Tous les articles par martine Tatangelo

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

BILAN DE NOTRE 4ÈME SEJOUR EN AMERIQUE DU SUD EN CAMPING-CAR

Nous sommes partis de Buenos Aires pour aller directement en Terre de Feu

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

puis l’Antarctique._DSC6154

Remontée du Chili avec passage des cols entre le Chili et l’Argentine puis le Pérou._DSC8636

16000 kms de routes, chemins, pistes plus ou moins bien entretenus ! Plus de 60000 kms depuis notre départ.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

bleu : 1er séjour, rouge : 2ème, vert : 3ème, noir : 4ème

Nous avons toujours autant apprécié la gentillesse des Sud-américains avec un bémol aux chiliens qui sont trop business et on perdu comme nous en Europe le convivialité et la spontanéité.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le Chili est trop « américanisé » avec ses grands centres commerciaux et nous n’avons pas beaucoup aimé sauf le sud jusqu’à Chiloë et Valparaiso. Mais nous sommes peut-être un peu sévère._DSC7854IMG_8832

La cordilière des Andes d’Ushuaia à la cordillère blanche à Huanscara a forcément nos faveurs pour la beauté de ses paysages

_DSC7587

Le Pérou est le pays qui a une culture la mieux mis en valeur par ses sites et musées d’excellente qualité ! Nous avons aimé la gentillesse des péruviens.

L’Antarctique est forcément le clou de ce séjour : un seul mot, inoubliable !

Nos bivouacs :

Aucun problème, nous n’avons fait pratiquement que des bivouacs et très peu de camping. Nous avons dormi près des sites, sur les plages, dans les parcs nationaux dans de endroits superbes et en toute sécurité. _DSC9179

Gas oil :

Prix en moyenne 85ct d’euro ! Pas de problème de qualité nous prenons que le commun. Nous faisons le plein d’eau dans les stations.

Pannes :

Aucune panne mécanique. Nous avons changé la pompe des essuie-glaces et fait ressoudé deux attaches du réservoir à gas oil. Pas de crevaison.  Le camion marche très bien et aucun problème en altitude. 

Entretien classique : une vidange et changement du filtre à gasoil 

 

Gardiennage :

Au Pérou, nous avons eu 6 mois pour l’importation du camion et nous avons donc pu le laisser sans souci à Miraflores en gardiennage. 

Rencontres :

Toujours des rencontres avec des équipages français, suisses, belges, canadiens mais aussi des rencontres avec lesSud-américains.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA_DSC0007

Toujours un plaisir de rencontrer des voyageurs sur la route, un arrêt, un resto, des discussions à n’en plus finir…et le plus agréable, il nous reste plein de contacts que nous espérons revoir sur les routes de notre prochain séjour.

Ce que nous n’avons pas aimé :

  • les GENDARMES COUCHES des dizaines, non des centaines mal indiqués, mal faits. Nous les avons maudit dans chaque ville, village, hameau, sur les routes, autoroutes…
  • L’état de certaines routes : tôles ondulées, trous, signalisations.
  • le brouillard le long des côtes du Pacifique en fin de séjour
  • les poubelles dans le nord du Pérou et sur beaucoup trop de routes sud-américaines
  • les klaxons ! tout est prétexte pour klaxonner : dire bonjour, attention je double, je te coupe la route…
  • le manque de civisme sur la route des chauffeurs de bus, de minibus et des taxis mais de façon générale de tous

Bilan : nous sommes ravis de rentrer en France revoir famille et amis mais nous préparons déjà notre prochain séjour sur les routes de l’Equateur et de la Colombie…. A bientôt….

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

LIMA, capitale du Pérou et classée par l’Unesco

Nous redescendons par la côte, bivouac sur les plages.OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les montagnes et les dunes donnent des paysages et des couleurs de toute beauté.

a peine chargés

C’est le moment de couper la canne à sucre, les camions qui la transportent sont juste un peu chargés….

Lorsque nous arrivons, nous mettons les essuie-glacées en marche depuis des semaines et des semaines sans pluie. Là, c’est juste un petit crachin.

Lima est dans la brume, normal ici c’est l’hiver et l’hiver de mai à septembre, c’est la « garua », le brouillard qui enveloppe Lima. C’est une énorme métropole, plus de 10 millions d’habitants !

C’est donc une ville toujours en effervescence et bruyante : Klaxons, musique, voitures et bus.

Nous sommes arrivés par le bord de mer qui en fait est la zone portuaire et industrielle de Lima et la circulation était assez fluide, nous sommes vite arrivés à l’hôtel Hitchickers à Miraflores. Le camion y restera 3 mois, le parking de l’hôtel est sécurisé et Thanasinh ne risque rien pendant nos vacances en France.

Mercredi matin, nous voila partis pour Lima. Un taxi nous emmène place d’Armes pour 20S. La place est superbe entre ses bâtiments jaunes d’un côté ornés de très beaux balcons à encorbellement, la cathédrale et le palais Aezobispal et le palais présidentiel. 

la place d'Armes

la place d’Armes

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le centre historique de Lima est classé par l’Unesco et le mérite bien. Souvent la capitale est délaissée pour les sites Inca mais c’est dommage car la ville réserve de bonnes surprises par son architecture et la qualité de ses musées.

la cathédrale

la cathédrale

le palais

le palais

l'entrée du palais

l’entrée du palais

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Visite du très beau palais qui contient une très belle collection de tableau mais aussi d’objets de culte. Le balcon en façade est magnifique.

collection de crèche

collection de crèche

et elles sont plus belles les unes que les autres

et elles sont plus belles les unes que les autres

 

On enchaîne par de la cathédrale dans l’élan. Il est midi, c’est la relève de la garde qui se fait en grande pompe : musique, défilé militaire…

la relève de la garde

la relève de la garde

Nous irons déjeuné sur les bord du fleuve et la vue donne sur le Cerrro San Cristobal mais il est dans la brume. Qu’importe, nous déjeunerons moi, d’une céviche (plat national) et Gérard, d’un chicharonne de calamars.

La céviche est le plat emblèmetique du Pérou. Sur toute la côte, tous les restaurants proposent la ceviche de … poissons, de fruits de mer, mixte.

Recette : poissons avec ou sans fruits de mer, citrons vert, coriandre, huile, sel et poivre. Ne pas oublier les oignons rouges en fines rondelles. Laisser mariner et déguster.

L’après-midi, nous nous promenons dans les rues piétonnes et les maisons ont de magnifiques balcons en bois ciselés.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Nous partons au monastère de San Domingo qui date de 1540. Les cloîtres sont magnifiques et la bibliothèque contient plus de 25000 ouvrages.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

magnifique plafond

magnifique plafond

le cloitre

le cloitre

la bibliothèque

la bibliothèque

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On peut prier sur la tombe de  Sainte Rose, patronne de Lima. Près de sa tombe, une fosse contenants les os des moines qui ont vécus au monastère ! Après les momies, nous donnons dans les osselets !

Dans l’élan  nous irons voir le monastère de San Francisco et les catacombes. Plus de 20000 squelettes retrouvés retrouvés, le tout est classés, triés….

San Francisco

San Francisco

Le cloitre

Le cloitre

IMG_9082

IMG_9088

Nous sortons de San Francisco, la nuit arrive et nous profitons de l’ambiance de l’écran géant installé sur la place d’Armes pour l’envoi de la coupe du monde.IMG_9091

IMG_9099

Les péruviens sont motivés par la coupe du monde cela fait 36 ans que le Pérou n’a pas participé alors là, c’est la folie !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

même dans la rue, les mimes se sont mis à la coupe du monde

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

même les chiens policiers sont au couleur de l'équipe nationale

même les chiens policiers sont au couleur de l’équipe nationale et ils prennent même la pose pour la photo 

Jeudi, c’est notre dernier jour sur Lima. Nous prenons un taxi pour la Huira Pucllana en plein centre ville de Miraflores. La pyramide est en bon état. Les travaux de restauration ont commencé dans les années 80. Nous pouvons monter sur la pyramide qui est un ancien centre religieux, à son pied, on découvre le centre administratif. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

le cente administratif et la ville de Miraflores

le cente administratif et la ville de Miraflores

Nous partons pour le musée Larco .

L'allée du musée Larco

L’allée du musée Larco

C’est l’un des incontournables de Lima. Dans ce musée, tout l’art pré-colombien est représenté par des milliers de céramiques. C’est le musé privé de Raphaël Larco Hoyle, archéologue péruvien. Tout l’art Moche, Wari, Lima, Chimu est mis en valeur dans les salles avec de magnifique collection de céramiques mais aussi de bijoux et collections funéraires en or et argent.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Une salle est consacré à l’art « érotique » des Moches…..

Un taxi nous ramène à la place San Martin, il ne nous emmène pas plus loin, il nous dit que toutes les rues sont bloquées. Et il a raison, la police anti-émeutes est présente et à boucler toutes les routes qui vont sur la place d’Armes : seuls quelques touristes peuvent passer. Nous prenons une photo et un policier nous confirme une grosse manifestation pour l’âpres-midi, nous ne tenterons pas le diable, nous irons déjeuner, irons au musée de la Banque NationaleOLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

et nous retournerons à Miraflores.

C’est la fin de notre 4ème séjour !

_DSC1360

Les caballitos de totora de Pimentel

Nous sommes à Pimentel, station balnéaire près de Chiclayo. Ce sera une autre soirée resto avec Béatrice et Hervé. Bivouac sur la plage tout au bout du village près de drôles embarcations.

coucher de soleil avec les ça

coucher de soleil avec les caballitos

Ce sont des « caballitos de totora ».  Ici, la pêche se fait encore avec ces petits bateaux que nous avions vu au musée de Chan Chan. Depuis plus de 1000 ans, la pêche se fait sur ces petites embarcations en roseaux et rien à changer.

A 6h30 ce matin, je suis réveillée et là, les pêcheurs sont déjà levés et prêt à partir. Ils mettent leurs bateaux à l’eau et je peux vous assurer qu’il faut une sacrée dextérité pour aller face à la vague sans se retourner ! Ils sont une soixantaine à partir de si bon matin, l’eau n’est pas chaude et ils partent en bermuda et pull avec quelquefois un sac poubelle découpé pour se protéger._DSC1313_DSC1316

En attendant leur retour, un pêcheur nous explique la fabrication des « caballitos ». Ils sont fait avec une ossature en bambou avec des flotteurs en polystyrène et recouverts de roseaux qu’il faut remplacer tous les 20 à 25 jours. Ça leur coute environ 20 soles pour remplacer les roseaux. La pagaie est un bambou coupé en 2.

_DSC1376_DSC1356 Les pêcheurs partent environ 4 à 5 heures en mer à genoux sur leur embarcation pour rapporter du poisson ou des crabes. Ils peuvent ramener 50kg dans les bons jours mais seulement 1 ou 2 poissons dans les mauvais jours. En ce moment, la mer est froide et la pêche n’est pas très bonne. Ils pêchent assez loin du rivage avec des lignes et hameçons mais aussi avec de petits filets et pour les crabes, des nasses de différentes grandeurs._DSC1408_DSC1409

Un boulot de galérien !  

A leur retour,  la vente  du poisson se fait directement sur la plage. Aujourd’hui, le poisson se vendra 2 soles le kilo ! 

retour de pêche

retour de pêche

les pélicans sont toujours là

les pélicans sont toujours là

Apres 1500 ans d’existence, cette pêche va t-elle durer encore longtemps? Des pêcheurs nous ont dit ne pas vouloir que les fils fassent le même métier : trop dur, plus assez rentable…

A midi arrive un bateau, un vrai celui-ci, il rapporte du poisson. La pêche est faite au filet et ce sont des caisses et des caisses pleines de poissons._DSC1454_DSC1447

Une classe de Chiclayo est en visite à Pimentel et s’arrête au camion. Echanges sympathiques et promesse de mettre leur photo sur le blog. C’est donc chose faite ….Bises à toutes !OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les péruviens sont fiers de participer à la coupe du monde de foot et de jouer contre les français. Les tee-shirts rouges et blancs s’arrachent dans les magasins et sont vendus à la sauvette au carrefour des villes. Echanges cordiaux sur les scores des 2 pays et pronostics 2-1 pour les optimistes mais dans quel camp sont-ils? Dans le camp français ou péruvien ? 

Béatrice et Hervé sont partis en début d’après-midi vers l’Equateur, nous restons à Pimentel car, pour nous, ce sera le retour vers Lima dans quelques jours. Nous décidons de nous promener et d’aller jusqu’à la jetée que nous voyons  au loin. _DSC1469

Cette jetée a une histoire. Elle a été construite parce que Pimentel n’a pas de port et comme la région produisait et produit toujours beaucoup de cannes à sucre, le sucre venait par train jusqu’au bateau par cette jetée et était déchargé par 6 immenses grues jusqu’en 1960. Les bateaux partaient pour les Etats Unis. Maintenant, la jetée sert de promenade aux amoureux et aux pêcheurs, même aujourd’hui où il y a beaucoup de vent._DSC1473

photo de la jetée milieu XXème S

photo de la jetée milieu XXème S

retour à notre bivouac par le bord de mer

retour à notre bivouac par le bord de mer

Mardi, visite du musée des TUMBAS REALES DE SIPAN situé à quelques kilomètres de Chiclayo. Un superbe bâtiment neuf en forme de pyramide, réplique des tombeaux de la culture Moche. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous n’avons pas vu souvent de musée qui contient une aussi riche collection bien mise en valeur  et aussi bien fait en Amérique du Sud. Bon, nous n’avons pas été à Lima, nous pourrons dire après mais depuis le musée de la Monnaie en Bolivie, nous n’avions pas retrouvé cette qualité.

C’est seulement en 1987 que les tombeaux ont été découverts et ont fait l’objet de fouilles. C’est parait-il la plus grande découverte archéologique du Pérou depuis ces 50 dernières années et on veut bien le croire. Bijoux en or et en argent, ornements funéraires, poteries, tombes, les découvertes sont stupéfiantes en qualité (plus de 1000 objets) et en nombre. Le seigneur de Sipan a été enterré avec serviteurs, femmes, gardien de tombeau, chien, lamas sans oublier parures de guerre, bijoux, ornements, poteries….il y a 1750 ans ! La  tombe avec les restes du « Senor » a été reconstituée et c’est bien fait.  

D’autres tombes ont été découvertes, celle du Sacerdoce (le grand prêtre) et celle du « Viejo Senor » (vieux seigneur) qui serait 150 ans l’aînée de celle du Seigneur !

Pour la petite histoire, c’est suite à un trafic d’objets volés que la police et le directeur du musée ont soupçonné qu’il y avait dans la région un site. En faisant des recherches, Le directeur a découvert l’emplacement d’une des tombes et a recherché des appuis financiers. Et là, ils sont tombés sur une des plus grandes découvertes archéologiques. 

J’ai presque comblé mon retard. A partir de Pimentel, nous repartons vers Lima…..

CHAN-CHAN, site Chimu classé par l’Unesco

A la sortie du Canyon Del Plato, nous avons pris la route du bord de mer et nous voici à Puerto Morin en début de soirée pour notre bivouac.

Un camion sur la plage : des français ! C’est Béatrice et Hervé qui arrivent de Lima, ils sont de retour de France et partent sur l’Equateur et la Colombie.

Samedi matin, la plage est envahi de petits crabes rouges, un peu comme les étrilles chez nous mais par centaines. Aussitôt qu’on approche, ils rentrent dans des trous dans le sable. Des enfants viennent les ramasser et ils ont plus de dextérité que moi qui arrivent à peine à les photographier !

de centaines de crabes sur la plages

de centaines de crabes sur la plages

Hervé a des problèmes de batteries et oui, laisser le camion 2 mois, ça peut poser des problèmes si la batterie commence à faiblir. Un coup de câble et c’est parti. Nous allons à Chan Chan et eux aussi. Nous nous donnons RDV le soir pour le bivouac à Huanchaco.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La route  qui va à Trujillo est une décharge à ciel ouvert. Rarement, nous avons vu une région du Pérou aussi sale. Le sac, la bouteille plastique sont le fléau du XXème et XXIème S. Pourtant des campagnes de sensibilisation ont lieu, des panneaux rappellent de ne pas jeter afin de préserver la nature. Mais rien y fait.

nous avons rarement vu une région aussi sale

nous avons rarement vu une région aussi sale

Nous avons retrouvé la « garua« . Le soleil fait timidement son apparition que quelques heures par jour mais il ne fait pas froid, c’est toujours ça.

Chan Chan était la capitale de la civilisation Chimu qui va du XII au XVème siècle. Ce sont les Incas qui, après 10 ans de siège, ont vaincus les Chimus. Puis les Incas ont été vaincus à leur tour par les Espagnols. Les archéologues ont peu de renseignements sur cette civilisation qui ne connaissait pas l’écriture._DSC1214

Chan Chan s’étendait sur 22km2 mais nous ne pouvons en fait que visiter une citadelle. Par contre, le musée nous montre une maquette de cette ancienne civilisation ainsi que les statues retrouvées sur le site._DSC1265

La citadelle est énorme. Afin de protéger le site, des protections ont été installées : des nattes protègent du soleil, du vent et exceptionnellement de la pluie._DSC1233

On entre par une porte percée dans une enceinte d’une impressionnante hauteur et l’on découvre la place des cérémonies._DSC1253

_DSC1216C’est sur cette place qu’avait lieu les sacrifices et les cérémonies. Les murs qui entourent la place sont revêtus d’une frise et sont en briques d’adobe.

_DSC1218 Le mur fait au moins 2,5 m à la base et plus que 1m en haut. La frise représente des vagues, des loutres de mer et des pélicans. On pense que le peuple Chimu vénérait le culte de la lune et de la mer. Par un passage, on longe le corridor aux oiseaux et aux poissons. Les frises sont restaurées en grande partie. _DSC1221

_DSC1222

_DSC1226

C’est dans la salle des audiences que ce décidait la répartitions des richesses._DSC1242 

L’étang, dans la citadelle, a été creusé pour le culte de la lune et permettait d’y faire des sacrifices à chaque changement de lune.

l'étang est à sec

l’étang est à sec

Près du musée du site que nous visiterons, des chiens péruviens qui ont la particularité de ne pas avoir de poils sauf une petite touffe sur la tête. _DSC1256

Nous partons vers la plage de Hunchaco et nous retrouvons Béatrice et Hervé pour une soirée resto.

Dimanche matin, nous partons visiter les huacas de La Esmeralda et d’Arco Iris. Ce sont des sanctuaires en forme de pyramide tronquée. Tout comme le site de Chan Chan des protections protègent les murs en adobe.

_DSC1292_DSC1283_DSC1286 A La Esmeralda, les frises sont d’origine et on retrouve poissons et oiseaux. A Arcos Iris, nous ne pouvons pas accéder à la pyramide, on ne peut faire que le pourtour pour voir les bas reliefs. Ici, on peut voir des danseurs de pluie, des formes animales, les frises sont très belles et bien conservées._DSC1308

 

Nous décidons de partir vers Chiclayo avec Béatrice et Hervé…..

_DSC1174

Le Parc HUASCARAN, classé par l’Unesco et le canyon Del Plato

Nous étions au parc les 29, 30 et 31 mai 2018…donc beaucoup de retard dans la publication du blog mais je vais me rattraper!

Le parc Huascaran est situé dans la cordillère blanche et c’est aussi la plus haute chaîne de montagne tropicale de la planète. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous avons remonté une grande partie de la cordillère des Andes et les paysages étaient souvent magnifiques mais nous avons été surpris par le peu de neige sur des sommets  pourtant à plus de 6000 mètres. 

Ici, la neige est bien présente d’où le nom de cordelière blanche, lui fait face, la cordillère noire qui n’a pas de neige.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Toute la vallée qui longe la cordillère blanche est  à 2700m. En 1970, elle  a subi un tremblement de terre des plus terribles. Les villes de Huaraz, Yungay et Caraz ont été rayées de la carte et il y a eu plus de 90000 morts car suite au tremblement de terre, des coulées de boues et de neige ont détruit ce qui restait debout. Les villes ont été reconstruites sans aucun charme, les champs ressemencés et la vie a repris.

De Yungay, nous prenons la piste pour le parc. Nous payons 120S pour y rester 3 jours. La piste  traverse des petits villages et les champs sont cultivés sur les pentes abruptes des montagnes.

cliquer pour agrandir !

cliquer pour agrandir !

Arrivés dans le parc, des trous d’obus sur la piste nous obligent à rouler au pas, un vrai calvaire. La tôle ondulée, on gère mais des nids de poules ou plutôt d’autruches, c’est pas pareille.

Nous avons le Huascaran  et son glacier qui, du haut de ses 6768m, surplombe le 1er lac, les autres sommets : le Huandoy atteint les 6395m, le Alpamayo, les 5947m. Les paysages sont superbes. 

Pour la petite histoire, le sigle de la Paramount est représenté par le Huascaran….

Nous avons suivi les conseils de Annick et Michel et nous avons campé auprès de la Laguna de Llanganuco au calme, nous étions seuls._DSC1174

Non, 2 lamas ont surveillés le camping-car le temps de notre promenade à la laguna Chinancocha à l’eau émeraude comme souvent les lacs de montagne._DSC1083


Nous avons fait une balade de 5km pour nous mettre en jambes et surtout voir notre résistance car nous sommes tout de même à 3800m._DSC1189

 


_DSC1099 _DSC1191Le lendemain, nous préparons un pique-nique et partons vers la Laguna 69. Nous nous doutons bien que nous n’irons pas jusqu’à la Laguna qui est à plus de 4550m avec un dénivelé de 700m et  8 km de marche aller. C’est le « must » des trecks de la cordillère blanche. On vient ici pour faire des trecks de 1 à 15 jours dans la cordillère.

Le paysage est très beau, nous longeons une petite rivière. Les arbres ont le tronc rouge, ils sont spécifiques à la région. Je vais me renseigner sur le nom…Des cascades dévalent des montagnes._DSC1165

On monte, nous sommes à 4100m. Le souffle commence à manquer. On s’arrête pour pique-niquer puis on décide de redescendre vers la Laguna Llanganuco. _DSC1136 _DSC1138

Nous retrouverons notre bivouac au milieu des vaches et des ânes.

Au retour du parc à Yungay, Thanasinh a droit à une révision : vidange et changement de la pompe essuie-glaces en panne depuis des lustres.

Nous partirons jeudi à Caraz et nous arrêterons au camping « la Gualuape ». Superbe camping : accueil sympathique, camping irréprochable…

Vendredi 1er juin, anniversaire de Gérard !

Nous partons pour le canyon Del Plato. Je vous mets un extrait du Routard :

« Vous pensez avoir tout vu ? Etre gavé de paysages incroyables ? Alors en route pour cette merveille géologique (…) La cordillère Blanca semble vouloir fricoter avec la cordillère Negra. Elles se touchent du bout des lèvres et l’on se demande où va passer la RN3 qui s’engage vers cet obstacle naturel. Alors débutent les gorges patiemment creusées par le temps et les eaux du Rio Santa. Des gorges qui se font de plus en plus profondes tandis que la route s’accroche comme elle peut aux parois abruptes (…) »

Et là, le Routard n’exagère pas : une « single » route avec pas moins de 35 tunnels creusés dans dans la roche, longe le canyon.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les croisements avec les voitures mais surtout avec les bus et minibus (qui sont souvent inconscients) sont périlleux, quelques aménagements permettent tout de même le croisement….

face à face avec un camion.

face à face avec un camion.

Les camions sont plus raisonnables. Dans les tunnels très étroits,  il y en a toujours un qui doit reculer… Les paysages sont grandioses. 

 

_DSC1065

CHAVIN DE HUANTAR, site classé par l’UNESCO

1h30 pour sortir de Lima ! Nous prenons la Panaméricaine mais le temps est toujours gris.

La Panaméricaine est payante mais ici au Pérou, les péages sont peu onéreux 15S  soit 3.75 € pour le camion (ça va nous faire drôle en France) .Au Chili, la Panaméricaine est très chère heureusement nous avons pris le bord de mer …

Arrêt à Barranca pour le bivouac et comme nous y arrivons tôt, nous profitons de la plage et du soleil qui daigne faire une apparition._DSC0952_DSC0944
_DSC0927_DSC0932

Le lendemain, nous décidons d’aller vers la cordillère blanche. On passe par le centre ville de Barranca : les tuc-tucs sont omniprésents dans toutes les villes et la rue est à euxOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous partons pour visiter le site archéologique de Chavin de Huantar  classé par l’UNESCO mais nous devons passer 3 cols : 2 à 4200m et 1 à 4500m. De la rigolade pour Thanasinh qui est maintenant au top de sa forme au bout de presque 60000 km sur les routes, pardon, sur les semblants de routes et sur les pistes sud-américaines.

Les péruviens sont d’excellents agriculteurs et n’hésitent pas à cultiver des champs en montagne et, ici, la terre doit être bonne car les cultures s’élèvent à 3500 voir 4000m. Il est vrai qu’il y a beaucoup d’eau et que beaucoup de canaux de drainage ont été construits.

champs de canne à sucre

champs de canne à sucre

Au début, ce sont des champs de cannes à sucre, de coton puis plus on grimpe, les cultures changent, plus de maïs, de cultures maraîchères. 

piments

piments

Les piments sèchent au soleil : des rouges, jaunes, bruns …Ils sont plus ou moins piquants. Même les plus doux, nous, on les trouve piquants.

Pas de lamas malgré les 4000m d’altitude comme la montagne est verte, ce sont moutons et vaches. Dans les villages, cochons et poulets se partagent le bord des routes.

On commence à voir la cordillère blanche.

Quand aux ravalements des maisons en adobe, ils sont refaits à neufs : c’est une année d’élection et les candidats n’ont pas lésiné : tout est repeint, les maisons, les clôtures, les rochers. Sur fond blanc, on a du bleu, du rouge, du violet selon les partis.

année d'élection

année d’élection

Nous arrivons en fin de journée à Chavin. C’est un village encaissé dans une gorge à 3500m. ON arrive à trouver un bivouac à peu près plat et on se couche : on est fatigué de notre journée de partir du bord de mer et grimper à plus de 4500m c’est dur pour l’organisme et on a plus de mounia. Un cachet et au lit….IMG_9029

Nous partons visiter le site archéologique.

_DSC0991 (1)Ça démarre pas trop bien, on se demande un peu ce qu’on est venu faire ici. Le peu de fouilles est protégé, on ne voit rien. _DSC1004

 

l'obélisque Tello

l’obélisque Tello

 

Bon, ça date de 1200 av.JC mais l’Unesco, en général, protège les sites digne d’intérêt alors on continue la visite et au détour d’un virage, on découvre les pyramides. Face à nous, la pyramide principale qui servait aux dignitaires  et qui domine une énorme place où se déroulaient les cérémonies, sur le côté une pyramide plus petite. Les pyramides était plates peut-être en raison des tremblements de terre.

_DSC1011 _DSC1009

D’après les relevés, une autre construction faisait face à la plus petite des pyramide. Un jour, les fouilles permettrons peut-être de la mettre en évidence.

Sur le côté de la pyramide principale, une petite cour ronde, c’était pour les cérémonies « plus intimes » : combats, sacrifices…_DSC1031

Mais le plus intéressant est que l’on peut entrer dans les entrailles de la pyramide principale par une série de couloirs souterrains, d’escaliers avec des marches monumentales car on pénètre par le haut de la construction. Dans ces boyaux, on y a retrouvé le « lanzon », un totem de 5m de haut ! Alors là c’est impressionnant. _DSC1054

non c'est pas le totem, c'est la prochaine photo...

non c’est pas le totem, c’est la prochaine photo…

le vrai totem

le vrai totem

On part pour le musée qui contient les pièces découvertes sur le site mais en sortant, on rencontre un couple canadien-américain et on discute….voyage  et bon plan ! 

Visite du musée. _DSC1065

On repart tranquillement de Chavin. Des voyageurs canadiens, Josée et Joe, rencontrés près du site nous ont conseillé de faire les lagunes et de faire le parc Huascaran. Nous voici partis donc pour Huascaran. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Arrêt au très beau lac de Querococha. Nous achèterons 5 truites pour 10 soles (2,5€) qui se sont avérées délicieuses à un garçon.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

IMG_9020Dimanche, arrêt au marché de Carhuaz. Tout ce vend : viandes (vivantes), légumes, fruits et j’en passe. Nous nous contenterons d’acheter des fruits et des légumes, je ne me vois pas plumer un poulet dans le camion et encore moins de tuer un mignon cochon d’Inde. Ici les cochons d’Inde est un met très apprécié et très raffiné. Ils appellent ça un « cuy » qui se prononce « couille ».

on vend poulets, cochons d'Inde..

on vend poulets, cochons d’Inde..

IMG_9047

Nous avons retrouvé le Pérou authentique avec ses marchés, ses traditions, ses villages.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La ville n’est pas belle mais toute cette vallée a été détruite par un tremblement de terre  en 1970,avec des coulées de neige et de boues, il y a eu plus de 90 000 morts. Toutes les villes de la vallée ont été reconstruites mais non aucun charme.

5km plus loin, il est 10h, appel de phare : un camion français  et un 4×4 en plus! Michel et Annick, on discute, on discute, on déjeunera dans un resto….et on se quittera  à 4h. Michel et Annick redescendent sur la Bolivie puis l’Argentine, retour en France prévu pour début août. On n’a pas de chance, à chaque fois que l’on rencontre des français en 4×4 avec qui on pourrait aller s’amuser sur les pistes, on ne part pas dans la même direction….

On repart donc pour la cordillère blanche, seuls……. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

_DSC0875

TAMBO COLORADO, cité inca et PACHACAMAC, sanctuaire Wari

Nous passons vite la ville de Pisco, les abords sont sales, la ville peu engageante. Nous nous arrêtons juste acheter du pain et nous filons.

Nous partons vers Tambo Colorado ou l’enceinte rousse. Le gardien du site nous accueille et nous fait le guide. On sort le drone, pour une fois que le gardien nous donne son accord, nous avons un problème de mise à jour. Pas possible de s’en servir et pas de réseau pour faire la mise à jour ! 

C’est sur un emplacement des Wari 

vestiges Wari

vestiges Wari

que Pachacutec, l’Inca crée ce complexe politique, administratif et militaire près de la côte. Construit sur les bords du fleuve Pisco, il est sur le « camino Inca » qui reliait Tambo Colorado à Huaytara et à Cuzco.

On reconnait la construction Inca en raison des niches, fenêtres et portes de forme trapézoïdale.

_DSC0772_DSC0787

Ici les murs sont en odobe et étaient recouverts d’un enduit peint en rouge et jaune. Bien entendu, les couleurs étaient minérales.

reste de peinture

reste de peinture

Les dignitaires étaient hébergés sur la partie supérieure alors que le peuple et l’armée se trouvaient en bas avec les entrepôts face à une montagne d’où le Dieu Soleil était vénéré. D’ailleurs, un temple a été construit face à une immense esplanade, elle aussi en forme de trapèze. 

face à la cité, la montagne

face à la cité, la montagne

 

couloirs étroits

couloirs étroits

_DSC0800

la place en forme de trapèze

la place en forme de trapèze

Nous dormirons le soir sur la paya Asia avant de repartir le lendemain sur Lima !

Nous sommes sur la Panaméricaine, la circulation devient plus dense, les contrôles de police aussi mais en lisant nos plaques, nous ne sommes pas contrôlés et l’on nous souhaite la bienvenue. Ce matin, le « grua » est revenu. Tout est gris et triste mais il ne fait pas froid, c’est déjà ça. De toute façon, Lima a la réputation d’être dans le brouillard la moitié de l’année. Les élevages de poulet ont pris d’assaut les plages et quand il n’y a pas de poulets ce sont des résidences haut de gamme clôturées et fermées.

Nous voici à 35 km de Lima à Pachacamac.

Pachacamac est un site archéologique important. Avant la conquête par les espagnols, c’était l’un des sanctuaires le plus important de la côte péruvienne.

A l’entrée, on nous remet une petite documentation en français. Je pourrai donc vous donner quelques détails car ici les guides ne parlent que espagnol ou anglais et ils sont bien occupés avec des cars d’écoliers venus visiter le site.

Le Dieu Pachacamac était redouté : il pouvait déclencher des tremblements de terre et autres cataclysmes. Les premières occupations datent de 200 av.JC et c’est la culture Lima en premier qui s’est établie (on la connaissait pas encore celle-là) puis ce furent les Wari (ce sont de vieilles connaissances) puis enfin la période pré-inca puis inca.

Ce sont les Incas qui édifièrent le temple du soleil et l’Acllawasi (la maison des « femmes choisies »)

On commencera par le très beau musée

_DSC0821 puis en voiture, nous circulons dans le site. Il est tellement grand que les voitures sont acceptés. _DSC0896_DSC0834

Nous commencerons par les pyramides à rampe de la période Wari,_DSC0837_DSC0844

le camino inca N.S

le camino inca N.S

nous passerons devant la casa de Los quipus, c’était la comptabilité, elle se faisait avec des cordes et les noeuds étaient différents un peu comme le système chinois._DSC0850_DSC0851

Ou s'arrête les ruines Inca et ou commencent celles du 20èmeS

Ou s’arrête les ruines Inca et ou commencent celles du 20èmeS

Le vieux temple n’est pas encore remonté, les archéologues travaillent sur le « temple peint » ._DSC0870

La, on laissera le camion et nous irons jusqu’au temple du soleil. Une sacrée grimpette mais la-haut, une vue magnifique sur la côte. Nous ferons le tour du temple du Soleil

_DSC0879

_DSC0889

Ouf, on est arrivé….

_DSC0902

Vues du temple du soleil

_DSC0899

Nous terminons la visite par l’Acllawasi qui est bien restauré et on se rend bien compte de l’importance du site à l’époque Inca. C’était le bâtiment réservé aux futures prétresses et aux futures femmes de dignitaires._DSC0875_DSC0877_DSC0859

Le site est toujours en travaux mais vu la grandeur et le travail de fourmi, les archéologues ont de beaux jours devant eux….

Il est l’heure de repartir si nous voulons arriver à Lima pas trop tard. Nous avons une adresse pour le gardiennage de Thanasinh pendant notre retour en France. 

Nous sommes dans les quartiers sud de Lima dans Miraflores, une circulation démentielle avec des chauffeurs de taxi et de bus fous. Klaxons, queues de poisson, ici c’est la guère d’empoigne. Enfin, on arrive au « Hitchhikers Backparkers Hostel qui est un hôtel pour les routards en sacs à dos avec 4 emplacements pour les camping-cars de passage. Comme on est un peu imposant, on a un peu peur qu’il ne nous prenne pas. 

Ouf, personne, pas de voiture, pas de camping-car, la cour est à nous. On demande de rester pour 2 nuits, c’est OK et pour le gardiennage ? Un peu cher mais pas de transfert avion, on est pas loin de l’aéroport donc des frais d’hôtels ou de taxi en moins tout compte fait…. Ce sera bien !