A notre réveil, le soleil perce la brume et nous décidons de partir faire quelques plages au nord de Valparaiso réputée pour ses superbes côtes.
En descendant en bord de mer, la brume marine enveloppe tout le littoral et le temps est maussade. On décide de continuer, d’après la météo, le brume devrait se lever et nous devrions avoir du soleil.
Mais la météo chilienne est la même que la météo française…..nous aurons un temps gris toute la journée. On a vraiment pas de chance, à chaque fois que l’on fait les côtes chiliennes, nous avons mauvais temps.
Nous allons vers le nord et nous longeons la côte. Nous roulons vers Concon (pas de jeu de mots SVP)
puis Ritoque et Maitencillo. Les plages sont très belles mais par contre en raison des courants forts, il est interdit de se baigner ! On profitera le soir du bord de mer pour faire une longue balade ….
Notre bivouac sur la plage de Maitencillo serait parfait avec le soleil
Lundi matin, toujours la brume : pas la peine de continuer sur la côte, nous préférons passer le « Paso Del Cristo Redentor » la frontière Chili-Argentine.
Aussitôt que nous quittons le bord de mer, le temps se lève et le soleil fait son apparition. Des paysages superbes tout au long de cette très belle route. Les derniers kilomètres sont ardus, le col est à 2500m et 27 virages en épingles à cheveux nous font monter les derniers 1000 mètres.
Impressionant sur le GPS de la tablette.
Thanasinh monte tranquillement mais surement.
Arrivés à la frontière, l’immigration se fait rapidement mais le papier d’importation du camion prend presque 3/4h : problème informatique. La douane n’est qu’une formalité et nous voici de nouveau en Argentine. La Senasa est plus cool que le SAG chilien et ne vérifie pas si nous avons des produits frais.
Nous sommes dans le parc de l’aconcagua, le sommet le plus haut de l’hémisphère sud à 6962m. Pas ou peu de neige sur les sommets qui sont tous à plus de 6000m !
La station de ski de Los Penitentes compte 21 pistes. Que ou pratiquement que des noires, des dénivelés de 700m mais là, pas la moindre trace de neige. C’est curieux à cette altitude, d’ailleurs il ne fait pas froid du tout.
Vidéo du paso :
Bivouac à Uspallata avec un superbe coucher de soleil.
Nous repartons, mardi, vers Mendoza par la ruta 7. Des vignes, des vignes et encore des vignes. Comme nous n’avons pas l’intention de faire les bodegas (les caves), nous nous arrêtons juste à Mendoza faire du change

et nous partons ver San Juan.
Nous commençons à bien connaître les vins argentins : nos préférences vont au Malbec pour le rouge et pour le Sauvignon pour le blanc.
Heureusement nous n’avons pas fait de courses à Mendoza car il y a un contrôle sanitaire entre Mendoza et San Juan. Nous payons 75 pesos pour décontaminer le camion et on nous demande si nous avons des fruits : bien sûr que non. Le fonctionnaire n’est pas trop virulent, c’est l’heure de la sieste, il nous laisse partir sans vérifier. Nous avons sauvé nos bananes, nos prunes et nos avocats.
Nous montons toujours vers le nord et nous avons gagné en température. Nous allons bientôt nous plaindre qu’il fait chaud. Je plaisante mais c’est bien agréable de retrouver la chaleur. Par contre, les nuits restent fraiches et c’est tant mieux, nous dormons mieux.
Bivouac à la Dique de Ullum, grand lac artificiel à 18km de San Juan.
La route vers les parcs est monotone : c’est désertique et toujours ces longues lignes droites. La route n’est pas en très bonne état mais comment arriver à avoir des routes de bonne qualité quand on voit l’immensité de ce pays et nous sommes quelquefois pendant plus de 200km sans voir de village.
Nous arrivons au parking de Ischigualasto, parc classé par l’Unesco et miracle, il y a internet et du wifi. Pas de village à moins de 120km !