CHAN-CHAN, site Chimu classé par l’Unesco

A la sortie du Canyon Del Plato, nous avons pris la route du bord de mer et nous voici à Puerto Morin en début de soirée pour notre bivouac.

Un camion sur la plage : des français ! C’est Béatrice et Hervé qui arrivent de Lima, ils sont de retour de France et partent sur l’Equateur et la Colombie.

Samedi matin, la plage est envahi de petits crabes rouges, un peu comme les étrilles chez nous mais par centaines. Aussitôt qu’on approche, ils rentrent dans des trous dans le sable. Des enfants viennent les ramasser et ils ont plus de dextérité que moi qui arrivent à peine à les photographier !

de centaines de crabes sur la plages

de centaines de crabes sur la plages

Hervé a des problèmes de batteries et oui, laisser le camion 2 mois, ça peut poser des problèmes si la batterie commence à faiblir. Un coup de câble et c’est parti. Nous allons à Chan Chan et eux aussi. Nous nous donnons RDV le soir pour le bivouac à Huanchaco.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La route  qui va à Trujillo est une décharge à ciel ouvert. Rarement, nous avons vu une région du Pérou aussi sale. Le sac, la bouteille plastique sont le fléau du XXème et XXIème S. Pourtant des campagnes de sensibilisation ont lieu, des panneaux rappellent de ne pas jeter afin de préserver la nature. Mais rien y fait.

nous avons rarement vu une région aussi sale

nous avons rarement vu une région aussi sale

Nous avons retrouvé la « garua« . Le soleil fait timidement son apparition que quelques heures par jour mais il ne fait pas froid, c’est toujours ça.

Chan Chan était la capitale de la civilisation Chimu qui va du XII au XVème siècle. Ce sont les Incas qui, après 10 ans de siège, ont vaincus les Chimus. Puis les Incas ont été vaincus à leur tour par les Espagnols. Les archéologues ont peu de renseignements sur cette civilisation qui ne connaissait pas l’écriture._DSC1214

Chan Chan s’étendait sur 22km2 mais nous ne pouvons en fait que visiter une citadelle. Par contre, le musée nous montre une maquette de cette ancienne civilisation ainsi que les statues retrouvées sur le site._DSC1265

La citadelle est énorme. Afin de protéger le site, des protections ont été installées : des nattes protègent du soleil, du vent et exceptionnellement de la pluie._DSC1233

On entre par une porte percée dans une enceinte d’une impressionnante hauteur et l’on découvre la place des cérémonies._DSC1253

_DSC1216C’est sur cette place qu’avait lieu les sacrifices et les cérémonies. Les murs qui entourent la place sont revêtus d’une frise et sont en briques d’adobe.

_DSC1218 Le mur fait au moins 2,5 m à la base et plus que 1m en haut. La frise représente des vagues, des loutres de mer et des pélicans. On pense que le peuple Chimu vénérait le culte de la lune et de la mer. Par un passage, on longe le corridor aux oiseaux et aux poissons. Les frises sont restaurées en grande partie. _DSC1221

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C’est dans la salle des audiences que ce décidait la répartitions des richesses._DSC1242 

L’étang, dans la citadelle, a été creusé pour le culte de la lune et permettait d’y faire des sacrifices à chaque changement de lune.

l'étang est à sec

l’étang est à sec

Près du musée du site que nous visiterons, des chiens péruviens qui ont la particularité de ne pas avoir de poils sauf une petite touffe sur la tête. _DSC1256

Nous partons vers la plage de Hunchaco et nous retrouvons Béatrice et Hervé pour une soirée resto.

Dimanche matin, nous partons visiter les huacas de La Esmeralda et d’Arco Iris. Ce sont des sanctuaires en forme de pyramide tronquée. Tout comme le site de Chan Chan des protections protègent les murs en adobe.

_DSC1292_DSC1283_DSC1286 A La Esmeralda, les frises sont d’origine et on retrouve poissons et oiseaux. A Arcos Iris, nous ne pouvons pas accéder à la pyramide, on ne peut faire que le pourtour pour voir les bas reliefs. Ici, on peut voir des danseurs de pluie, des formes animales, les frises sont très belles et bien conservées._DSC1308

 

Nous décidons de partir vers Chiclayo avec Béatrice et Hervé…..

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Le Parc HUASCARAN, classé par l’Unesco et le canyon Del Plato

Nous étions au parc les 29, 30 et 31 mai 2018…donc beaucoup de retard dans la publication du blog mais je vais me rattraper!

Le parc Huascaran est situé dans la cordillère blanche et c’est aussi la plus haute chaîne de montagne tropicale de la planète. 

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Nous avons remonté une grande partie de la cordillère des Andes et les paysages étaient souvent magnifiques mais nous avons été surpris par le peu de neige sur des sommets  pourtant à plus de 6000 mètres. 

Ici, la neige est bien présente d’où le nom de cordelière blanche, lui fait face, la cordillère noire qui n’a pas de neige.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Toute la vallée qui longe la cordillère blanche est  à 2700m. En 1970, elle  a subi un tremblement de terre des plus terribles. Les villes de Huaraz, Yungay et Caraz ont été rayées de la carte et il y a eu plus de 90000 morts car suite au tremblement de terre, des coulées de boues et de neige ont détruit ce qui restait debout. Les villes ont été reconstruites sans aucun charme, les champs ressemencés et la vie a repris.

De Yungay, nous prenons la piste pour le parc. Nous payons 120S pour y rester 3 jours. La piste  traverse des petits villages et les champs sont cultivés sur les pentes abruptes des montagnes.

cliquer pour agrandir !

cliquer pour agrandir !

Arrivés dans le parc, des trous d’obus sur la piste nous obligent à rouler au pas, un vrai calvaire. La tôle ondulée, on gère mais des nids de poules ou plutôt d’autruches, c’est pas pareille.

Nous avons le Huascaran  et son glacier qui, du haut de ses 6768m, surplombe le 1er lac, les autres sommets : le Huandoy atteint les 6395m, le Alpamayo, les 5947m. Les paysages sont superbes. 

Pour la petite histoire, le sigle de la Paramount est représenté par le Huascaran….

Nous avons suivi les conseils de Annick et Michel et nous avons campé auprès de la Laguna de Llanganuco au calme, nous étions seuls._DSC1174

Non, 2 lamas ont surveillés le camping-car le temps de notre promenade à la laguna Chinancocha à l’eau émeraude comme souvent les lacs de montagne._DSC1083


Nous avons fait une balade de 5km pour nous mettre en jambes et surtout voir notre résistance car nous sommes tout de même à 3800m._DSC1189

 


_DSC1099 _DSC1191Le lendemain, nous préparons un pique-nique et partons vers la Laguna 69. Nous nous doutons bien que nous n’irons pas jusqu’à la Laguna qui est à plus de 4550m avec un dénivelé de 700m et  8 km de marche aller. C’est le « must » des trecks de la cordillère blanche. On vient ici pour faire des trecks de 1 à 15 jours dans la cordillère.

Le paysage est très beau, nous longeons une petite rivière. Les arbres ont le tronc rouge, ils sont spécifiques à la région. Je vais me renseigner sur le nom…Des cascades dévalent des montagnes._DSC1165

On monte, nous sommes à 4100m. Le souffle commence à manquer. On s’arrête pour pique-niquer puis on décide de redescendre vers la Laguna Llanganuco. _DSC1136 _DSC1138

Nous retrouverons notre bivouac au milieu des vaches et des ânes.

Au retour du parc à Yungay, Thanasinh a droit à une révision : vidange et changement de la pompe essuie-glaces en panne depuis des lustres.

Nous partirons jeudi à Caraz et nous arrêterons au camping « la Gualuape ». Superbe camping : accueil sympathique, camping irréprochable…

Vendredi 1er juin, anniversaire de Gérard !

Nous partons pour le canyon Del Plato. Je vous mets un extrait du Routard :

« Vous pensez avoir tout vu ? Etre gavé de paysages incroyables ? Alors en route pour cette merveille géologique (…) La cordillère Blanca semble vouloir fricoter avec la cordillère Negra. Elles se touchent du bout des lèvres et l’on se demande où va passer la RN3 qui s’engage vers cet obstacle naturel. Alors débutent les gorges patiemment creusées par le temps et les eaux du Rio Santa. Des gorges qui se font de plus en plus profondes tandis que la route s’accroche comme elle peut aux parois abruptes (…) »

Et là, le Routard n’exagère pas : une « single » route avec pas moins de 35 tunnels creusés dans dans la roche, longe le canyon.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les croisements avec les voitures mais surtout avec les bus et minibus (qui sont souvent inconscients) sont périlleux, quelques aménagements permettent tout de même le croisement….

face à face avec un camion.

face à face avec un camion.

Les camions sont plus raisonnables. Dans les tunnels très étroits,  il y en a toujours un qui doit reculer… Les paysages sont grandioses. 

 

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CHAVIN DE HUANTAR, site classé par l’UNESCO

1h30 pour sortir de Lima ! Nous prenons la Panaméricaine mais le temps est toujours gris.

La Panaméricaine est payante mais ici au Pérou, les péages sont peu onéreux 15S  soit 3.75 € pour le camion (ça va nous faire drôle en France) .Au Chili, la Panaméricaine est très chère heureusement nous avons pris le bord de mer …

Arrêt à Barranca pour le bivouac et comme nous y arrivons tôt, nous profitons de la plage et du soleil qui daigne faire une apparition._DSC0952_DSC0944
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Le lendemain, nous décidons d’aller vers la cordillère blanche. On passe par le centre ville de Barranca : les tuc-tucs sont omniprésents dans toutes les villes et la rue est à euxOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous partons pour visiter le site archéologique de Chavin de Huantar  classé par l’UNESCO mais nous devons passer 3 cols : 2 à 4200m et 1 à 4500m. De la rigolade pour Thanasinh qui est maintenant au top de sa forme au bout de presque 60000 km sur les routes, pardon, sur les semblants de routes et sur les pistes sud-américaines.

Les péruviens sont d’excellents agriculteurs et n’hésitent pas à cultiver des champs en montagne et, ici, la terre doit être bonne car les cultures s’élèvent à 3500 voir 4000m. Il est vrai qu’il y a beaucoup d’eau et que beaucoup de canaux de drainage ont été construits.

champs de canne à sucre

champs de canne à sucre

Au début, ce sont des champs de cannes à sucre, de coton puis plus on grimpe, les cultures changent, plus de maïs, de cultures maraîchères. 

piments

piments

Les piments sèchent au soleil : des rouges, jaunes, bruns …Ils sont plus ou moins piquants. Même les plus doux, nous, on les trouve piquants.

Pas de lamas malgré les 4000m d’altitude comme la montagne est verte, ce sont moutons et vaches. Dans les villages, cochons et poulets se partagent le bord des routes.

On commence à voir la cordillère blanche.

Quand aux ravalements des maisons en adobe, ils sont refaits à neufs : c’est une année d’élection et les candidats n’ont pas lésiné : tout est repeint, les maisons, les clôtures, les rochers. Sur fond blanc, on a du bleu, du rouge, du violet selon les partis.

année d'élection

année d’élection

Nous arrivons en fin de journée à Chavin. C’est un village encaissé dans une gorge à 3500m. ON arrive à trouver un bivouac à peu près plat et on se couche : on est fatigué de notre journée de partir du bord de mer et grimper à plus de 4500m c’est dur pour l’organisme et on a plus de mounia. Un cachet et au lit….IMG_9029

Nous partons visiter le site archéologique.

_DSC0991 (1)Ça démarre pas trop bien, on se demande un peu ce qu’on est venu faire ici. Le peu de fouilles est protégé, on ne voit rien. _DSC1004

 

l'obélisque Tello

l’obélisque Tello

 

Bon, ça date de 1200 av.JC mais l’Unesco, en général, protège les sites digne d’intérêt alors on continue la visite et au détour d’un virage, on découvre les pyramides. Face à nous, la pyramide principale qui servait aux dignitaires  et qui domine une énorme place où se déroulaient les cérémonies, sur le côté une pyramide plus petite. Les pyramides était plates peut-être en raison des tremblements de terre.

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D’après les relevés, une autre construction faisait face à la plus petite des pyramide. Un jour, les fouilles permettrons peut-être de la mettre en évidence.

Sur le côté de la pyramide principale, une petite cour ronde, c’était pour les cérémonies « plus intimes » : combats, sacrifices…_DSC1031

Mais le plus intéressant est que l’on peut entrer dans les entrailles de la pyramide principale par une série de couloirs souterrains, d’escaliers avec des marches monumentales car on pénètre par le haut de la construction. Dans ces boyaux, on y a retrouvé le « lanzon », un totem de 5m de haut ! Alors là c’est impressionnant. _DSC1054

non c'est pas le totem, c'est la prochaine photo...

non c’est pas le totem, c’est la prochaine photo…

le vrai totem

le vrai totem

On part pour le musée qui contient les pièces découvertes sur le site mais en sortant, on rencontre un couple canadien-américain et on discute….voyage  et bon plan ! 

Visite du musée. _DSC1065

On repart tranquillement de Chavin. Des voyageurs canadiens, Josée et Joe, rencontrés près du site nous ont conseillé de faire les lagunes et de faire le parc Huascaran. Nous voici partis donc pour Huascaran. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Arrêt au très beau lac de Querococha. Nous achèterons 5 truites pour 10 soles (2,5€) qui se sont avérées délicieuses à un garçon.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

IMG_9020Dimanche, arrêt au marché de Carhuaz. Tout ce vend : viandes (vivantes), légumes, fruits et j’en passe. Nous nous contenterons d’acheter des fruits et des légumes, je ne me vois pas plumer un poulet dans le camion et encore moins de tuer un mignon cochon d’Inde. Ici les cochons d’Inde est un met très apprécié et très raffiné. Ils appellent ça un « cuy » qui se prononce « couille ».

on vend poulets, cochons d'Inde..

on vend poulets, cochons d’Inde..

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Nous avons retrouvé le Pérou authentique avec ses marchés, ses traditions, ses villages.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La ville n’est pas belle mais toute cette vallée a été détruite par un tremblement de terre  en 1970,avec des coulées de neige et de boues, il y a eu plus de 90 000 morts. Toutes les villes de la vallée ont été reconstruites mais non aucun charme.

5km plus loin, il est 10h, appel de phare : un camion français  et un 4×4 en plus! Michel et Annick, on discute, on discute, on déjeunera dans un resto….et on se quittera  à 4h. Michel et Annick redescendent sur la Bolivie puis l’Argentine, retour en France prévu pour début août. On n’a pas de chance, à chaque fois que l’on rencontre des français en 4×4 avec qui on pourrait aller s’amuser sur les pistes, on ne part pas dans la même direction….

On repart donc pour la cordillère blanche, seuls……. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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TAMBO COLORADO, cité inca et PACHACAMAC, sanctuaire Wari

Nous passons vite la ville de Pisco, les abords sont sales, la ville peu engageante. Nous nous arrêtons juste acheter du pain et nous filons.

Nous partons vers Tambo Colorado ou l’enceinte rousse. Le gardien du site nous accueille et nous fait le guide. On sort le drone, pour une fois que le gardien nous donne son accord, nous avons un problème de mise à jour. Pas possible de s’en servir et pas de réseau pour faire la mise à jour ! 

C’est sur un emplacement des Wari 

vestiges Wari

vestiges Wari

que Pachacutec, l’Inca crée ce complexe politique, administratif et militaire près de la côte. Construit sur les bords du fleuve Pisco, il est sur le « camino Inca » qui reliait Tambo Colorado à Huaytara et à Cuzco.

On reconnait la construction Inca en raison des niches, fenêtres et portes de forme trapézoïdale.

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Ici les murs sont en odobe et étaient recouverts d’un enduit peint en rouge et jaune. Bien entendu, les couleurs étaient minérales.

reste de peinture

reste de peinture

Les dignitaires étaient hébergés sur la partie supérieure alors que le peuple et l’armée se trouvaient en bas avec les entrepôts face à une montagne d’où le Dieu Soleil était vénéré. D’ailleurs, un temple a été construit face à une immense esplanade, elle aussi en forme de trapèze. 

face à la cité, la montagne

face à la cité, la montagne

 

couloirs étroits

couloirs étroits

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la place en forme de trapèze

la place en forme de trapèze

Nous dormirons le soir sur la paya Asia avant de repartir le lendemain sur Lima !

Nous sommes sur la Panaméricaine, la circulation devient plus dense, les contrôles de police aussi mais en lisant nos plaques, nous ne sommes pas contrôlés et l’on nous souhaite la bienvenue. Ce matin, le « grua » est revenu. Tout est gris et triste mais il ne fait pas froid, c’est déjà ça. De toute façon, Lima a la réputation d’être dans le brouillard la moitié de l’année. Les élevages de poulet ont pris d’assaut les plages et quand il n’y a pas de poulets ce sont des résidences haut de gamme clôturées et fermées.

Nous voici à 35 km de Lima à Pachacamac.

Pachacamac est un site archéologique important. Avant la conquête par les espagnols, c’était l’un des sanctuaires le plus important de la côte péruvienne.

A l’entrée, on nous remet une petite documentation en français. Je pourrai donc vous donner quelques détails car ici les guides ne parlent que espagnol ou anglais et ils sont bien occupés avec des cars d’écoliers venus visiter le site.

Le Dieu Pachacamac était redouté : il pouvait déclencher des tremblements de terre et autres cataclysmes. Les premières occupations datent de 200 av.JC et c’est la culture Lima en premier qui s’est établie (on la connaissait pas encore celle-là) puis ce furent les Wari (ce sont de vieilles connaissances) puis enfin la période pré-inca puis inca.

Ce sont les Incas qui édifièrent le temple du soleil et l’Acllawasi (la maison des « femmes choisies »)

On commencera par le très beau musée

_DSC0821 puis en voiture, nous circulons dans le site. Il est tellement grand que les voitures sont acceptés. _DSC0896_DSC0834

Nous commencerons par les pyramides à rampe de la période Wari,_DSC0837_DSC0844

le camino inca N.S

le camino inca N.S

nous passerons devant la casa de Los quipus, c’était la comptabilité, elle se faisait avec des cordes et les noeuds étaient différents un peu comme le système chinois._DSC0850_DSC0851

Ou s'arrête les ruines Inca et ou commencent celles du 20èmeS

Ou s’arrête les ruines Inca et ou commencent celles du 20èmeS

Le vieux temple n’est pas encore remonté, les archéologues travaillent sur le « temple peint » ._DSC0870

La, on laissera le camion et nous irons jusqu’au temple du soleil. Une sacrée grimpette mais la-haut, une vue magnifique sur la côte. Nous ferons le tour du temple du Soleil

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Ouf, on est arrivé….

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Vues du temple du soleil

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Nous terminons la visite par l’Acllawasi qui est bien restauré et on se rend bien compte de l’importance du site à l’époque Inca. C’était le bâtiment réservé aux futures prétresses et aux futures femmes de dignitaires._DSC0875_DSC0877_DSC0859

Le site est toujours en travaux mais vu la grandeur et le travail de fourmi, les archéologues ont de beaux jours devant eux….

Il est l’heure de repartir si nous voulons arriver à Lima pas trop tard. Nous avons une adresse pour le gardiennage de Thanasinh pendant notre retour en France. 

Nous sommes dans les quartiers sud de Lima dans Miraflores, une circulation démentielle avec des chauffeurs de taxi et de bus fous. Klaxons, queues de poisson, ici c’est la guère d’empoigne. Enfin, on arrive au « Hitchhikers Backparkers Hostel qui est un hôtel pour les routards en sacs à dos avec 4 emplacements pour les camping-cars de passage. Comme on est un peu imposant, on a un peu peur qu’il ne nous prenne pas. 

Ouf, personne, pas de voiture, pas de camping-car, la cour est à nous. On demande de rester pour 2 nuits, c’est OK et pour le gardiennage ? Un peu cher mais pas de transfert avion, on est pas loin de l’aéroport donc des frais d’hôtels ou de taxi en moins tout compte fait…. Ce sera bien !

 

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Les dunes de Huacachina et la réserve de Paracas

Nous sommes à quelques kilomètres de Ica, au lagoon Huacahina. Un tout petit lac niché au milieu de très belles dunes de sable attire immanquablement les touristes.

_DSC0504Touristes sud-américains pour la plupart. On vient à Huacachina pour faire du surf,

_DSC0563pour faire du buggy

_DSC0515 ou du parapente dans les dunes, c’est la destination touristique…._DSC0525Elles sont si belles ces dunes, on a l’impression d’avoir changer de continent et d’être en plein Sahara ! _DSC0536

Le coin est si petit que pour trouver une place pour se garer est mission impossible, nous allons donc au camping mais quel camping !

Un 4* norme européenne ! C’est propre, c’est nickel, c’est agréable et bien aménagé, nous ne sommes guère habitués en Amérique du Sud d’avoir ce niveau d’exigence de la part d’un responsable de camping. _DSC0478_DSC0493

Nous resterons 2 jours : piscine, balade dans les dunes en buggy le soir au coucher du soleil,

_DSC0532_DSC0581_DSC0590 tour du lac bref 2 journées à glander au soleil car il fait chaud même si les nuits restent fraîche mais nous sommes bientôt en hiver…_DSC0511

Dimanche matin, nous nous arrêtons à Ica dans une grande surface faire le plein de course. Nous avons l’impression d’être en Europe ou aux USA. Sur toute cette côte péruvienne, nous sommes loin des traditions de l’Altiplano. 

La route est comme trop souvent le dépotoir des péruviens. Les villes sont propres mais aussitôt qu’on sort des villes, c’est la « cata » pourtant des panneaux appellent au civisme des gens mais…

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Comme on est sur la « ruta del Pisco », on s’arrête à la « bodega » El Catador.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Visite en français pour nous expliquer que 4 cépages de raisins sont récoltés pour faire du Pisco. Le raisin est vendangé en février-mars. Le foulage se fait encore à la presse et aux pieds.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Le jus récolté est passé dans l’alambic : il faut 4 litres de vin pour faire un litre de Pisco.

l'alambic est chauffé au bois puis l'alcool est refroidi...

l’alambic est chauffé au bois puis l’alcool est refroidi…

...et coule Pisco

…et coule Pisco

Le tout est mis à fermenter dans des jarres appelées « pisko » d’où le nom de Pisco. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ne demandez pas à un Péruvien si le Pisco est chilien ou péruvien ! Il vous répondra que c’est la seule bonne chose qu’on apporté les espagnols : les ceps de vignes  et que depuis, le Pisco est fait au Pérou. Les chiliens en feraient une pâle imitation mais ça ressemble plus à la grappa qu’à du vrai Pisco…

Tiens, je vous mets la photo d’un avocatier car vous ne connaissez peut-être pas et en prime l’arbre aux noix de cajou. Au Chili, les avocats sont délicieux, ici aussi, mais en plus, ils sont énormes.

l'avocatier

l’avocatier

des avocats

des avocats

noix de cajou

noix de cajou

Une dégustation de Pisco a lieu après la visite. Avec tout ça, on a préféré déjeuner d’un « chincheron del pescado »  avant de repartir pour Paracas. 

Dégustation de Pisco

Dégustation de Pisco

Nous arrivons en milieu d’après-midi à la réserve de Paracas. Elle fait 350 000km2 et c’est désertique. Nous laissons notre obole au centre de visiteurs qui par ailleurs à une très belle exposition et nous allons au musée Tello qui conserve des vestiges découverts sur la réserve des tribus Paracas (période pré-incas) par ailleurs très interessante. Je vous mets par de photos car vous allez dire : encore des crânes trépassés, des momies, des vases…

Par contre du mirador, on aperçoit des flamands et quantité d’oiseaux. Dommage, nous avons le soleil en face ! les photos sont pas extras

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Puis nous prenons les routes ensablées pour voir la côte qui est superbe.

Notre bivouac : la playa roja

Notre bivouac : la playa roja

et encore un coucher de soleil...

et encore un coucher de soleil…

Le soir, ce sera  poissons pour notre dîner, sympa !

_DSC0612Beaucoup d’oiseaux, des plages immaculées, des falaises ocres, des collines rouges. C’est beau, très beau. _DSC0635

Gérard fantasme : il a l'impression de voir des meringues, il est en manque ...

Gérard fantasme : il a l’impression de voir des meringues, il est en manque …

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Nous y resterons 2 jours…..

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La « cathédrale » était rattachée à la falaise par un arche détruit par le dernier tremblement de terre. Des pélicans, des Yecos et des cormorans ont trouvé leur refuge._DSC0663_DSC0664

Nous déjeunerons à la plaça Mina et profiterons des pélicansVersion 2_DSC0704

envol de pélicans

envol de pélicans

Version 2

 

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Le mystère des lignes de NAZCA, patrimoine mondial de l’UNESCO

Nous sommes allés à l’aérodrome de Nazca pour réserver notre vol. Il y a quelques 10 compagnies qui ont l’autorisation de vol au-dessus des lignes. Comme c’est la saison basse, Gérard négocie le prix du vol et nous embarquons à 10h30._DSC0377

Les lignes de Nazca reste un mystère pour les archéologues. Ils ont datés entre 193 ans av. JC et 648 ap. JC. Certains y voient un calendrier astronomique d’autres, des chemins sacrés et même certains ont avancés la théorie des extraterrestres.

Il y’a plusieurs types de géogyphe : figues géométrique, zoomorphes, et phytomorphes (plantes). Les géoglyphes sont aussi bien conservés en raison du  climat sec et aride de la région. Ils étaient répartis sur plus de 500km2 et seraient plus d’une centaine.

On peut voir l’astronaute, le triangle , le singe, le condor, le colibri,  arbre, le perroquet, le serpent._DSC0439

C’est la Panaméricaine qui coupe en deux le lézard !

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ça c’est un arbre et des mains

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Vous avez sans doute reconnu une araignée.

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Et là, le colibri

Le film vous fera découvrir un peu de notre vol et les principaux géoglyphes.

Sur le retour, nous avons survolé ces drôles de cercles ce sont  des spirales qui permettaient le nettoyage des aqueducs souterrains. En effet, lorsque le Rio s’est asséché et faisant face à une croissance du désert, les Nazca ont construit nombres de canaux et d’aqueducs destinés  à l’irrigation des champs. Les Nazcas ont employés l’eau souterraine puisque l’eau de pluie manquait._DSC0457

 

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LES MOMIES DE CHAUCHILLA et la PYRAMIDE DE CAHUACHI

Lundi soir, nous avons retrouvé le bord de mer. Nous sommes déjà le 14 mai dans un mois nous serons de retour en France.

Nous avons dormi à Camana, une station balnéaire fermée en cette saison et nous retrouvons Carine et Didier et leurs enfants à 2km de notre bivouac. Nous avons besoin d’eau l’un et l’autre et c’est la police qui nous ouvre leur robinet.

bord de mer avec de très belles villas

bord de mer avec de très belles villas

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La ville se trouve 5km plus loin. Nous y faisons quelques courses. Ici fini les supermarchés, on retrouve les marchés mais aussi des fruits et des légumes. 

Nous mangeons au restaurant …des lasagnes et oui ça peut arriver mais c’est rare et on apprécie.

Nous voici à longer le bord de mer.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA


Les côtes sont toujours aussi arides, ponctuées d’oasis. Les péruviens savent bien maitrisé l’eau et aussitôt, ils plantent et cultivent.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On voit des oliveraies qui arrivent même à pousser dans le sable. Dans les alluvions des rios, on cultive oignons, piments, blé et maïs.

huile d'olives, olives vertes et noires....

huile d’olives, olives vertes et noires….

l'oliveraie

l’oliveraie

. A 20km au sud de Nazca,  il y a la nécropole de Chauchilla. C’est un cimetière Nazca. Quelques 12 tombes ont été restaurées et les momies dorment pour l’éternité au soleil et au vent.

Ne croyez pas que nous sommes obsédés par les momies ! et nous ne sommes pas du tout morbide non plus…

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Nous commençons à être un peu moins ignorant sur les différentes civilisations de la côte péruvienne. A l’école, on nous avait bien parlé des Incas mais pas plus. Mais avant les Incas (de 1400 à 1532), il y a eu les Wari (de 600 ans à 1200 ap. JC),  les  Nascas (de 100 à 600 ans av. JC) et encore avant les Paracas (1000 ans av. JC) et les Chavin de Huantar (la période céramique de 1800 ans av. JC). Mais comme l’écriture n’était pas connue de ses cultures, il ne reste que des témoignages archéologique : poteries, tissus….

Il ne reste que 12 tombées, le reste du cimetière a été pillé de ses objets de valeur pendant la période coloniale.  Des auvents en paille ont été aménagés au-dessus des tombeaux pour les protéger et des pare-vent en odobe (briques fait de mélange de terre séchées au soleil)  ont été construit pour les protéger du vent chaud du désert._DSC0298

C’est tout simplement surprenant et impressionnant. Des momies, des os, des urnes, des assiettes et coupes sont au fond des tombes. _DSC0269_DSC0272Les tombes étaient creusées dans la terre et les parois sont en adobe. Certaines momies ont encore leur cheveux qui font pour certaine plus de 2m de long. Des enfants sont emmaillotés, on voit encore des lambeaux de tissus. Toutes sont  assises et regardent à l’est. Ce sont les personnages les plus importants, des dignitaires qui étaient enterrés avec leurs richesse._DSC0273_DSC0272

Nous n’avons pas eu peur sachant qu’ils étaient là depuis plusieurs centaines d’années, nous avons dormi sur place….et bien dormi. 

notre bivouac du soir

notre bivouac du soir

Tiens, ce matin, un car de touristes : des français et le mieux des « presque » voisins. Un couple qui a de la famille  que nous connaissons à Solterre et à Corquilleroy. Le monde est petit…Le Pérou est un pays qui devient très touristique et l’on rencontre beaucoup de cars de touristes. 

LA PYRAMIDE DE CAHUACHI

Après une piste en mauvais état de 16km

se dresse au loin la pyramide de Cahuachi qui était en centre de cérémonie pendant la période Paracas-Nasca soit du Vème S av. JC_DSC0319

C’est un ensemble de pyramide qui depuis 30 ans font l’objet de fouilles importantes. Des sacrifices de lamas, des offrandes de végétaux, de poissons et même des trophées ont été retrouvés. La plus grande pyramide a une base de 100m de long et une hauteur de 20m. _DSC0329_DSC0338

Des fouilles sont encore en cours

Des fouilles sont encore en cours

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Demain matin, nous avons un vol à 10h30 pour voir les lignes de Nazca….