Archives pour la catégorie Maroc

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A la recherche des gravures rupestres….quelque part dans un désert de cailloux

Des gorges du Todra, nous sommes retournés à Arfoud pour le changement de notre batterie que nous avions acheté 5 jours plus tôt (oui, je ne veux plus vous raconter nos déboires électriques car ça continue mais nous gérons)  puis après une nuit dans un camping 4, non 5 étoiles (du pratiquement jamais vu au Maroc), nous partons sur la route de Zagora.  Hier soir, nous avons eu un gros orage tout comme aux gorges du Todra, c’est le soir donc  pas gênant et en plus ça rafraîchit l’atmosphère et les marocains sont contents car ici, il n’a pas plus depuis 5 mois…Aussitôt les oueds débordent sur les routes. 

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Nous roulons dans un paysage désertique, il fait très chaud et lourd.  Quelques oasis par-ci, par là donne un peu de vie et de couleur à ce paysage.

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Nous savons que vers Alnif,  il existe des gravures rupestres. Nous nous arrêtons à la boutique des fossiles trilobites et nous tombons sur Mohamed, un passionné de fossiles qui nous montrent quelques uns de ses plus beaux spécimens qui ont 500 millions d’années. Vous ne pouvez pas manquer sa petite boutique, une pancarte sur la façade attire le regard et on peut y lire : Celui qui voyage sans rencontrer l’autre, ne voyage pas mais se déplace (de David Neel).

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Mohamed nous renseigne sur les gravures rupestres qui sont effectivement pas très loin : à une dizaine de kilomètres en prenant la piste au milieu du village.

P3270093  Au dos d’une carte, il nous fait le plan et nous donne les indications : devant le terrain de foot (terrain vague avec 2 poteaux), tourner à droite, longer les maisons. A compter de la dernière maison, il faut faire 6à7 kilomètres sur une piste,  traverser un premier oued, laisser à gauche une montagne en forme de pyramide et lorsque nous trouverons sur la droite un puits, retraverser un 2ème oued puis nous verrons 2 plateaux. Les gravures sont là. Nous partons pour un vrai jeu de piste avec un road-book réduit à sa plus simple expression.

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Sans problème, nous parviendrons à trouver le puits, puis l’oued mais là, nous nous écartons de la piste principale et nous n’arrivons  pas à trouver.

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                                    Gérard  cherche la piste……Djinn aussi…..

Gérard se rappelle que Mohamed a emmené un groupe de touristes en 4×4 hier et Gérard cherche des traces de pneus récentes, nous tournons un peu en rond  mais avec de la persévérance nous parviendrons enfin à trouver les gravures. Eurêka !

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Les gorges du Todra et du Dadès par la piste et les cols à 2800m

P3240006 Après le sable des ergs, nous sommes dans l’Atlas. Nous avons dormi au pied des gorges du Todra où nous avons nos habitudes. Des photos des gorges, non, il y en a eu dans notre blog de 2010 du Maroc alors là, vous n’aurez que de l’inédit : les pistes de l’Atlas. Au camping, on nous confirme que la boucle reliant les gorges du Todra à celles du Dadès est praticable à cette époque de l’année de plus la route  goudronnée va maintenant jusqu’à  Agoudal (dommage pour nous mais quel soulagement pour eux) puis ce sera de la piste jusqu’au Dadès, la piste est  bonne et en camion pas de problème par contre on ne peut pas prendre celle entre Tamtattouche et Misemrir trop étroite pour un camion (?).

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Nous partons donc pour Agoudal et passons un premier col à 2700m. La route a une pente très importante entre 12 et 15% mais  aucun problème pour Tanashinh qui monte bravement la côte en seconde. Nos estomacs crient famine et nous optons pour la seule auberge du coin que nous recommandons. Il faisait meilleur dehors au soleil malgré le vent qu’à l’intérieur de la kasbah en pisée. Au menu : omelette berbère et brochettes..

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Après la traversée du village, Nous prenons la piste du Dadès. Dès les premiers kilomètres, la piste  grimpe vers un col et donne le ton : la fonte des neige a fait des sillons et rend la piste complètement cassante. Nous avons 60 kilomètres à parcourir.  Ce ne sera pas facile. Nous grimpons lentement pour avoisiner les 2800m  : première, deuxième en 2 roues motrices. Gérard est satisfait de la boîte de vitesse.  La piste devient plus étroite et plus rocheuse.

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Nous rencontrons par-ci, par-là des cultures et quelques maisons en pisé. On se demande comment arrive à vivre, non à survivre les habitants. Pour chauffer, ils ramassent des touffes d’épineux séchés que rapportent des femmes sur plusieurs kilomètres soit à dos d’âne, soit sur leur dos…. Nous rencontrons seulement des troupeaux de chèvres dans ce milieu hostile. L’hiver ne doit pas être facile.

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Par endroit, la neige est encore présente. Tanashinh est dans son élément, lui qui a été conçu au départ pour le chantier, s’avère très efficace : on a pratiquement toujours grimpé en 2 roues motrices seul quelques passages nous ont obligé de passer en 4×4 et parfois utilisé le blocage de roues (bien sûr, Gérard préfèrerait tout de même avoir 300CV sous le capot). L’affaire se corse, nous rencontrons un premier passage de neige laissant 1/3 de la piste praticable puis un second, là, Gérard passe en 4X4 et utilise le blocage de roue. Ouf, ça passe  jusqu’au moment où nous avons été bloqué : en haut du col, à 2790m, impossible de franchir une barrière de neige beaucoup trop haute. Nous avons essayé mais trop de risque et nous avons du faire demi-tour. Il nous manquait trop de chevaux…

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Deux solutions : marche arrière sur une piste étroite de montagne avec 2 passages de neige ou faire demi-tour sur un semblant de plate-forme de 5m avec un ravin que je n’ai pas pu photographié vu la profondeur (et mon vertige)….2 bergers sont venus de nulle part, 2 hollandais en vélo sont arrivés. En attendant, Gérard a fait sa  délicate manoeuvre. On a eu une grosse poussée d’adrénaline (enfin moi) et nous repartons. Nous rencontrerons un 2ème équipage en vélo. Ce seront les seuls personnes que nous verrons mais chapeau car ils ont du dormir dans la montagne car ils étaient encore loin du premier village lorsque nous les avons vu.

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Nous avons redescendu la piste mais nous sommes fourbus avec les chaos et nous reprendrons la route avec soulagement….

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Les pistes du Sud : Merzouga-M’Harech-Tafraoute

Mercredi soir, nous avons dormi,  encore, dans l’erg Chebbi. Jusque tard dans la soirée, les voitures du rallye des Aïchas ont tournés en rond pour retrouver leur bivouac, nous les voyons passer. Jeudi matin,  il n’y a plus de vent de sable  et c’est tant mieux car hier, on n’y voyait rien.

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P3220059 A Merzouga, nous avons acheté des légumes, la viande, on s’en est passé. Nous avions décidé de prendre la piste la plus au sud de Merzouga pour rejoindre Zagora vers la frontière algérienne. Pendant mes achats à la supérette (!), Gérard discute avec un guide qui le dissuade de prendre cette piste trop sablonneuse et avec trop de risque d’ensablement et comme nous sommes seuls, nous ne voulons pas en prendre. Il nous indique une autre piste un peu plus au nord. C’est donc par celle-ci que nous partons. La piste est roulante sur des plateaux rocheux et nous passons par quelques oasis et qui dit oasis dit village. On se demande de quoi ils vivent : rien, pas de pâturage, un carré de jardin, pas d’élevage…. mais le camion, à peine arrêté, pour la pose déjeuner au milieu de nulle part et nous voici envahi d’enfants venus de Dieu c’est où..

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puis plus rien pendant une centaine de kilomètres, nous croiserons trois camions chargés de caillasse qui viennent de mines dans les montagnes. Et là, au milieu de ce désert de roches, une auberge et surtout une halte pour les 4×4 ou les motards, il y a des chambres, rustiques mais d’une propreté méticuleuse. On s’y arrête question de faire marcher le commerce et nous buvons un coca avant de repartir. La piste devient plus sablonneuse : nous passons à travers des oueds et Gérard est content du camion. En 4×4, il s’arrache bien.  Nous poursuivons notre chemin pour nous arrêter dans une autre auberge où pour dîner, nous mangerons un couscous.

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Nous avons eu chaud aujourd’hui, dans les 40° aussi, préparer le blog dans la soirée dehors avec un petit vent frais bien agréable, un pur bonheur surtout en pensant à vous tous sous la grisaille ou la pluie.

Ce matin, nous avons dû trop pensé à vous, nous  nous sommes levés avec un temps gris et nous avons même eu quelques gouttes d’eau, un comble dans le désert alors qu’ils n’avaient pas vu de pluie depuis des lustres. Nous avons de M’Harech à Tafraoute passé de superbes paysages et des palmeraies. A Tafraoute, nous avons acheté notre pain aux femmes du village qui le faisaient cuire dans des fours en pierre.

P3230141  Nous devions prendre une piste sur la gauche mais nous ne l’avons pas trouvé  à cause des dunes de sable, nous avons continué sur la piste principale qui nous a ramené sur la route de Zagora. Tant pis, notre périple sur les pistes du sud s’arrêtera là.  Nous avons coupé en travers par le Jbel Sarhro  pour rejoindre les gorges du Todra. La pluie nous a rattrapé, il pluviote….Nous sommes au camping à l’entrée des gorges. Gérard vient de faire le tour du camion pour nettoyer les filtres après le sable que nous avons eu sur les pistes et on vient de s’apercevoir que le groupe électrogène a pris feu dans son coffre : heureusement le réservoir était dans l’autre. Gérard a trouvé la raison : les silenblocs devaient être trop souples, le boitier de commande a cassé et arqué sur le filtre à air! Bref, il est fichu et on a eu une sacré veine que le feu s’étouffe de lui-même.  Comme quoi sur la piste, il faut multiplier le coefficient de résistance.  Par contre, à l’intérieur, à part la baguette au dessus de la lingère, rien a bougé.

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