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LE CANYON DEL COLCA et ses condors

Au camping d’Arequipa, une famille française ! Nous discutons ….voyage et nous partons qu’en toute fin de matinée pour le canyon mais qu’importe, nous avons le temps et c’est bien sympa de trouver des français sur notre route.

Nous sortons de Arequipa. Là, nous retrouvons le Pérou que nous avons vu l’année dernière : marché, grand déballage, poussière, costumes traditionnels. Un arrêt à une « polleria » pour  acheter un poulet rôti et au marché pour les fruits et nous voici pour une grimpette jusqu’à 4900m.

Les paysages sont superbes, nous retrouvons enfin les montagnes, les couleurs, les odeurs….OLYMPUS DIGITAL CAMERA

on retrouve les lamas

on retrouve les lamas

et nous passons le col à 4900m pour redescendre à Chivay à 3700m, entrée du canyon.

 Des volcans à peine enneigés qui culminent tout de même à plus de 5800m. Il y en a un qui crache de la vapeur mais il est préférable de le voir cracher de la vapeur, trop calme, il risque une éruption….A choisir….OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous arrivons juste avant la nuit vers 17h30 au bureau d’information du canyon qui est aussi le passage obligé pour le règlement du billet de passage. Cher, 140 S pour nous 2 soit 35€ pour avoir le droit de visiter le canyon ! Nous profitons de leur parking pour notre bivouac de la nuit.

Le canyon del Colca est le 2ème plus grand au monde même le Grand Canyon du Colorado est plus petit que celui-ci. D’une profondeur de 3400 m et d’une longueur de plus de 100km,                 le canyon est peuplé de petits villages et les parois sont cultivés._DSC0026

_DSC0035Les villages ont tous de jolies églises en lave et des rétables peints en bois. Quelques unes ont des clochers abimés par les tremblements de terre que connait la région.

Eglise de Yanque

Eglise de Yanque

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Eglise de Maca

Eglise de Yanque, le  dernier tremblement de terre a eu raison du clocher

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Eglise de Maca

Eglise de Maca

Haie d'honneur à Thanasinh

Haie d’honneur à Thanasinh

Des champs en terrasse : blé, avoine, maïs, légumes…

_DSC9972_DSC9988mais le canyon doit aussi et surtout sa réputation aux condors. L’un des plus grands oiseaux du monde nichent dans le canyon et c’est une rente touristique énorme pour la région. Des cars et minibus par dizaine amènent les touristes voir le vol des condors.

Nous dormirons au mirador « de Cruz del Condor » pour être au 1ère loge demain matin et à 7h30, nous étions sur le pied de guerre._DSC0093

Le condor, emblème du Pérou et oiseau sacré des Incas a une envergure de près de 3,60m . Il apprécie de voler avec les thermiques vers 8h le matin jusque 10h et le soir vers 17h. Il  bat très peu des ailes, il plane. C’est un vol majestueux. Quelques photos de cet oiseau mythique…_DSC0153_DSC0150_DSC0122_DSC0128_DSC0146_DSC0143_DSC0176_DSC0164

En plus petit, nettement plus petit et plus vif, photos d’un colibri des Andes. _DSC0192_DSC0195_DSC0197

Nous décidons de ne pas retourner par Arequipa mais de prendre la piste de 120km pour rejoindre la Panamérica, on gagne 150km. La piste est bonne mais les derniers 40km elle devient dure et cassante mais les paysages sont sublimes…..avec quelques petits virages …on n’a pas le temps de s’endormir…..surtout que nous sommes toujours entre 3500 et 3900m _DSC0244_DSC0203_DSC0265

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AREQUIPA, classée par l’UNESCO – Pérou

Nous avons passé la frontière mercredi matin. Frontière  commune entre le Chili et le Pérou, très organisée avec chiens et service sanitaire….pas la pagaille de la frontière Bolivie-Pérou.

Heureusement, nous avons été cherché le formulaire pour la douane que nous avons payé 1,5€ au terminal des bus, nous avions lu l’info sur Ioverlander, nous en avons profité pour acheter l’assurance pour le camion celle du Mercosur ne fonctionne pas. Là aussi, on l’achète dans une boutique de téléphone au terminal de bus pour 8€ pour un mois. A ce prix là, on est pas vraiment sûr de l’assurance…

Les formalités se font assez rapidement, nous demandons à l’immigration si nous pouvions avoir 6 mois, c’est le maximun et elle est d’accord ce qui nous permet de demander à la douane une importation temporaire du véhicule de 6 mois aussi. 

Nous sommes rassurés : plus besoin de mettre le camion sous douane pour rentrer en France, nous allons maintenant essayer de trouver un camping assez près de Lima pour éviter les transferts avec Djinn, ce n’est pas évident. La SENASA nous confisque nos légumes et la viande. On ne s’y attendait pas lorsque nous sommes passés par la Bolivie, aucun service sanitaire mais le Pérou a toujours une dent avec le Chili et comme celui-ci est intransigeant, ils font pareils. 

Nous avons pris au passage de la frontière 2H de décalage horaire. Maintenant, il fait jour au petit matin vers 5h30 et nuit à 18h et nous avons 7h avec la France.

On s’arrête à Tacna pour faire du change, la ville est en zone franche et elle déborde d’activité.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA A la sortie de la ville grand marché, on n’hésite à s’arrêter mais pas de place pour se garer alors on continue. Heureusement, nouvelle douane à 10km de Tacna et un peu plus loin, nouveau contrôle sanitaire….

On se détourne vers Ilo pour prendre la route côtière qui change du tout au tout avec le Chili. Après les côtes déchiquetées, ici ce sont de grandes falaises qui bordent le littoral.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA Les villes sont prospères, les habitations en dure et nous sommes déroutés : tous sont habillés à l’européenne pas de costume traditionnel comme sur l’Altiplano ! 

Aux alentours de Punta Bombon, les bords de mer sont cultivés, on retrouve bien là le savoir faire des péruviens, c’est verdoyant. Des oliveraies sont arrosées au goutte à goutte, beaucoup de champs de légumes surtout des piments, on y cultive maïs, luzerne….un astucieux réseau de canaux régule l’eau des parcelles. 

piments au soleil

piments au soleil

Sur les plages, des immenses élevages de …..poulets. On se demandait où étaient élevés tous ses poulets. Car du poulet et des. oeufs,  les péruviens en mangent énormément et bien maintenant on sait : en bord de mer.  C’est bon pour la santé ! C’est vrai que les poulets s’acclimatent certainement mieux en bord de mer que sur l’Altiplano.

Nous dormons sur la plage de Motobomba. Pas de poulets mais pas de monde non plus, pourtant un grand parking est aménagé avec des sanitaires, fermés mais ce n’est pas non plus la saison. On a laissé le « camanchaca » chilien  pour le « garua ». C’est l’appellation que donne les péruviens au brouillard côtier. 

pas vraiment un coucher de soleil mais un ciel magnifique

pas vraiment un coucher de soleil mais un ciel magnifique

Du niveau 0, on grimpe à 2300m pour rejoindre AREQUIPA qui est dans les terres. 900 000 habitants, une ville immense mais un centre historique qui lui a valu son classement par l’UNESCO.

Dans les grandes villes, nous jouons la prudence et nous sommes dans une maison d’hôtes qui réserve son jardin à quelques camping-cars de passage. Une très belle maison par ailleurs…OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Vendredi matin, nous partons dans le centre historique à quelques rue de notre camping. 10mn à pied et nous voici devant l’église San Augustin._DSC9762

Visite de l’église puis nous arrivons à la très belle place des armes. Tiens, elle nous rappelle la place de Cuzco ! _DSC9769


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_DSC9811En fond de décor, nous apercevons les volcans Misti et Chachani. Pas beaucoup de neige alors qu’il culmine à plus à près de 6000 m. Le volcan Chachani fait toujours parler de lui et jamais en bien. Plusieurs éruptions volcaniques et tremblements de terre ont fait beaucoup de dégâts dans la région_DSC9807

La place est entourée de bâtiments avec des arches avec d’un côté la cathédrale qui fait plus de 108m de long. C’est la messe, on ne peut pas entrer pendant les offices mais comme la cathédrale n’est ouverte que pendant les offices ça ne va pas être facile. J’arrive tout de même à entrer mais Gérard ne peut pas il est en bermuda et tous sont endimanchés : costume-cravate pour les messieurs, tailleurs talons aiguilles pour les dames, pas de costumes traditionnels.

De l’autre côté de la place, nous visitons l’église La Campania, une petite merveille mais le plus beau est certainement la coupole de la chapelle entièrement peinte. Deux cloitres restaurés abritent des boutiques d’artisanat._DSC9790

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Arequipa a été construit avec de la pierre volcanique et l’on pense voir de la pierre noire et bien non, ici, elle est blanche…car Arequipa tremble très souvent, le dernier séisme date de 2012.

Nous avons réservé  notre place au musée Santuarios Andinos pour avoir un guide en français pour la visite. C’est le musée qui accueille Juliana, la princesse Inca découverte en 1996 lors de la fonte d’un glacier. Nous avons RDV à 11h30.

Dégustation d’un jus de fruit frais sur la place en attendant.

et pour une fois c'est un jus de fruits : ananas, fruit de la passion et orange. Le Pisco s'est pour après....

et pour une fois c’est un jus de fruits : ananas, fruit de la passion et orange. Le Pisco s’est pour après….

Il est 11h30. Nous voici au musée, on dépose à la consigne sac et appareil photo. Nous avons droit à 20mn d’un film avec explication en français sur la découverte de Juliana. 

Juliana avait fait la une des actualités mondiales en 1995 lorsque la fonte du glacier de l’Ampato à 6300m a fondu suite à une éruption volcanique.  Les archéologues savaient que des sacrifices d’enfants étaient fréquents à l’époque inca et que Arequipa était l’un des lieux de sacrifice. Ils ont montés une expédition et ont découvert Juliana et 3 autres enfants congelés. Juliana a eu le visage légèrement décongelé mais le reste est très bien conservé et on peut la voir dans un congélateur à paroi de verre à -20° . 

Bon après les momies, nous voici dans le congelé. 

Juliana était une princesse Inca et, elle et les autres enfants étaient sacrifiés avec jouets et offrandes pour satisfaire les Dieux qui étaient en colère ce qui provoquait tremblements de terre, sécheresse, inondations…..

c'est une photo du dépliant il est interdit d'en prendre

c’est une photo du dépliant il est interdit d’en prendre

Nous n’avons pas perdu l’appétit et nous avons été déjeuner chez Gaston Acurio à la Chicha, grand chef cuisinier péruvien. C’était excellent.

En face du restaurant, le monastère Santa Catarina, monastère datant de 1570 juste après l’arrivée des espagnols qui grâce à ses murs épais n’a jamais souffert des tremblements de terre. D’ailleurs les bâtiments des années coloniales sont toujours debout …..

plan du monastère

plan du monastère

    la cour du noviciatla cour du noviciat

C’est immense, un vrai labyrinthe avec en première parties le noviciat puis les cellules ou plutôt appartements pour les soeurs qui étaient toute issues de la noblesse et qui venaient ici avec servantes et mobilier.

appartement d'une soeur

appartement d’une soeur

 Il nous faut 2 bonnes heures pour faire le tour et le détour de cet immense monastère

vu des toits du monastère

vu des toits du monastère

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et nous terminons par la pinacothèque où sont rassemblés de très belles peintures. Quelques soeurs vivent recluses dans le monastère.

Le charme de ses villes coloniales se situe  dans la rue, on voit de très belles maisons particulières devenues souvent le siège de banques ou d’administration mais qui sont restaurées avec goût. 

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Nous rentrons à la nuit au camping.