Archives pour la catégorie 4ème séjour : février 2018

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Le Perito Moreno et le parc Los Glaciares

Nous filons vers le nord. Punta Arenas, Puerto Natalès. Un arrêt juste pour réserver le ferry pour la semaine prochaine pour faire les fjords patagoniens. 4 jours dans les fjords …..

Réservation faite, nous partirons mardi 20, embarquement lundi 19 mars. Nous allons donc au Perito Moreno car si nous faisons les fjords, on ne le verra pas.

Encore la frontière à passer Chili-Argentine. Elle se fait rapidement…Le contrôle sanitaire aussi.

370km plus loin d’une route monotone à voir uniquement de la steppe et on compte et recompte les guanacos et les choiques._DSC7150

Heureusement certaines estancias ont de l'humour....

Heureusement certaines estancias ont de l’humour….

et d’un seul coup, la montagne, la neige. Enfin des paysages de rêve.

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Nous arrivons à Calafate, petit village qui vit du tourisme pour vous donner une idée pas moins de 40 agences se disputent le marché du Perito Moreno. Magasins haut de gamme, restos, ici les prix  flambent, on parle américain, allemand, français, chinois ou encore japonais. Calafate est sur la rive du Lago Argentino. On rencontre des compatriotes et ça fait du bien de discuter en français sans chercher ses mots et se creuser la tête. On parle de voyage, de coins à voir (mais surtout pas de politique). Depuis que nous sommes partis, nous ne sommes au courant de rien de se qui se passe en France. De toute façon, ils prélèveront bien mes impôts que je sois ici ou en France. Alors autant en profiter…_DSC7170

Nous ne pouvons pas dormir dans le Parc Los  Glaciares, c’est interdit. On trouvera pas loin de l’entrée du parc un petit coin sympa.

Le parc est patrimoine mondial de l’UNSCO, il fait une superficie de 762927ha avec les 3 plus grands glaciers d’Argentine.

Nous pensons à Damien et des photos qu’il nous avait ramené de son séjour au Perito Moreno. Là, des souvenirs vont lui revenir….

Au lever du soleil (maintenant, il se lève vers 7h45, c’est pour cette raison que j’ai pu prendre la photo !), le temps est calme et pas trop de nuage. _DSC7210

Le Perito Moreno, le 3ème plus grand glacier d’Argentine. Le Viedma et le Upsala sont les tous premiers mais très difficiles d’accès donc on vient tous au Perito Moreno.

Un glacier de 30km de long, 5 km de largeur, 70m de haut au point de rupture et 40m sur les bords.

_DSC7217_DSC7218Il avance de 2m par jour et en avançant il provoque des fragmentations de la glace qui sont spectaculaires à les voir mais aussi à les entendre. Un grondement de tonnerre !

Le matin, balade sur le lac émeraude d’Argentine en catamaran. Il s’approche du glacier et on peut voir les couleurs bleues.

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_DSC7435En plus, le soleil donne sur le glacier. Alors que nous revenons de l’Antarctique, nous sommes encore émerveillés. _DSC7258_DSC7266_DSC7286

_DSC7288Nous sommes sur la rive opposée au glacier et des passerelles aménagées nous permettent de voir le glacier ainsi que des plateformes qui nous permettent de patienter._DSC7453_DSC7430

Plusieurs itinéraires sont possibles mais c’est tellement beau que nous les ferons tous….

Nous avons la chance de voir un grand pan de glace tombé dans l’eau dans un fracas assourdissant._DSC7470_DSC7471_DSC7472

Et on vous laisse admirer….je ne vous mettrai pas les quelques 370 photos que nous avons faites mais …

Samedi, nous sommes allés au musée de la glace. On sait tout sur les glaciers, leur formations avec en plus les conférences lorsque nous étions en Antarctique, nous allons être incollables sur les glaciers…..

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USHUAIA, en attente du bateau….

Les environs d’USHUAIA, les lacs, les musées…

C’était le rêve de Gérard, aller au bout du monde. Nous l’avons fait avec Ushuaia, la ville la plus australe « el fin del mondo » mais son rêve était de mettre les pieds sur l’Antarctique.

Dix jours à patienter pour prendre le bateau. Nous avons réussi à avoir des places « last minute » sur le Island Sky de Quark Expeditions.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mais avant le départ, nous avons passé une partie de la matinée du jeudi 22 à remplir les papiers administratifs puis le formulaire de santé. Puis, on passe aux choses plus pratiques comme la pointure des bottes et la taille pour l’anorak et le pantalon sans oublier les gants.  On nous rappelle de ne pas oublier les médicaments contre le mal de mer et oui on passe le « passage du Drake ». Si vous avez oublié vos cours de géo, vous vous rappelez tout de même du Cap Horn et bien il se situe dans le passage du Drake alors on risque d’être un peu chahuté.

Nous nous reverrons la veille du départ pour l’heure d’embarquement et les dernières consignes. J’en profiterai pour vous poster cet article.

Dix jours à patienter….

Qu’importe, nous allons en profiter pour visiter, pêcher et …glander et oui j’oubliais mais Gérard, lui n’oublie pas : c’est lui qui sera de corvée : on a le groupe électrogène en panne et comme le soleil n’est jamais au zénith et que l’on ai jamais branché, on a eu des problèmes de puissance électrique pendant 2 jours, Gérard a nettoyé les cosses de batterie, les a resserrés. Ça règle une partie du problème mais pas celui du groupe. Le 2ème souci, c’est une fuite sur la conduite du  réservoir d’eau arrière.

Nous avons gouté aux 2 spécialités culinaires de Ushuaia : la « centolla » et le « cordero » rôti au grill vertical.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous avons profité des lacs autour de Ushuaia dont le plus grand est le lac de Fagnano avec d’innombrables petits lacs (attention tout de même, à la dimension sud-américaine, donc immense pour chez nous) : Bombillo, Escondido, Magerita…Nous avons profité de bivouacs magnifiques près des rivières….

 

_DSC5238et un camping un peu loufoque à Tolhuin mais Roberto est d’une gentillesse à toute épreuve. Il a même fait un parc « aventure » uniquement avec de la récup’.

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Nous avons pu photographié de très beaux couchers de soleil sur le lac Fagnano._DSC5018

_DSC5053Gérard a pêché  toute la semaine mais ……il est revenu bredouille, les autres pêcheurs aussi. Donc pas de truite au menu.

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Thanasinh a joué au débardeur, un arbre est tombé dans la nuit en travers de la piste et on est venu nous chercher pour bouger l’arbre.

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Comme tous les argentins, on s’est mis à l’ »asado ». Bon, nous, on cuit que 6 côtelettes de mouton pour notre déjeuner pendant que eux font cuire 1/4 de mouton si ce n’est le demi !  Partout des emplacements « Asado » sont mis à disposition.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Nous avons visité le musée El Presidente qui se trouve dans l’ancien bagne de Ushuaia. Plusieurs musées sont regroupés : celui du bagne, la découverte de la Terre de Feu, une galerie d’art, une exposition temporaire sur les pingouins et un musée sur les expéditions dans l’Antarctique.

Le bagne

Le bagne

C’est en janvier 1886 que le 1er groupe de bagnards est arrivé à Ushuaia. Le bagne était alors sur l’Ile des Etats puis en 1902, il a été transféré (pour des raisons humanitaires) à Ushuaia. Ces sont surtout des criminels auteur de graves délits et des prisonniers politiques qui y seront enfermés._DSC5081

Ces sont les bagnards eux-mêmes qui ont construits les bâtiments. L e régime était basé sur le travail, l’enseignement scolaire (niveau primaire) et une sévère discipline. A part une aile du bagne qui est resté intacte, les autres ont été rénovées pour accueillir les différentes expositions. _DSC5159

L’aile historique est assez parlante et on imagine bien les conditions de détention des bagnards. Prévu pour 350 prisonniers, plus de 800 personnes étaient incarcérées._DSC5103

La 1ère aile est réservée aux explorateurs. Les maquettes de leur bateau sont exposées et on nous rappelle que c’est Magellan avec le Trinidad qui est le 1er Européen à découvrir les terres appelées « Terre de Feux » et pendant les cents ans suivants les navigateurs comme Drake, Cavendish, Noort, sont passés par le détroit. _DSC5076

Comme le passage ne pouvait être utilisé que par les navires de la Compagnie des Indes  Orientales, Shouten et Le Maire sont parvenus les premiers à faire le tour de la terre de feu en découvrant la péninsule Mitre, l’île des Etats et le Cap Horn.

La galerie d’art était consacrée à des photos sur des artistes sud-américains et une exposition sur les poupées de la plus ancienne en porcelaine des années 1830 à une collection de Barbies.

Nous avons particulièrement aimé l’aile consacré à l’exposition des pingouins. Ils sont peints et sont superbement mis en valeur._DSC5133

 

Le musée de l’Antarctique retrace l’épopée des explorateurs du monde entier venus sur le Pôle Sud. On y apprend que c’est James Cook qui la 1ère fois à passer le cercle polaire en bateau._DSC5163

Mais je n’ai pas encore parlé des tribus originaires de la Terre de Feu. Il y en avait trois dont les Yaghan, peuple des « canoës » mais après avoir vécus plus de 6000 ans sans aucun contact avec le monde, les Yaghan et les autres tribus furent victimes des épidémies apportés par les européens et tués par les colons. Il ne reste aujourd’hui plus aucun indigène._DSC5074

Puis, il y a le parc de la « Terra del Fuego » avec sa forêt, son train.

Pour la petite histoire, ce sont les bagnards qui ont construit cette ligne de chemin de fer pour le débardage du bois maintenant elle est devenue la ligne touristique du bout du monde.

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Le glacier Martial, OK ce n’est pas le Moreno mais lui est à Ushuaia. Après 7km de virages, on arrive à l’ancien télésiège. Il est en panne depuis 4 ans parait-il et je crois qu’il n’est pas prêt d’être réparé. La grimpette pour aller au glacier est raide mais la vue sur le canal de Beagle est magnifique. _DSC5224 (1)_DSC5230

Ushuaia est située dans une crique face au canal de Beagle adossée à la chaine de montagne Martial ce qui lui donne un cadre somptueux._DSC5250

La route côtière qui longe le canal de Beagle avec la vue sur les montagnes enneigées qui lui font face._DSC5188

Plus plein d’autres coins  superbes que les gens nous conseillent au gré des rencontres.

Pour le côté pratique, nous avons fait le plein d’eau potable à une cascade près de Ushuaia et sinon pour le lave-linge ou les douches, on pompait l’eau des lacs.

Et puis surtout, nous avons été gâtés par le temps : pas ou peu de vent, une température agréable entre 16 et 20°, un peu de pluie la nuit et beaucoup de soleil…. Que demander de plus.

Bon, le groupe ne veut  plus rien savoir, Gérard l’a démonté mais n’a pas trouvé la panne. Roberto nous envoie chez son copain, Ruben, à Ushuaia : ce serait les condensateurs…._DSC5267

Quand à la fuite, Gérard a réparé mais une fuite en cachant une autre, il y a une 2ème opération urgente à faire.

Opération fuites terminées. Tout va bien. Pour le groupe Ruben n’a pas pu le réparer : problème sur la carte, il nous a envoyé chez son copain (de son copain, c’est ça l’A.S.) et on doit récupérer le groupe ce matin ! En marche espérons-le.

Nous avons rencontré des français avec leurs enfants de 5 et 2 ans : Gaëtan et Philoë que nous reverrons sur la route s’ils ne prennent pas trop d’avance sur nous. Il est toujours agréable de faire des rencontres.

Nous sommes à J-1.

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USHUAIA !

Nous  continuons notre descente. M

Ce sont les moules que nous avons ramassés sur la Costenaria de San Julian

Moules marinières un jour, moules persillées le lendemain

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Les guanacos et les choiques occupent notre route. Nous les comptons, recomptons, faisons des photos….Nos seules distractions avec les mots fléchés. Sur les rares points d’eau on aperçoit des flamants roses.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous nous arrêtons à Rio Gallegos au campings des « pescardores ». Ici, la pêche à la mouche est le « sport » de tous Patagoniens qui se respectent. Gérard ressort son matériel remisé depuis … Chos Mallal (notre 1er voyage dans la Cordillère des Andes). Il fait beau, pas trop de vent, il va taquiner la truite mais c’est la truite qui va le taquiner car elle n’est pas suicidaire._DSC4902

Dimanche matin, nous repartons avec au programme 2 passages de frontière :

La 1ère : Argentine-Chili et si les papiers se font rapidement grâce à l’organisation chilienne après on passe au S.A.G, le contrôle sanitaire et là, il fouille de fond en comble la cabine et la cellule à la recherche des interdits soit : viandes et légumes crus, fruits et laitage. Les chiliens sont intransigeants, les placards sont tous ouverts, le frigo aussi, les tiroirs tout y passe. Je le savais, tous les blogs en parlent alors la veille, j’ai cuisiné les légumes et les oeufs qui me restaient. Quand à la viande elle est congelée donc pas de problème.  Le tout presque 3/4h de fouille mais tout le monde  y passe et la file de voitures s’allonge. Les chiens sont parfois mis à contribution.

Nous voici pour une centaine de kilomètres au Chili : pas âme qui vive, quelques moutons et toujours les guanacos.

Et on arrive à Punta Delgada. Ici, on prend le ferry pour traverser le détroit de Magellan (découvert en 1520 par …Magellan) et on débarque sur Isla Grande : nous sommes en Terre de Feu. Pendant la traversée un dauphin noir et blanc joue saute autour du ferry.

 

La Terre de feu doit son nom aux navigateurs européens qui tout le long de la côte voyaient des feux :  les indiens se réchauffaient en  allumant de grands feux et en faisaient même dans leur canoës. Les températures sont rudes ici. La Terre de Feu comportent des centaines d’îles et d’îlots. La plus grande étant Isla Grande. Le Chili et l’Argentine se partagent la Terre de Feu.

2ème frontière : on repasse en Argentine. Pas de fouille de toute façon on ne risque pas d’acheter quelque produit interdit, il n’y a rien entre les 2 frontières. L’immigration se fait en 5mn chrono et à la douane pour l’importation du camion, l’ordinateur, le logiciel ou la douanière n’ont pas réussi à nous faire le document. Bref, au bout de 3/4h, elle a abandonné l’ordi pour le faire manuellement !

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L’après-midi avance et on s’arrêtera à Rio Grande. La wifi passe très mal, on peut juste envoyer des mails.

Réveil avec un grand soleil, pas de vent. Vite on reprend la route : nous voulons arriver pour midi à Ushuaia.

Peu à peu, les plaines arides font place à des collines. Puis de modestes arbres et enfin une forêt. Voilà des kilomètres, non des centaines de kilomètres que nous n’avions pas vu d’arbres.

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Le paysage devient plus accidenté, un immense lac et enfin la neige et des glaciers. Nous sommes bien en Terre de Feu. En plus, nous avons une très belle luminosité avec ce beau soleil. Nous trainerons à faire des dizaines de photos et n’arriverons que vers 13h30 à Ushuaia mais le paysage était tellement beau….OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ushuaia, la ville la plus australe du monde, la ville « el fin del mondo»  (le bout du monde) comme disent les argentins._DSC4910

On ne peut pas dire que la ville soit belle en elle même mais nous sommes au bout du monde et nombres de touristes viennent ici.

Garé en face du canal de Beagle, près du port, nous partons découvrir la ville.  Il fait 20° et pas de vent._DSC4947

_DSC4946_DSC4951Gérard achète un permis de pêche pour 1 semaine. Nous dégustons la fameuse « centolla » aux spaghettis. C’est une araignée de mer royale avec des pattes pouvant faire 50cm de long et je n’exagère pas._DSC4923

On se renseigne aussi pour les bateaux en partance pour l’Antartique. On doit avoir une réponse sous 48h.

Ici, on danse le tango dans la rue. Argentins avant tout !_DSC4941

Nous repartirons vers le lac Escondido pour la nuit ce qui permet à Gérard de pêcher dès le matin puis nous irons mardi pour la Laguna Bombilla : 18km de piste au milieu de nulle part mais le lac de toute beauté._DSC4959 (1)

De retour à Ushuaia, nous essayons de passer les photos mais nous sommes au bout du monde et ce n’est pas gagné

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Puerto San Julian

Nous avons laissé les lions de mer de Caleta Olivia pour continuer la rota 3 en direction de Puerto San Julian. Nous avons quitté le front de mer pour 300 km de paysage monotone. Heureusement, les guanacos et les nandues en bordure de route nous ont tenus éveillés. Sinon, on s’endormirait presque sur cette route monotone où seul le vent qui souffle fort, voir très fort, nous fait donner des coups de volants et où la nature est réduit à son plus strict minimum : des touffes d’herbes sèches, peu ou pas de buissons, pas d’arbres.

Enfin à 30km avant Puerto San Julian, on tourne sur le front de mer. C’est la piste du front de mer. Nous profiterons pour nous arrêter pour notre bivouac de la nuit et pour voir un superbe coucher de soleil.

RAPPEL : pour agrandir les photos cliquer dessus…

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Vendredi matin, on se lève et pour une fois le vent ne s’est pas encore levé. Nous profitions de la piste côtière avec des vues splendides sur le golfe. _DSC4747

C’est en 1520 que Magellan a découvert ce coin perdu de Patagonie en voulant réparer son bateau qui avait subi des dégâts lors des tempêtes rencontrées. C’est d’ailleurs Magellan qui a donné son nom à cette partie d’Amérique du Sud qui n’avait pas encore été prospectée. _DSC4745_DSC4744

Puerto San Julian est un port sans grande activité. Petite ville assoupie au milieu de nulle part. A part venir voir les pingouins, les cormorans impériaux et les dauphins, il n’y a rien a faire. Même pas un resto d’ouvert pour manger un bon poisson. Heureusement que Magellan est passé par là pour faire venir un peu de touristes car le coin est un peu tristounet.

Nous profitons de cette belle matinée pour partir en bateau voir les îles du golfe._DSC4861

Pour une fois, pas de vent.

La première île abrite une colonie de pingouins et une multitude d’oiseaux : huitriers, gravelottes (venus d’Amérique du Nord), mouettes, pétrels…_DSC4779_DSC4768_DSC4772_DSC4790_DSC4800

et la 2ème île est le refuge des cormorans impériaux.

 

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Au retour, 2 dauphins de Patagonie nous fait leur show. Gérard n’a pas réussi à les prendre en photo c’est tellement vil. Ils sont noirs et blancs, vous les verrez sur le film qui est en préparation

Nous terminerons notre visite de Puerto San Julian par la visite de la réplique du vaisseau de Magellan le  Nao Victoria.

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Nous profitons de la bonne wifi d’une station service YPF pour vous poster les articles et surtout les films des pingouins et des lions de mer.

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Les lions de mer de Caleta Olivia

Après une escale technique à Commodoro, nous voilà de nouveau sur la rua 3 direction San Julian.

1er arrêt à la sortie de Caleta Olivia pour voir sur la plage les lions de mer qui sont en fait des otaries à crinière.

Super moment, photos à l’appui et film.

Pas de commentaires, d’ailleurs y en a t’il besoin ?_DSC4728_DSC4719_DSC4701_DSC4712_DSC4695_DSC4692

 

et comme la connexion est bonne, je vous mets le film en prime….

https://youtu.be/0yZvaeMRduc

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De El Condor à Commodoro


La Patagonie mais d’où vient ce nom ?

C’est Magellan qui en débarquant en Amérique du Sud en cherchant une route pour les Indes, en voyant  les indiens tehuelches et devant leurs grands pieds, il se serait exclamé : « oh, les patagons » et voilà comment est née la Patagonie.

Les riches cultures de céréales de la pampa sont remplacées par une nature désertique où ne poussent que des arbustes d’épineux. Des moutons, quelques guanacos et nandues nous distraient de ce paysage monotone. Ligne droite sans fin, pas de villages, une station-service tous les 100km, les distances paraissent longues….

RAPPEL : CLIQUEZ SUR LA PHOTO, ELLE SERA PLEIN ECRAN

DE LONGUES LIGNES DROITES....

DE LONGUES LIGNES DROITES….

Mais c’est l’été et il fait beau par contre, le vent est omniprésent. De fort à El Condor, il nous laisse du répit à notre bivouac de San Antonio de Este pour se renforcer sur la plage de El Doradillo près de Puerto Madryn. Nous avons dormi sur ces belles plages, ballotés par le vent et réveillés le matin par le bruit des vagues.

Vous comprenez que vu nos bivouacs, internet n’est pas arrivé jusqu’à nous.

Bivouac plage El Doradillo

Bivouac plage El Doradillo

A El Condor, c’était marée haute et nous n’avons pas pu nous approcher de la falaise aux perroquets mais comme nous l’avions vu à notre précédent séjour, nous sommes partis car la route est longue ….

Lors de notre 1er séjour en Amérique du Sud, nous avons fait une partie de cette côte de El Condor à Commodoro, nous revoyons quelques spots que nous avons déjà fait avec plaisir mais nous essayons d’en trouver d’autres.

Alors tant pis pour vous, vous aurez à revoir des photos de perroquets, de pingouins, de lions et de loups de mer…. Mais nous espérons voir les dauphins et bien d’autres espèces emblématiques de Patagonie. Les baleines ne sont pas là car elles viennent mettre bas que de septembre à décembre mais nous avons eu l’occasion de les voir. Alors…

Après avoir dormi sur la plage de El Doradillo, nous avons fait une halte à Trelew pour prendre la photo du plus grand dinosaure au monde ! (on pensait l’avoir vu à Neuquen)

C'est parait-il le plus grand du monde

C’est parait-il le plus grand du monde

puis par la ruta 1  enfin la pista 1 puisqu’elle est en ripio direction la plage de Isla Escondida. Normalement vit ici une colonie d’éléphants de mer. Pas de chance, un panneau nous indique qu’à cet époque de l’année les éléphants de mer partent pour d’autres horizons.

on revient bientôt...

On vous laisse la plage pour l’été mais on revient à l’automne…

 

Alors, spécialement pour Rose (notre petite-fille de 3 ans) qui voulait des photos de pingouins, nous avons fait une halte à Punta Tombo. C’est ici la plus grande concentration de pingouins au monde. En fait, ce sont des manchots de Magellan, petits, ne mesurant pas plus de 45cm mais pouvant vivre 30 ans, ils viennent tous les ans pondre leurs oeufs et dans les mêmes terriers. Le mois prochain, ils partiront pour les Malouines mais reviendront en septembre. Les petits font leur mue. Et c’est un plaisir de les regarder._DSC4522_DSC4552_DSC4669_DSC4550

C'est l'été, les plages sont très sollicitées

C’est l’été, les plages sont très sollicitées. Ce n’est pas la côte d’Azur mais presque…

Et un petit plongeon pour se rafraîchir

Et un petit plongeon pour se rafraîchir

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Bébé pingouin

Bébé pingouin

 

Un film vous sera proposé lorsque la connexion sera bonne….

Le soir, nous nous arrêtons de bonne heure et Gérard essaie de pêcher. Ici, ce n’est pas la même technique qu’au Brésil, il faut se mettre au goût du jour. Pour le poisson, c’est pas gagné…

pour l'instant, la pêche n'a pas donné grand chose mais...

pour l’instant, la pêche n’a pas donné grand chose mais…

 

Le film, enfin…

Demain, nous partons pour Commodoro Rivaradia. On y fera une halte, Gérard veut faire mettre au rond ses freins (comme il y a 15 mois) car nous avons fait depuis 50000 kms et à partir de là, nouvelles découvertes…..

 

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Bienvenido en la Patagonia

Lundi soir, c’est avec la neige que nous décollons de Roissy et c’est avec le soleil que nous atterrissons, mardi matin,  à Buenos Aires.

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Il faut nous réhabituer à la chaleur, plus de 30° et au décalage horaire et nous finirons la journée à ranger nos affaires et Gérard a vérifié les niveaux du camion.

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Preuve à l’appui

Mercredi, c’est le vrai départ.

Nous partons vers le sud par la ruta 3 qui nous emmènera de Buenos Aires à Ushuaia soit un peu plus de 3000 km.

Auparavant, arrêt au supermarché, il faut refaire le plein du frigo.

Puis, on reprend vite le rythme argentin sur la route : klaxon pour nous saluer, photos,  dépassements  de la ligne jaune ou dans les virages, Dans les rond-points c’est la loi du plus fort. Bon, on est peut-être pas les plus forts mais on est gros et donc Gérard ne se laisse pas intimider : on passe.….

Vers 16h30, il fait vraiment trop chaud et sur la route à hauteur de Azul en pleine pampa, on voit un panneau « balneario y camping ». On décide que pour aujourd’hui, c’est assez et on se dit qu’un petit bain nous ferait le plus grand bien. Et oui, « balneario » veut dire baignade.

du monde mais que l'eau est bonne...

du monde mais que l’eau est bonne…

Un bel étang bien aménagé et tout au bout le camping municipal et comme tout camping municipal en Argentine, il est bien placé mais souvent mal entretenu. C’est une jeune femme qui nous reçoit, cigarette au bec, gamin sur les hanches, avachie dans un fauteuil. Bon, pour 5€ on ne fait pas les difficiles surtout que nous, on vient juste pour l’électricité pour avoir la clim’ alors l’état des sanitaires, on s’en moque, on a les nôtres. On ne se baignera pas dans l’étang mais à la piscine  municipale, juste à côté du camping et gratuite. Un vrai délice, l’eau est fraîche.

la plage

la plage

Après le tour de l’étang, on retourne au camion et on s’aperçoit que les papiers et bouteilles plastiques qui trainaient, ont été ramassés.

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Très bel étang, bien aménagé

Et l’on passe une soirée au calme. C’est tellement étonnant. En Argentine, la musique est partout du matin au soir, d’une voiture à l’autre et très forte. Et bien là, aucun bruit. Tant mieux, on est  encore dans le décalage et on se couche tôt.

Jeudi matin, Gérard décide de faire un golf, en effet à AZUL, il y a un beau parcours et là, il pense, à ses copains de golf qui sous la neige, ne peuvent pas jouer alors qu’ici, on transpire.

le parcours

le parcours

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Gérard sur le fairplay

Gérard sur le fairplay

un drôle d'engins pour les fainiéants

un drôle d’engin pour les fainiants

Et, cerise sur le gâteau, le golf possède une piscine pour ses sociétaires et nous en profitons en début d’après-midi.

qu'elle est bonne

qu’elle est bonne

Gérard joue avec un argentin qui lui confirme que l’été est particulièrement chaud cette année. Le terrain est bien entretenu et les greens sont de bonne qualité mais difficiles car bien travaillés, ici. Particularité : 13 trous et pour les non-sociétaires 200 pesos soit 8€ et on lui prête des clubs….

Mais il nous faut quitter cet endroit idyllique pour continuer vers Bahia Blanca. Nous décidons de faire un détour et d’aller en bord de mer. En effet, Bahia Blanca est une très jolie ville mais pas son bord de mer qui est très industrialisé. Nous irons donc à Clarameco, petit village côtier avec une très longue plage de sable.

la plage

la plage

bivouac sur la plage

bivouac sur la plage

Dommage c’est du sable noir mais que c’est bon de voir la mer. Nous arriverons en fin de journée et alors que depuis une petite centaine de kilomètres on ne voyait pas de villes ou villages, ici, au bout du monde, il y a foule. Des argentins nous diront que ce WE, il y a un concours de pêche avec 5000 participants et qu’en plus lundi et mardi c’est férié .

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Après le lever su soleil, le coucher

Ce matin, c’est la brise marine qui nous réveille mais bientôt la brise devient un vent fort. Vite, direction Vedmia et si on peut on vous poste cet article….

Rater, on a bien essayé dans 2 station-services mais à part lire les mails on ne peut pas envoyer de photos.

Nous venons de faire 1200km de ligne droite avec tous les 200km une légère courbe pour nous tenir éveiller. En Amérique du Sud, il faut aimer les kilomètres mais nous on est comme Léon, on a un beau camion alors les kilomètres, on les avale.

Après avoir passé les 2 contrôles sanitaires après Bahia Blanca, le paysage change. Finis les champs de maïs et de tournesols, c’est une nature plus sauvage. On aperçoit des lièvres de Patagonie et des nandues.

Nous sommes à El Condor et nous sommes au restaurant. Nous dégustons un plat de poissons en attendant que le blog passe….