Nous partons de Macara pour Loja. Nous devons faire le plein de gaz-oil mais quand on voit la queue à l’unique station, on prend peur. Au bout de 15mn, c’est notre tour et là, on nous donne de 15$ de gaz-oil. On nous explique que le gaz-oil et l’essence étant très bon marché de ce côté de la frontière, c’est pour éviter le trafic d’essence. La prochaine station est à 1h et là, on devrait pouvoir faire le plein.

J’ai oublié de vous dire le prix : 1,037$ le gallon et sachant que le gallon fait environ 3,8l, le prix du diesel est d’environ 25cts d’euro ! On va drôlement réduire notre budget essence !
Quelques mots sur l’Equateur. C’est l’un des plus petit pays d’Amérique Latine avec les Andes au centre, d’un côté les plaines côtières et de l’autre, l’Oriente (l’Amazonie).
Depuis 2000, les équatoriens ont pour monnaie le dollar américain. Les billets sont les mêmes que les dollars US, seules les pièces sont frappées par l’Equateur.
L’équateur exporte ….5 millions de tonnes de bananes par an, il est donc le 1er exportateur mondial de bananes.
Bon, on reprend donc la route vers Lojas. Nous sommes dans la région de la forêt primitive sèche et bien oui, c’est sec et très sec et il fait chaud, très chaud. On trouve de grands arbres majestueux ce sont des fromagers ou kapokiers.

Les paysages sont fabuleux.

Nous passeront la ville de Loja, non sans avoir fait le plein de gas-oil. On est presque content de faire le plein.

Finie, la forêt sèche, les paysages changent complètement, nous sommes sur l’arête des Andes et nous roulons entre 2800 et 3300m. Des montées raides et des descentes vertigineuses dans une nature grandiose.
Nous traversons quelques villages.
La spécialité de la région, c’est le cochon et ici, on en mange surtout du grillé et du frit.

Après la surdose de « pollo », c’est le « cerdo » que l’on mange.
Nous traversons la forêt humide et nous arrivons à Cuenca sous la pluie. Mais parait-il que c’est normal à Cuenca, il pleut tout le temps avec de temps à temps du soleil. Nous, ce sera plutôt la pluie pendant notre séjour.
Nous sommes près du centre historique dans un parking sécurisé. De toute façon, Gérard a renforcé les serrures de la cabine !

Samedi matin, nous voila en route pour le centre historique de Cuenca, nichée à 2800m, il fait frais et le temps est gris. C’est l’une des cités coloniales les plus belles du pays et a été classée par l’UNESCO.
C’est aussi à Cuenca que l’on fait le fameux « panama », ces chapeaux en fibre de palmier.
On flâne devant le Rio Tomebamba et le long de l’avenue de très belles maisons coloniales. On prend un escalier monumental pour aller dans la ville haute.
La cathédrale est imposante et ici, la brique est reine. Elle est magnifique et a été construite en 1850 par un architecte allemand.
La cathédrale se voit de loin avec ses clochers bleus !
Tout autour de la place, de belles maisons coloniales mais le centre historique est en fait très petit.
Nous allons au musée du « sombrero » ici, ils ne disent pas « panama » mais sombrero.
Comment est fait un sombrero ? Il faut aller chercher de la fibre du palmier « toquila » et uniquement cette fibre qui doit être ouverte à la main puis bouillie et séchée.
Seulement après on peut la tisser pour faire les chapeaux. Plus le tissage est fin, plus le chapeau est cher. Ces sont souvent des artisans dans les villages qui font le 1er travail et à Cuenca sont faites les finitions. La mise en forme dans des machines avec forme et contre forme à haute température.
Puis les couturières cousent les galons et les bandeaux.
Nous n’avons pas résisté, nous sommes partis avec 2 beaux « panama ». Mais pourquoi les a-t-on appelé Panama. Ce sont les espagnols qui en les important, les faisaient transiter par le canal de Panama, leur ont donner ce nom.
Nous avons été mangé la spécialité du Cuenca : porc grillé, saucisse, riz, maïs et carottes. Comme d’habitude, on a rapporté notre gamelle au camion. On a pas vraiment adoré…
Un petit tour au marché couvert pour acheter des fruits et à la boulangerie du coin pour le pain sous une pluie battante.
Visite dans l’après-midi du musée des cultures indigènes, super intéressant
et dans la foulée, nous voici arrivée au musée du Del Banco mais il ferme à 4 heures et nous n’auront pu faire que le RDC ! Par contre, nous avons rencontré une française vivant à Quito, Raynia et nous avons sympathisé, nous espérons nous revoir en Colombie car elle devrait y aller en novembre.
Depuis 3 jours que nous sommes en Equateur, nous apprécions la conduite cool et civique des équatoriens, la propreté des villes et des campagnes. Plus de coups de klaxon, plus de queue de poissons, plus d’embouteillage. On peut traverser au passage clouté sans jouer à la roulette russe, un vrai plaisir. Lorsque nous en avons discuté avec la dame du musée, elle nous a dit que l’éducation a été prioritaire ces dernières années, ce qui a amené le civisme de la population.
Je profite d’une bonne connexion internet du restaurant proche du parking pour vous envoyer cet article !
Le panama te va très bien et comme toujours on se régale en profitant de vos aventures
et vous n’avez pas vu Gérard avec son Panama…
Bonjout
Nous avions adoré l’Ecuador et c’est vrai qu’après le Pérou le changement est saisissant ! Nous nous sentions en sécurité dans ce pays. La diversité des paysages, la gentillesse des gens, vraiment un bon souvenir. Prenez le temps de découvrir ce beau pays.
Disfrute
C’est vrai que le changement est radicale entre les 2 pays. Nous allons essayé d’en profiter un maximum…..
le chapeau te va très bien. Les paysages super. Le marché tres bien. BISOUS