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Buenos Aires

Les TRACAS DE LA SENASA et dernier billet sur ce 3ème séjour en Amérique du Sud

 

Nous voici à Tigré. Auparavant, nous nous sommes arrêtés à Puysandu faire l’entretien du camion. Vidange, graissage, changement des filtres, resserrage de la cellule en fait l’entretien normal. Tout va bien.

 

Sur ce périple brésilien, nous n’avons pas eu de problème mécanique sauf le câble de vitesse que nous avons fait réparé sur la route.

 

Nous avons donc profité d’aller mercredi aux thermes et avons bien apprécié les piscines à 34°. J’en ai profité pour faire le grand ménage dans le camion et lavé les housses des coussins. Il faisait tellement beau et chaud !

Samedi matin, on passe la douane Uruguay-Argentine. Djinn le sait, on l’a met à mes pieds et elle ne bouge pas. En I/4h d’heure, on fait l’immigration des 2 frontières et l’importation du camion mais la SENASA (contrôle sanitaire) veille !

Djinn n’avait pas bougé mais on n’a pas pensé qu’en récupérant sa caisse de transport à Colonia que nous avons mis sur la galerie du camion que la SENASA allait nous arrêter pour nous demander si on avait une « mascota ». On fait semblant de ne pas comprendre et très gentiment il nous fait « waouh, waouh » là on est tout de même obligé de comprendre. Aïe, on n’a pas été chez le véto. Je donne le passeport de Djinn puis je me rappelle avoir un laisser-passer de la SENASA pour le Brésil que je n’ai pas donné et je lui donne le papier. Ouf, il n’a pas fait attention que c’était pour le Brésil et non l’Argentine et nous laisse partir. Ouf !

 

Depuis quelques jours, Gérard s’apercevait que le pneu arrière se dégonflait, il pensait au joint. On s’arrête vendredi chez un « goméria », il change le joint mais le lendemain, le pneu perd toujours. En fait un clou de 70 était enfoncé dans le pneu donc samedi après-midi, on arrive à dénicher un goméria d’ouvert et il nous met un emplâtre. On repart mais 1km plus loin plus de pompe à huile. Nouvel arrêt, là, c’est plus embêtant. Gérard vérifie : pas de fuite d’huile. En fait, c’était la cosse électrique qui avec les vibrations et les cahots des routes s’était dévissée. Réparation faite, on repart quand le tuyau d’air du gonflage automatique des pneus se défait et on a plus d’air dans les bouteilles donc plus de frein. Nouvel arrêt et réparation de fortune. On arrive à notre gardiennage à 9h30 le soir.

 

Journée de galère, il y en a toujours une dans un voyage et bien c’était celle là.

Dimanche, repos.

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Lundi, nous devons faire les documents d’importation pour la France de Djinn. Nous passons à Tigré chez un vétérinaire qui nous remplit le formulaire mais il ne veut pas lui faire le traitement pour les vers c’est valable 6 mois et elle l’a fait fin août mais connaissant la SENESA, il nous remplit le papier. Nous voici partis pour Buenos Aires et 3h de bouchons.

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bouchons ….

Buenos Aires

Buenos Aires

 

On arrive à la SENESA à 12h30 et comme à la sécu on a un ticket n°4036, on en est a 4018 mais malgré 8 guichets, j’attends jusqu’à 14h55 pour m’entendre dire qu’il faut un autre document : le « certificat de salud international » tiens c’est nouveau. On doit retourner chez un vétérinaire. Mais la SENASA ferme à 4h. On a à peine 1h devant nous pour trouver un véto.

IMG_1264Un monsieur qui entend la conversation nous donne une adresse à 2,5km et le représentant de la SENASA nous programme sur WAZE (et oui ça marche aussi à B.A.) le trajet. Nous voici repartis dans les bouchons. On trouve la véto super sympa qui me rempli le dit papier et à 15h58 me voici de nouveau à la SENESA. Ouf c’est OK, je paye 500 pesos et j’attends encore pour avoir le sésame. On me rend le passeport de Djinn avec un tampon pour la légalisation des papiers donc on demande si tout est OK pour mercredi l’aéroport et bien non, on doit retourner demain mardi pour avoir sur le carnet de santé un tampon du véto de bonne santé à la date du 5, veille du départ. Ras le bol de la SENASA. On retourne chez la véto qui nous met le tampon avec la date du 5 et n’a jamais voulu me faire payer et déplore les démarches de la SENASA qui change régulièrement car la dernière fois, nous n’avons pas eu à faire tout ça mais c’est la SENASA et l’administration en générale…..

Il est 18h lorsque nous avons tous les tampons du moins nous l’espérons, nous verrons bien mercredi au comptoir de l’aéroport de la SENASA, si tout va bien….

On est crevé, on n’a pas envie de retourner sur Tigré alors on reste à dormir Puerto Madryn le soir et on profite de se faire un super restaurant.IMG_8319IMG_8322

Au menu, parillada de poissons et fruits de merIMG_8316

A TOUS BONNES FETES DE FIN D’ANNEE ET RETOUR LE 5 FEVRIER POUR LA SUITE DE NOTRE PERIPLE……

 

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OKTOBERFEST à Blumenau – Brésil

Nous laissons la côte et ses belles plages pour aller à Blumenau.

Blumenau est l’une des villes de la région appelée « Vale europeu ». Nous traversons une belle campagne avec des petites montagnes recouvertes de forêt tropicale.

La route est un véritable marché : des boutiques de fabrication de lingerie, mode, chaussures. Chaque ville s’est spécialisée.

 

Pour la petite histoire, Pedro I, empereur du Portugal et du Brésil en 1820, invite les immigrants allemands de peupler la région. Puis ce furent les italiens, des polonais et même des russes. Pendant 1 siècle, l’allemand a été la langue dominante mais après les 2 conflits mondiaux du 20ème S., l’allemand fut interdit. Mais les racines germaniques sont toujours très présentes et Oktoberfest est l’une des manifestations les plus importantes.

Nous sommes allés à Oktoberfest à Munich  en 2008 (il y a d’ailleurs un chapitre de réserver sur le blog) il y a quelques années et nous décidons d’aller à Blumenau car Oktoberfest démarre mercredi 4 octobre pour 20 jours de festivité. C’est la plus grande fête de la bière du continent et aussi d’après les brésiliens la 2ème manifestation du pays après le carnaval de Rio. C’est peut dire.

_DSC1844Un petit camping bien entretenu est à deux pas du parc « vila germanica ». C’est ici qu’à lieu les festivités d’Oktoberfest. On est venu avant pour faire les photos car après l’inauguration…il y avait trop de monde_DSC1935

C’est en fait un village, non 2 rues de 50m de long, qui évoquerait un village de Bavière. Le tout est un peu kitsch mais ça met dans l’ambiance._DSC1883_DSC1848_DSC1864

Mercredi matin, nous décidons d’aller au centre historique de Blumenau et voir la rua XV de Novembro._DSC1924

En effet, quelques maisons à pan de bois essaient de rappeler les racines germaniques des fondateurs de la ville dont la plus spectaculaire est le Castelinho da XV qui est maintenant un magasin. Nous allons voir la cathédrale moderne de Blumenau._DSC1926_DSC1934

Visite de la cathédrale toute moderne de Blumenau_DSC1917_DSC1919

 

Un taxi nous ramène à la « vila germanica » et nous déjeunerons d’une choucroute (à la sauce brésilienne !) et d’une bonne bière. Pour les bières, alors là, ils sont imbattables.

_DSC1901La plus grosse brasserie Eisenbahn a des stands énormes pour Oktoberfest et c’est l’une des meilleures. Il y a aussi la Kneip que je préfère et qui fabrique la pils et plein d’autres….

Quelques stands avant la foule

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_DSC1947Nous nous promenons et nous faisons connaissance de 3 brésiliens venus pour Oktoberfest qui sont ravis de voir des français et la bière aidant, nous arrivons même à baragouiner portugais avec un mélange d’espagnol et d’anglais. Ils nous donnent des bons plans pour le reste de notre voyage et eux, n’aiment pas du tout Brasilia. Pourtant nous allons y aller._DSC1971

Orchestre dans les bars pour l'ambiance

Orchestre dans les bars pour l’ambiance

Nous retournons au camping, ce soir c’est l’inauguration et nous retournerons à la fête que vers 21h car ça dure jusque ….5h le matin.

Ce soir, les brésilliennes et les brésiliens se sont mis à la mode allemande. Les orchestres aussi et ça chante, et ça danse car les brésiliens aiment la fête.IMG_7679IMG_7670IMG_7693IMG_7699

Nous avons pris quelques photos de très belles brésiliennes, ça c’est pour Claude qui s’inquiétait de savoir si les brésiliennes étaient toujours aussi belles !_DSC1944IMG_7708

Jeudi, nous laissons les brésiliens faire la fête nous partons pour Vila Velha.

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Bilan de ce 2ème séjour

 

Nous sommes aux thermes de Guiayiu après une escale technique à Puysandu en Uruguay, au garage Mercedes qui suit le camion depuis notre arrivée l’année dernière, pour la vidange, changement des filtres et la vérification des niveaux.

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Temps magnifique et piscine à 37°

c'est pour nos vieilles douleurs

c’est pour nos vieilles douleurs

Bilan : 16500 km sur  les routes, les pistes de l’Uruguay, l’Argentine, le nord du Chili, la Bolivie et le sud du Pérou et 3800l de gas-oil.

Nous avons passé des cols à 4800m et nous sommes restés 2 mois à plus de 3800m. Le camion comme nous a bien supporté l’altitude, les montées très raides et les descentes vertigineuses. Nous avons dormi à plus de 4300m enfin, mal dormi et nous avons essayé de toujours dormir dans les 3800m ce qui était plus confortable. Djinn, passé les 3500, avait beaucoup de mal à supporter l’altitude. Nous, nous avons pris des infusions de coca puis de mouna et cela nous a bien aidé mais Djinn refusait d’en boire…._DSC5947

Voyager avec Djinn n’a pas été un souci : beaucoup de chiens qui traînent mais jamais agressifs. Le passage des frontières n’a jamais été un problème.

Ce que nous avons aimé :

  les paysages du désert de l’Atacama

  • les paysages boliviens et les missions
  • les sites incas du Pérou
  • la gentillesse des péruviens et la rudesse des boliviens
  • les marchés boliviens et péruviens
  • le prix (détaxé) du gas-oil en Bolivie de 50cts à 80cts d’euro
  • Bivouaquer partout sans problème_DSC5764_DSC8502

Ce que nous n’avons pas aimé :

  • le prix du gas-oil en Uruguay : 1,70€
  • Le tourisme de masse à San Pedro d’Atacama
  • les péages boliviens
  • la corruption de la police au Paraguay
  • le webasto qui ne fonctionnait pas au-dessus de 3850m
  • La conduite en ville, la conduite dangereuse des boliviens  en général et plus particulièrement des chauffeurs de bus boliviens et péruviens, des tuck-tucks et des mobylettes.
  • les poubelles partout à la sortie des villes, en bordure des routes,  surtout en Bolivie et un peu moins au Pérou mais de trop, beaucoup trop…
  • les routes défoncées et les nids de poules_DSC7236

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    la conduite irresponsable des boliviens et péruviens

Les seuls soucis :

  • fuite récurrente sur le Webasto (réparée pendant notre escale technique)
  • les 2 ancrages avant de la cellule que nous avons fait ressouder l’un sur la piste de Esteros El Iberia et l’autre au Sud-Lipez
  • le porte-batterie a été renforcé

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Et la seule panne :

  • En arrivant à Puysandu : changement de tous les roulements de la boite de transfert. Depuis Encarnacion, nous entendions un bruit qui était un problème de roulement d’après Gérard. Bien vu, un roulement était très abimé, les 2 autres moins et en fait, comme la boite était démontée, Gérard a fait changé tous les roulements. On repart à neuf mais escale technique de 4 jours le temps d’avoir toutes les pièces. Heureusement que nous avions pris une semaine de battement avant l’avion.IMG_6914
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La frontière Argentine-Chili par le col de Jama 4200m

Le 20 mars 2017

Nous avons pris l’option de passer par San Pedro d’Atacama (Chili) pour entrer en Bolivie. Mais, nos pneus ? Et bien, ils ne sont toujours pas arrivés à Ascension. Que la semaine prochaine, ils ont bien débarqué mais maintenant l’acheminement au lieu de prendre 1 semaine prendrait 2 semaines alors nous on continue notre périple et comme nous allons à San Pedro, nous irons faire un saut de puce  à Antofagasta pour aller chercher 2 pneus qu’ils ont en stock. Car merci, Mariotte, merci Odile, l’adresse est bonne au Supermarket du pneu ils ont des pneus Michelin de la bonne dimension!

_DSC5860Nous récupérerons nos pneus au Paraguay à notre retour de Bolivie fin mai.

Nous démarrons le matin par une tisane au coca. Depuis 3 jours, nous tournons à la tisane de coca matin et soir afin d’éviter au maximum le mal d’altitude car nous devons passer le col de Jama à 4200m.

La veille, j’ai cuisiné afin de ne pas avoir légumes, viandes et fruits car les chiliens sont intraitables sur le contrôle sanitaire. Je donne quelques oignons et 2 prunes à une dame qui, hier, nous a vendu des tortillas et empanadas sur le parking._DSC5841

Nous faisons des photos souvenirs avec 2 motards paraguayens : Walter et Sandra et une courte discussion avec les Boulégon. Encore des français et oui dans le coin, on rencontre presque autant de français qu’en …France.

Problème avec la vanne d’air que Gérard solutionne bien vite et nous voilà partis._DSC5867

Nous grimpons, grimpons, grimpons encore. Pas de village après Susques, village poussiéreux et endormi que nous évitons. Nous passons les 4000m, le camion va bien, nous aussi, merci et Djinn recherche l’air de la ventilation.

Douane à 4200m qui se fait sans aucun souci.

_DSC5915 Nous avons droit à 90 jours et Djinn a aussi son laisser-passer. Contrôle sanitaire Ok, nous passons la frontière et on continue toujours de grimper jusqu’à ……4800m! Quelques rares guanacos arrivent à survivre dans ce désert de cailloux._DSC5923

Et d’un seul coup, le paysage est à couper de souffle : les montagnes, de plus de 5600m, enneigées. C’est grandiose!
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Nous sommes dans le désert d’Atacama, le plus aride et le plus sec du monde et ce désert va jusqu’à Antofagasta à près de 500 km de là. Il fait beau et chaud. Seul, le vent fort est désagréable et puis on économise nos efforts car même si la coca fait effet car nous n’avons pas le mal d’altitude, on sent que nous manquons d’énergie et monter et descendre du camion pour faire les photos, nous demande des efforts que vous n’imaginez pas…_DSC5986_DSC5988

Nous passons devant des lagunes d’un bleu saphir. Des guanacos dégustent les quelques touffes d’herbes. Plus de lamas, c’est trop haut, il n’y a plus aucune habitation._DSC5938_DSC5964

Le majestueux volcan Licancabur est  enneigé et domine la vallée de San Pedro d’Atacama._DSC6010

Enfin, après avoir tant réclamé de descendre, ça descend et sec. Nous descendons frein moteur : en 40km nous avalerons un dénivelé de plus de 2200m! On regrette presque de ne plus monter. Au loin, se dessine l’oasis de San Pedro d’Atacama, petit village perdu dans ce désert rocheux.

En fin de journée, balade dans Sans Pedro. Une foule de touristes se bouscule dans les petites ruelles encore en terre. La place est une havre de verdure et ça fait du bien de voir du vert. Le soir, les jeunes viennent chanter, jouer de la musique, danser et boire, faire la fête en un mot.

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un peu de verdure, ouf !

San Pedro est la porte de bien des trésors : vallée de la lune, le sud-lipez, les lagunes, les geysers….et forcément il y a beaucoup de candidats à voir ces merveilles.

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Le plateau de la PUNA et les Salinas Grandes

Le 19 mars 2017

Arrivés à l’extrémité de la quebrada à Abra Pampa, sur la route de la Bolivie, nous prenons l’option de redescendre par les plateaux de la Puna. Nous sommes entre 3500m et 3800m d’altitude et nous prenons la piste 11 de 130 km qui traverse ce haut plateau.

_DSC5739_DSC5741Il fait très beau et surtout pas froid malgré l’altitude mais le vent se lève toujours en début d’après-midi.

Les premiers 50km la piste est en tôle ondulée mais ça passe. Nous croisons lamas et guanacos sauvages. Djinn irait bien courir derrière surtout après les guanacos qui se sauvent à notre approche alors que les lamas sont plus curieux.

_DSC5737 Les paysages sont magnifiques mais, me direz-vous, je dis toujours ça. Et oui, ils sont superbes, la nature est belle et grandiose.

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Petite halte pour faire un coup de drone mais les lamas  et les guanacos ont pris leurs jambes à leur cou et se sont sauvés. Vous n’aurez que la beauté du paysage….

Plus nous avançons, plus la piste devient dure et cassante pour arriver près de la lagune et là, ça devient nettement plus sportif. Une trace est faite dans la lagune mais on n’ose pas s’aventurer on a toujours nos pneus route et on ne sait pas si on peut passer avec un camion. On prend l’option 2 : une piste à flan de montagne pas large, caillouteuse avec des ornières et on avance à 10km/h et ça pendant 1 heure pour retrouver, enfin,  un semblant de piste un peu plus roulante. On terminera dans les dunes de sable……_DSC5789

Au loin, on voit les nuages s’ accumuler et devenir noirs : un orage se prépare et l’on voudrait bien être sur la route avant qu’il éclate. Nous terminons la piste sans avoir vu une seule voiture en 130 km juste une mobylette et une gardienne de chèvres……

Nous arrivons à l’intersection de la Ruta 52 et allons vers les Salinas Grandes. C’est un immense lac salé. Nous arrivons en fin d’après-midi, l’orage n’est pas loin mais nous avons le temps de prendre de très belles photos de ce lac tout blanc. On dirait de la neige.
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_DSC5800_DSC5809 Cette couleur blanche est visible seulement de décembre à mars sinon c’est gris.

_DSC5825_DSC5830La cerise sur le gâteau, c’est que ces immenses salines que possèdent le nord de l’Argentine et le sud de la Bolivie contiennent aussi du lithium. C’est le nouvel or blanc. Nous dormirons sur place et l’orage éclatera sur le lac mais nous épargnera sur le parking.

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LA PUCARA DE TILCARA

Le 18 mars 2017

Tilcara veut dire Etoile filante en quechua!

Une pucara est une forteresse précolombienne! Nous irons voir celle de Tilcara qui a été partiellement reconstruite.

_DSC5504Elle est située sur les hauteurs de Tilcara et après une bonne grimpette nous voici à l’entrée : un petit jardin botanique avec des cactus essentiellement_DSC5506

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puis on aperçoit les habitations en pierre.

_DSC5511 (1)La charpente est en bois de cactus  et le toit est recouvert de torchis.

_DSC5513 La pucara date du XIème S et avait une importance stratégique sur la route de la Bolivie. A l’époque, la pucara s’étendait sur plus de 18 Ha  et c’était la route du commerce entre les villes Incas. Les incas cohabitaient avec les indiens sans aucun problème.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est  une superbe balade entre les vieilles pierres et les cactus avec un cadre extraordinaire : les montagnes de la quebrada.

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OLYMPUS DIGITAL CAMERALes Conquistadors espagnols sont arrivés au XVème S et ont irradiés tous les indiens de la région comme ils le faisaient sur le tout le continent sud-américain :  les indiens étaient tués et le peu de survivants déportés et réduit à l’esclavage. Le gouvernement donnait une prime à chaque indien tué. On devait, pour preuve, apporter soit le coeur, soit les testicules de l’indien.

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QUEBRADA DE HUMAHUACA

 

Le 17 et 18 mars 2017

Nous avons pris la toute petite route de Jujuy pour rejoindre Purmamarca, 1er village de la quebrada de Humahuaca.

C’est une petite route sinueuse très belle et très exotique : on y rencontre vaches, cochons, chèvres, chevaux, ânes mais très  peu de véhicules. Nous avons compris pourquoi : la « gendarma « nous a dit que la route était interdite aux « camionnes » et qu’il fallait prendre la grande route qui nous rallongeait de 50km. On s’est excusé pour notre erreur et on  est reparti sans amende.IMG_6440

Le temps est incertain, c’est les suites de l’orage d’hier soir. Nous arrivons à Purmamarca qui est un petit village en pisé de couleur ocre. Les habitants sont plus typés boliviens mais ils ont la bosse du commerce.

les tortillas sont délicieusesIci, on vend de tout ce qui andin : châle, ponchos, instruments de musique, souvenirs en cactus et….. caramels de coca et feuilles de coca.


Ça c’est pour le mal d’altitude car on est à 2300m d’altitude et ce n’est pas fini. Alors, ici tout le monde chique la feuille de coca ou fait de la tisane. On achète le sachet de feuilles 10 pesos et autant pour les caramels.

achats des feuilles de coca sur le marché

achats des feuilles de coca sur le marché

Pas de grands hôtels à Pumamarca mais des tas de chambres d’hôtes ceci pour préserver l’authenticité du village.

Nous allons voir le Cerro de Los Siete Colores : le mont aux 7 couleurs.

le mont des 7 couleurs


Dommage, le temps en cette fin de soirée est gris mais Gérard ne s’avoue pas vaincu, le lendemain matin, le drone nous donnera enfin un aperçu des couleurs du Cerro, le soleil est revenu.

Nous prenons la route pour la quebrada et le 1er arrêt sera pour Tilcara. Nous irons voir la Pucara. Nous déjeunerons local : de délicieux humitas et d’un guiso de lenteja.

les humitas

les humitas

Humitas et

A 15km de là, nous passons le Tropique du Capricorne. Les paysages sont grandioses, c’est un paysage aride et montagneux. Les strates de la montagne sont une palette de couleurs : du rouge au blanc en passant par l’ocre et le jaune puis du vert au gris. La quabrada a une telle richesse de couleurs que l’Unesco a classé la quebrada de Humahuaca au patrimoine mondiale.

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Le long de la quebrada, des villages indiens en pisé et le long du Rio, sont cultivés l’ail, l’oignon et la salade._DSC5487

On commence à voir aussi des lamas. Nous ne sommes plus en Argentine et loin très loin à des années lumière de Buenos Aires. Ici, on est loin de tout  et les traditions restent encore très vives. Il n’empêche que les jeunes jouent désormais plus à a tablette qu’à la fronde.