_DSC1733

CUENCA, capital du Panama

Nous partons de Macara pour Loja. Nous devons faire le plein de gaz-oil mais quand on voit la queue à l’unique station, on prend peur. Au bout de 15mn, c’est notre tour et là, on nous donne de 15$ de gaz-oil. On nous explique que le gaz-oil et l’essence étant très bon marché de ce côté de la frontière, c’est pour éviter le trafic d’essence. La prochaine station est à 1h et là, on devrait pouvoir faire le plein.

Eglise de Macara

Eglise de Macara

J’ai oublié de vous dire le prix : 1,037$ le gallon et sachant que le gallon fait environ 3,8l, le prix du diesel est d’environ 25cts d’euro ! On va drôlement réduire notre budget essence ! 

Quelques mots sur l’Equateur. C’est l’un des plus petit pays d’Amérique Latine avec les Andes au centre, d’un côté les plaines côtières et de l’autre, l’Oriente (l’Amazonie).

Depuis 2000, les équatoriens ont pour monnaie le dollar américain. Les billets sont les mêmes que les dollars US, seules les pièces sont frappées par l’Equateur.

L’équateur exporte ….5 millions de tonnes de bananes par an, il est donc le 1er exportateur mondial de bananes.

Bon, on reprend donc la route vers Lojas. Nous sommes dans la région de la forêt primitive sèche et bien oui, c’est sec et très sec et il fait chaud, très chaud. On trouve de grands arbres majestueux ce sont des fromagers ou kapokiers.

le fromager

le fromager

Les paysages sont fabuleux.

Forêt sèche !

Forêt sèche !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous passeront la ville de Loja, non sans avoir fait le plein de gas-oil. On est presque content de faire le plein. 

la vue de notre bivouac du soir

la vue de notre bivouac du soir

_DSC1606

Finie, la forêt sèche, les paysages changent complètement, nous sommes sur l’arête des Andes et nous roulons entre 2800 et 3300m. Des montées raides et des descentes vertigineuses dans une nature grandiose. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

_DSC1629Nous traversons quelques villages._DSC1622 La spécialité de la région, c’est le cochon et ici, on en mange surtout du grillé et du frit. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

cochon grillé

Après la surdose de « pollo », c’est le « cerdo » que l’on mange.

Nous traversons la forêt humide et nous arrivons à Cuenca sous la pluie. Mais parait-il que c’est normal à Cuenca, il pleut tout le temps avec de temps à temps du soleil. Nous, ce sera plutôt la pluie pendant notre séjour.

Nous sommes près du centre historique dans un parking sécurisé. De toute façon, Gérard a renforcé les serrures de la cabine !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

serrures renforcées

Samedi matin, nous voila en route pour le centre historique de Cuenca, nichée à 2800m, il fait frais et le temps est gris. C’est l’une des cités coloniales les plus belles du pays et a été classée par l’UNESCO._DSC1631

C’est aussi à Cuenca que l’on fait le fameux « panama », ces chapeaux en fibre de palmier.

On flâne devant le Rio Tomebamba et le long de l’avenue de très belles maisons coloniales. On prend  un escalier monumental pour aller dans la ville haute._DSC1632

_DSC1636

La cathédrale est imposante et ici, la brique est reine. Elle est magnifique et a été construite en 1850 par un architecte allemand._DSC1664_DSC1694

_DSC1680La cathédrale se voit de loin avec ses clochers bleus !

_DSC1689Tout autour de la place, de belles maisons coloniales mais le centre historique est en fait très petit._DSC1655

_DSC1637_DSC1642_DSC1649Nous allons au musée du « sombrero » ici, ils ne disent pas « panama » mais sombrero.

Comment est fait un sombrero ? Il faut aller chercher de la fibre du palmier « toquila » et uniquement cette fibre qui doit être ouverte à la main puis bouillie et séchée.

_DSC1721Seulement après on peut la tisser pour faire les chapeaux. Plus le tissage est fin, plus le chapeau est  cher. Ces sont souvent des artisans dans les villages qui font le 1er travail et à Cuenca  sont faites les finitions. La mise en forme dans des machines avec forme et contre forme à haute température._DSC1725

_DSC1726Puis les couturières cousent les galons et les bandeaux. _DSC1724

Nous n’avons pas résisté, nous sommes partis avec 2 beaux « panama ». Mais pourquoi les a-t-on appelé Panama. Ce sont les espagnols qui en les important, les faisaient transiter par le canal de Panama, leur ont donner ce nom. _DSC1737

_DSC1722Nous avons été mangé la spécialité du Cuenca : porc grillé, saucisse, riz, maïs et carottes. Comme d’habitude, on a rapporté notre gamelle au camion. On a pas vraiment adoré…_DSC1773

Un petit tour au marché couvert pour acheter des fruits et à la boulangerie du coin pour le pain sous une pluie battante._DSC1705_DSC1706_DSC1708

_DSC1756

Visite dans l’après-midi du musée des cultures indigènes, super intéressant_DSC1784_DSC1785

et dans la foulée, nous voici arrivée au musée du Del Banco mais il ferme à 4 heures et nous n’auront pu faire que le RDC ! Par contre, nous avons rencontré une française vivant à Quito, Raynia et nous avons sympathisé, nous espérons nous revoir en Colombie car elle devrait y aller en novembre.

Depuis 3 jours que nous sommes en Equateur, nous apprécions la conduite cool et civique des équatoriens, la propreté des villes et des campagnes. Plus de coups de klaxon, plus de queue de poissons, plus d’embouteillage. On peut traverser au passage clouté sans jouer à la roulette russe, un vrai plaisir. Lorsque nous en avons discuté avec la dame du musée, elle nous a dit que l’éducation a été prioritaire ces dernières années, ce qui a amené le civisme de la population. 

Je profite d’une bonne connexion internet du restaurant proche du parking pour vous envoyer cet article !

IMG_9581

Retour chaotique à Lima puis la Panaméricaine direction l’Equateur


Après plus de 15 jours de retard, nous voici  de retour à Lima. Nous retrouvons sagement garé Thanasinh dans le parking sécurisé de l’hôtel Hitchhiker à Miraflores.  Avec la pollution de Lima, il a plutôt sale mine ! L’humidité ou le mauvais sort a eu raison de la fiabilité de notre Vectron (c’est lui qui nous change le 12V des batteries en 220V) et on a plus d’électricité seuls quelques lampes et le frigo en 24V fonctionnent. Vu le décalage horaire, on se couche. Il fera jour demain !

Jeudi matin, Gérard vérifie les connections, démonte, remonte rien y fait, le vectron ne redémarre pas ! Sur Internet, on voit des revendeurs de la marque au nord de Lima.

Nous avons donc plongé dans la folle circulation de Lima : embouteillages monstres, incivilités, bruit, pagaille enfin l’horreur et heureusement que Thanasinh est costaud et imposant, on peut nous aussi montrer des dents et passer en force….IMG_9578

On arrive enfin après 2heures rue Paruro. Vu le quartier, pendant que le réparateur et Gérard s’occupe du vectron, je surveille le camion car il a fallu décharger la soute pour l’accès…. Le verdict tombe, il faut démonter, le mettre sur le banc et vérifié si on peut réparer. En attendant, on nous prête un similaire vectron de plus petite puissance. On devra revenir demain en fin de journée pour récupérer le notre. 

Le temps de recharger la soute, la cabine qui est restée sans surveillance 5 petites minutes, est pillée : tablette, téléphone, lunettes spot. Quelle idée d’avoir laissé  nos affaires dans la cabine : jamais, on ne laisse jamais rien ! Ça nous remet tout de suite dans le bain. Heureusement il  nous reste le téléphone de Gérard et on peut rentrer grâce à maps.me ! Et les papiers et l’argent sont dans le coffre.

Vendredi matin, Gérard a mis des serrures renforcées fermées par des cadenas. Ce n’est pas esthétique mais ce sera plus efficace du moins on l’espère…surtout que nous allons vers la Colombie qui n’est pas non plus une destination sans risque.

 

Puis, c’est shopping pour racheter une tablette. A Miraflores, quartier huppé de la bourgeoisie de Lima, on trouve des centres commerciaux à l’européenne.

Chez nous, pour avoir un iPad ou iPhone, on doit aller dans les boutiques AppleStore, ici, n’importe quel magasin, boui-boui en vend et la mariée parait trop belle, a des prix défient toute concurrence. Comme dit Cédric, regarde bien, tu y verras peut-être la tienne ! On préfère un centre commercial et on achètera une Androïd. Tant pis pour notre infidélité à Apple.

 L’après-midi, on retourne chercher le Vectron. Pas de bol, on casse deux  rotules sur la barre de direction. Il faut avouer qu’avec presque 70 000 kms sur les routes sud-américaines ce n’est peut-être pas étonnant. C’est réparé dans la foulée…

Comme c’est une journée de merde, le vectron n’est pas réparable, on le récupère donc et on achète celui qu’ils nous ont prêté même s’il est moins puissant on fera avec.

Il nous faudra bien la soirée pour remettre sur notre tablette les logiciels dont nous nous servons le plus sans oublier maps.me et Iovolander …. Habituellement, c’est Allo Cédric ou Allo Damien !

Pour se remettre de tout ça, on va au restaurant à côté de l’hôtel qui propose des langoustes cuisinées de toute les façons possible. Un vrai régal ! IMG_9582

Aujourd’hui, on se casse de Lima. Ras le bol ! 

Le but est d’aller rapidement sur le nord du Pérou et l’Equateur. Nous n’irons pas sur Camajarca et la route de la mort. On va préserver les reins de Gérard si on ne veut pas rentrer prématurément en France !

La sortie de Lima s’est faite sans trop de problème et nous retrouvons la Panaméricaine.

Notre 1er arrêt sera pour laver le camion qui en a bien besoin et les panneaux solaires vont certainement mieux donnés. Lavage pour 15 soles ! (4 Euros) Imbattable le prix, mieux que chez l’Eléphant Bleu de chez nous !IMG_9593

 

Ici c’est le début du printemps. On récolte déjà asperges, carottes, fraises.

IMG_9591Pour les fraises, c’est 20 soles les 8kg (env. 5,2€) et pas de détail. On goutte, elles sont délicieuses, on achète et dimanche matin, c’est atelier confiture dans le camion ! Ici, les confitures sont trop sucrées à notre goût. Ce ne sont pas des confitures « Bonne Maman », ce sont des « Bons Papa » : c’est Gérard qui les fait ! Une première et elles sont très bien réussies.IMG_9592

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

la confiture mijote…

 

Je vous rassure, on a aussi acheté des asperges et des carottes !

IMG_9595

IMG_9601

Depuis que nous avons quitté Lima et son temps gris, nous avons retrouvé le soleil et la chaleur.

1er bivouac au Balnario de Barranca.

Au pied du Corcovado, il peut rien nous arriver !

Au pied du Corcovado, il peut rien nous arriver !

IMG_9628

2ème Bivouac à Puerto Morin et déconvenue à notre réveil, la roue arrière est crevée. Avec le système d’air, la roue se regonfle et on peut arriver sans encombre à Trujillo.

On s’arrête au « Euromaster » local. On en profite pour faire monter les pneus tout terrain à l’avant. Ce sera fait pour l’Equateur. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Détour au centre commercial immense avec magasin de marque française (Cardin et j’en passe) et américaine. Pourtant le centre est blindé. On trouve un opticien et nous achetons des lunettes de soleil qui sont restées à Lima ! 

Et on roule sur la Panaméricaine, toujours aussi mortellement ennuyeuse . Gérard râle après les péages tous les 100kms mais comme on paie 3-4€, il exagère quand même !  Nous ferons notre 3ème bivouac à Pimentel.  A chacun de nos bivouacs, la police vient nous faire un petit coucou. Nous avalons les kilomètres puisque nous avions déjà visité les sites précédemment .

Gérard répare les phares, l’un était cassé et l’autre branlant ! Puis c’est la visite de Tucume au nord de Chiclayo.

Tucume est un centre politico-religieux Sican. Nous avions visité le Musée des tombes des Rois de Sipan en juin dernier, l’un des plus beaux du Pérou et peut-être d’Amérique du Sud.

Ici à Tucume, ce sont quelques 26 huacas (pyramides) très érodées dont la plus grande d’Amérique du Sud : 700mx280m et 30m de haut. On peut même dire qu’il n’en reste vraiment pas grand chose. Construite en adobe (briques de terre), les intempéries les ont beaucoup endommagées. Heureusement que quelques unes sont protégées par des préaux. Gérard trouve que ce sont de grands tas de terre et quelque part, il a raison mais comme on a payé, on fait la balade de quelques 4 km pour faire le tour….

_DSC1582_DSC1589

 

_DSC1540

_DSC1544

_DSC1547 (1)On y a retrouvé des sacrifices humains, des tombes de dignitaires…On leur coupai la tête !

Visite dans la foulée du musée très intéressant sur la culture Sican

_DSC1567_DSC1571_DSC1560Il est 17h et vu l’heure, on décide de rester la nuit sur le parking gardé du musée, à 18h, il fait nuit ! C’est Rubikub pour la soirée !

Ce matin, nous sommes partis pour la frontière. La route est longue et ennuyeuse, nous passons par un désert de dunettes, pas une maison, pas de villages, pas de station essence sur plus de 250km et on voit la jauge d’essence passer au rouge, on sert les fesses….1030km au compteur et toujours pas de station. On trouve un boui-boui de restaurant qui nous vendra…. Euréka…20l de gas oil. Ouf ! Tout ça pour acheter l’essence moins cher en Equateur ! Quelle connerie ! On respire…..Il est vrai qu’aujourd’hui c’est la Saint Gérard !

Nous passons par Macara qui est une petite frontière afin d’éviter l’affluence sur Tumbes et nous avons eu raison car les formalités se sont faites rapidement.

Nous voici donc en Equateur ! Bivouac à Macara dans un hôtel avec …piscine, un rêve, nous avons eu très chaud aujourd’hui !

IMG_1612 (5)

C’est bientôt le départ….pour Lima

Pars ou Pars pas. C’est tranché, on part !

Gérard, 2 jours avant notre départ prévu le 10 septembre, nous a fait un coup de calgon : crise de coliques néphrétiques, rein bloqué et à l’uro-scanner des calculs en voici, en voilà…On a du faire trop de pistes, il en a tant rêvé qu’il en a fait des calculs !

Départ reporté…

Hier, l’urologue nous a donné le feu vert, on peut partir. On le reverra mi-décembre. Ouf, notre camion à Lima commençait à trouver le temps long et nous aussi. Départ prévu normalement mercredi 26 !

Entre temps, nous avons organisé notre retour et le retour de Thanasinh pour décembre et oui, nous voici déjà au bout de notre voyage. On aurait bien été au Surinam, Guyane mais avec les problèmes au Vénézuela, il n’ est pas envisageable de traverser le pays alors ce sera le retour. L’idée était aussi de prendre la piste qui traverse l’Amazonie mais on ne veut pas trop tenter le diable avec les calculs de Gérard. C’était tout de même 2000 km de piste en pleine forêt amazonienne.

Nous attendons la date pour le RORO qui ramènera de Carthagène à Zeebrugge le camion pour finaliser les billets d’avion. C’est Rachida de chez Wave qui s’occupe du rapatriement.

Donc arrivée à Lima, on récupère Thanasinh et on roule vers l’Equateur et la Colombie. Nous allons donc modifier un peu notre séjour : nous visiterons Carathagène dans l’attente de l’embarquement de Thanasinh puis nous prendrons un vol intérieur jusque Bogota et nous visiterons la ville avant de rentrer en France. A Carthagène, comme il y aura certainement un battement entre les dates, nous serons à l’hôtel et nous profiterons de la mer des Caraïbes. Le programme est tout de même très sympa. Nous espérons avoir le temps de faire une excursion de plusieurs jours en Amazonie mais vous le découvrirez au fur et à mesure.

Donc à bientôt …..

 

carte de notre 4ème séjour

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En bleu :

1er séjour du 1er septembre au 8 décembre 2016 : arrivée à Montevidéo en Uruguay en cargo puis les missions et les chutes de Iguazu  (Argentine), le Pantanal (Brésil), retour péninsule de Valdes (Argentine), la cordillère des Andes et retour à Buenos Aires.

En rouge :

2ème séjour du  8 février 2017 au 15 juin 2017 : Plages (Uruguay), carnavals, nord Argentine, nord Chili, Bolivie et sud Pérou, Paraguay et retour Buenos Aires

En vert :

3ème séjour du 5 septembre 2017 au 6 décembre 2017 : Brésil

En noir :

4ème séjour du 2 février 2018 au 15 juin 2018 : Antarctique, les fjords Patagonie chilienne, la cordillère des Andes (Chili-Argentine), Pérou côté Pacifique et cordillère blanche. Retour à Lima

IMG_1517

Carte de nos bivouacs :

en vert : bivouacs sauvages

en rouge : campings (souvent en ville)

en rose : bateau (pour les fjords et l’Antarctique)

en jaune : point mécanique (garages, soudeurs….)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

BILAN DE NOTRE 4ÈME SEJOUR EN AMERIQUE DU SUD EN CAMPING-CAR

Nous sommes partis de Buenos Aires pour aller directement en Terre de Feu

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

puis l’Antarctique._DSC6154

Remontée du Chili avec passage des cols entre le Chili et l’Argentine puis le Pérou._DSC8636

16000 kms de routes, chemins, pistes plus ou moins bien entretenus ! Plus de 60000 kms depuis notre départ.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

bleu : 1er séjour, rouge : 2ème, vert : 3ème, noir : 4ème

Nous avons toujours autant apprécié la gentillesse des Sud-américains avec un bémol aux chiliens qui sont trop business et on perdu comme nous en Europe le convivialité et la spontanéité.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le Chili est trop « américanisé » avec ses grands centres commerciaux et nous n’avons pas beaucoup aimé sauf le sud jusqu’à Chiloë et Valparaiso. Mais nous sommes peut-être un peu sévère._DSC7854IMG_8832

La cordilière des Andes d’Ushuaia à la cordillère blanche à Huanscara a forcément nos faveurs pour la beauté de ses paysages

_DSC7587

Le Pérou est le pays qui a une culture la mieux mis en valeur par ses sites et musées d’excellente qualité ! Nous avons aimé la gentillesse des péruviens.

L’Antarctique est forcément le clou de ce séjour : un seul mot, inoubliable !

Nos bivouacs :

Aucun problème, nous n’avons fait pratiquement que des bivouacs et très peu de camping. Nous avons dormi près des sites, sur les plages, dans les parcs nationaux dans de endroits superbes et en toute sécurité. _DSC9179

Gas oil :

Prix en moyenne 85ct d’euro ! Pas de problème de qualité nous prenons que le commun. Nous faisons le plein d’eau dans les stations.

Pannes :

Aucune panne mécanique. Nous avons changé la pompe des essuie-glaces et fait ressoudé deux attaches du réservoir à gas oil. Pas de crevaison.  Le camion marche très bien et aucun problème en altitude. 

Entretien classique : une vidange et changement du filtre à gasoil 

 

Gardiennage :

Au Pérou, nous avons eu 6 mois pour l’importation du camion et nous avons donc pu le laisser sans souci à Miraflores en gardiennage. 

Rencontres :

Toujours des rencontres avec des équipages français, suisses, belges, canadiens mais aussi des rencontres avec lesSud-américains.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA_DSC0007

Toujours un plaisir de rencontrer des voyageurs sur la route, un arrêt, un resto, des discussions à n’en plus finir…et le plus agréable, il nous reste plein de contacts que nous espérons revoir sur les routes de notre prochain séjour.

Ce que nous n’avons pas aimé :

  • les GENDARMES COUCHES des dizaines, non des centaines mal indiqués, mal faits. Nous les avons maudit dans chaque ville, village, hameau, sur les routes, autoroutes…
  • L’état de certaines routes : tôles ondulées, trous, signalisations.
  • le brouillard le long des côtes du Pacifique en fin de séjour
  • les poubelles dans le nord du Pérou et sur beaucoup trop de routes sud-américaines
  • les klaxons ! tout est prétexte pour klaxonner : dire bonjour, attention je double, je te coupe la route…
  • le manque de civisme sur la route des chauffeurs de bus, de minibus et des taxis mais de façon générale de tous

Bilan : nous sommes ravis de rentrer en France revoir famille et amis mais nous préparons déjà notre prochain séjour sur les routes de l’Equateur et de la Colombie…. A bientôt….

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

LIMA, capitale du Pérou et classée par l’Unesco

Nous redescendons par la côte, bivouac sur les plages.OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les montagnes et les dunes donnent des paysages et des couleurs de toute beauté.

a peine chargés

C’est le moment de couper la canne à sucre, les camions qui la transportent sont juste un peu chargés….

Lorsque nous arrivons, nous mettons les essuie-glacées en marche depuis des semaines et des semaines sans pluie. Là, c’est juste un petit crachin.

Lima est dans la brume, normal ici c’est l’hiver et l’hiver de mai à septembre, c’est la « garua », le brouillard qui enveloppe Lima. C’est une énorme métropole, plus de 10 millions d’habitants !

C’est donc une ville toujours en effervescence et bruyante : Klaxons, musique, voitures et bus.

Nous sommes arrivés par le bord de mer qui en fait est la zone portuaire et industrielle de Lima et la circulation était assez fluide, nous sommes vite arrivés à l’hôtel Hitchickers à Miraflores. Le camion y restera 3 mois, le parking de l’hôtel est sécurisé et Thanasinh ne risque rien pendant nos vacances en France.

Mercredi matin, nous voila partis pour Lima. Un taxi nous emmène place d’Armes pour 20S. La place est superbe entre ses bâtiments jaunes d’un côté ornés de très beaux balcons à encorbellement, la cathédrale et le palais Aezobispal et le palais présidentiel. 

la place d'Armes

la place d’Armes

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le centre historique de Lima est classé par l’Unesco et le mérite bien. Souvent la capitale est délaissée pour les sites Inca mais c’est dommage car la ville réserve de bonnes surprises par son architecture et la qualité de ses musées.

la cathédrale

la cathédrale

le palais

le palais

l'entrée du palais

l’entrée du palais

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Visite du très beau palais qui contient une très belle collection de tableau mais aussi d’objets de culte. Le balcon en façade est magnifique.

collection de crèche

collection de crèche

et elles sont plus belles les unes que les autres

et elles sont plus belles les unes que les autres

 

On enchaîne par de la cathédrale dans l’élan. Il est midi, c’est la relève de la garde qui se fait en grande pompe : musique, défilé militaire…

la relève de la garde

la relève de la garde

Nous irons déjeuné sur les bord du fleuve et la vue donne sur le Cerrro San Cristobal mais il est dans la brume. Qu’importe, nous déjeunerons moi, d’une céviche (plat national) et Gérard, d’un chicharonne de calamars.

La céviche est le plat emblèmetique du Pérou. Sur toute la côte, tous les restaurants proposent la ceviche de … poissons, de fruits de mer, mixte.

Recette : poissons avec ou sans fruits de mer, citrons vert, coriandre, huile, sel et poivre. Ne pas oublier les oignons rouges en fines rondelles. Laisser mariner et déguster.

L’après-midi, nous nous promenons dans les rues piétonnes et les maisons ont de magnifiques balcons en bois ciselés.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Nous partons au monastère de San Domingo qui date de 1540. Les cloîtres sont magnifiques et la bibliothèque contient plus de 25000 ouvrages.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

magnifique plafond

magnifique plafond

le cloitre

le cloitre

la bibliothèque

la bibliothèque

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On peut prier sur la tombe de  Sainte Rose, patronne de Lima. Près de sa tombe, une fosse contenants les os des moines qui ont vécus au monastère ! Après les momies, nous donnons dans les osselets !

Dans l’élan  nous irons voir le monastère de San Francisco et les catacombes. Plus de 20000 squelettes retrouvés retrouvés, le tout est classés, triés….

San Francisco

San Francisco

Le cloitre

Le cloitre

IMG_9082

IMG_9088

Nous sortons de San Francisco, la nuit arrive et nous profitons de l’ambiance de l’écran géant installé sur la place d’Armes pour l’envoi de la coupe du monde.IMG_9091

IMG_9099

Les péruviens sont motivés par la coupe du monde cela fait 36 ans que le Pérou n’a pas participé alors là, c’est la folie !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

même dans la rue, les mimes se sont mis à la coupe du monde

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

même les chiens policiers sont au couleur de l'équipe nationale

même les chiens policiers sont au couleur de l’équipe nationale et ils prennent même la pose pour la photo 

Jeudi, c’est notre dernier jour sur Lima. Nous prenons un taxi pour la Huira Pucllana en plein centre ville de Miraflores. La pyramide est en bon état. Les travaux de restauration ont commencé dans les années 80. Nous pouvons monter sur la pyramide qui est un ancien centre religieux, à son pied, on découvre le centre administratif. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

le cente administratif et la ville de Miraflores

le cente administratif et la ville de Miraflores

Nous partons pour le musée Larco .

L'allée du musée Larco

L’allée du musée Larco

C’est l’un des incontournables de Lima. Dans ce musée, tout l’art pré-colombien est représenté par des milliers de céramiques. C’est le musé privé de Raphaël Larco Hoyle, archéologue péruvien. Tout l’art Moche, Wari, Lima, Chimu est mis en valeur dans les salles avec de magnifique collection de céramiques mais aussi de bijoux et collections funéraires en or et argent.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Une salle est consacré à l’art « érotique » des Moches…..

Un taxi nous ramène à la place San Martin, il ne nous emmène pas plus loin, il nous dit que toutes les rues sont bloquées. Et il a raison, la police anti-émeutes est présente et à boucler toutes les routes qui vont sur la place d’Armes : seuls quelques touristes peuvent passer. Nous prenons une photo et un policier nous confirme une grosse manifestation pour l’âpres-midi, nous ne tenterons pas le diable, nous irons déjeuner, irons au musée de la Banque NationaleOLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

et nous retournerons à Miraflores.

C’est la fin de notre 4ème séjour !

_DSC1360

Les caballitos de totora de Pimentel

Nous sommes à Pimentel, station balnéaire près de Chiclayo. Ce sera une autre soirée resto avec Béatrice et Hervé. Bivouac sur la plage tout au bout du village près de drôles embarcations.

coucher de soleil avec les ça

coucher de soleil avec les caballitos

Ce sont des « caballitos de totora ».  Ici, la pêche se fait encore avec ces petits bateaux que nous avions vu au musée de Chan Chan. Depuis plus de 1000 ans, la pêche se fait sur ces petites embarcations en roseaux et rien à changer.

A 6h30 ce matin, je suis réveillée et là, les pêcheurs sont déjà levés et prêt à partir. Ils mettent leurs bateaux à l’eau et je peux vous assurer qu’il faut une sacrée dextérité pour aller face à la vague sans se retourner ! Ils sont une soixantaine à partir de si bon matin, l’eau n’est pas chaude et ils partent en bermuda et pull avec quelquefois un sac poubelle découpé pour se protéger._DSC1313_DSC1316

En attendant leur retour, un pêcheur nous explique la fabrication des « caballitos ». Ils sont fait avec une ossature en bambou avec des flotteurs en polystyrène et recouverts de roseaux qu’il faut remplacer tous les 20 à 25 jours. Ça leur coute environ 20 soles pour remplacer les roseaux. La pagaie est un bambou coupé en 2.

_DSC1376_DSC1356 Les pêcheurs partent environ 4 à 5 heures en mer à genoux sur leur embarcation pour rapporter du poisson ou des crabes. Ils peuvent ramener 50kg dans les bons jours mais seulement 1 ou 2 poissons dans les mauvais jours. En ce moment, la mer est froide et la pêche n’est pas très bonne. Ils pêchent assez loin du rivage avec des lignes et hameçons mais aussi avec de petits filets et pour les crabes, des nasses de différentes grandeurs._DSC1408_DSC1409

Un boulot de galérien !  

A leur retour,  la vente  du poisson se fait directement sur la plage. Aujourd’hui, le poisson se vendra 2 soles le kilo ! 

retour de pêche

retour de pêche

les pélicans sont toujours là

les pélicans sont toujours là

Apres 1500 ans d’existence, cette pêche va t-elle durer encore longtemps? Des pêcheurs nous ont dit ne pas vouloir que les fils fassent le même métier : trop dur, plus assez rentable…

A midi arrive un bateau, un vrai celui-ci, il rapporte du poisson. La pêche est faite au filet et ce sont des caisses et des caisses pleines de poissons._DSC1454_DSC1447

Une classe de Chiclayo est en visite à Pimentel et s’arrête au camion. Echanges sympathiques et promesse de mettre leur photo sur le blog. C’est donc chose faite ….Bises à toutes !OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les péruviens sont fiers de participer à la coupe du monde de foot et de jouer contre les français. Les tee-shirts rouges et blancs s’arrachent dans les magasins et sont vendus à la sauvette au carrefour des villes. Echanges cordiaux sur les scores des 2 pays et pronostics 2-1 pour les optimistes mais dans quel camp sont-ils? Dans le camp français ou péruvien ? 

Béatrice et Hervé sont partis en début d’après-midi vers l’Equateur, nous restons à Pimentel car, pour nous, ce sera le retour vers Lima dans quelques jours. Nous décidons de nous promener et d’aller jusqu’à la jetée que nous voyons  au loin. _DSC1469

Cette jetée a une histoire. Elle a été construite parce que Pimentel n’a pas de port et comme la région produisait et produit toujours beaucoup de cannes à sucre, le sucre venait par train jusqu’au bateau par cette jetée et était déchargé par 6 immenses grues jusqu’en 1960. Les bateaux partaient pour les Etats Unis. Maintenant, la jetée sert de promenade aux amoureux et aux pêcheurs, même aujourd’hui où il y a beaucoup de vent._DSC1473

photo de la jetée milieu XXème S

photo de la jetée milieu XXème S

retour à notre bivouac par le bord de mer

retour à notre bivouac par le bord de mer

Mardi, visite du musée des TUMBAS REALES DE SIPAN situé à quelques kilomètres de Chiclayo. Un superbe bâtiment neuf en forme de pyramide, réplique des tombeaux de la culture Moche. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous n’avons pas vu souvent de musée qui contient une aussi riche collection bien mise en valeur  et aussi bien fait en Amérique du Sud. Bon, nous n’avons pas été à Lima, nous pourrons dire après mais depuis le musée de la Monnaie en Bolivie, nous n’avions pas retrouvé cette qualité.

C’est seulement en 1987 que les tombeaux ont été découverts et ont fait l’objet de fouilles. C’est parait-il la plus grande découverte archéologique du Pérou depuis ces 50 dernières années et on veut bien le croire. Bijoux en or et en argent, ornements funéraires, poteries, tombes, les découvertes sont stupéfiantes en qualité (plus de 1000 objets) et en nombre. Le seigneur de Sipan a été enterré avec serviteurs, femmes, gardien de tombeau, chien, lamas sans oublier parures de guerre, bijoux, ornements, poteries….il y a 1750 ans ! La  tombe avec les restes du « Senor » a été reconstituée et c’est bien fait.  

D’autres tombes ont été découvertes, celle du Sacerdoce (le grand prêtre) et celle du « Viejo Senor » (vieux seigneur) qui serait 150 ans l’aînée de celle du Seigneur !

Pour la petite histoire, c’est suite à un trafic d’objets volés que la police et le directeur du musée ont soupçonné qu’il y avait dans la région un site. En faisant des recherches, Le directeur a découvert l’emplacement d’une des tombes et a recherché des appuis financiers. Et là, ils sont tombés sur une des plus grandes découvertes archéologiques. 

J’ai presque comblé mon retard. A partir de Pimentel, nous repartons vers Lima…..