Nous sommes partis de chez Win mercredi en fin de matinée. Le temps de faire quelques courses et de déjeuner, nous prenons la route de Riobamba qu’en tout début d’après-midi.
Il fait chaud, nous traversons les bananeraies, les cacaotiers et les champs de canne à sucre et le long de la route, les vendeurs de fruits sont installés

puis d’un coup d’un seul, ça grimpe et en Equateur, quand ça grimpe, ça grimpe. On arrive vite à 2500 puis 3000 m. La végétation change avec l’altitude et le temps aussi. Comme on ne veut pas dormir à Riobamba qui est une grande ville, nous arrêtons avant Cajabamba sur une plate forme face au Chimborazo. Ce soir, il est bien dégagé mais nous avons mal à la tête, les photos ce sera pour demain.
Nous n’avons pas fait attention mais nous sommes à 3850m et nos organismes n’apprécient guère de partir du niveau de la mer et de monter en une fois à cette altitude ! On est patraque et toute la nuit sera agitée….On prend des cachets contre le mal d’altitude de nos amis douaniers chiliens et on ce couche.
On se réveille de bonne heure. On prend le Chimborazo en photo.

Nous avons bien fait, le mauvais temps arrive. Le Chimborazo est le volacan le plus haut d’Equateur : 6310m. On se dit que d’aller voir le Chimborazo sous la pluie n’a pas grand intérêt alors on continue notre route vers Latacunga et nous prenons la route pour la laguna de Quilotoa.
Entre temps, on voit un panneau Laguna de Yambo et comme il est 13h, on décide d’aller voir. L’endroit nous plait et nous décidons de rester ça qui nous permettra de nous acclimater avant de faire la boucle de Quilotoa qui est à 3900m.

La laguna est sympa et c’est la saison creuse, nous sommes seuls avec pour comme voisin des canards des Andes.
Vendredi, beau soleil, nous prenons la route
pour la laguna Quilotoa qui est un lac dans le cratère d’un volcan. C’est une belle route asphaltée et toute neuve mais toujours des taux de montée tout aussi importante que les autres. Les paysages sont ceux de montagnes et les champs, malgré les 3500m, sont cultivés : pommes de terre et oignons.
Nous sommes dans les communautés indiennes.
Pendant les 70 km que nous avons à faire pour arriver à Quilotoa, nous quitterons le soleil et la chaleur pour avoir la pluie puis la grêle et enfin la neige ! Quel changement de temps, il y a 2 jours, on mettait la clim’ et maintenant, on met le chauffage…
Nous arrivons à Quilotoa, le temps est brumeux. Pour accéder au village, on paie 5$ et on se gare sur un immense parking. C’est une communauté indigène qui gère le site et comme c’est devenu très touristique des hôtels, des restaurants, des boutiques de souvenirs sont en plein essor.
C’est d’ailleurs un peu décalé de voir les habitants encore habillés traditionnellement et voir des habitations de cette qualité architecturale ! Tant mieux pour eux.
Il fait pas chaud, on ressort pantalon et blouson ! Nous allons jusqu’au mirador pour faire quelques photos mais dans la brume ça donne pas grand chose.
On profitera de se promener dans le village et nous apprendrons que les pentures Tigua qui sont renommées, sont peintes ici. Les artistes peignent sur des peaux des paysages de la région et ça depuis la nuit des temps.
Nuit sur le parking, au calme mais froide 3.5° ! Heureusement le chauffage fonctionne malgré les 3850m.
Samedi matin, réveil à 6h30. Nous espérons voir le cratère et le lac dans de meilleure condition. On nous a dit que le matin était le meilleur moment, après les nuages, ne permettent plus de voir au loin les volcans.


Tout n’était pas parfait, on ne voyait pas les volcans mais le lac était plus visible. D’après les locaux, le lac serait sans fond mais d’après les géologues, sa profondeur serait de 250m ! On peut descendre dans le cratère mais on ne sait pas risquer à le faire bien que des ânes sont à disposition pour remonter….

Beau paysage, bonne continuation, bisous à vous