Tous les articles par martine Tatangelo

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Le désert de Tatacao

Nous partons pour le désert de Tatacoa. 

Pour arriver à Tatacoa, nous empruntons la route de Bogota, une 2 voie très empruntée par les camions, voitures, et mobylettes. 

Au péage, à chaque ralentisseur, à chaque arrêt pour les travaux, des vendeurs à la sauvette nous proposent bouteilles d’eau, sodas, fruits, gâteaux et j’en passe….

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERALes villages sont plein d’exubérance et de bruits avec les marchés.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le mot « désert » est peut être pas vraiment approprié pour ce site qui est sans égal en Colombie. Nous sommes habitués à une végétation luxuriante en raison de la chaleur et des pluies. Ici tout est sec et des formations rocheuses rouges, blanches offre un panorama unique dans ce pays.

Les 10 premiers kilomètres, les colombiers ont envahis le site puis en continuant la piste, plus de voitures, quelques motards intrépides et nous. OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Enfin, nous pouvons profité de ce paysage. Les premiers kilomètres ne nous avaient pas vraiment convaincus mais après, nous avons aimé ce paysage sec et désolé et nous avons continué sur une piste puis une autre …._DSC6132_DSC6135 _DSC6123_DSC6137

Cactus en fleurs, grand cactus, un peu de verdure ça et là…_DSC6120_DSC6136

Rencontre au bord des pistes…_DSC6141

Nous aurons très chaud dans ce désert.

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Le soir est arrivé et nous avons dormi au milieu de nulle part. En raison d’un ciel clair et sec la plupart de l’année, c’est un haut lieu de l’astronomie. Nous pensions bien voir les étoiles mais à 21h, ce sera un orage _DSC6177

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San Agustin et Tierradentro, les 2 sites archéologiques colombiens

Partis de Popayan en fin de matinée, nous partons par une route truffée de nids de poule et même le plus souvent de trous d’obus.

Heureusement, les paysages sont superbes_DSC5884

Nous arrivons rapidement à l’entrée du parc national Puracé qui tient son nom du volcan Puracé, le plus haut des 7 volcans de la chaîne des Coconucos.

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Alors là, pour faire quelques 80km pour traverser le parc, ce fut une vraie galère et pourtant des pistes, on en a fait et des pas faciles mais celle-là tient le pompom. Dure, cassante, pas roulante, il nous aura fallu 5h15 pour rallier Popoyan à San Agustin ! Nous avons dormi sur le parking du site, exténué ! 

Espérons que le site en vaille la peine….

Il y a 3000 ans, ce sont deux peuples qui  commerçaient dans le coin qui se retrouvaient pour faire des offrandes à leurs dieux et enterrer leurs morts. Dans la roche volcanique, ils ont façonné de superbes sculptures. Comme l’écriture leur était inconnue, on ne sait pas grand chose d’eux. Qu’importe, ils nous ont laissé un véritable témoignage.

Nous payons notre écot à l’ouverture et on nous donne un passeport et nous voici sur ce parc de 78ha qui renferme quelques 130 statues et qui est classé par l’Unesco.

Nous visitons d’abord le musée puis partons vers le bosquet aux statues. Là, les archéologues ont mis en valeur des statues  récupérées sur plusieurs sites. On peut y voir des statues représentant des animaux comme l’aigle, le singe, le jaguar et la grenouille mais aussi des formes plus  ou moins humaines et plus ou moins monstrueuses._DSC5933

Après cette balade dans les sous-bois, tout compte fait avec le soleil qui tape fort, bien venue nous partons sur 3 différents sites ou l’on peut voir des sépultures avec des statues . Certaines très grandes et très réalistes._DSC5982_DSC5956_DSC5974_DSC5975 (1)

Jusque sur les rochers de la rivière, ils ont été sculptés des lézards, des grenouilles et des escargots. _DSC6004Sur le 3ème site, après une bonne grimpette,_DSC6014 (1) nous arrivons sur un plateau qui domine les vallées environnantes et la vue y est superbe même si les statues ici le sont moins, nous sommes au point le plus haut du site, l’Alto de Lavapatas._DSC6015

Retour au camion à midi. Nous décidons de repartir illico vers Tierradentro en espérant pouvoir dormir ce soir au pied du site. Et bien non. Peu de kilomètres séparent les 2 sites, une centaine mais là encore, la route s’arrête et nous continuons sur une piste en mauvais état et nous serons contraint de dormir avant. Il est vrai que nous nous arrêtons vers 17h30 car la nuit tombe vite. Nous trouvons derrière un parc à chevaux un terrain suffisament plat et à l’entrée d’un village. Toute la nuit, l’orage se déchaîne et nous continuerons sur une piste détrempée. Thanasinh prend un bon bain de boue.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous arrivons à Tierradentro en fin de matinée et nous partons sur le site directement. Nous prenons quelques fruits dans le sac à dos et nous partons à l’ascension de l’Alto Segovia. _DSC6062Ça monte sec mais les vues sont superbes._DSC6066 Nous arrivons sur le principal site funéraire : 26 chambres ont été découvertes par hasard.

_DSC6068Elles sont creusées dans la roche d’un diamètre de 2m pour la plus petite et jusqu’à 7m pour les plus grande. Le gardien nous met l’électricité pour descendre : des marches de 60 à 80cm de haut. Il faut descendre entre 4 et 9m de profondeur. Certaines sont peintes en rouge et noire, d’autres sont nues et quelquefois les poteaux sont sculptés. _DSC6073_DSC6072_DSC6098_DSC6109Comme à San Agustin, on ne sait rien des peuples qui ont creusés ses tombeaux et les archéologues les situent entre le VII et le IXème S.

Bon, autant que le site de San Agustin nous a beaucoup plus autant que celui-ci nous laisse sur notre fin. 2 autres sites se trouvent encore à 30 et 45mn de là. Nous estimons en avoir vu assez et nous rentrons.OLYMPUS DIGITAL CAMERA Comme nous sommes mal garés car on ne peut pas rentrer sur le parking du site trop petit, on décide de partir vers le désert de Tatacao.

Pour la nuit, on s’arrête au village de Paicol et nous faisons l’attraction de la soirée. 

Partout, les colombiens sont accueillants et chaleureux, nous faisons au fil des jours de superbes rencontres…_DSC6037_DSC6034

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Popayan, belle cité coloniale classée par l’Unesco

1ère étape de la Colombie, Popayan. La route depuis la frontière est bonne mais avec des péages très, très souvent. On paie 9000 pesos, bon il est vrai que le change est à 3500 pesos pour 1€, on est vite millionnaire ici, on peut bien payé un péage! En plus, beaucoup de travaux ralentissent une circulation très dense avec beaucoup de camions.

Tout le long de la route, des Vénezueliens avec femmes, enfants et quelques affaires marchent vers la frontière. 

Beaucoup de policiers et l’armée est omniprésente. Quand un militaire fait signe, pouce en l’air, c’est que la zone est sécurisée, nous pouvons circuler sans problème.

Les paysages sont beaux mais la pluie vient régulièrement se déchaîner sur nous. Nous n’avons pas été habitués à la pluie sur notre voyage alors on prend ça avec philosophie. 

Nous avons garé le camion à l’Ecoparc de royas del sol à la sortie de Papayan : 2 véhicules sont déjà là, des américains en Ford 550 et des français en fourgon acheté au Chili et qu’ils ont aménagés pour leur voyage.

Michelle et David, les américains nous font visiter leur camion….à l’américaine. Enorme !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAPuis nous décidons de partir au restaurant le soir à Popayan . Je vous décris la scène : 2 américains et 2 français en goguette ne parlant pour les uns ni le français, pour les autres ni l’anglais et baragouinant que l’espagnol et avec tout ça, nous avons passé une super soirée. Comme quoi !

Américains et Français en goguette

Américains et Français en goguette

 

Mardi, départ en taxi pour visiter Popayan et son centre historique. Ce ne sont que quelques quadras de rues mais très typiques. L’Eglise San Francisco est pleine, c’est l’enterrement d’un miliaire certainement de haut grade car le quartier est sous haute surveillance et tout le commandement de l’armée colombienne est présent.

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Dans la rue, toujours les petits métiers et petits commerçants._DSC5759_DSC5755

Tiens,  une 4L « Tatangelo » (anecdote pour ceux qui ne nous connaisse pas, c’était la couleur des voitures de l’entreprise pendant 40 ans)  On ne voyait plus de Renault mais ici, on revoit 4L, 104 et R12 mais aussi des véhicules récents

On décide d’aller à la cathédrale et là, la place est squatté par des étudiants en grève. Cathédrale et musée, fermés ! _DSC5788 _DSC5812

Nous flânons dans les rues, les maisons sont toutes blanches, pas d’étage, des encorbellements aux fenêtres très typique des villes du sud de l’Espagne

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la mairie

la mairie

mais quand une porte est ouverte, on peut apercevoir de superbes patios.._DSC5791_DSC5798_DSC5800

Et nous avons été invités à venir les photographier aussi bien que dans les maisons particulières que dans les administrations._DSC5858

Nous allons visité le musée Mosquera qui est la maison de l’ancien président de la Colombie élu 4 fois de 1845 à 1867. Une guide commente le musée à une classe d’école et se présente pour nous donner les explications sur le musée. Elle est accompagnée d’une chanteuse d’une chorale indigène qui doit chanter à Paris l’année prochaine. Elle nous chantonnera une chanson. Sympa ! _DSC5843

Attention, lustre français venu en bateau puis en mule depuis Cathagène !

Attention, lustre français venu en bateau puis en mule depuis Cathagène !

Nous passons par le pont en briques à 11 arches, emblème de Popayan. Long de 240m il a été construit au XIXème S._DSC5810_DSC5822_DSC5857

Déjeuner dans un restaurant près de l’église San Francisco.Comme dans toutes les villes sud-américaines, beaucoup d’églises._DSC5770_DSC5873_DSC5858_DSC5875

Nous irons faire quelques achats à un centre commercial en sortie de la ville. 

Surprise lorsque nous arrivons au camping, Michel et Anette avec leu 6×6 sont arrivés. 

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Adios Ecuator, Bon’dias Colombia

Beaucoup de retard sur le blog mais là, nous avons une bonne connexion, je vais essayer de rattraper mon retard

3 novembre 2018 :

Nous sommes à Otavalo, notre dernier arrêt avant la frontière et notre dernier marché indigène. Nous sommes un peu déçu : les guides nous annoncent Otavalo comme le marché le plus typique de l’Equateur, à ne manquer sous aucun prétexte. En fait, c’est devenu un énorme marché à touristes. D’accord, il reste tout de même quelques rues sympas et heureusement que les indigènes des montagnes environnantes sont descendus habillés traditionnellement. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Vente du pain pour le Jour des Défunts. Très fêté

Vente du pain pour le Jour des Défunts. Très fêté

Les hommes sont en pantalon blanc, chemise et ont gardé les cheveux nattés quand aux femmes, elles sont avec une jupe longue, droite coupé sur le côté, des ceintures brodées, des chemisiers tout simplement sublime, brodés et en dentelle sur les manches et les cheveux sont longs mais juste attachés. OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Le marché existe depuis des centaines d’années  et ses origines seraient pré-inca quand les marchands arrivaient à pied de la jungle pour commercer. Les Otavalenos sont reconnus pour la qualité de leur textile.

des sombreros..

des sombreros..

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et comme sur tous les marchés, les restos

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Le temps est à la pluie mais nous rentrons juste avant. Il est midi, nous partons en direction de Ibarra, les freins ont besoin d’être réglés, ils sont mis à rude épreuve avec ses descentes vertigineuses avec des pentes à 15 voir 20 ou 25% ! En fait de dernière journée, nous dormirons au sanctuaire de la Vierge de La Paz.

route vers notre bivouac du soir...

route vers notre bivouac du soir…

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Dernier paysage équatorienOLYMPUS DIGITAL CAMERA avant de passer la frontière que nous passons dimanche matin. Des tentes de l’Unicef, de la croix rouge sont montés : des centaines de réfugiés vénezuliens passent la frontière, ils ne restent pas ou peu en Colombie, ils préfèrent aller en Equateur, Pérou voir Chili où il est plus facile de trouver du travail. Des femmes avec plusieurs enfants font la queue pour avoir le tampon d’entrée en général, les hommes sont partis avant pour trouver du travail. Des camions avec des bonbonnes d’eau sont à disposition, les gens dorment à même le sol, des tentes énormes sont dressées.

Nous sommes dans la file des « salida », des sorties du territoire alors ça va assez vite. Passeports tamponnés, importation du véhicule redonné, nous allons à la douane colombienne. Pendant que je fais la queue pour l’immigration, Gérard en profite pour acheter une puce de téléphone, de faire du change et d’acheter l’assurance. Nous faisons les photocopies exigées pour l’importations du véhicule et en 2h de temps nous avons passé les frontières et nous sommes en Colombie. Entre temps, il se met à pleuvoir et ici, quant il pleut, ce n’est pas une petite averse de rien, ce sont tout de suite des trombes d’eau ! 

Première impression de Colombie : pays montagneux, les Andes sont toujours aussi hautes mais très vertes.

_DSC5743 Les routes sont en bonne état, nous sommes toujours sur la Panaméricaine à une quinzaine de kilomètre de la frontière, en pleine montagne dans une descente en virage sous une pluie battante lorsque sur le bord de route en sens inverse, un camion français en panne. Gérard se gare derrière lui. Ce sont Véronique et Daniel en Unimog et en mauvaise posture : ils ont crevé ou du moins la roue arrière du camion ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un car arrive et tombe en panne juste derrière nos 2 véhicules : pagaille assurée sur cette route étroite de montagne.

Les motards de la police interviennent pour voir le problème. Une personne est mise pour faire la circulation en alternée pendant que Daniel répare. 2h après c’est fait, la pluie a laissé un peu de répit. On décide de se retrouver à la station service à 5km et nous passerons une super soirée ensemble. …mais eux  repartent sur l’Equateur et nous, nous montons vers le nord. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Adieu, le lendemain….

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QUITO et la Mitad del Mundo

Nous sommes sur le parking San José près de l’aéroport de Quito. Parking sécurisé donc nous pouvons laissé Thanasinh et nous, partir visiter la ville sans crainte. Il fait beau et chaud.

En Equateur, les musées ferment à 16h alors il faut démarrer de bonne heure la journée comme les équatoriens debout à 6h le plus souvent. 

Nous partons en taxi pour le centre historique. Les équatoriens disent la « vieille ville » en opposition avec « Mariscal» qui est la ville nouvelle avec ses immeubles neufs, ces centres commerciaux, ces boutiques de luxe et le siège des grandes entreprises. C’est ici qu’habitent les cadres, la vieille ville étant plutôt habitée par les ouvriers. 

Quito est entourée par les volcans et se situe à 2850m. 

Nous arrivons à la « Plaza Grande », le coeur de la ville coloniale qui a été classé par l’UNESCO.

Plaza Grande_DSC5108

La cathédrale,

La cathédrale et le palais épiscopale

La cathédrale et le palais épiscopale

le palais du gouvernement

le palais gouvernemental

le palais gouvernemental

et de beaux immeubles encadrent une place où a lieu une manifestation. 

Visite de la cathédrale et du musée située dans le palais épiscopale juste à côté.

_DSC5110Le musée contient une collection d’objets religieux de toute beauté et d’une richesse comme seule l’église peut avoir. Dans la cathédrale, on y voit le mausolée du libérateur des conquistadors, le maréchal Sucre, le héros de l’Indépendance avec Simon Bolivar._DSC5112

Nous passons devant le palais du gouverneur, la foule en colère est massée devant le bâtiment sous les yeux des militaires.

Sous les arcades, les cireurs de chaussures,

Nous prendrons la direction de la place San Francisco et visite de l’église. Ah ces églises, heureusement qu’il y en a ! Que visiterions nous sans elles. _DSC5155

L’église est bien plus belle que la cathédrale qui somme toute, était très sobre. 

_DSC5161 _DSC5169Il est midi, nous assistons au son de la cornemuse à un discours mais on y comprend rien. C’est une coutume car tous les jours, c’est pareil. On retrouve les vendeurs à la sauvette._DSC5173

Nous rejoindrons l’église de la Compagnie de Jésus par des rues avec des maisons coloniales superbement bien restaurées. _DSC5174_DSC5179

L’église de la Compagnie de Jésus est somptueuse. Quand on pénètre à l’intérieur, « waouh » : c’est une splendeur. Quelques photos que nous aurons volés, c’était tellement tentant et tellement beau !  Visite du musée .

L'église de la Compagnie de Jésus

L’église de la Compagnie de Jésus

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Nous repassons par la Plaza Grande : les manifestants se font plus nombreux, la police ferme les accès à la place. Nous profitons pour aller déjeuner 2 rues plus loin. 

Ce n’est pas vraiment pour la cuisine que nous avons choisi ce restaurant mais pour son emplacement : le dernier étage d’un immeuble avec terrasse et vue à 360° sur Quito. Il fait beau et nous pouvons apprécier la vue. Même pas besoin de prendre le téléphérique ! Et tout compte fait, ma truite était excellente et les pâtes de Gérard aussi. _DSC5184_DSC5187

Il est déjà 14h, il nous faut vite prendre un taxi pour aller dans la ville nouvelle voir le musée nationale qui renferme de très belles expositions. _DSC5192

Nous avons à peine 2h devant nous et bien ce n’est pas trop. Le musée est agréable et contient des collections bien mises en valeur de 6000 ans av.JC jusqu’à la colonisation et même jusqu’à la création de l’Equateur et au delà. Une galerie de peinture contemporaine pour finir. _DSC5201_DSC5209

Belle collection de masques et parures en or

Belle collection de masques et parures en or

16h : les musées ferment ! On a encore une bonne heure avant de rentrer, on ce décide pour le jardin botanique qui ferme, lui, à 17h. Bon le temps de sauter dans un taxi, de rouler comme des fous et nous voici devant le jardin botanique. Nous avons dû le faire au pas de course dommage, il méritait mieux. _DSC5235

serre aux orchidées

serre aux orchidées

Gérard a particulièrement aimé l’exposition temporaire sur les bonzaÏs ._DSC5305

Tiens, un qui a soif

Tiens, un qui a soif

Mercredi matin, nous partons de Quito pour la Mitad del Mondo. C’est devenu un parc d’attraction mais bon. On fait comme tout le monde : la photo un pied au nord et l’autre au sud, les pieds sur la ligne d’Equateur et l’oeuf qui tient tout seul et ça marche ! On perd 1kg grâce à la gravité  mais on a pas essayé pour le tourbillon de l’eau. 

Sur la ligne d l'Equateur

Sur la ligne d l’Equateur


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Dans le pavillon français, on nous rappelle (Cocorico !) que c’est Charles Marie de la Condamne                 qui a procéda aux relevés pour affirmer que la terre n’était pas tout à fait ronde…

Sans trucage

Sans trucage

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Puis route pour Mindo….

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L’Amazonie : 3 jours à Yasuni

Jeudi matin, nous sommes prêts à 8h. Thanasinh restera sagement sur le parking privé et fermé face à l’Armada équatorienne.  à côté de l’agence.

Nous embarquons sur une pirogue à moteur. Hector sera notre guide (il est ornithologue et spécialiste des singes) et Roni, notre cuisinier._DSC3949

Le Rio Napo est immense dans sa longueur et dans sa largeur. Comme nous sommes en saison sèche, des bancs de sable nous obligent à slalomer d’une rive à l’autre. Il faut bien connaître le fleuve pour naviguer et éviter les pièges. Le Rio Napo va au-delà de la frontière avec le Pérou et se déverse dans l’Amazone mais en saison des pluies le Rio Napo peut se révéler très dangereux : il inonde forêts et villages en quelques heures ! La puissance du courant est hallucinante.

Au bout d’une heure de navigation, nous arrivons sur une île. C’est ici qu’il y a un centre d’interprétation sur la biodiversité et le centre recueille les singes. Hector en est le fondateur et aussi le directeur. Attention, les singes ne sont pas en captivité au contraire, ils sont relâchés en pleine forêt._DSC4065

Indiana Jones est prêt ....pour les photos

Indiana Jones est prêt ….pour les photos

Lorsque nous débarquons, Hector est tout de suite inquiet. Les singes font un raffut du diable. La raison : un boa-tigre dans l’arbre où sont les singes pygmés. Ils font 150g et tiendraient dans le creux de la main et le boa-tigre en fait volontiers sont goûter ! Version 2

Aussitôt, à l’aide d’une canne en bambou, Hector essaie de déloger le boa…..Nous, on préfère les laisser faire ! Pas trop téméraire sur ce coup-là !

Mission accomplie, nous voici partis à la recherche des singes. Chose pas facile, les arbres font plus de 30m de haut mais nous arriverons à les voir courir d’une branche à l’ autre, sauter d’un arbre à l’autre.

singe pygmée : 150g le plus petit singe

singe pygmée : 150g le plus petit singe

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Par la même occasion, Hector nous explique les secrets de la forêt amazonienne.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

ivoire végétal

ivoire végétal

champignons comestibles

champignons comestibles

peigne des singes

peigne des singes

6 espèces de singes vivent sur l’Ile et profusion de fleurs

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Déjeuner chez le gardien du centre. Roni nous a préparé un plat typiquement amazonien : poisson -chat, riz et manioc cuits dans une feuille  au feu de bois ! Un délice. _DSC4079

Un orage gronde et nous attendons qu’il passe pour repartir.

on attend la fin de l'orage

on attend la fin de l’orage

Il pleut encore mais le plus gros est passé car quand il pleut en Amazonie, il pleut. Heureusement nous sommes bien équipés le seul problème c’est qu’il fait toujours aussi chaud ! 

L’après-midi, nous repartons en pirogue pour la lagune LimonCocha.La pluie s’est arrêtée. 

A notre arrivée, nous attendons une voiture qui doit nous emmener jusqu’à la laguna mais ici comme souvent en Amérique du Sud, l’horaire est souvent fantaisiste. On attend 5, puis 10 puis 15mn. Toujours pas de voiture alors  on prend un bus qui nous déposera près de la laguna. Hector est furieux mais nous, on en plaisantera. Et savez-vous le plus inattendu, c’est que le téléphone fonctionne en pleine jungle alors que nous à Varennes, on a du mal à avoir une communication nette !_DSC4162

C’est une réserve et là, nous sommes attendus. On prend une pirogue et on part pour l’observation des oiseaux.

_DSC4174_DSC4178 Ici, beaucoup d’oiseaux ont trouvé refuge, on y verra aussi des singes. Gérard se régale en photos.

_DSC4191_DSC4212_DSC4244_DSC4306_DSC4339 Nous assistons au coucher du soleil puis c’est la chasse aux caïmans. Enfin, la chasse en photos et de nuit !_DSC4378_DSC4419_DSC4420

Et de nuit aussi, nous reprendrons notre pirogue pour rejoindre notre « cabanas » pour la nuit. On se demande encore comment on peut naviguer de nuit sans lumière dans la jungle et de trouver le ponton pour débarquer. 

Les lodges et les cabanas sont construits en pleine jungle. Les terrains appartiennent aux différentes communautés indigènes. Dans un souci de développement touristique tout en gardant la priorité d’un tourisme écologique, les constructions sont faites avec des matériaux de la forêts. Seuls les lodges sont plus élaborés avec certainement douches chaudes. Ici, notre cabanes est simple mais ravissante, nous avons beaucoup aimé, le cadre est enchanteur et nous sommes les seuls touristes. Chambre simple avec sanitaire commun à 2 chambres avec douche ….froide mais il fait tellement chaud et humide que l’on est ravi d’avoir une douche. Un groupe assure l’électricité sur le campement jusque 23h. _DSC4103_DSC4117

Dîner et recommandations pour le lendemain. Petit-déjeuner à 5h15 !

Vendredi, départ pour le parc. C’est le plus grand d’Equateur qui couvre plus de 9600 km2 de zone humide, marais, marécages et forêts. C’est une zone encore sauvage certainement dû à sa difficulté d’accès mais peut-être plus pour très longtemps. Les compagnies pétrolières ont déjà fait beaucoup de dégâts dans la forêt amazonienne et désormais le parc est menacé. Les compagnies pétrolières ont des concessions en Amazonie. D’un côté, le pays a pu sortir de la misère économique et le niveau de vie des équatoriens a largement bénéficié des revenus du pétrole mais au détriment des indigènes qui y vivent. _DSC4426

Nous passons devant une falaise où des centaines de perruches ont trouvés refuge puis nous débarquons. Il fait chaud et humide. Nous arrivons à un observatoire. _DSC4437A bout de 30mn arrivent un ara puis un 2ème puis un 3ème. Tout doucement, sur leur garde, il sécurise l’endroit avant de venir se désaltérer à une source._DSC4692 _DSC4578_DSC4607_DSC4616_DSC4741Puis ce sont les perroquets qui viennent boire et enfin ce seront les perruches. Nous sommes émerveillés et Gérard mitraille sans cesse…..jusqu’à bloquer sa carte. Je retire la mienne de mon appareil photo pour qu’il puisse continuer son show!_DSC4779_DSC4682

Nous irons déjeuner dans un autre campement qui sera aussi celui de notre nuit. Immense chambre avec salle de bain (toujours à l’eau froide) avec une immense salle commune !_DSC4823

L’après-midi, en pirogue, nous partons vers une autre destination. Hector nous imite parfaitement les bruits de la jungle : sifflement des oiseaux, cris des singes et nous pourrons ainsi voir  encore des singes. Hector nous fait profiter de son expérience sur la flore et la faune_DSC4959
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on en fait une teinture rouge

on en fait une teinture rouge

Nous allons jusqu’à la tour d’observation haute de 45m ! Gérard montera jusqu’en haut moi avec mon vertige je me contenterai de la moitié ! _DSC4854

Les arbres font en moyenne 35m de haut et d’être au-dessus de la canopé nous donne une idée de l’immensité de l’Amazonie. _DSC4848_DSC4843

Retour au campement. Dîner et coucher 

Samedi matin, on fait la grasse matinée le petit-déjeuner est prévu pour 7h15. Toute la nuit il a plu et il y a eu de gros orages. Ce matin encore, il pleut. _DSC4864

Et nous sommes en saison sèche ! Pendant la saison des pluies, il peut pleuvoir plusieurs jours d’affiler des trombes d’eau. Le niveau de l’eau est monté de 2m dans la nuit ! 

Nous allons au village de Yasuni.

Nous sommes dans la communauté des Kichwa. Les femmes du village nous font visiter le village, nous explique les traditions des indigènes et nous font participer à des danses. On achète quelques babioles. Une jeune femme nous explique la fabrication de la bière faite avec le manioc, nous explique que la case de forme ronde sert pour la cuisine et le feu y est maintenu 24h/24 en raison de l’humidité. _DSC4914Les constructions rectangulaires sont prévues pour les réunions et ce sont là que les femmes se retrouvent pour travailler. Toutes les habitations sont sur pilotis en raison des inondations et des animaux. _DSC4894

Nous aurons 4 heures de pirogue pour rentrer à Coca avec un temps ensoleillé. Ce sera la fin de notre séjour au combien enrichissant ! Nous revenons avec un regard différent sur l’Amazonie, sur les indigènes, sur l’obligation de sauvegarder ce territoire qui rappelons-le est le poumon du monde.