Dimanche matin, nous faisons nos adieux à Dominique et Philippe qui retournent à Calama. Philippe doit faire des examens de sang et à Annie et Bernard restent encore ce dimanche à San Pedro.

Nous nous arrêtons à la boulangerie française acheter le pain, croissants et pains au chocolat. Mon Dieu, qu’ils sont bons. Ce sont de vraies viennoiseries françaises ! Les 1ères de notre périple.
Les bureaux de l’immigration et la douane chilienne sont à San Pedro d’Atacama. Nous faisons notre sortie de territoire en 10mn et nous voici parti pour monter à 4500m. Nous prenons la direction du col de Jama puis nous bifurquons sur la Bolivie
Nous mettrons 1H30 pour faire les 40 km entre San Pedro et la frontière bolivienne.

Entre temps, accident sur la route : un semi transport de véhicules a perdu le contrôle et son chargement. Toutes les voitures et la semi sont dans le fossé. Pas étonnant, les chauffeurs PL sont de vrais kamicazes au volant.

Le poste de douane bolivien est un bâtiment perdu dans la montagne sans eau, sans électricité, un poste radio et un panneau solaire pour le minimun. Un coup de tampon sur le passeport pour 1 mois. La douane pour le camion, c’est 80km plus loin.
On gagne au passage 1H au lieu de 12h45, il est 11h45. Ouf la douane ferme entre 12 et 14h.
Nous sommes dans le Sud Lipez et 10km après on pénètre dans la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa. On s’arrête pour donner notre écot 150 bolivars par personne. Une petite documentation des merveilles à ne pas manquer et nous repartons. La piste est cassante et dure ça promet …La température a chuté et il y a beaucoup de vent.
Nous partons pour la Laguna Blanca et la Laguna Verde. Elles sont l’une à côté de l’autre et l’une est blanche


et l’autre verte. La laguna verde est célèbre pour sa couleur du à la forte concentration d’arsenic surtout depuis que la NASA, de la navette spatiale, l’a photographié. La photo a fait le tour du monde.
Photos du mirador de la laguna verde. Sur la laguna blanca, des flamands mais trop loin. Gérard décide de faire un film avec le drône mais le vent est fort qu’il a du mal à le contrôler.
Comme il est encore tôt, nous décidons de continuer.
Nous continuons vers les « thermas Polques » ce sont des sources chaudes à 40°. Nous avons 35km à faire. La cellule tape, Gérard d’arrête, le point d’ancrage avant est cassé. On avait déjà cassé l’autre et réparé à la sortie de la piste de Iberia en Argentine. Là, au milieu de nulle part, on peut pas réparer. Gérard passe une sangle pour stabiliser la cellule car la piste est mauvaise.
Après quelques kilomètres, la piste s’améliore et nous passons devant des paysages à couper le souffle, nous sommes entre 4500 et 4800m. Nous avons pris hier et ce matin de la tisane de coca pour le mal d’altitude.
Nous passons devant le « Désert Dali », ce sont des pierres volcaniques qui ont des formes surréalistes près du salar de Chalviri
La piste qui s’était amélioré juste le temps de le dire est de nouveau cassante, nous prenons des pistes auxiliaires lorsque nous le pouvons ou mieux du hors piste. Ça améliore un peu le confort de conduite.
Nous arrivons aux thermes : piscine minuscule et quelques maisons dont un hôtel…de charme. Ce sera notre bivouac du dimanche soir.
Comme nous sommes à 4300m le Webasto ne marche pas heureusement nous avons notre chauffage électrique d’appoint….
Lundi matin dès 7h, les tours opérators arrivent. La piscine est prise d’assaut alors qu’il fait tout juste quelques degrés mais l’eau n’est-elle pas à 40°…
