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Le Paso PEHUENCHE, ARGENTINE – CHILI

Nous repartons de notre bivouac dans la montagne pour Chos Malal. Quelques courses et nous reprenons la ruta 40.

Nous passons devant le volcan Tromen….

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Les paysages sont désertiques, les montagnes sont pelées, pas grand chose y poussent juste de quoi nourrir des chèvres. C’est d’ailleurs la spécialité culinaire de  Chos Malal ._DSC8627

Pendant une soixantaine de kilomètres, nous traversons le parc                       Ces sont plus de 700 cônes volcaniques mais je vous avais fait déjà un article il y a 15 mois. _DSC8606_DSC8603

Nous avons 2 options d’itinéraires :

  • Mendoza puis passer la frontière au paso Sistema et aller à Santiago et Valparaiso puis revenir et continuer vers San Juan et faire les parcs
  • Passer par le paso Pehuenche, aller à Santiago et Valparaiso et repasser la frontière pour aller sur Mendoza par le paso Sistema

La 2ème solution nous plait davantage car nous faisons 2 cols différents pour le passage des frontières mais on ne sait pas si le paso Pehuenche est encore ouvert.

Arrivé à Bardas Blanca, à la bifurcation du paso Pehenche, il y a un poste de police et nous leur demandons les renseignements.
Aujourd’hui, dimanche, la douane est fermée mais demain ce sera ouvert de 8h à 18h. C’est un petit passage de frontière qui ferme l’hiver mais comme il n’y a pas encore de neige, c’est ouvert. _DSC8656

Clignotant à gauche, nous voilà parti pour le paso Peuhuenche               .

notre bivouac

notre bivouac

Nous nous arrêterons avant la frontière pour cuisiner : pas de produits frais au Chili et pour dormir. Gérard taquinera encore la truite._DSC8651

Paysages superbes, la frontière est à 2500m et il a neigé il y a 2 jours mais avec le soleil, tout a fondu. _DSC8640

 

 

_DSC8636La douane argentine se fait en 10mn chrono et la chilienne en 1/2h. Le contrôle sanitaire est fait rapidement et comme tout était cuisiné, tout était OK sauf une gousse d’ail oublié dans le tiroir !

Juste après la frontière un super lac …._DSC8646

Lorsque nous redescendons dans la vallée, les paysages changent, les montagnes sont de nouveau revêtues de forêts._DSC8660

Et oui, le Chili reçoit toutes les précipitations et la Cordlière fait barrage.

Demain, route pour Santiago du Chili……

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LOS CERRILLOS

 

Nous continuons sur la ruta 40 et nous voici à Chos Malal, ce samedi 31 mars.

_DSC8584Quelques courses, un petit bonjour aux parents de Nico puis nous partons pour Manzano Amarigo. La route est maintenant goudronnée jusqu’à Los Avejas et nous n’avons plus que 35km de ripio et du bon !

C’est la transhumance, les troupeaux redescendent des montagnes : beaucoup de moutons, des milliers de chèvres et des vaches._DSC8422

_DSC8430Arrêt au bord du Rio Neuquen, Gérard va taquiner la truite. Le soir, nous sommes invités chez Victor pour un asado. Victor est guide de pêche à Manzano et  avait initié Gérard à la pêche à la mouche, il y a 16 mois avec Nico.

.Chez les argentins, l’asado, c’est dans les gênes : un bon feu de bois  et l’on fait  cuire la viande uniquement sur la braise : du mouton, du chevreau, du boeuf mais aussi des saucisses enfin tout ce qui ce cuit et ce mange. Mais attention, ce n’est pas comme le barbecue à gaz, pour faire un asado, on commence à faire le feu minimum 3h avant.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est aussi très festif, ce sont la famille, les amis qui sont conviés. On y mange 1 livre de viande par personne minimum  ! Les argentins n’aiment ni le poisson, ni les légumes.

On passe une bonne soirée au coin du feu. Victor sort la guitare et ce sont les chants traditionnels qui résonnent dans la nuit.

Nous partons pour Los Cerrillos à 1950m. Pas moins de 2h de piste et 22 gués à passer. Pas besoin de grand discours, je vous laisse regarder la vidéo pour admirer ces paysages sublimes. Nous sommes seuls au lac face au volcan Domuyo qui culmine à 4700m.

Ne désespérez pas, la vidéo charge…..un peu de patience….

Pour terminer, le coucher de soleil  sur le lac et comme d’habitude, Thanasinh devient gardien de chèvre pour la nuit._DSC8523

Le lendemain matin, Gérard retourne pêcher quand arrivent 2 personnes. C’est le garde-pêche avec un ami, Juan et Willy, qui gentiment montre à Gérard ses erreurs et lui donne des conseils.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Le soir, ils vont pêcher ensemble et nous sommes invités à un ….asado.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAu fait, notre invité surprise s’appelle un tucotuco….._DSC8442

_DSC8471Nous repartons après 2 jours au Los Cerrillos à Manzano. Là, c’est le 2ème lac, il y en a 4. Il y a de quoi pêcher et rêver…

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Nous y retrouvons Nico et Vanessa. Pendant 3 jours, pêche…asado…nous terminons dans la vallée du Rio Renileuvu  samedi mais malgré le soleil, nous avons le vent patagonien qui se rappelle à nous.

Au fait, je ne vous ai pas donné le score de Gérard pour la pêche : une petite vingtaine de truites ! C’est pas beau ça ! Pas de grosse, pas de record mais….OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pas de photo, il est toujours loin dans les rios mais normalement Nico en a pris et doit me l’envoyer. A suivre.

Vanessa nous a averti que vendredi, il y a eu une alerte orange : le volcan chilien, le Chilian,  commence à cracher et il est seulement à 50km à vol d’oiseau de Manzano. Vanessa est institutrice et à l’école, on est venu expliquer les situations en cas d’urgence pour les hommes mais aussi pour les animaux. Quand à aujourd’hui aux actualités, il y a eu un tremblement de terre dans la région de La Serena….

Vous nous pardonnerez d’être en retard sur le blog mais nos bivouacs sont rarement raccordés à Internet. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi !

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LE PASO PINO HACHADO Chili-Argentine

 

Lundi 26 mars : Le réveil au pied du volcan Orsono est brutal : il fait gris, la pluie n’est pas bien loin.  Nous sommes sur la plage de Las Cascadas, une plage de sable noire volcanique. Mais avec le mauvais temps, on ne voit même plus les volcans et les montagnes.  Nous continuons notre tour du lac Llanquihue avec une pose brumeuse à Puerto Octay.

Nous prenons la route vers Orsono. Nous faisons le plein d’essence et le pompiste nous dit d’aller voir la côte pacifique qui est seulement à 50km et qui serait magnifique. Pourquoi pas, même les guides disent que c’est encore un endroit très nature. Peut-être que le temps s’améliorera en bord de mer.

Nous arrivons à Bahia Mansa et Maicopué. Le temps est toujours gris avec beaucoup de vent. Cette région est une réserve Mapuche et tournée vers l’éco-tourisme !!!!!!

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Dans la baie de Bahia Mansa, des dauphins sont tout près de la côte qui par ailleurs est très belle._DSC8313

Bon pour l’éco-tourisme et la préservation, on a pas les mêmes idées. _DSC8333_DSC8274Pucatrihue est un amoncellement de cabanes en bois, fermées, car la saison est finie. C’est une ville fantôme.

_DSC8336 Quelques vieux pêcheurs fument ça et là et nous regardent tout étonné de voir des touristes et français en plus. _DSC8339

_DSC8331Nous ne resterons pas et reprenons  la route en direction de la région des lacs appelée « la Araucania » sous la pluie. C’est aussi une région couverte de forêts, de prairies et de lacs et aussi la région des indiens Mapuches.

Nous prenons la direction du lac Villarrica. Au « tourism Information », on nous conseille de profiter des faveurs des volcans : les « agas calentes »  Il fait gris mais nous nous décidons pour aller aux « termes geomatricas », les plus belles parait-il.

 

Nous dormirons au Lac Calafaquen au ciel gris, aux eaux noires et sable volcanique mais pas si froide que ça. Des gens viennent se baigner….._DSC8366

mais le lendemain grand soleil.

A Conaripe, nous avons pris une piste qui nous amène aux thermes. Nous sommes dans le parc naturel de Villarrica. Le temps est beau, le soleil bien présent. En fait de thermes, il y a un grand bâtiment en bois et verre qui sert de caisse, de bar et une cheminée réchauffe les clients puis on découvre un canyon étroit où sont aménagés des piscines naturelles en schistes, 18 au total. Une passerelle en bois nous permet de passer d’une piscine à l’autre sur un petit kilomètre. La température des piscines varie entre 36 et 43°.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne cascade d’eau fraiche permet de rafraîchir l’eau bouillante des volcans.

OLYMPUS DIGITAL CAMERANous sommes au pied des volcans Villarica et Quetrupillan.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA L’endroit est féerique et calme. La vapeur d’eau adoucit le tranchant des roches. La végétation est luxuriante.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Nous passerons une bonne partie de la journée entre les piscines et nous ressortons tout ramolli.

En repassant à Villarrica, on reprend une photo du lac avec le volcan et surtout avec le soleil. C’est tout de même plus joli._DSC8394

On regagne la Panamérica en fait c’est devenu l’autoroute payante qui traverse le Chili  du sud au nord pour tourner vers la Sierra Nevada et le Paso Pino Hachado qui est la frontière entre le Chili et l’Argentine. La route est belle. Nous avons du soleil et gagné en température, nous avons remis nos tenues « camping-car » : bermuda et tee-shirt.

A Malalcahuello, nous décidons d’éviter le tunnel de Las Raices et de prendre la piste qui se révèle en excellent état pour profiter du paysage. Des forêts d’araucanias sur les pentes des montagnes et un monde fou sur cette piste : des gens ramassent des sacs entiers de ….on ne sait pas.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Arrivés au col, on s’arrête devant un petit stand tenu par une mamie mapuche qui nous renseigne : c’est l’automne et la saison du ramassage des « pinonèdes ».OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERACe sont les fruits des araucanias et, autrefois l’élément de base de la nourriture mapuche. D’ailleurs, seuls les mapuches ont l’autorisation de les ramasser. Ils en font de la farine et les mangent chaud. Ça a le goût des marrons. On en achète un sachet et du pain cuit au feu de bois.

Nous sommes à la frontière, comme nous sortons du Chili, les formalités sont rapides. 15km, plus loin, c’est la frontière argentine et là aussi, c’est vite fait.

Nous sommes passés de l’autre côté de la cordillère et les forets d’araucanias ont disparu, nous voici de nouveau devant les montagnes pelées et l’immensité des paysages argentins.

Nous dormirons peu après la frontière lorsque nous sommes rejoints dans notre bivouac par un troupeau de chèvres, moutons, chevaux qui font la transhumance.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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L’île de CHILOE et ses églises, patrimoine de l’UNESCO

Nous quittons Puerto Montt pour Pargua après avoir fait quelques courses et trouver un ….poulet rôti ! Ce doit être le tout premier que nous trouvons (à part au Brésil) et nous avons l’impression d’avoir trouvé du caviar.

Nous embarquons sur un ferry pour l’île de Chiloë avec le soleil.

_DSC7768Longue de 200km et large de 50km, on vient à Chiloë, non pas pour le climat : il pleut entre 2,5 m et 4m de précipitations dans l’année (plus qu’en Bretagne, et de loin). Le ton est donné, ce sont les parapluies et les K-ways qu’il faut sortir, la crème solaire ce sera pour plus tard.

Chiloë a un patrimoine exceptionnel de quelques 150 églises et chapelles en bois dont 16 sont classés par l’UNESCO, patrimoine mondiale.

Les habitants vivent essentiellement du saumon : des fermes énormes exploitent les rivages et ce sont des balais de semi-remorques qui apportent la nourriture des saumons soit des sacs de granulés.

Autrefois, l’industrie du bois, des pommes, des pommes de terre et le ramassage des algues complétaient le revenu des pêcheurs maintenant, c’est le tourisme.

Les algues sèchent dans la rue

Les algues sèchent dans la rue

Le 1er soir, nous dormirons sur les falaises de Ancud. Le paysage est grandiose mais en fin de soirée, la pluie se rappelle à nous._DSC7783_DSC7780

Samedi matin, grand soleil, nous partons pour la capitale de l’île, Castro mais avant nous nous arrêtons au petit marché aux poissons d’Ancud pour acheter des oursins. _DSC7797

L’île est verdoyante et vallonnée. Parfois, les côtes peuvent être à 15 voir 20% et les descentes aussi raides. Heureusement, ce sont sur des courtes distances. L’habitation est en bois. Sur des pilotis de 50cm sont construites, en ossature bois, les maisons puis en finition, elles sont bardées en clins de bois ou en contreplaqué puis le tout pour mieux résister aux intempéries sont recouvert de tôles. Dans les anciennes habitations, pas d’isolation et peu dans les nouvelles. La construction sur pilotis est réalisée pour éviter les remontées d’humidité. Gérard, lui, est étonné de voir l’épaisseur de l’ossature, en 6×4 ! On ne s’étonne plus quand qu’à de tremblements de terre ou de tsunami, il y est autant de dégâts : de vrais châteaux de cartes.

Castro est une ville typique qui a conservé des maisons sur pilotis le long de ses côtes : on les appelle des pilafitos. Pas de chance, c’est marée basse. _DSC7806

Nous passerons à plusieurs reprises mais la mer ou monte ou descend mais …_DSC7854

A marée haute, les bateaux viennent directement s’amarrer à l’habitation.

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Pas de « lanches » pour la visite, l’été est fini.

Nous voulons visiter la cathédrale qui sera fermée, elle  n’ouvre qu’à 15h30  alors nous allons à 6km voir l’église de Nercon, église classée mais fermée. Nous patientons mais au bout d’une bonne 1/2h nous allons voir la dame du cathé dans la salle paroissiale et elle nous appelle le gardien.  Les horaires, c’est olé-olé !_DSC7811

Visite de l’église et nous avons même le droit d’aller visiter la charpente. _DSC7824_DSC7836

Dans l’église, un panneau demande de laisser 1US$ pour l’entretien de l’église.

Retour à la cathédrale de Castro. De prime abord, on est un peu étonné, la cathédrale est en tôle jaune avec des clochers bleus violets. _DSC7898

Lorsque l’on rentre dans la cathédrale : wouah, elle est magnifique et ça sent bon le bois de cyprès. Une petite merveille…._DSC7875_DSC7889

Dans l’après-midi, nous profiterons de cette belle journée ensoleillée pour aller voir l’église de Vilupulli situé en bord de mer mais fermée (comme beaucoup d’autres)_DSC7931

puis Chonchi. Nous dormirons à Chonchi face à la baie. La dame de la « rosticeria » de la supérette à côté de notre bivouac nous prépare des frites que nous mangerons avec le reste de notre poulet rôti. Un délice ! Vous voyez, on est vraiment pas difficile. _DSC7950_DSC7955_DSC7986

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notre bivouac

notre bivouac

Dimanche matin, toujours grand soleil et oui !

Nous partons pour l’église de Rihan, aujourd’hui ce sont les Rameaux et nous verrons le curé faire 3 messes dans 3 églises différentes.

_DSC8021_DSC8023 Ici, ce sont les curés qui vont vers les paroissiens et pas comme chez nous, on préfère fermer les églises. Nous prendrons les « caminos de costenera », les chemins côtiers et nous avons des vues superbes sur les Andes. _DSC8125_DSC8041

C’est l’automne, les hortensias sont encore en fleurs mais les fushias commencent à faner.

Direction Dalcahue.

La même architecture se retrouve dans ces églises toutes construites au XVIIIème par les Jésuites. _DSC8058

Nous arrivons à la fin de la messe et une vingtaine de personnes s’activent au ménage.

Après la visite de l’église, nous irons au marché artisanal et aux poissons. Les saumons sont énormes entre 5 et 7kg nettement plus gros qu’à Puerto Montt, ils doivent en manger des granulés ce qui posent d’ailleurs des problèmes environnementaux. Le Chili est le 2ème exportateur de saumon après la Norvège. Ce sont les américains, japonais et brésiliens leurs principaux clients.

la "coccina" du marché aux poissons

la « coccina » du marché aux poissons

Dans l’après-midi, nous retrouverons notre curé à la messe du Tenaun puis nous irons à Colo mais là, l’église était fermée. _DSC8102

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_DSC8139Nous avons notre compte d’églises pour le week-end alors nous allons à l’île d’Aucar où nous pourrons admirer des oiseaux. L’île est reliée à Chiloë par une passerelle en bois. Ce sera aussi notre bivouac pour le soir.

L'île d'Aucar

L’île d’Aucar

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Et lundi, toujours le soleil. On ne pourra pas nous dire qu’il pleut à Chiloë, nous avons passé ces 3 jours avec le soleil.

Nous n’irons pas voir les pingouins, ils ont fait leur migration et hier, une motarde suisse n’en a vu qu’un seul.

Nous repartons dans l’après-midi pour Puerto Montt récupérer le groupe électrogène mais pas de chance, le réparateur n’a pas la pièce défectueuse ! Nous aurions du rester sur Chiloë… Nous dormirons au lac de Llarenque à Los Cascadas au pied du volcan Orsono_DSC8253_DSC8271

Aie , ce matin il fait gris et il a plu cette nuit….

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Les fjords de Patagonie : de Puerto Natales à Puerto Montt

Lundi soir, nous laissons Thanasinh sur le parking de Navimag après avoir fait encore des papiers administratifs au près des douanes. Des papiers, des tampons et encore des tampons. Pourtant on ne quitte pas le Chili puisque l’on part de Puerto Natales pour Puerto Montt et que l’on reste dans les eaux chiliennes. Mais c’est l’administration, ça veut tout dire….IMG_8708

Nous embarquons vers 22h et le camion comme le reste de la cargaison seront montés à bord dans la nuit par le personnel de Navimag qui garde les clés des véhicules : camions, voitures, motos.

Nous partons pour 4 jours et 3 nuits.

Le ferry mesure  124 m de long et  25m de largeur.  Il est de 1978 et a été construit à Marseille. Confort d’un ferry c’est à dire pas grand chose…..et pourtant nous avons pris une cabine individuelle avec salle d’eau mais le chauffage pour cette 1ère nuit est en option : les moteurs n’étant pas en plein régime puisque l’on part seulement le mardi matin à 6h, pas de chauffage  mais ça, on ne le savait pas….. et dehors, il ne fait que quelques degrés.

Pas de  gros et chaud pyjama Bunny, on sait geler tout la nuit même avec les chaussettes, Bilan : je tousse, je tousse, je tousse…OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Lever du soleil sur le canal de Kirke. Nous passons Angostura White, canal Union, canal Sarmiento.

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Comme d’habitude, cliquer sur la photo pour l’agrandir !

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La 1ère journée est féérique : nous passons d’un canal à l’autre, entre les îles et longeons les Andes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERALes sommets sont enneigés et les glaciers somptueux, le passage le long du « campo de Hielo Sur » est particulièrement beau._DSC7567_DSC7578

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OLYMPUS DIGITAL CAMERAEn plus, sur le bateau, il y a pas mal de voyageurs français et nous avons tous sympathisé. Nous passons d’agréables moments entre les anecdotes de chacun. Ne pas oublier Ruido, l’italien….de Naples et Bernard. Certains sont en vélo, d’autres en voitures, motos, bus.

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Au petit matin du 2ème jour, nous passons devant Puerto Eden mais le temps a changé : il fait gris, froid, brumeux, et il pleut.

_DSC7667Changement de décor radical et ce pour la journée. Puerto Eden est un petit port au milieu des fjords uniquement ravitaillé par bateau, pas de route…..Toute la matinée, nous passerons dans des passages étroits entre les îlots, le capitaine et ses seconds sont sur la passerelle. Nous y sommes invités mais pas de bruit…OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Vers 15h, le capitaine nous a prévenu que, nous passerons le golfe de Penas, et là, ce sera la mer ou du moins le Pacifique et ça devrait bouger. _DSC7673

Nous sommes à la liaison des plaques techtoniques et ici, les creux peuvent être impressionnants et la mer vite démontée.

En prévention, il est préférable de prendre des cachets. Le soir, nous étions juste une petite vingtaine au repas du soir sur une centaine de passagers et encore l

Au 3ème jour, nous avons retrouvé les canaux et c’est plus calme. Les passagers ont retrouvés des couleurs : il y a plus de monde au déjeuner. Nous sommes désespérés : pas de baleines, quelques dauphins et oiseaux. Enfin, en fin d’après-midi, des baleines sont signalées mais….loin, très loin. On est franchement déçu.  C’est ici que l’on voit à grande échelle les fermes d’élevage du saumon chilien. Le Chili est le 2ème exportateur mondial de saumon après la Norvège. Les pays importateurs du saumon chilien sont les U.S.A., le Japon et le Brésil. Tout l’économie de Puerto Montt et de sa région tourne est basée sur le saumon et la pêche.

Dans la journée, des conférences en anglais et espagnol sur la faune et les fjords : ça nous occupe…. Puis les repas, alors là franchement, Navimag fait dans l’économie : nourriture roberative  mais peu qualitative mais ça nourrit son monde. Surtout que vu le nombre de malade, les économies sur la nourriture sont substantielles.

Bref, nous arrivons vendredi matin à Puerto Montt avec un bilan mitigé.  Traversée chère, très chère pour les prestations proposées, très beau la 1ère journée, banal les autres jours.

Et cerise sur le gâteau,  nous avons débarqué à 8h30 mais les véhicules ont été bloqués plus de 2h : des clés étaient égarées, perdues ….

On se rend au marché aux poissons de Puerto Monqtt à Angelmo. Devenu touristique, la rue est devenu un grand bazar ouvert où l’artisanat chilien est vendu avec certainement beaucoup d’ »artisanat » chinois en prime.

Par contre, même si le marché aux poissons attirent des touristes, nous avons beaucoup apprécié.

Des étals de poissons, le saumon est roi mais on voit bien que les chiliens sont des pêcheurs, il y a des énormes congres, des calamars, des poulpes, des coquillages, des crabes enfin tout ce que l’on aime.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Il est à peine midi mais nous ne résisterons pas à déguster de petites huiles et des oursins….à tomber parterre. La ceviche de saumon et crabe était excellente. Aller pour 10€ à 2, nous nous sommes régalés et nous sommes repartis avec du saumon fumé.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Des lions de mer, oiseaux et pélicans nous amusent le temps de notre dégustation mais là, nous n’avons plus de batterie.

Puerto Montt nous a déplu, ce n’est pas souvent que je n’aime pas une ville et bien, celle-ci, je ne l’aime pas. A part le tout petit centre ville, la ville est faite de bric et de broc, les maisons en tôle mais ça c’est pas grave mais les cours sont sales, ce n’est pas entretenu. Pas agréable du tout.

Qu’importe nous traversons Puerto Montt  et nous trouvons, du moins nous l’espérons, un atelier de réparation de groupes électrogènes. Nous lui avons laissé le nôtre et partons pour l’île de Chiloe.

Martine.tatangelo.com

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Le Perito Moreno et le parc Los Glaciares

Nous filons vers le nord. Punta Arenas, Puerto Natalès. Un arrêt juste pour réserver le ferry pour la semaine prochaine pour faire les fjords patagoniens. 4 jours dans les fjords …..

Réservation faite, nous partirons mardi 20, embarquement lundi 19 mars. Nous allons donc au Perito Moreno car si nous faisons les fjords, on ne le verra pas.

Encore la frontière à passer Chili-Argentine. Elle se fait rapidement…Le contrôle sanitaire aussi.

370km plus loin d’une route monotone à voir uniquement de la steppe et on compte et recompte les guanacos et les choiques._DSC7150

Heureusement certaines estancias ont de l'humour....

Heureusement certaines estancias ont de l’humour….

et d’un seul coup, la montagne, la neige. Enfin des paysages de rêve.

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Nous arrivons à Calafate, petit village qui vit du tourisme pour vous donner une idée pas moins de 40 agences se disputent le marché du Perito Moreno. Magasins haut de gamme, restos, ici les prix  flambent, on parle américain, allemand, français, chinois ou encore japonais. Calafate est sur la rive du Lago Argentino. On rencontre des compatriotes et ça fait du bien de discuter en français sans chercher ses mots et se creuser la tête. On parle de voyage, de coins à voir (mais surtout pas de politique). Depuis que nous sommes partis, nous ne sommes au courant de rien de se qui se passe en France. De toute façon, ils prélèveront bien mes impôts que je sois ici ou en France. Alors autant en profiter…_DSC7170

Nous ne pouvons pas dormir dans le Parc Los  Glaciares, c’est interdit. On trouvera pas loin de l’entrée du parc un petit coin sympa.

Le parc est patrimoine mondial de l’UNSCO, il fait une superficie de 762927ha avec les 3 plus grands glaciers d’Argentine.

Nous pensons à Damien et des photos qu’il nous avait ramené de son séjour au Perito Moreno. Là, des souvenirs vont lui revenir….

Au lever du soleil (maintenant, il se lève vers 7h45, c’est pour cette raison que j’ai pu prendre la photo !), le temps est calme et pas trop de nuage. _DSC7210

Le Perito Moreno, le 3ème plus grand glacier d’Argentine. Le Viedma et le Upsala sont les tous premiers mais très difficiles d’accès donc on vient tous au Perito Moreno.

Un glacier de 30km de long, 5 km de largeur, 70m de haut au point de rupture et 40m sur les bords.

_DSC7217_DSC7218Il avance de 2m par jour et en avançant il provoque des fragmentations de la glace qui sont spectaculaires à les voir mais aussi à les entendre. Un grondement de tonnerre !

Le matin, balade sur le lac émeraude d’Argentine en catamaran. Il s’approche du glacier et on peut voir les couleurs bleues.

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_DSC7435En plus, le soleil donne sur le glacier. Alors que nous revenons de l’Antarctique, nous sommes encore émerveillés. _DSC7258_DSC7266_DSC7286

_DSC7288Nous sommes sur la rive opposée au glacier et des passerelles aménagées nous permettent de voir le glacier ainsi que des plateformes qui nous permettent de patienter._DSC7453_DSC7430

Plusieurs itinéraires sont possibles mais c’est tellement beau que nous les ferons tous….

Nous avons la chance de voir un grand pan de glace tombé dans l’eau dans un fracas assourdissant._DSC7470_DSC7471_DSC7472

Et on vous laisse admirer….je ne vous mettrai pas les quelques 370 photos que nous avons faites mais …

Samedi, nous sommes allés au musée de la glace. On sait tout sur les glaciers, leur formations avec en plus les conférences lorsque nous étions en Antarctique, nous allons être incollables sur les glaciers…..

Version 2

Les Rois de la baia Inutil – Chili

Lundi 12 mars, Départ d’Ushuaia vers Punta Arenas avec arrêt à Porvenir pour voir les manchots royaux. On est toujours pas rassasié des pingouins et puis nos petites-filles voulaient des photos de pingouins alors….

Particularité des routes aux alentours d’Ushuaia et de Tolhuin : pour faire entendre  raison aux automobilistes que les routes sont dangereuses, à chaque accident mortel, un panneau le signale et au sol, est matérialisé une étoile avec le nom du défunt.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA En ville, pour calmer la fougue des automobilistes, des « lambadas » (gendarmes couchés) font entre 20 et 40cm de haut ! C’est bizarre, mais là, tout le monde ralentit….

Passage de la douane mais nous n’avons fait qu’un minimum de courses donc pas de problème pour le passage sanitaire au Chili. Et pour une fois, ça été fouille minimum, on aurait pu tout importer !

Un vent patagonien souffle, et fort. Nous avons rarement eu l’occasion d’avoir un vent aussi fort. Nous avons retrouvé la monotonie de la route avec ses guanacos. La route de Porvenir est une piste en ripio mais de bonne qualité.

Nous sommes depuis une cinquantaine de kilomètres au Chili, Pas âme qui vive, pas de voiture, pas même un village ou une maison. Au croisement de la route avec Cameron, j’ai un doute. Rien ne nous dit où se trouve les pingouins. Aucun guide ne signale le parc et pas de panneau. Sur le blog où j’ai lu l’information il est noté sur la baie Inutile mais où ? La baie fait peut-être deux cent kilomètres. Est-ce côté Porvenir ou côté Cameron ?

Sur Ivolander, je trouve l’info et heureusement nous n’avions fait que quelques kilomètres sur la route de Porvenir lorsque nous faisons demi-tour. Et au croisement, un panneau indicateur mais uniquement côté chilien et si ,comme nous, vous  arrivez d’Argentine, pas de panneau. Qu’importe nous  ne sommes qu’à une quinzaine de kilomètres ….

Il est 18h30. Nous voici arrivés mais tout est fermé. Normal, vu l’heure. Le gardien s’approche, on lui demande de dormir ici, pas de problème. Demain ouverture à 11H, on négocie pour 10h.

Normalement, le pingouin roi vit sur l’Antarctique mais on ne sait pas pourquoi cette petite colonie est venue s’installer dans la baie Inutile. A t-elle rencontrée de mauvaises conditions météorologiques lors de sa migration et a t-elle échouée ici par hasard. Toujours est-il que les pingouins ont fait leurs petits et comme ils sont fidèles maintenant, ils restent.

Le parc est privé comme beaucoup au Chili. C’est aussi ce qui permet la sauvegarde d’espèces animales quelquefois en voie de disparition.

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Le pingouin royal fait 75cm de haut et jusqu’à 90cm pour les plus grands et ils ont des couleurs superbes : noire, blanche, jaune.

_DSC7104 La colonie a 75 pingouins et 25 petits sont nés.

Eux  ne sont pas très beaux, ils sont tout marron mais bon comme ils deviennent magnifiques en grandissant…_DSC7064

En agrandissant les photos vous pourrez voir un pingouin couver un oeuf  (il est à gauche sur les photos) et vous pourrez voir aussi les petits._DSC7081

Pas besoin de vous dire que nous avons adoré._DSC7091_DSC7066

En partant, nous avons longé la baie Inutil par une belle piste, on a longé les plages, la route a serpenté sur les falaises nous donnant des vues splendides de la baie.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAQuelques maisons de pêcheurs ici ou là avec des barques de couleur. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Nous attendons le ferry à Porvenir pour Punta Arenas mais il n’y en a que 2 par jour, un le matin et un le soir à 18h alors on patiente….Le vent s’est calmé. Ouf ! nous avons un peu plus de 2h de traversée._DSC7124