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Nos escales africaines : semaine du 6 août au 12

DAKAR :

Jeudi, réunion pour nous donner les cachets de quinine et le répulsif à moustiques pour notre séjour sur le sol africain. Grimaldi prend toutes les précautions et  nous fait signer une décharge. A nous de les prendre ou pas.

Puis,  vendredi vers 15h, nous commençons dans la brume de chaleur à voir la terre africaine. Voilà 30 ans que nous avons été à Dakar…

A 16h30, réunion : Pendant le déchargement et le chargement du frêt, nous pouvons, si nous le désirons, surveiller nos véhicules. La fauche sur les ports africains est le gros problème. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons préféré faire le voyage avec notre camion.  En effet, ce sont des dockers africains qui, sous surveillance des officiers, font le travail mais comment surveiller une centaine de personnes qui descendre un mille de voitures et matériels ? Le pont 6 (celui où sont garés les camping-cars) doit être déchargé entre minuit et 6h du matin. Il est donc décidé que des quarts seront faits par Patrick, Stéphane, Christophe, José et Gérard.

Nous passons la ville de Dakar et contournons le Cap Vert. Des dizaines de petites embarcations tournent autour du cargo. Ce sont des pêcheurs et leurs petits bateaux nous paraissent bien frêles et bien petits à côté de notre immense cargo. Ils n’ont pas l’air d’avoir peur de ce monstre des mers et continuent tranquillement leur activité, se décalent lorsqu’ils sont sur la route du cargo. L’officier de quart surveille et 1 autre vient lui prêter main forte.  Maintenant, nous sommes  face au port de commerce et  en attente comme 16 autres cargos. Vers 18h arrive le remorqueur et le pilote puis les autorités c’est-à-dire la douane, la police des frontières etc…Le cargo était au ralenti  et le voici qui remet la puissance pour son arrivée à l’entrée du port de commerce. Tout doucement, le Capitaine qui est aux manœuvres fait entrer le cargo dans le port, lui fait faire une marche arrière et vient se garer le long du quai. Le tout dans un calme olympien. La porte arrière descend et pendant ce temps, sur le quai arrivent les dockers. Une petite centaine de petits hommes (ne pas oublier, nous sommes à 40m de haut) se pressent autour du cargo…autant de travail pour eux. Il est 20h30.

Le port est petit à côté d’Anvers mais au-delà, on découvre la ville qui n’a pas l’air d’avoir beaucoup évolué. Du moins, pour cette partie de la ville qui est certainement la partie industrielle et commerciale en raison de la proximité du port. Nous verrons ça demain, nous avons autorisation de descendre….

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En attendant, les dockers se mettent au travail. Les grues du cargo sont levées et sont en pleine activité. On descend des containers pendant que de l’autre côté du cargo, on commence à descendre les camions. Vers 22h, on nous avertit que notre pont ne sera déchargé que dans la matinée demain, nous avons échappé à une nuit blanche….

A l’allure où se passe le déchargement, on est pas parti demain. En attendant, nous partons visiter.

DAKAR : C’est sous un soleil de plomb et une chaleur accablante que nous avons visité DAKAR, il est 10h. Le port se trouve à 2 rues de la ville. Nous arrivons tout de suite devant l’hôtel de ville, ancien bâtiment colonial (maintenant classé, merci la France). Nous sommes samedi et il y a un mariage.

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C’est à la cérémonie  que le futur mari déclare devant le maire s’il sera monogame ou polygame, il faut tout de même l’accord de la future mariée ! Dans le cas de la polygamie, il aura droit d’avoir 4 femmes.

Nous arrivons place de l’Indépendance, le cœur de la ville. Rien n’a réellement changé : quelques immeubles en construction, toujours les trottoirs défoncés, toujours les détritus, toujours les hommes alanguis sous les arbres. Mais c’est vrai, il fait chaud…

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Un détour pour le pittoresque marché : tout y est …. le bruit, les odeurs, les mouches. Immersion dans l’Afrique, garantie. Le bâtiment est en ruine alors le marché se tient à l’extérieur des murs, on nous a fait la remarque que le bâtiment était vieux : il datait de 1920 ! On n’a pas osé leur dire que chez nous, nous avions des constructions encore plus vieilles.

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Anne et Patrick étaient venus en voilier, en 1983 et avaient mouillé dans le lagon, nous y sommes retournés mais devant des hôtels ont été construits. C’est peut-être le seul endroit qui a changé.

Nous sommes retournés sur la place de l’Indépendance à l’Impérial, déjeuner. Ouf, nous nous sommes régalées Anne et moi de brochettes de gambas, Patrick de lotte et Gérard d’une sole meunière. Enfin, un bon repas. Vous avez pu aussi recevoir le blog puisque nous avions une connexion internet pas très bonne mais les photos sont tout de même passées même si j’ai dû en réduire la résolution.

Stéphane et José étaient restés de garde auprès des camping-cars et Patrick est parti les remplacer afin qu’ils puissent eux-aussi descendre à terre, en attendant j’ai terminé le blog. Retour vers 15h.  Nous avions des doutes sur la sécurité mais c’est tout de même bien organisé. Toutes les portes extérieures du cargo des ponts supérieurs sont fermées à clé. Les ponts sont surveillés par le personnel et verrouillés dès que les transactions sont terminées. C’est vrai qu’ils ne peuvent pas être partout mais c’est sérieux.  Nous, nous n’avions pas à bouger notre camion  par contre José et Christophe devaient décaler leur camping-car dans ces cas là, il est vrai que c’est mieux de le faire soi-même sinon il faut laisser les clés.

Nous sommes repartis le dimanche matin pour Conakry en Guinée-Bissau que nous avons atteint à midi. Nous avions déjà eu l’occasion de voir au loin quelques dauphins mais dimanche après-midi, c’était des colonies de dauphins qui plongeaient au large. Loin des côtes à plus de 50 mille soit env. 100km, nous apercevons ça et là des embarcations de pêcheurs.

CONAKRY :

Nous sommes restés devant Conakry 2 bonnes heures en attendant que le pilote arrive. Anne était à la passerelle quand l’officier de quart a reçu un autre message concernant les pirates. Que tous les navires sur les côtes ouest de l’Afrique soient vigilants surtout au mouillage, des attaques de pirates ont eu lieu. Nous avons aussi des consignes : une cinquantaine de voitures et des camions doivent être déchargés donc vigilance sur les camping-cars. Les membres d’équipage seront mobilisés sur d’autres ponts donc à nous d’assurer la sécurité de nos véhicules !!!!! Nous avons décidé de faire comme à Dakar un premier groupe partira en excursion dans la ville pendant que les autres veilleront puis ce sera le contraire.DSC_7187

…..Nous avons seulement oublié que nous étions en Afrique et le temps de régler tous les documents administratifs ….il était 17h15 et en plus il nous fallait payer 10 $. Nous avons refusé de payer pour rester à peine 2h à terre (pour le principe). Les hommes sont descendus pour sécuriser les camping-cars et avec Anne, nous avons dîné seules.

A 19h30, Gérard, Patrick, José et Baptiste remontent pour dîner mais plus rien, le cuisinier avait tout ramassé et en râlant ils ont pu manger un reste de riz. La mayonnaise commence à prendre, je me suis pris la tête avec le « chef cuistot » lui rappelant que sa cuisine était « very, very bad ». Grimaldi est incapable d’assurer la sécurité de nos véhicules et le capitaine n’est pas capable d’exiger de son chef de réserver les repas de ses passagers pendant qu’ils assurent eux-mêmes la sécurité (par contre, les leurs étaient réservés)

Depuis, vous ne serez pas étonné, le chef ne me dit plus bonjour.

Le lendemain, départ prévu pour 10h. Il pleut sur Conakry, c’est le début de la saison des pluies. Il fait très lourd, une chaleur humide un peu désagréable. 10h, rien. 11h, toujours aucun mouvement. A midi, le représentant Grimaldi nous indique que nous ne partirons pas avant ce soir : il manque  ou on attend un « colis ». On demande de sortir mais paraît-il l’immigration est fermée. Oui en un mot, le capitaine veut pas s’enquiquiner de faire les papiers pour sortir….. Départ seulement le soir à 20h. On ne peut guère se servir de la piscine, à l’arrêt le cargo crache tellement noir qu’il nous met de la suie partout.

FREETOWN :

Nous y sommes arrivés à 4h du matin et il faut attendre le pilote. Mais ne rêvons pas, il n’y aura pas d’autorisation de descendre : le déchargement doit se faire rapidement mais ….  sachant que lorsqu’il pleut, les dockers ne travaillent pas… les infrastructures ne le permettent pas. Arrive le grutier du port, en costume, SVP ! En effet, les 2 grues du cargo, à Conakry et à Freetown restent inactives, il faut faire travailler les grues du port. De nouveau, les autorités montent à bord. Ce sont des palabres, toujours des palabres et enfin commence le déchargement.

Chapeau le capitaine, à Conakry, il a manœuvré entre 2 cargos pour se glisser au milieu comme si il garait sa twingo. Pour partir du port, un demi-tour loin d’être facile en plus de nuit et hop, nous voici dans le chenal. A Freetown, malgré le vent et la pluie qui le repoussait du quai, il accoste toujours en douceur. Il est 10h.

Du haut de nos 40m, nous voyons la ville. Le port est petit et, là, juste après la misère du monde. Des bidonvilles, des maisons lépreuses, quelques immeubles noirs et décrépis, c’est Freetown. Sur notre gauche, après les bidonvilles, un  petit port de pêche. Par contre, plusieurs mosquées dominent la ville. Nous n’avons pas envie d’aller en ville : voir toute cette misère n’incite pas à faire du tourisme. On comprend pourquoi Ebola c’est si vite propagé dans ces villes sans infrastructure.

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cA ROULE QUAND MEME

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Nous repartirons en fin de journée, le commandant à la manœuvre. Un long coup de corne de brume pour signaler notre départ.  Un demi-tour au cargo et nous longeons les côtes car il y a  beaucoup de banc de sable puis petit à petit, les côtes africaines s’éloignent. Le diner a été retardé à 19h : surprise,  ce soir au menu crevettes. Au dîner, le capitaine et les officiers sont plus décontractés et sont ravis de s’éloigner de l’Afrique. Nous dinons d’excellentes gambas relevées d’une sauce au piment tous ensemble dans une bonne ambiance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 réflexions sur “ Nos escales africaines : semaine du 6 août au 12 ”

    1. Ca y est tu as du voir toute la petite famille nous sommes en AS mais avons encore des escales avant de débarquer definitivement Bises

  1. Gérard doit être aux anges à observer tout ce va et vient sur le cargo. Pour nous ton rapport est très instructif .Avez vous suffisamment de temps pour visiter lors des escales ? Bisous à vous deux .

    1. j’ai rajoute des photos sur l’Afrique mais dommage nosu n’avons pas pu descendre comme on voulait Esperons qu’en AS ce sera mieux Aujourd’hui c’etait Vittoria et le 25 c’est RIO les photos suivront bises

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