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TAMBO COLORADO, cité inca et PACHACAMAC, sanctuaire Wari

Nous passons vite la ville de Pisco, les abords sont sales, la ville peu engageante. Nous nous arrêtons juste acheter du pain et nous filons.

Nous partons vers Tambo Colorado ou l’enceinte rousse. Le gardien du site nous accueille et nous fait le guide. On sort le drone, pour une fois que le gardien nous donne son accord, nous avons un problème de mise à jour. Pas possible de s’en servir et pas de réseau pour faire la mise à jour ! 

C’est sur un emplacement des Wari 

vestiges Wari

vestiges Wari

que Pachacutec, l’Inca crée ce complexe politique, administratif et militaire près de la côte. Construit sur les bords du fleuve Pisco, il est sur le « camino Inca » qui reliait Tambo Colorado à Huaytara et à Cuzco.

On reconnait la construction Inca en raison des niches, fenêtres et portes de forme trapézoïdale.

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Ici les murs sont en odobe et étaient recouverts d’un enduit peint en rouge et jaune. Bien entendu, les couleurs étaient minérales.

reste de peinture

reste de peinture

Les dignitaires étaient hébergés sur la partie supérieure alors que le peuple et l’armée se trouvaient en bas avec les entrepôts face à une montagne d’où le Dieu Soleil était vénéré. D’ailleurs, un temple a été construit face à une immense esplanade, elle aussi en forme de trapèze. 

face à la cité, la montagne

face à la cité, la montagne

 

couloirs étroits

couloirs étroits

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la place en forme de trapèze

la place en forme de trapèze

Nous dormirons le soir sur la paya Asia avant de repartir le lendemain sur Lima !

Nous sommes sur la Panaméricaine, la circulation devient plus dense, les contrôles de police aussi mais en lisant nos plaques, nous ne sommes pas contrôlés et l’on nous souhaite la bienvenue. Ce matin, le « grua » est revenu. Tout est gris et triste mais il ne fait pas froid, c’est déjà ça. De toute façon, Lima a la réputation d’être dans le brouillard la moitié de l’année. Les élevages de poulet ont pris d’assaut les plages et quand il n’y a pas de poulets ce sont des résidences haut de gamme clôturées et fermées.

Nous voici à 35 km de Lima à Pachacamac.

Pachacamac est un site archéologique important. Avant la conquête par les espagnols, c’était l’un des sanctuaires le plus important de la côte péruvienne.

A l’entrée, on nous remet une petite documentation en français. Je pourrai donc vous donner quelques détails car ici les guides ne parlent que espagnol ou anglais et ils sont bien occupés avec des cars d’écoliers venus visiter le site.

Le Dieu Pachacamac était redouté : il pouvait déclencher des tremblements de terre et autres cataclysmes. Les premières occupations datent de 200 av.JC et c’est la culture Lima en premier qui s’est établie (on la connaissait pas encore celle-là) puis ce furent les Wari (ce sont de vieilles connaissances) puis enfin la période pré-inca puis inca.

Ce sont les Incas qui édifièrent le temple du soleil et l’Acllawasi (la maison des « femmes choisies »)

On commencera par le très beau musée

_DSC0821 puis en voiture, nous circulons dans le site. Il est tellement grand que les voitures sont acceptés. _DSC0896_DSC0834

Nous commencerons par les pyramides à rampe de la période Wari,_DSC0837_DSC0844

le camino inca N.S

le camino inca N.S

nous passerons devant la casa de Los quipus, c’était la comptabilité, elle se faisait avec des cordes et les noeuds étaient différents un peu comme le système chinois._DSC0850_DSC0851

Ou s'arrête les ruines Inca et ou commencent celles du 20èmeS

Ou s’arrête les ruines Inca et ou commencent celles du 20èmeS

Le vieux temple n’est pas encore remonté, les archéologues travaillent sur le « temple peint » ._DSC0870

La, on laissera le camion et nous irons jusqu’au temple du soleil. Une sacrée grimpette mais la-haut, une vue magnifique sur la côte. Nous ferons le tour du temple du Soleil

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Ouf, on est arrivé….

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Vues du temple du soleil

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Nous terminons la visite par l’Acllawasi qui est bien restauré et on se rend bien compte de l’importance du site à l’époque Inca. C’était le bâtiment réservé aux futures prétresses et aux futures femmes de dignitaires._DSC0875_DSC0877_DSC0859

Le site est toujours en travaux mais vu la grandeur et le travail de fourmi, les archéologues ont de beaux jours devant eux….

Il est l’heure de repartir si nous voulons arriver à Lima pas trop tard. Nous avons une adresse pour le gardiennage de Thanasinh pendant notre retour en France. 

Nous sommes dans les quartiers sud de Lima dans Miraflores, une circulation démentielle avec des chauffeurs de taxi et de bus fous. Klaxons, queues de poisson, ici c’est la guère d’empoigne. Enfin, on arrive au « Hitchhikers Backparkers Hostel qui est un hôtel pour les routards en sacs à dos avec 4 emplacements pour les camping-cars de passage. Comme on est un peu imposant, on a un peu peur qu’il ne nous prenne pas. 

Ouf, personne, pas de voiture, pas de camping-car, la cour est à nous. On demande de rester pour 2 nuits, c’est OK et pour le gardiennage ? Un peu cher mais pas de transfert avion, on est pas loin de l’aéroport donc des frais d’hôtels ou de taxi en moins tout compte fait…. Ce sera bien !

 

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Les dunes de Huacachina et la réserve de Paracas

Nous sommes à quelques kilomètres de Ica, au lagoon Huacahina. Un tout petit lac niché au milieu de très belles dunes de sable attire immanquablement les touristes.

_DSC0504Touristes sud-américains pour la plupart. On vient à Huacachina pour faire du surf,

_DSC0563pour faire du buggy

_DSC0515 ou du parapente dans les dunes, c’est la destination touristique…._DSC0525Elles sont si belles ces dunes, on a l’impression d’avoir changer de continent et d’être en plein Sahara ! _DSC0536

Le coin est si petit que pour trouver une place pour se garer est mission impossible, nous allons donc au camping mais quel camping !

Un 4* norme européenne ! C’est propre, c’est nickel, c’est agréable et bien aménagé, nous ne sommes guère habitués en Amérique du Sud d’avoir ce niveau d’exigence de la part d’un responsable de camping. _DSC0478_DSC0493

Nous resterons 2 jours : piscine, balade dans les dunes en buggy le soir au coucher du soleil,

_DSC0532_DSC0581_DSC0590 tour du lac bref 2 journées à glander au soleil car il fait chaud même si les nuits restent fraîche mais nous sommes bientôt en hiver…_DSC0511

Dimanche matin, nous nous arrêtons à Ica dans une grande surface faire le plein de course. Nous avons l’impression d’être en Europe ou aux USA. Sur toute cette côte péruvienne, nous sommes loin des traditions de l’Altiplano. 

La route est comme trop souvent le dépotoir des péruviens. Les villes sont propres mais aussitôt qu’on sort des villes, c’est la « cata » pourtant des panneaux appellent au civisme des gens mais…

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Comme on est sur la « ruta del Pisco », on s’arrête à la « bodega » El Catador.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Visite en français pour nous expliquer que 4 cépages de raisins sont récoltés pour faire du Pisco. Le raisin est vendangé en février-mars. Le foulage se fait encore à la presse et aux pieds.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Le jus récolté est passé dans l’alambic : il faut 4 litres de vin pour faire un litre de Pisco.

l'alambic est chauffé au bois puis l'alcool est refroidi...

l’alambic est chauffé au bois puis l’alcool est refroidi…

...et coule Pisco

…et coule Pisco

Le tout est mis à fermenter dans des jarres appelées « pisko » d’où le nom de Pisco. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ne demandez pas à un Péruvien si le Pisco est chilien ou péruvien ! Il vous répondra que c’est la seule bonne chose qu’on apporté les espagnols : les ceps de vignes  et que depuis, le Pisco est fait au Pérou. Les chiliens en feraient une pâle imitation mais ça ressemble plus à la grappa qu’à du vrai Pisco…

Tiens, je vous mets la photo d’un avocatier car vous ne connaissez peut-être pas et en prime l’arbre aux noix de cajou. Au Chili, les avocats sont délicieux, ici aussi, mais en plus, ils sont énormes.

l'avocatier

l’avocatier

des avocats

des avocats

noix de cajou

noix de cajou

Une dégustation de Pisco a lieu après la visite. Avec tout ça, on a préféré déjeuner d’un « chincheron del pescado »  avant de repartir pour Paracas. 

Dégustation de Pisco

Dégustation de Pisco

Nous arrivons en milieu d’après-midi à la réserve de Paracas. Elle fait 350 000km2 et c’est désertique. Nous laissons notre obole au centre de visiteurs qui par ailleurs à une très belle exposition et nous allons au musée Tello qui conserve des vestiges découverts sur la réserve des tribus Paracas (période pré-incas) par ailleurs très interessante. Je vous mets par de photos car vous allez dire : encore des crânes trépassés, des momies, des vases…

Par contre du mirador, on aperçoit des flamands et quantité d’oiseaux. Dommage, nous avons le soleil en face ! les photos sont pas extras

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Puis nous prenons les routes ensablées pour voir la côte qui est superbe.

Notre bivouac : la playa roja

Notre bivouac : la playa roja

et encore un coucher de soleil...

et encore un coucher de soleil…

Le soir, ce sera  poissons pour notre dîner, sympa !

_DSC0612Beaucoup d’oiseaux, des plages immaculées, des falaises ocres, des collines rouges. C’est beau, très beau. _DSC0635

Gérard fantasme : il a l'impression de voir des meringues, il est en manque ...

Gérard fantasme : il a l’impression de voir des meringues, il est en manque …

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Nous y resterons 2 jours…..

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La « cathédrale » était rattachée à la falaise par un arche détruit par le dernier tremblement de terre. Des pélicans, des Yecos et des cormorans ont trouvé leur refuge._DSC0663_DSC0664

Nous déjeunerons à la plaça Mina et profiterons des pélicansVersion 2_DSC0704

envol de pélicans

envol de pélicans

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