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Les GEOGLYPHES DE PINTADOS et HUMBERSTONE, ville fantôme classée par l’Unesco

Trois sites autour de Iquique :

PINTADOS 

Bivouac samedi soir devant le parc des géoglyphes de Pintados. C’est en plein « salar de Pintados » que plus de 400 géographes recouvrent les collines mais quelques 650 sites ont été répertoriés dans le nord du Chili.

Rappel : on clique sur la photo pour l’agrandirOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dimanche matin, nous stationnons devant le bureau d’information.

_DSC9437Nous apprenons la différence entre : 

  • les pictographes  qui sont des représentations sur la pierre mais avec des techniques de peinture
  • Les pétroglyphes qui sont taillés dans la pierre mais de petites tailles avec la technique de taille comme à Tampalaya
  • Les géoglyphes  qui sont des figures dans la montagne qui a été grattée puis qui a reçu une application avec des sédiments composés de pierre et de terre

Ici à Pintados on peut voir des figures géométriques, humaines et animales. Ces géoglyphes dateraient de 500 à 1400 ans ap. JC et, d’après  les archéologues, étaient destinés aux caravanes de lamas qui faisaient commerce._DSC9421_DSC9413_DSC9412_DSC9410

Gérard a sorti son drone car nous devons rester sur le chemin balisé et nous espérons que le film donnera la dimension hors norme du site.

le film devrait suivre….car là, on les voit vraiment bien

Nous sommes venus de bonne heure sur le site et nous étions 4 personnes et les 4 étaient françaises !

HUMBERSTONE

Le salpêtre a fait la richesse du nord du Chili et a boosté  l’économie du pays jusqu’au milieu du XXème S. puis ce sont les mines de cuivre qui ont pris le relais.

Ville minière du salpêtre de 1872 à 1960 qui compta jusqu’à 5000 personnes, Humberstone est devenue une ville fantôme mais une association d’anciens mineurs la fait revivre. L’UNESCO a classé la ville en 2005._DSC9525

C’est un peu irréel, on se croirait dans une ville abandonnée du Far West américain : tout est sec et desséché, il fait chaud. _DSC9444

A la caisse, on nous donne un plan et nous voici partis pour une visite de 3h dans cette ville. On a prévu chapeau, ambre solaire et eau.

 Les ouvriers de la mine travaillaient de 5h30 à 18h l’hiver avec une coupure d’une heure pour le déjeuner et commençait à 4h45 l’été. Comment faisait-il par 50° à l’ombre sauf qu’il n’y a pas d’ombre._DSC9457

Nous commençons la visite par la maison du docteur puis des ingénieurs : pas trop mal lotis, un séjour, 2 chambres, 1 cuisine. Les ouvriers sont bien moins logés.

la maison du médecin et des ingénieurs

la maison du médecin et des ingénieurs

Nous arrivons sur la place : l’église, la « pulpéria » l’ancêtre du centre commercial.

Car à la mine, tout était prévu : la pulpéria avait sa boulangerie, boucherie, épicerie, mercerie… tout était noté sur le carnet de l’ouvrier et chaque fin de mois déduit de son salaire. La mine gagnait sur tous les points : elle payait l’ouvrier mais récupérait le salaire dans les achats qu’il faisait dans les magasins de la mine.

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_DSC9499_DSC9487 (1)_DSC9494, le théâtre édifice tout en bois avec encore ses chaises et son estrade, le tout bien restauré. 

le théâtre

le théâtre

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Le train allait jusqu’à Iquique pour emmener le salpêtre jusqu’au port._DSC9467

La piscine est impressionnante, toute en tôle avec son plongeoir. On peut voir encore la salle des fêtes avec son bar et son restaurant. L’hôpital vaut le détour, rien qu’à le voir, on est plus malade mais à cette époque, il était à la pointe de la technologie. Bien que je ne parierai pas sur l’espérance de vie des ouvriers à cette époque._DSC9521

On retrouve l’école avec ses bancs et ses pupitres devant le tableau noir. _DSC9516

Dans les maisons, des expositions d’outils, d’ustensiles de cuisine, de réchauds, de jouets …._DSC9461_DSC9544

Une très intéressante visite à ne manquer sous aucun prix, cette visite nous donne un aperçu de la dure vie des ouvriers des mines.

LE GIGANTE DE ATACAMA

Dernière visite, le Gigante de Atacama, un géoglyphe de 86m de hauteur, d’une surface de 3000m2 représentant une divinité enfin, on ne sait pas vraiment. C’est la plus grande représentation de géoglyphe connue et aurait 900 ans et se situe sur le Cerro Unita._DSC9557

Gérard ressort le drone et vous aurez un aperçu bien mieux qu’avec une photo.

Cliquez sur le lien pour avoir la vidéo

 

Ce sera notre bivouac du soir

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IQUIQUE – Chili

 

Nous partons de Calama pour la ruta 5. Nous sommes en pleine désert de l’Atacama, le plus aride du monde aussi ne voulant pas rouler dans ce paysage monotone, nous décidons de retourner en bord de mer. Nous préférons le Pacifique aux mortels paysages de ce désert rocailleux.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Tocopilla. Plus moche que cette ville, c’est pas possible mais il se fait tard et nous trouvons tout de même près du balnario à la sortie de la ville un endroit pour notre bivouac du soir. Le balnario est un peu kich mais c’est tendance par ici. _DSC9376

Jeudi matin, Gérard s’aperçoit en faisant le tout du camion que 2 des 3 sangles qui tiennent le réservoir de gaoz-oil ont lâchés. Comme on doit faire le plein, il nous faut réparer avant et  nous trouvons facilement un soudeur, il faut dire que Tocopilla est une ville portuaire donc beaucoup d’ateliers. Il nous ressoude les 2 sangles. Nous mangerons dans un petit resto en ville et nous partons vite.

Il fait beau et chaud, nous lézardons un peu le long de la côte. Toujours quelques maisons de pêcheurs ou de ramasseurs d’algues.

_DSC9383A 50km de Iquique, nous retrouvons les lignes électriques et des villages, la côte devient plus sablonneuse et moins belle.

Nous irons dans un camping-hôtel pour avoir enfin une bonne connexion internet : mettre le blog à jour et appeler la famille. Il est sur les hauteurs d’Iquique à l’entrée sud, la vue est belle mais on plonge sur les bidonvilles…. 

Iquique : port important du nord du Chili car d’ici partaient les bateaux chargés de nitrate. La ville a connu son heure de gloire pendant la grande période des mines de nitrate. Lorsqu’elles ont été fermées, ce sont les mines de cuivre qui ont continué à faire prospérer le pays.

Iquique est coincée entre le Pacifique et la Cordillère de la Costerena mais quelle jolie ville. Enfin une belle ville avec son bord de mer, son centre historique, son quartier commercial et ses buildings. Iquique est une ville en pleine effervescence. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous avons laissé Thanasinh à la playa Brava et nous avons pris un taxi collectivo pour le Centro. Ces taxis « collectivo » prennent 1, 2, 3 voir 4 personnes le long de la route et on paye quasiment rien. Il nous emmène Plaza Prat, le coeur de la ville historique. 

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Une jolie place avec son clocher construit en 1877 entourée de belles maisons coloniales. Le théâtre est en cours de rénovation mais nous avons visité le « casino » qui est maintenant un restaurant. IMG_1507OLYMPUS DIGITAL CAMERANous n’avons pas pu résister, nous avons déjeuner la-bas surtout pour le cadre qui est magnifique. Edifice construit  pendant l’époque des mines de salpêtre dans un style espagnol et mauresque. De toute beauté : panneaux en bois sculptés, mosaïques, peinture enfin nous avons adoré.OLYMPUS DIGITAL CAMERAIMG_1514

et encore un Pisco Sour !

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De l’autre côté, la rue Baquedano avec ses maisons en bois datant toutes de la fin du XIXème S et début du XXème avec des vérandas qui couraient tout autour des maisons supportées par des piliers sculptés.IMG_1509IMG_9004OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les maisons ont été construites pour la plupart en pin d’Oregon. Le pin d’Oregon arrivait par bateau des Etats-Unis en retour des chargements de nitrate ou de cuivre.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Détour par le musée qui abritait le tribunal que nous avons trouvé intéressant.

Nous faisons le détour par le port mais le musée naval qui est dans l’ancienne douane est en réhabilitation. IMG_1511IMG_1512

Iquique est devenue une zone franche et un énorme centre commercial vend de tout : électronique, électrique mais comme on a besoin de rien, on passe….._DSC9392

Bon, tout n’est quand même pas merveilleux, lorsque l’on prend la route pour Humberstone, on retrouve les habitations en planches. Au Brésil, on dit des favélas mais ici c’est pareil …_DSC9394