Lundi matin, nous déposons Thanasinh dans le parking sécurisé et embarquons avec Djinn pour les îles Amantani et Taquile.
Nous avons choisi un sejour de 2 jours et 1 nuit. Nous ne sommes pas passés par une agence de voyage, nous sommes allés directement sur le port et nous avons choisi l’association des transports d’Amantani.
Nous sommes que 16 sur le bateau, c’est beaucoup plus sympa que par agence ou les groupes sont beaucoup plus importants. Quelques français, tous baroudeurs à sacs à dos et une prof.
Ici, comme dans beaucoup de communauté indigène, tout est parfaitement géré. Sur Amantani, chaque famille reçoit à tout de rôle, les touristes. Ici, ils restent dormir. Que ce soit par agences ou directement en prenant son ticket sur le port, c’est établi. Les prix sont identiques pour toutes les familles. Sur Taquile, on y déjeune le 2ème jour, là c’est pareil, ce sont des familles a tour de rôle qui joue les restaurateurs.
1er arrêt pour les îles flottantes.
Nous partons à 8h30 pour un tour vers les îles Uros ou îles flottantes que nous avions fait la veille avec Félix. Nous débarquerons sur une autre île et une autre famille. Ici la vie est difficile et précaire.
Nous irons sur la capitale des îles Uros.
Départ pour l’île Armati. Le temps est superbe et nous pouvons admirer les eaux d’un bleu profond du lac. Les eaux sont froides pas plus de 12° mais très poissonneuses et l’on voit des petites embarcations pêchées.

Nous arrivons vers 13h sur l’île. A l’embarcadère, les femmes nous attendent, elles sont toutes en costume traditionnel. Les touristes sont répartis dans les familles .
Nous sommes huit à aller chez Inès.
Nous déjeunerons d’un repas traditionnel : soupe de quinoa et assiette de riz, pommes de terre, fèves avec une rondelle de tomate, le tout accompagné d’une tisane de mounia. Ça tient au corps. Nos chambres sont simples, les lits ….. et le cabinet de toilette à l’extérieur dans la cour avec eau froide mais la douche ne fonctionne pas. Un pour tous. Ici, on mange ce que l’on produit. Pas de voiture uniquement des ânes pour le transport.Plusieurs communautés vivent sur l’île et l’on reconnait les femmes des diverses communautés par la couleur de leur costume
L’après-midi, nous partons découvrir l’île qui a un site sur Pachamama et Pachapapa tout en haut de l’île. Djinn est heureuse, elle peut gambader partout et elle est devenue la mascotte du bateau.
Le soir, veillée à la salle communale. Nous sommes tous habillés de costume traditionnel et rien que ça, il y a une bonne ambiance et après quelques danses, nous rentrons nous coucher sur les rotules.
Déjeuner à 7h de pancakes et d’une tisane de mounia puis on embarque pour l’île de Taquile. Inès s’est levé à 5h30 pour nous préparer le petit-déjeuner car ici, il faut allumer la cheminée pour faire la cuisine. On a l’impression d’être dans la campagne des années 60 chez nous. Un évier avec l’eau froide. Alors qu’il fait froid la nuit pas plus de 8°, pas de chauffage et la cuisine est séparé du reste de l’habitation donc le feu ne réchauffe même pas le reste de la maison mais avec les couvertures nous n’avons pas eu trop froid.
Nous partons pour Taquile et l’on nous laisse au port et après 2h de grimpette nous arrivons au village.
Nous avons des vues magnifiques sur le lac.

Arrivée sur la place du village puis
nous déjeunerons dans une famille d’une soupe et d’une truite, un régal, le tout accompagné d’une tisane de …mounia. Et oui, ici pas de petit vin blanc pour accompagner la truite. Nous irons de l’autre côté de l’île pour reprendre le bateau en passant par un chemin de chèvre comportant quelques 170 marches. Un calvaire.
Sur le bateau, sieste pour tout le monde au retour. Même Djinn était crevée, c’est pour dire.