnol et avec tout ça, nous avons passé une super soirée. Comme quoi !

Américains et Français en goguette

Américains et Français en goguette

 

Mardi, départ en taxi pour visiter Popayan et son centre historique. Ce ne sont que quelques quadras de rues mais très typiques. L’Eglise San Francisco est pleine, c’est l’enterrement d’un miliaire certainement de haut grade car le quartier est sous haute surveillance et tout le commandement de l’armée colombienne est présent.

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Dans la rue, toujours les petits métiers et petits commerçants._DSC5759_DSC5755

Tiens,  une 4L « Tatangelo » (anecdote pour ceux qui ne nous connaisse pas, c’était la couleur des voitures de l’entreprise pendant 40 ans)  On ne voyait plus de Renault mais ici, on revoit 4L, 104 et R12 mais aussi des véhicules récents

On décide d’aller à la cathédrale et là, la place est squatté par des étudiants en grève. Cathédrale et musée, fermés ! _DSC5788 _DSC5812

Nous flânons dans les rues, les maisons sont toutes blanches, pas d’étage, des encorbellements aux fenêtres très typique des villes du sud de l’Espagne

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la mairie

la mairie

mais quand une porte est ouverte, on peut apercevoir de superbes patios.._DSC5791_DSC5798_DSC5800

Et nous avons été invités à venir les photographier aussi bien que dans les maisons particulières que dans les administrations._DSC5858

Nous allons visité le musée Mosquera qui est la maison de l’ancien président de la Colombie élu 4 fois de 1845 à 1867. Une guide commente le musée à une classe d’école et se présente pour nous donner les explications sur le musée. Elle est accompagnée d’une chanteuse d’une chorale indigène qui doit chanter à Paris l’année prochaine. Elle nous chantonnera une chanson. Sympa ! _DSC5843

Attention, lustre français venu en bateau puis en mule depuis Cathagène !

Attention, lustre français venu en bateau puis en mule depuis Cathagène !

Nous passons par le pont en briques à 11 arches, emblème de Popayan. Long de 240m il a été construit au XIXème S._DSC5810_DSC5822_DSC5857

Déjeuner dans un restaurant près de l’église San Francisco.Comme dans toutes les villes sud-américaines, beaucoup d’églises._DSC5770_DSC5873_DSC5858_DSC5875

Nous irons faire quelques achats à un centre commercial en sortie de la ville. 

Surprise lorsque nous arrivons au camping, Michel et Anette avec leu 6×6 sont arrivés.