Archives pour la catégorie Sicile – 2011

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Dernière étape : CEFALU

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C’est la dernière ligne droite : nous reprenons le bateau demain soir à Palerme. En attendant de Taormina, nous avons pris l’autoroute et pour 80cts d’euro nous avons traversé la Sicile pour aller à Cefalu. Nous avons vu beaucoup de champs d’agrumes et de cultures maraîchères, le tout bien irrigué et bien entretenu ce qui n’était pas franchement le cas avant.   Cefalu, petit port de pêche à l’architecture médiéval, plage de sable fin et montagne et roches, une halte sympa sur le retour. Marie, c’es Perros avec 15° de plus.

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Bien que depuis 2 jours, nous avons vu les nuages revenir et il fait un peu moins chaud. Ce matin au lieu des 35° habituel, nous n’avons que 28°, c’est l’automne qui arrive ! Nous profitons de la plage car c’est bientôt la fin et les italiens ont repris eux-aussi le travail alors les plages sont désertées et les campings aussi. On se rP1240353etrouve avec des allemands mais toujours pas de français.

L’inconvénient en Italie, ce sont beaucoup de plages privées et il y a peu de place pour les plages publiques. Heureusement souvent les campings ont leur plage. Il faut dire que les plages privées sont nettoyées alors que les plages publiques sont souvent des poubelles à ciel ouvert.

Les spécialités en Sicile sont … les pâtes aux fruits de mer, la pate d’amande et les vitrines de pâtissiers nous font plutôt penser aux marchandes de 4 saisons, le graniti, les glaces et la céramique.

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Quant on parle de l’Europe, nous avons l’impression ici que les normes européennes, que l’on nous impose en France, n’existent pas du tout. D’ailleurs, on note bien la différence entre l’Italie du Nord et du Sud. Nous l’avions déjà remarqué l’année dernière lorsque nous avions visité les Pouilles et la Calabre. Par contre, la vie en Sicile est chère par rapport aux Pouilles aussi chère qu’en France pour la viande et le poisson mais pour le reste 20% moins chère.  Le Gaz oil est entre 1,42 et 1,53 euros, l’essence 1.65, les campings entre 24 et 27 euros.

En vert, notre périple en Sicile :

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Les gorges de l’Alcantara


Nous sommes au pied de l’Etna à 15km de Taormina. Le volcan gronde et il sort de la fumée noire, preuve qu’il va y avoir une éruption d’après les Siciliens. Si le volcan fume blanc pas de problème. Les visites sont interdites en ce moment à cause du risque d’éruption. Ce matin, nous nous sommes réveillés ça sentait bien la fumée. Djinn n’aime pas du tout le bruit. Hier nous avons voulu visiter les gorges de l’Alcantara mais nous sommes tombés en panne de scooter : la batterie. Nous avons réussi à nous faire dépanner et en racheter une autre. Nos voisins de camping, les seuls français camping-caristes rencontrés depuis notre arrivée en Sicile étaient eux aussi en scoot aux gorges. Ca nous a bien dépanner. Ce matin, visite de Taormina, le “Saint Trop’” de la Sicile, nous on a pas trouvé et pas aimé, nous lui avons préféré Naxos tout à côté et nous ne sommes pas les seuls, c’était bondé. C’est vrai que nous sommes samedi et les Siciliens le samedi et dimanche sont où? à la plage. A Taormina, notre visite a tourné court, nous sommes de nouveau tombé en panne avec la batterie neuve : diagnostic, c’est la bobine qui ne charge pas en fait. Mais aucun mécano du coin ne veut toucher à une Yamaha, il faut aller chez le concessionaire qui le samedi est fermé. On rachète donc une autre batterie pour pouvoir rentrer (on va en faire collection) et on met les 3 à charger pour l’après-midi.  Après un repas fruit de mer : oursins et gambas grillées, nous sommes partis avec nos trois batteries direction les gorges de l’Alcantara. Pas question de capituler sur un problème mécanique…. L’eau est plutôt rafraichissante : 14° sachant que la température  extérieure est d’environ 35°. Demain, nous partons pour Cefalu, nous n’aimons pas trop les plages depuis Syracuse, nous avons ou des rochers ou des gravillons. Nous retournons vers le sable et puis ça nous rapprochera de Palerme car mercredi ce sera l’embarquement

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SYRACUSE

P1240086 Nous voici à Syracuse. 1ère étape, le parc archéologique de l’ancien quartier de Néapolis pour voir un amphithéâtre envahi de mauvais herbes en piteux état bref un tas cailloux. Heureusement, le théâtre nous ravis davantage. Il a été fait au Vème S. av. JC et pouvait recevoir 15000 personnes. Tout en haut il y a une source dans une grotte, la grotte de Ninféo et pendant l’occupation espagnole, ils y avaient construit des moulins. Le théâtre a été non pas construit mais taillé directement dans la roche  quand à l’autel de Hiéron, il ne reste que le socle on y faisait des sacrifices jusqu’à plus d’une centaine d’animaux à la fois puis, En face, se trouvent les Latomies du Paradis. Ce sont en fait de très anciennes carrières de pierre où l’on extrayait le calcaire nécessaire pour la construction des bâtiments. L’oreille de Dyonisos est la plus célèbre. Bref on a trouvé l’entrée chère pour ce qui il y avait à voir mais nous sommes à Syracuse, la “ville à voir” en Sicile.`

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De là, nous voici partis sur l’Ile d’Ortiga qui est en fait la vieille ville. Il faut savoir que le WE et les jours fériés on ne peut pas rentrer sur l’Ile en voiture et le reste de la semaine tout dépend de la circulation. Un feu vous permet ou non le passage et si vous y pénétrer gare à la contravention une caméra filtre les intrus. Mais c’est tellement petit que c’est normal. De plus à pied, on peut aller dans les ruelles s’émerveiller devant les façades baroques  des pallazzos quelquefois restaurés, quelquefois abandonnés….. et puis, avec la chaleur, se promener dans les ruelles à l’ombre, il y fait bon surtout lorsque le souffle de la mer vous rafraîchit. Détour par le temple d’Apollon ou plutôt les ruines puisque le tremblement de terre est aussi passé par Syracuse puis balade jusqu’à la fontaine d’Archimède, enfant du pays.

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Le duomo édifié au VIème S. a  vaut, à lui seul, le détour. Extérieurement de style baroque mais construit sur un ancien temple ou l’on retrouve d’ailleurs à l’intérieur des colonnes. Entre temps, la conquête arabe est passée par là, et le temple est devenu mosquée puis cathédrale. L’intérieur est dépouillé sauf le coeur et des chapelles qui ont été rajoutés au fil des siècles. Etonnant mélange de style.

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Quand à midi, nous sommes ressorti de la cathédrale, le soleil était au zenith et là, nous avons apprécié la fraicheur des ruelles. Promenade obligée pour voir la fontaine d’Arethuse  qui est plus une curiosité géologique puisque si près de la mer coule une source d’eau douce et le chateau. Syracuse est aussi un grand port maritime et reçoit de gros paquebots de plaisance qui déversent les touristes par centaines.

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Les villes baroques de l’intérieur des terres siciliennes

Après Agrigente et la vallée des temples du VIèmeS. av. JC, nous voici partis pour l’intérieur des terres par des routes défoncées. En Italie, le réseau secondaire est plus que moyen mais en Sicile il est franchement mauvais et les routes sont étroites et sinueuses. Les panneaux sont inexistants et quant il y a des déviations pour des travaux c’est la galère. Le GPS ne sert à rien, il est encore plus paumé que nous. Encore que nous, on arrive à se repérer avec le soleil. P1230810 Nous voici partis donc pour Piazza Amerina pour aller voir une villa romaine du Vème S. classée par l’UNESCO en raison de la beauté de ses mosaîques. En effet, il a été découvert presque 3500m2 de mosaïques au sol. Pour les protéger, des verrières ont été édifiés mais avec le soleil on ne voit plus grand chose à part le reflet des structures. Dommage car elles sont vraiment très belles. D’ailleurs, les nouvelles restaurations se font maintenant avec un vrai toit.

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Après cette halte, nous voici repartis pour les villes baroques, 7 villes en Sicile sont classées par l’Unesco, nous en visiterons 4 : Caltagirone et son immense escalier ‘”Scala del monte”  de 141 marches dont les contremarches sont en céramique. Ce sont les arabes durant leur conquête qui ont apporté l’art du vernissage et depuis Caltagirone est un grand centre de production de la céramique.

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Scilli, petite bourgade très bien mise en valeur et bien restaurée avec de très belles façades. C’est d’ailleurs, la ville que j’ai préféré.

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Modica avec son superbe duomo et Raguse. En 1693, un très gros tremblement de terre ravagea la Sicile qui fit de milliers de victimes et détruit bon nombre de villes. Les villes furent reconstruites dans un style baroque et de très beaux palais et superbes églises ont vus le jour où ont été reconstruites sur les ruines. A Modica, nous avons déjeuné dans une trattoria dans une petite ruelle derrière le Corso Umberto Ier, des spécialités siciliennes. Adresse recommandée par le Routard, alors là chapeau, il ne sait pas trompé, un vrai régal, un accueil super, une patronne au petit soin pour ses clients et un vrai menu sicilien, non spécialités de Modica,  avec anti-pasti, soupe de haricots, gnochis, raviolis, plat de viande : porc et boeuf avec pommes de terre puis dessert. Le tout arrosé d’un petit vin blanc sicilien. On était plombé. La spécialité de Modica se sont les chocolats, on en a même pas acheté car on en pouvait plus, le soir c’était salade verte…après nous avons fait la visite de Raguse.

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Malgré la sécheresse et le manque de pluie, il n’y a pas eu d’eau depuis le mois de mars, on voit des champs de céréales forcément, à cette époque, coupés mais pas encore retournés. Des céréales, peu d’élevage, des champs de melons, d’artichauts, de tomates. En arrivant sur Raguse, ce sont des serres en plastiques à perte de vue pour l’instant vides mais qui, au printemps, sont cultivés pour les légumes. On commence à voir des  oliviers, citronniers et amandiers. L’agriculture semble plus organisée par ici. Nous prenons la route de Syracuse non l’autoroute défoncée mais gratuite. Le trafic se fait plus dense, il y a plus d’industrie et de la pétrochimie. Nous sommes  en plein dans la plaine de la culture des agrumes. A Catane, nous ne pourrons trouver à nous garer et même le camping est trop petit pour le camion alors on file vers Taormina. La circulation est plus importante mais là il existe une vraie autoroute que nous paierons 2x50cts mais que du bonheur de rouler sans chaos. Nous sommes en bord de mer face à l’Etna qui gronde et Djinn n’aime pas du tout.

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Selinonte

Voici la carte de la Sicile et le parcours  (en vert)  que nous avons déjà fait. La prochaine étape sera Agrigente.

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Hier, samedi, nous sommes partis pour Selinonte et nous avons fait notre choix sur un camping au bord de la plage sur le Lido Fiori à Porto Palo à 15km au sud de Selinonte :  journée farniente au bord de la plage. Nous avons traversé des champs de blés, à cette saison, coupés mais les chaumes sont P1230609 brûlés et comme il y a beaucoup de vignes, le feu est assez bien circonscrit. D’ailleurs, lorsque l’on voit comme tout est sec on se demande comment il n’y a pas plus de feu surtout que les herbes ne sont pas fauchées, que les poubelles traînent sur les parkings ainsi que les tessons de bouteilles. Des champs de blés mais aussi beaucoup de vignes, nous sommes pas loin de Marsala et aussi des oliviers. Ce matin, départ de bonne heure pour Selinonte pour profiter du site archéologique sans trop souffrir de la chaleur et du monde. A Segeste, les 2 vestiges étaient sur deux collines côte à côte. A Selinonte, ce sont plusieurs temples de construit. La balade entre les divers temples fait environ 4km , on peut la faire à pied ou en voiture électrique. Nous, nous l’avons fait à pied. Tout de suite en arrivant, on aperçoit le temple      qui est le plus imposant et celui qui a été remis en valeur, il est supposé être consacré à Appollon, le dieu protecteur de la ville. Ici les temples sont nommés par des lettres car on a pas pu déterminer avec précision à quel dieu le temple était consacré.  Les deux autres à côté sont une belle carrière à ciel ouvert. Depuis 1960 où le premier temple a connu la reconstruction, rien a du être fait. Les temples ont été construits au VIème S av. JC et la ville a connu un très grand essor qui a rendu Ségeste jalouse qui, alliée aux Carthaginois, l’ont détruite.

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C’est vrai qu’il y a un vrai boulot de restauration. On se demande comment les temples ont pu être construit 6 siècles av. JC  et surtout avec quels moyens de levage lorsqu’on voit l’importance des morceaux de pierre. Il faudrait actuellement des moyens collossaux pour le faire, c’est pour cette raison que tout reste en vrac.

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Ca donne une meilleure idée …

Plus loin, on va sur l’esplanade de l’Acropole ou se trouvent encore les ruines de 3 autres temples qui dominent la mer le tout entouré de fortifications en pierre de taille impressionnante

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Après la baignade, ballade à Scaccia important port de pêche et centre d’artisanat de céramique. La ville en elle-même n’est pas très belle même s’il lui reste quelques belles maisons et églises. La particularité de Scaccia est que la vieille ville est sur un éperon rocheux et forcément il y a beaucoup de marches. Les escaliers ont les contremarches en céramique, les artisans locaux sont à l’honneur.

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A tous, bonne reprise. Ici température 35° avec du vent et un beau ciel bleu, température de la mer 28°. Sommes à Agrigente où l’on vous a posté  ce billet. Ce soir, visite nocturne de la Vallée des Temples …..

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Erice, la montagne du Seigneur, Trapani et le Capo san Vito

P1230461Nous avons laissé le camion à Scopello et sommes partis en scooter. Il fait beau alors on en profite. Première étape : Erice, la montagne du Seigneur : c’est un petit village médiéval construit sur un pic rocheux qui domine la mer à 731m d’altitude. Quelques 19 églises se côtoient, les unes sont restaurées, les autres fermées, d’autres en très mauvais état. on paie 5 euros pour pouvoir les visiter, c’est notre contribution pour leur restauration.  Toutes les rues du villages sont en vieux pavés bien lustrés qui doivent être drôlement glissant lorsqu’il pleut. Un château domine la vallée.  Un téléphérique rejoint le nouveau village d’Erice en contrebas près de Trapani. Cela évite de faire 8km de route à lacet.

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Nous sommes redescendus à Trapani en front de mer pour manger du poisson et Gérard un risotto. Trapani n’a rien d’extraordinaire, c’est un port de pêche avec son duomo. Au retour, nous avons fait une halte à Capo san Vito, la station balnéaire du fin fond du monde mais avec encore beaucoup de monde. J’image ce que ce doit être en pleine saison…

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