Archives pour la catégorie Traversée sur le Grande Brasile

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Zarate : dernière escale

Nous passons devant Montevidéo, c’est rageant. Montevidéo est notre port d’arrivée mais nous devons d’abord aller à Zarate pour revenir à Montevidéo.

Zarate est situé au fond de l’estuaire du Rio de la Plata qui est est l’embouchure des 2 grands fleuves : le rio Parana et le rio Uruguay. Le rio Uruguay est la frontière naturelle entre l’Argentine et l’Uruguay. La ville de  Zarate  a été constuite  sur le rio Parana donc nous sommes en Argentine.

La largeur du Rio Plata est impressionnante : on ne peut pas voir les 2 rives tellement il est large : environ 120 km. Nous sommes restés au mouillage de 22h à 4h du matin.

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Le Rio Parana

Hier soir, nous avons pu photographier le coucher du soleil mais ce matin il fait brumeux et gris. La température est de 10°.

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Maintenant que nous sommes sur le Rio Parana qui est de la largeur de la Seine, nous ne voyons que des bois et des maisons de pêcheur.

Après 18h de navigation depuis l’embouchure, nous voici à Zarate. Petit port fluvial mais grande activité. Un ½ tour au cargo et nous voici accosté. Il est 11h,   Il fait gris et froid 10°…

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La ville est à 3 km du port maintenant il nous faut les autorisations de descendre, passer l’immigration et ….

A 17h. ouf ! nous sommes enfin

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sur la terre ferme. Passé l’immigration, la douane, nous prenons un taxi et nous voilà dans Zarate, petite ville de 5000 habitants, pas de buildings, des petites maisons basses et un centre-ville commerçant. Il nous faut des pesos argentins, nos réals brésilien nous serviront dans le Pantanal. On trouve une banque mais le TAB nous donne que 2000 pesos soit 135 euros. Nous trouvons un hôtel qui nous fera du change.  Nous galérons pour trouver une carte SIM rechargeable pour le téléphone. Nous trouverons un bistrot et on dinera de tapas arrosés d’une bière. Très bonne soirée à terre, nous ferons nocturne, nous rentrons à 22h. Et demain, nous avons le droit de sortir jusqu’à quelle heure, nous ne savons pas encore…..

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Santos avant dernière escale

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SANTOS, le 26.08 :

Santos est le port maritime de Sao Paulo. Sao Paulo  a été construit  sur les hauteurs d’un plateau à 750m d’altitude,  à l’intérieur des terres. C’est 11 millions d’habitants et 2600 buldings. C’est la capitale économique et financière du pays ainsi que la capitale du luxe.

Mercredi matin, grand soleil, il est 7h lorsque nous arrivons sur Santos et au lieu de rentrer direct au port, nous attendons encore au mouillage. Comme nous avons pris du retard sur les précédentes escales, d’autres  bateaux ont pris notre tour et nous patientons. Maintenant, nous devons encore attendre mais philosophe, le capitaine nous a dit qu’il y avait encore assez de patates pour nourrir tout le monde malgré les retards successifs !DSC_8035

Ca c’est la nouvelle ville de Santos

Le port de Santos est à l’abri d’une baie dans l’embouchure du fleuve. C’est le plus grand port du Brésil. Sur plus de 20 km, ce ne sont que des quais de déchargement, des grues et des containers à perte de vue.  Nous ferons notre entrée au port de Santos de nuit, nous y arrivons pour minuit. Au petit-déjeuner,  on nous informe que nous pouvons descendre jusqu’à 11h. Ici, on débarque les Mercedes et les camions toupie et pas mal de containers. Puis on recharge des utilitaires Fiat et des containers. C’est vrai qu’il y a au Brésil une usine Fiat et une WV. Les Fiat seraient pour l’Argentine et devraient être débarquées à Zarate.

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Comme tous les ports brésiliens, il y a la vieille ville, près du port avec ses vieux quartiers et ses favelas et la ville nouvelle avec ses buldings.

Nous voici à longer le port de Santos pour arriver au « centre touriste information ». Là, nous appellerons Cédric et sa petite famille pour avoir des nouvelles par skype mais personne chez Damien. Nous les aurons que vers 11h30 mais du bateau. Hé, Rafaël , même si c’est le réveil de la sieste, Mamie et Papy auraient bien voulu un bisou…..

Nous allons centre -ville pour trouver une carte Sim car elles ne sont pas chères (environ 3€) mais à envoyer le blog ça dure pas.

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La ville n’est pas très belle en soi. C’est une ville portuaire, ici, pas d’immeubles. Des maisons style espagnol et portugais en ruine. Dommage, les façades sont très belles. Le centre-ville est quelconque et pas très propre. Nous n’irons pas dans la ville moderne, le temps nous manque.

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A 11h tapantes, nous voici de retour au bateau qui est prêt à remonter la rampe. Départ prévu à 13h.

Pas de chance, l’une des grues du camion tombe en panne et ne pourra être dépannée malgré tous les efforts de l’équipage : c’est le moteur et la boite hydraulique de la flêche puis le pilote décale son arrivée plusieurs fois et nous ne repartirons que vers 20h !

Nous laissons dernière nous le Brésil et nous naviguons vers l’Uruguay et l’Argentine. Prochaine étape : Zarate en Argentine.

Une idée de la grandeur de notre cargo : en partance de Anvers, il contenait 1400 voitures, 600 utilitaires, 450 camions et tracteurs et 8 camping-cars, plus matériels TP et agricoles et pièces détachées hors gabarit et 500 containers. Au fur et à mesure de nos escales, le frêt est déchargé mais on recharge aussi (beaucoup moins).

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3 jours de mer : le temps est toujours beau mais on commence à sentir la fraîcheur le soir et le soleil est moins fort et oui, nous allons définitivement vers l’hiver. Quelques photos de lever et coucher de soleil, rien que pour vous faire rêver à lire le blog.

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Jusqu’à maintenant, à un mois de l’embarquement, nous avons bien géré notre temps mais là, nous commençons tous à avoir envie de débarquer. La vie de marin n’est pas faite pour nous, nous préférons tous être sur la terre ferme et nous avons hâte de retrouver nos camions. Avec tous les retards aux escales, nous ne devrons débarqués que dans une semaine soit 36 jours de mer au lieu de 28 jours !

La 2ème journée de navigation nous parait longue : il a fait gris, brumeux et la température descend inexorablement. Nous avons tous des fourmis dans les jambes : est-ce la perspective de retrouver nos camions ? En attendant, nous avons remisé les shorts et bermudas et renfilé les pantalons, pulls et chaussettes. Depuis 1 mois, nous mangeons des ragouts avec pommes de terre irrémédiablement  cuisinées en purée ou en rondelles fries midi et soir et 8 fois sur 10 des betteraves en entrée. Heureusement que nous avons eu l’intermède des 3 barbecues, des crevettes et des crabes car nous en avons aussi assez de cette cuisine. Les fruits se résument aux oranges et quelques fois d’ananas en cette fin de séjour. Nous avons eu droit 3 fois à une crème caramel et 1 gateau au chocolat…. Notre cuisinier n’a aucune imagination pour varier les repas. On peut manger un hachis parmentier avec un plat de pâtes mais le plus souvent un ragout avec des carottes, pommes de terre, poivrons et un plat de purée ou pommes de terre rondelles fries. Jamais il lui viendrait à l’idée de cuisiner les pommes de terre d’une autre manière. Les viandes sont les ¾ du temps dures par manque de cuisson et lorsque par le pur des hasards nous avons des pommes de terre à l’eau, elles ne sont pas cuites. Ne vous inquiétez pas, elles seront le lendemain cuites dans la soupe.

repas diététique : betterave, soupe, porc, pates, pommes de terre .....

repas diététique : betterave, soupe, porc, pates, pommes de terre …..

Ça alimente les conversations. Vous me demandez si le bateau fait du bruit et bien non. Nous avions prévu des boules Quiès mais pas besoin. Le bateau serait un petit peu plus bruyant au port quand les moteurs auxiliaires sont en marche mais c’est tout à fait acceptable. Comme nous n’avons eu qu’un coup de vent à Rio, nous avons navigué dans de très bonne condition. L’équipage et le capitaine sont sympa. Anne (ancienne prof’ d’anglais) est notre interprète mais, tout le monde fait des efforts pour parler doucement pour que l’on comprenne.

 

 

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ESCALES SUD AMERICAINES / Vitoria et Rio de Janeiro

VITTORIA :

Nous avons atteint Vittoria le 17 août dans l’après-midi après une semaine de traversée et nous globalisons 6000 milles soit environ 11000 Km. Nous sommes restés au mouillage la nuit et au loin nous apercevons une longue plage de sable fin et un front de buldings. Nous y resterons jusqu’au lendemain matin 9h où le pilote est venu. La manœuvre consiste à remonter le fleuve sur 15 miles environ car le port de Vittoria est un port fluvial.

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La manœuvre n’est pas facile, le chenal est étroit et il y a beaucoup de courant. 2 pilotes nous guident, enfin guident le bateau avec 2 remorqueurs en assistance. Nous passons au ras des collines et des roches puis nous faisons un demi-tour dans un bassin prévu pour ces manœuvres  et nous voici à quai. Nous avons pu voir la ville avec ses immeubles mais aussi ses favelas puis près du port la « vieille ville ». A 11h, le cargo accoste, une petite heure pour l’amarrer et descendre la rampe et nous voici libre pour le reste de la journée.

A la sortie du port, nous trouvons un « taxi » enfin pas vraiment officiel mais qu’importe. 1ère chose : il nous faut de l’argent. Nous avons des euros mais les brésiliens ne connaissent que le dollar américain ou leur monnaie. Arrêt à un TAB pour retirer des réals, le cours  actuel est de 3.667 réals pour 1 euro. Puis, notre chauffeur nous fait un tour dans la ville puis nous allons à la plage. Une très belle plage de sable en fait celle que l’on voyait du bateau lorsque nous étions au mouillage. Nous nous mettons d’accord avec notre taxi pour qu’il revienne nous chercher.

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Nous allons voir la plage et oui, nous n’avons pas encore assez vu la mer mais je suppose que Gérard voulait voir les belles brésiliennes…..puis déjeuner dans un restaurant face à la plage de la spécialité du coin la « moquera capixaba de badejo ao polo de camero », un délice : dans un plat en terre mijote une darne de poisson avec des crevettes et sauce tomate avec du coriandre en accompagnement des bananes cuites, une purée de….(on a pas su traduire) et du riz.

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Après, ce bon repas, nous avons visité la ville et forcément nous avons longé la plage en regrettant de ne pas avoir pris nos maillots de bains. Tous les immeubles, et il n’y a que ça, ont entre 10 et 20 étages et  sont tous sécurisés, jardin y compris. Quelques rares maisons sont écrasées entre ces tours. La police est très présente :  à pied, en voiture, à cheval.

Ah, les brésiliennes et bien, messieurs, ne fantasmez pas ! Mesdames, ne soyez pas complexées. Les belles brésiliennes mangent au « Mac Do » et ça se retrouvent sur les cuisses….Ouf ! Elles sont somme toutes des femmes « ordinaires », normales.  Peut-être verrons-nous à Rio sur la plage  de Copacabana les brésiliennes telles que nous les imaginions…..

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Vers 16h, arrive les sportifs. Sur la plage, ils y a plein de poteaux en fait ce sont des supports pour les filets pour jouets au foot-volley. La règle du jeu est simple : ne pas toucher le ballon avec les mains uniquement avec les pieds et la poitrine. La partie se joue en 2 mi-temps de 5 points.

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Les camelots profitent de cette fin d’après-midi pour installer leur échoppe : vente de coco, de beignets, de colifichets.

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Nous retrouvons notre chauffeur et avec un peu de portugais et d’espagnol, Gérard et Léo commencent à parler politique. Léo est ravi que leur présidente soit déchue en raison des magouilles et voudrait voir revenir l’ex-président Lula aux commandes du pays et nous demande ce que l’on pense de notre président…..

Nous lui demandons de nous arrêter acheter une clé Internet et nous allons chez un de ses copains qui tient un petit café qui fait jeux de loterie et surtout des paris. Il n’a pas de clé mais nous donne une carte SIM et nous fait les «  manip ». Nous avons 2 semaines de téléphone et internet + 1 gratuite pour 16 réals mais à envoyer le blog via la connexion du téléphone,  j’utiliserai mon forfait internet en un clin d’œil. Qu’importe nous avons été ravis d’avoir des nouvelles.

Départ du cargo, le soir à 21h30. Nous reprenons le chenal et remontons le fleuve. De nuit, c’est spectaculaire.

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RIO :

4 jours au mouillage : on en peut plus surtout que l’hiver nous a rattrapé, il fait un temps pourri : gris, brumeux,  pluvieux mais pas  froid. De loin, on aperçoit, non,  on devine le Corcovado et le pain de sucre quand le temps s’éclaircie mais ils sont le plus souvent dans les nuages. Pour s’occuper, on commence à déplier les cartes de l’Argentine, du Brésil et de faire les itinéraires et s’intéresser aux différents sites et parcs à visiter.

Samedi soir, le capitaine nous propose pour dimanche soir, des crabes bleus. Nous sommes tous d’accord. Par contre, il nous demande de préparer une vraie mayonnaise car le chef ne sait pas faire. Pas de souci, nous ferons avec Gérard une mayonnaise et un aïoli et dimanche soir, nous nous régalons de crabes malgré la tempête.

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Dimanche 16h : on voit, au loin, un grain arrivé.  Un coup de vent se prépare : des vents force 8 avec des rafales force 10. La houle se creuse entre 3.5m et 6.00m. L’exercice de sauvetage avec bateau à la mer est reporté. Le bateau est ancré mais malgré tout avec la force de la tempête, il dérape et recule et on est obligé de se recaler dans la zone de mouillage. Dans la passerelle, tout le monde est mobilisé. La nuit, nous avons été chahuté –ne pas oublier que nous sommes à l’ancre – et à 3h, l’alarme se déclenche. Ce n’est ni l’alarme incendie, ni l’alarme abandon du navire. Nous avons appris à les reconnaître. On se lève mais c’était l’alarme des moteurs, sans gravité puisque ce sont les secousses du bateau qui l’ont déclenché. Au petit matin, le vent faiblit mais il est encore à 28 nœuds. Personne n’a été malade, nous avons maintenant le pied marin !

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Mardi : ouf, nous sommes sur le pied de guerre. Le vent s’est calmé, il ne pleut pas. Ce n’est pas non plus le grand soleil mais nous avons hâte de descendre à terre. Nous rentrons au port à 7h et à 8h, la rampe est déjà baissée. Nous attendons notre mini bus. En attendant, du cargo, descendent les Jaguars. Là, les chauffeurs conduisent avec des gants blancs !

8h30 le mini bus est là. Commence la course contre la montre, nous devons être de retour au bateau à 15h. Formalités douanières faites, nous voici dans les bouchons de Rio et nous arrivons seulement à 10h au Corcovado mais là commence une autre queue car nous ne sommes pas tout seuls à vouloir voir le Christ Rédempteur. Enfin, nous voici en haut, au pied du Corcovado. Essai de photo malgré une foule dense. Il est plus aisé de faire des photos de la baie ou plutôt des baies de Rio. Ici, on se rend bien compte de la topologie de la ville, enclavée entre les « collines » avec en face de nous, le Pain de Sucre.

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Plus bas, les plages de Copacabana, Ipanema…le lac Rodrigo de Freitas où se sont déroulés les épreuves des Jeux olympiques.

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A midi, nous sommes sur la plage de Copacabana mais il nous avons un temps variable et il ne fait que 23° alors celle-ci est  désertée par les Cariocas. Le temps de flâner sur la plage, de boire une bière et nous revoici reparti pour le vieux Rio.

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C’est le quartier Lapa. 1er arrêt à la cathédrale Métropolitana. Un immense cône en béton haut de 106m avec une base de 96m qui peut accueillir plus de 20 mille personnes. Les 4 vitraux sont superbes.

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Nous repartons vers les vieux quartiers : un fresque de Senna sur un mur,

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l’ancien aqueduc puis l’ « escadaria Selarion ». Escalier en céramique que l’artiste réalisa à partir de céramique du monde entier : quelques belles fresques et  céramiques pour un escalier de 270 marches. Nous ne pourrons pas aller voir le « Maracana » : en raison des Jeux olympiques, il est fermé pour démontage des installations des jeux.

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De toute façon, il est déjà l’heure de retourner au bateau. A 14h50, nous étions au pied du bateau, la rampe prête à être remontée……mais nous n’avons eu l’accord des autorités portuaires de partir qu’à 17h.

 

 

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TRAVERSEE DE L’ATLANTIQUE 10/17 aout 2016

Traversée de l’Atlantique du 10 au 17 août 2016

Nous avons changé d’heure, nous sommes à -3h de Paris. Nous avons déjà fait 3300 milles marin soit environ 5000 km et nous voici partis pour traverser l’Atlantique pour rejoindre le continent sud-américain  à Vittoria. Le temps depuis Conakry est gris mais chaud et lourd. Par contre, le vent s’est levé.  Il faudra attendre vendredi pour retrouver enfin le soleil. La piscine a été nettoyée et de nouveau remplie. C’est le point de ralliement de tous. Du pont, nous scrutons la mer pour apercevoir les dauphins ou des poissons volants.

ILS AIMENT JOUER

ILS AIMENT JOUER

Gérard n’a jamais autant lu, il attaque son 3ème livre …. Nos journées sont rythmées par les repas. Nous continuons toujours l’apprentissage de l’espagnol et nous progressons…..un peu. Baptiste, le seul enfant de la traversée, ne s’ennuie pas : les matelots qui sont à bord pour 8 mois, l’ont adopté ; le matin, Anne lui fait faire sa lecture et il trouve toujours quelqu’un pour une partie de ping-pong ou la piscine et il est toujours le bienvenu à la passerelle.

LA PROF

LA PROF

Un cargo, c’est un village flottant. A sa tête, le Capitaine, obéi et respecté par tous, puis les officiers et les matelots. Nous, les passagers, sommes les visiteurs (payants quand même)  mais sur le Grande Brazile, nous sommes tout de même assez privilégiés. Après la petite semaine de démarrage où l’on fait connaissance, le capitaine essaie de faire plaisir à ses passagers. Il n’hésite pas à faire remplir la piscine, la vider régulièrement car sous la chaleur, l’eau tournerait vite, faire nettoyer le pont arrière car nous y sommes beaucoup et avec les fumées, il est vite sale. Nous avons droit à des visites guidées : salle des machines, cuisine et réserves (là, on s’aperçoit que la chaine du froid est respectée, les réserves sont nickels), nous pouvons aller à la passerelle quand on veut et les officiers, surtout Ulysse,  nous donnent les repères sur les cartes. Certains soirs après dîner, nous sommes invités à la table du capitaine et ça nous permet de connaître un peu mieux la vie sur un cargo. Nous avons appris plein de chose sur la prise de conscience des armateurs pour l’environnement. Tous les déchets sont triés, stockés ou incinérés. Il n’y a plus aucun rejet à la mer des eaux usées ou noires, il y a d’énormes réservoirs qui sont vidés au port. L’eau du balastre pour équilibrer les charges du bateau est changée en cours de navigation : on ne mélange pas et on ne vide pas les balastres avec de l’eau pompée en Afrique et vidée au Brésil ou pompée au Brésil et vidée en mer du Nord. Le seul bémol  reste les repas qui sont tout sauf bons (et là, je suis gentille !) bien que depuis Freetown, il y a du progrès et l’entretien des cabines qui laisse à désirer. Pourtant, Rommel, notre « messman », fait tout pour nous satisfaire et est d’une gentillesse à toute épreuve mais ce n’est pas de sa faute si il n’y a que des couettes pour petit lit alors que nous avons un grand lit, ce n’est pas de sa faute si les canapés sont sales ou les portes des armoires sont dévissées….

C’est aussi vendredi à 18h22 que  nous avons  passé la ligne de l’équateur et nous vous avons aussi photographié le coucher de soleil sur l’équateur. Nous sommes maintenant en hiver qu’importe nous avons toujours le soleil et la chaleur environ 30° mais parait-il qu’à Montevidéo il ne fait que 10°.

NOUS SOMMES EN EQUATEUR .

NOUS SOMMES EN EQUATEUR .

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Samedi 13 : pour le passage de l’Equateur, une fête se prépare, l’équipage s’active sur le pont. C’est la coutume dans la marine, on baptise ceux qui, pour la 1ère fois en bateau (en avion, ça ne compte pas), passe la ligne d’équateur. A 16h30,  la corne de brume sonne le ralliement.

Il n’y a pas d’âge pour jouer à l’eau : les lances incendies sont sorties, prêtes à l’action quant de la passerelle, on voit arriver Neptune en grande pompe. Puis, c’est le baptême des matelots et des passagers : Baptiste, Gérard, José et Stéphane se lancent le défi de vaincre les lances en passant en travers des bouées. Patrick, ancien marin mais toujours marin dans l’âme, a été promu dans le rôle de Neptune qui lui allait franchement bien : cheveux longs, barbe, taille imposante.

 

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D’ailleurs, l’équipage le confirme, voilà longtemps qu’il n’y a pas eu un Neptune aussi ressemblant, en général, c’est un officier qui joue le rôle. Puis, uniquement pour les matelots, on rase les cheveux et enfin le réconfort : un verre de whisky qui n’en était pas, c’était du thé à l’eau de mer. Remise des diplômes.

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Puis c’est l’heure d’un apéritif et d’un grand barbecue. Une soirée sympa et en fin de repas, Stéphane nous a joué un air accordéon puis de guitare.

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Le soir, nous décalons encore notre montre d’une heure. A minuit, il sera 4h chez vous. Nous sommes à -2h UTC et lundi, on rechange d’heure.

Dimanche soir, nous avons eu au dîner à un petit cochon à la broche. Ce sont les matelots philippins qui s’occupent du barbecue et comme la veille, nous nous sommes régalés. Dommage, il n’a pas fait beau de l’après-midi. Lundi, c’est grand soleil. Il fait chaud 32°. Le matin, visite guidée de l’avant du bateau. Les 2 ancres sont impressionnantes et  les maillons de la chaine ont une longueur de 50 à 60cm de long et 10cm de diamètre. Chaque ancre à une chaine de 300m soit environ 300 tonnes ! L’ancre pèse 1.5t. Tout est démesuré. En bas, nous sommes tout petits face à 4 hauteurs de containers. Chaque container a un poids total en charge de 35t et vide de 3t.

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Comme nous sommes en hiver (mais tout de même avec + de 30°) , le capitaine nous informe, ravi de nous faire plaisir, que ce soir, ce sera choucroute mais vraiment nous aurions préféré quelque chose de plus léger. Et ce soir, nous rechangeons d’heure. A minuit, il sera 5h du matin chez vous…..Le matin, nous sommes dans les décalages successifs et à 5h tout le monde est réveillé, à 6h il y en a même des courageux pour se baigner. L’eau de la piscine n’est jamais froide et peut monter jusqu’à 27-28° étonnant. Alors qu’elle est changé régulièrement, l’eau de mer n’ait jamais vraiment très froide même lors de son pompage et certainement plus chaude que sur les côtes normandes.

LA CATA : à midi, on nous annonce qu’il y aura du retard aux escales en raison des jeux olympiques et que nous devrons mouiller 3 jours à RIO avant de pourvoir accoster pour décharger car le plan d’eau réservé pour les compétions sont à côté du port de commerce. Bon OK mais le problème ça nous décale pour les autres escales et nous devrons donc aussi patienter à Zarate. Bilan : nous n’arriverons à Montevidéo que vers le 5 septembre au lieu du 29 prévu !

Mercredi matin : festival de baleines. Depuis 6h30, nous sommes sur le pont ça c’est grâce au décalage horaire. Nous verrons des dizaines de baleines tout le long de la matinée jusque près des côtes de Vittoria. Les fous de bassans nous accompagnent depuis hier soir. Les eaux doivent être poissonneuses, nous les voyons faire des piquets pour pêcher.DSC_7529

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Il nous aura fallu une semaine pour traverser l’Atlfantique…..

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Nos escales africaines : semaine du 6 août au 12

DAKAR :

Jeudi, réunion pour nous donner les cachets de quinine et le répulsif à moustiques pour notre séjour sur le sol africain. Grimaldi prend toutes les précautions et  nous fait signer une décharge. A nous de les prendre ou pas.

Puis,  vendredi vers 15h, nous commençons dans la brume de chaleur à voir la terre africaine. Voilà 30 ans que nous avons été à Dakar…

A 16h30, réunion : Pendant le déchargement et le chargement du frêt, nous pouvons, si nous le désirons, surveiller nos véhicules. La fauche sur les ports africains est le gros problème. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons préféré faire le voyage avec notre camion.  En effet, ce sont des dockers africains qui, sous surveillance des officiers, font le travail mais comment surveiller une centaine de personnes qui descendre un mille de voitures et matériels ? Le pont 6 (celui où sont garés les camping-cars) doit être déchargé entre minuit et 6h du matin. Il est donc décidé que des quarts seront faits par Patrick, Stéphane, Christophe, José et Gérard.

Nous passons la ville de Dakar et contournons le Cap Vert. Des dizaines de petites embarcations tournent autour du cargo. Ce sont des pêcheurs et leurs petits bateaux nous paraissent bien frêles et bien petits à côté de notre immense cargo. Ils n’ont pas l’air d’avoir peur de ce monstre des mers et continuent tranquillement leur activité, se décalent lorsqu’ils sont sur la route du cargo. L’officier de quart surveille et 1 autre vient lui prêter main forte.  Maintenant, nous sommes  face au port de commerce et  en attente comme 16 autres cargos. Vers 18h arrive le remorqueur et le pilote puis les autorités c’est-à-dire la douane, la police des frontières etc…Le cargo était au ralenti  et le voici qui remet la puissance pour son arrivée à l’entrée du port de commerce. Tout doucement, le Capitaine qui est aux manœuvres fait entrer le cargo dans le port, lui fait faire une marche arrière et vient se garer le long du quai. Le tout dans un calme olympien. La porte arrière descend et pendant ce temps, sur le quai arrivent les dockers. Une petite centaine de petits hommes (ne pas oublier, nous sommes à 40m de haut) se pressent autour du cargo…autant de travail pour eux. Il est 20h30.

Le port est petit à côté d’Anvers mais au-delà, on découvre la ville qui n’a pas l’air d’avoir beaucoup évolué. Du moins, pour cette partie de la ville qui est certainement la partie industrielle et commerciale en raison de la proximité du port. Nous verrons ça demain, nous avons autorisation de descendre….

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En attendant, les dockers se mettent au travail. Les grues du cargo sont levées et sont en pleine activité. On descend des containers pendant que de l’autre côté du cargo, on commence à descendre les camions. Vers 22h, on nous avertit que notre pont ne sera déchargé que dans la matinée demain, nous avons échappé à une nuit blanche….

A l’allure où se passe le déchargement, on est pas parti demain. En attendant, nous partons visiter.

DAKAR : C’est sous un soleil de plomb et une chaleur accablante que nous avons visité DAKAR, il est 10h. Le port se trouve à 2 rues de la ville. Nous arrivons tout de suite devant l’hôtel de ville, ancien bâtiment colonial (maintenant classé, merci la France). Nous sommes samedi et il y a un mariage.

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C’est à la cérémonie  que le futur mari déclare devant le maire s’il sera monogame ou polygame, il faut tout de même l’accord de la future mariée ! Dans le cas de la polygamie, il aura droit d’avoir 4 femmes.

Nous arrivons place de l’Indépendance, le cœur de la ville. Rien n’a réellement changé : quelques immeubles en construction, toujours les trottoirs défoncés, toujours les détritus, toujours les hommes alanguis sous les arbres. Mais c’est vrai, il fait chaud…

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Un détour pour le pittoresque marché : tout y est …. le bruit, les odeurs, les mouches. Immersion dans l’Afrique, garantie. Le bâtiment est en ruine alors le marché se tient à l’extérieur des murs, on nous a fait la remarque que le bâtiment était vieux : il datait de 1920 ! On n’a pas osé leur dire que chez nous, nous avions des constructions encore plus vieilles.

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Anne et Patrick étaient venus en voilier, en 1983 et avaient mouillé dans le lagon, nous y sommes retournés mais devant des hôtels ont été construits. C’est peut-être le seul endroit qui a changé.

Nous sommes retournés sur la place de l’Indépendance à l’Impérial, déjeuner. Ouf, nous nous sommes régalées Anne et moi de brochettes de gambas, Patrick de lotte et Gérard d’une sole meunière. Enfin, un bon repas. Vous avez pu aussi recevoir le blog puisque nous avions une connexion internet pas très bonne mais les photos sont tout de même passées même si j’ai dû en réduire la résolution.

Stéphane et José étaient restés de garde auprès des camping-cars et Patrick est parti les remplacer afin qu’ils puissent eux-aussi descendre à terre, en attendant j’ai terminé le blog. Retour vers 15h.  Nous avions des doutes sur la sécurité mais c’est tout de même bien organisé. Toutes les portes extérieures du cargo des ponts supérieurs sont fermées à clé. Les ponts sont surveillés par le personnel et verrouillés dès que les transactions sont terminées. C’est vrai qu’ils ne peuvent pas être partout mais c’est sérieux.  Nous, nous n’avions pas à bouger notre camion  par contre José et Christophe devaient décaler leur camping-car dans ces cas là, il est vrai que c’est mieux de le faire soi-même sinon il faut laisser les clés.

Nous sommes repartis le dimanche matin pour Conakry en Guinée-Bissau que nous avons atteint à midi. Nous avions déjà eu l’occasion de voir au loin quelques dauphins mais dimanche après-midi, c’était des colonies de dauphins qui plongeaient au large. Loin des côtes à plus de 50 mille soit env. 100km, nous apercevons ça et là des embarcations de pêcheurs.

CONAKRY :

Nous sommes restés devant Conakry 2 bonnes heures en attendant que le pilote arrive. Anne était à la passerelle quand l’officier de quart a reçu un autre message concernant les pirates. Que tous les navires sur les côtes ouest de l’Afrique soient vigilants surtout au mouillage, des attaques de pirates ont eu lieu. Nous avons aussi des consignes : une cinquantaine de voitures et des camions doivent être déchargés donc vigilance sur les camping-cars. Les membres d’équipage seront mobilisés sur d’autres ponts donc à nous d’assurer la sécurité de nos véhicules !!!!! Nous avons décidé de faire comme à Dakar un premier groupe partira en excursion dans la ville pendant que les autres veilleront puis ce sera le contraire.DSC_7187

…..Nous avons seulement oublié que nous étions en Afrique et le temps de régler tous les documents administratifs ….il était 17h15 et en plus il nous fallait payer 10 $. Nous avons refusé de payer pour rester à peine 2h à terre (pour le principe). Les hommes sont descendus pour sécuriser les camping-cars et avec Anne, nous avons dîné seules.

A 19h30, Gérard, Patrick, José et Baptiste remontent pour dîner mais plus rien, le cuisinier avait tout ramassé et en râlant ils ont pu manger un reste de riz. La mayonnaise commence à prendre, je me suis pris la tête avec le « chef cuistot » lui rappelant que sa cuisine était « very, very bad ». Grimaldi est incapable d’assurer la sécurité de nos véhicules et le capitaine n’est pas capable d’exiger de son chef de réserver les repas de ses passagers pendant qu’ils assurent eux-mêmes la sécurité (par contre, les leurs étaient réservés)

Depuis, vous ne serez pas étonné, le chef ne me dit plus bonjour.

Le lendemain, départ prévu pour 10h. Il pleut sur Conakry, c’est le début de la saison des pluies. Il fait très lourd, une chaleur humide un peu désagréable. 10h, rien. 11h, toujours aucun mouvement. A midi, le représentant Grimaldi nous indique que nous ne partirons pas avant ce soir : il manque  ou on attend un « colis ». On demande de sortir mais paraît-il l’immigration est fermée. Oui en un mot, le capitaine veut pas s’enquiquiner de faire les papiers pour sortir….. Départ seulement le soir à 20h. On ne peut guère se servir de la piscine, à l’arrêt le cargo crache tellement noir qu’il nous met de la suie partout.

FREETOWN :

Nous y sommes arrivés à 4h du matin et il faut attendre le pilote. Mais ne rêvons pas, il n’y aura pas d’autorisation de descendre : le déchargement doit se faire rapidement mais ….  sachant que lorsqu’il pleut, les dockers ne travaillent pas… les infrastructures ne le permettent pas. Arrive le grutier du port, en costume, SVP ! En effet, les 2 grues du cargo, à Conakry et à Freetown restent inactives, il faut faire travailler les grues du port. De nouveau, les autorités montent à bord. Ce sont des palabres, toujours des palabres et enfin commence le déchargement.

Chapeau le capitaine, à Conakry, il a manœuvré entre 2 cargos pour se glisser au milieu comme si il garait sa twingo. Pour partir du port, un demi-tour loin d’être facile en plus de nuit et hop, nous voici dans le chenal. A Freetown, malgré le vent et la pluie qui le repoussait du quai, il accoste toujours en douceur. Il est 10h.

Du haut de nos 40m, nous voyons la ville. Le port est petit et, là, juste après la misère du monde. Des bidonvilles, des maisons lépreuses, quelques immeubles noirs et décrépis, c’est Freetown. Sur notre gauche, après les bidonvilles, un  petit port de pêche. Par contre, plusieurs mosquées dominent la ville. Nous n’avons pas envie d’aller en ville : voir toute cette misère n’incite pas à faire du tourisme. On comprend pourquoi Ebola c’est si vite propagé dans ces villes sans infrastructure.

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cA ROULE QUAND MEME

cA ROULE QUAND MEME

Nous repartirons en fin de journée, le commandant à la manœuvre. Un long coup de corne de brume pour signaler notre départ.  Un demi-tour au cargo et nous longeons les côtes car il y a  beaucoup de banc de sable puis petit à petit, les côtes africaines s’éloignent. Le diner a été retardé à 19h : surprise,  ce soir au menu crevettes. Au dîner, le capitaine et les officiers sont plus décontractés et sont ravis de s’éloigner de l’Afrique. Nous dinons d’excellentes gambas relevées d’une sauce au piment tous ensemble dans une bonne ambiance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA VIE A BORD 1ère semaine

LA VIE A BORD – 1ère semaine du 27 juillet au 5 août

Sur le cargo, nous partageons la salle à manger et le salon avec les  officiers. A notre disposition, salle de sport, bibliothèque et lingerie composée d’un lave-linge et sèche-linge.

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Le salon

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Les 5 cabines passagers sont composées de 2 lits superposés avec salle d’eau et WC mais sans hublot et la  6ème, la nôtre est composée d’un salon-bureau, une chambre et une salle de bain et hublots. Le tout est très correct dommage que le manque d’entretien affecte la qualité des locaux. Nous avons un lit de 140 mais une couette pour un lit d’une personne. J’ai trouvé une 2ème couette mais j’ai dû attendre 2 jours pour le drap….. Au bout d’une semaine, nous avons compris : le ménage n’est pas souvent fait  et quand il est fait, c’est du vite fait : un coup de balai à franges noir comme la nuit des temps alors nous avons pris les choses en main pour chacune de nos cabines pour les nettoyer nous-même ! mais ça n’a pas l’air d’offusquer le capitaine….

Sur le pont arrière, nous avons une mini-piscine avec un coin terrasse avec des chaises longues.

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Les repas sont servis à 7h30 pour le petit déjeuner, 12h00 pour le déjeuner et 18h00 pour le dîner. Pour nous, c’est trop tôt mais nos amis belges et suisses dînent chez eux vers 18h30 comme tous les gens du Nord, donc pas de problème pour eux. Notre cuisinier philippin nous cuisine des plats simples. C’est en buffet et c’est un défilé pour  l’équipage qui ne mange pas en même temps sauf le soir. Nous pouvons acheter en duty free, vin, alcool, chocolat une fois par semaine. En général le midi comme le soir, le repas est composé d’un potage, d’une crudité (un peu trop souvent  chou-betterave), d’une viande (rarement du poisson) et légumes verts, pommes de terre ou riz, salade verte et fruits. Au barbecue, nous avons eu des dorades grillées. Au bout d’une semaine, pour moi, j’ai rarement aussi mal mangé. La viande est le plus souvent dure c’est pour cela que le cuisinier nous mitonne des plats philippins : de tout petits morceaux de viande en sauce, c’est moins coriace. Mais j’exagère, nous avons eu droit à des t-bones tendres mais archi-cuit avec une bonne heure à l’avance, imaginez le goût. Les légumes verts ne sont jamais cuits correctement,  ils sont le plus souvent durs heureusement il y a des pommes de terre et du riz. De toute façon, ce que nous ne mangeons pas, nous le retrouvons dans la soupe 2 jours plus tard.  Le seul gâteau que nous mangeons est un remake de la crème renversée avec du pain (c’est le pain dur des 3 derniers jours)  trempé dans le lait. Mais, nous avons beaucoup de fruits. A partir de 17h15,  le repas est déjà servi, il reste 3/4h voir plus à nous attendre. Ce qui n’arrange pas sa qualité….

Vendredi  matin, nous avons eu droit aux consignes de sécurité avec les différentes sirènes de détresse et le passage des gilets.

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combinaison de survie a enfiler 

En attendant, on scrute l’horizon. On voit s’éloigner les Pays Bas, la Belgique puis on aperçoit samedi matin les côtes anglaises et une plateforme pétrolière. Nous ne  sommes pas seuls à naviguer, des cargos descendent comme nous la Manche quand d’autres  la remontent, nous sommes dans ce que les marins appellent « le rail ». Les petits points de ci de là, ce sont les bateaux de pêche. Le temps a l’air de s’éclaircir car depuis lundi dernier ce n’est que du temps gris avec parfois une trouée pour apercevoir le soleil …..mais ça ne dure pas. Dans le « rail » de la mer du Nord et de  la Manche, plus de 1000 cargos naviguent. Impressionnant !

La routine commence à s’installer : après le petit-déjeuner et le ménage de nos cabines (fait par nos soins sinon….) et après la visite à la salle de sport (et, oui ne riez pas, on l’utilise tous les jours !), nous faisons 1h d’espagnol avant le déjeuner puis on projette des photos, la sieste pour les uns, lecture, mot croisées  pour les autres sur le pont , nous pouvons  aller sur la passerelle (c’est la cabine de pilotage), les officiers ne sont pas avares de nous indiquer notre cheminement sur les cartes ou radars, moi je fais de la dentelle en attendant que le soleil soit moins chaud et je n’en profite qu’en fin d’après-midi.

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un point est toujours fait sur la carte. On navigue au GPS et radar mais on garde toujours la carte ….

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Le beau temps est revenu depuis que nous avons quitté la mer du Nord et la Manche.  Anne et Patrick sont des marins des « voileux » et ils ont navigués sur toutes les mers et les océans, nous avons donc tous les renseignements voulus sur la navigation. Ils se sont mis au camping-car il y a peu de temps et ce sont leur 1ère expérience de voyage mais vu leur expérience de navigateurs, ils n’auront aucun problème. Patrick, lui a beaucoup voyagé en sac à dos et José revient avec sa petite famille d’un séjour de 2 ans en Asie.

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Le dîner arrive vite, nous avons les horaires d’une maison de retraite. Nous avons déjà 2 fois changé d’horaire : 1 fois à la hauteur de l’Espagne et 1 autre à la hauteur de la Mauritanie. Nous sommes maintenant à -2h de Paris.  Le soir,  discussion sur les voyages, anecdotes. Dimanche soir, nous avons eu droit à un barbecue géant sur le pont avec musique. Bonne ambiance.

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Tous les après-midi de cette première semaine, nous avons eu comme au « club med » des animations. Une fois, breefing avec le commandant sur la vie sur le cargo, les différentes escales et consignes durant ses escales. Une autre fois, consignes de sécurité, puis reconvocation : les carnets de santé n’étaient signés par aucun des passagers avec discussion sur l’escale de Dakar.  Puis un autre après-midi, exercice feu et évacuation du navire : une bonne partie rigolade pour nous mais très sérieux pour tout l’équipage. Bref, la croisière s’amuse…. Le commandant a donné les ordres : à hauteur de Porto, la piscine est remplie maintenant il faut que le soleil réchauffe l’eau, tous en ont profité mais nous, on attend qu’elle monte en température.

Pendant que nous farnientons, l’équipage travaille : les matelots lavent les ponts, font de la peinture… les officiers s’occupent de la navigation, ils font les quart de 4H, Les mécaniciens sont aux machines

Nous avons  profusion de fruits. Gérard et Patrick ont donc préparé une sangria. 1er aôut, fête nationale suisse, Stéphane a sorti le grand jeu : les tables sont décorées de serviettes et verres au couleur de la Suisse et il a sorti l’accordéon : chant suisse et …air de tango

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Mardi, visite des machines avec le Second. Un moteur de 7 cylindres propulse 15000 CV et consomme 50 tonnes de fuel lourd par jour. L’arbre de transmission sur l’hélice fait une vingtaine de mètres et 50cm de diamètre pour une hélice à pas variable de 8m de diamètre  qui nous pousse entre 16 et 17 nœuds. Plus des moteurs auxiliaires 8 cylindres pour l’eau, l’électricité, la clim, les pompes……des kms de tuyaux, de fils électriques. Le tout au 2ème pont tout en bas. On a pu voir l’atelier mécanique et les mécaniciens en train de refaire un piston et de le changer, le moteur ne tournant que sur 6 cylindres pour le moment.

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Mercredi, nous passons entre les iles des Canaries : l’île de Ténérife et de Granada, nous avons occasionnellement du réseau sur nos téléphones. Nous pourrons avoir Cédric et Damien pour donner de nos nouvelles, ils nous ont informés que la balise SPOT marche bien et que cela leurs étaient agréable de pouvoir nous suivre sur la carte.

Jeudi matin, nous voyons les matelots à l’arrière du cargo installés de grands arceaux de barbelés. Nous leur demandons ce qu’ils font et nous expliquent que c’est à cause des pirates. On pense avoir mal compris mais est-ce par ce que nous sommes au niveau de la Mauritanie ou est-ce en prévision de Dakar car la grande incertitude ce sont les migrants et le cargo est sous surveillance accrue. Des consignes ont été données : toutes les portes du cargo sont fermées la nuit et certaines la journée. Cette nuit, vigilance, 2 officiers seront de quart. Il y aurait eu sur Conakry une attaque de pirates…..

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Nous avons eu très chaud sur le bateau depuis que nous avons quitté la Manche mais jeudi et vendredi, c’était gris. Toujours chaud mais un temps lourd chargé de gros nuages. Pas vu une seul fois le soleil.

 

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29 juillet 17h30 : AU REVOIR…..

 

Nous sommes en mer du Nord, il est vendredi soir. Nous avons embarqué sur le Grande Brasilia, cargo italien mais sous drapeau de Gibraltar,  mercredi à 15h et nous avons lâché les amarres que vendredi à 15h15.

Nos montons dans le cargo

Nos montons dans le cargo

En attendant, nous avons pu faire connaissance avec les autres passagers, se familiariser avec notre nouvel espace de vie et surtout voir la vie trépignante d’un port. Sur le port d’Anvers, il y a un stock de 900 000 voitures et des millions de containers. Ce n’est qu’un balai continuel d’engins. Mais tout est très organisé,  il doit y avoir une logistique démentielle.

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26 personnes composent l’équipage du cargo : le commandant ou master, les officiers et l’équipage. Tout le monde parle anglais. Le  commandant est croate et les 5 officiers sont bulgares et 1 autre italien mais d’origine polonaise quant à l’équipage, ils sont philippins. Lorsque le cargo est à quai, l’équipe de quai s’active à  charger par l’équipe du port les voitures, camions, moissonneuses-batteuses, camion-toupie, grue….Pire que sur des circuits, les véhicules sont rentrés (à grande vitesse) chargés, rangés. Il en rentre environ 3500 non compris les containers que les 2 grues du cargo chargent 2 par 2. C’est sans discontinuité de 6h30 à 22h le soir et ça depuis l’arrivée du cargo mercredi matin

 

Les 2 gues du cargo charent les containers

Les 2 gues du cargo charent les containers

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Nous sommes 8 passagers :

  • Anne et Patrick, belges
  • José et Baptiste que nous avions déjà rencontrés et qui sont français.
  • Stéphane, suisse allemand
  • Christophe, suisse allemand surnommé Mr Grognon
  • Et nous…

Dès le début, l’ambiance a été super entre nous sauf avec Christophe qui a beaucoup de mal à nous  adresser la  parole. Il reste seul mais c’est son choix. Au bout d’une semaine, il se déride…doucement.

 

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Pour sortir du port, un pilote vient faire les manœuvres avec le commandant, nous passons une écluse de 500m de long avec 4 péniches. Nous avons l’impression d’avoir des maquettes à côté de nous. Nous faisons tout de même 214m de long… A la sortie du port ,le pilote et le remorqueur part et un second pilote arrive pour prendre en main le bateau et nous emmener jusqu’à l’embouchure :  nous remontons l’Escaut sur 75km pour arriver à la mer du Nord. Prochaine escale : Dakar dans une semaine…..

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Sommes a Dakar mais j’ai du mal à vous envoyer les photos….