La route orientale SS125 DORGALI – ARBATAX (Tortoli)

Samedi matin, on rebrousse chemin vers Dorgali pour faire « l’orientale sarda SS125 » entre Dorgali et Tortoli-Arbatax : 63km de route sinueuse entre le parc national du Gennargenti  et la mer. La route grimpe et descend dans des paysages de montagnes sauvages. Les vues sont magnifiques. On passe des cols à 1000m.

ARBATAX

On va à Arbatax pour voir les rochers de granit rouge sinon c’est une petite station balnéaire, pas grand chose à voir et à faire. Quelques photos, un déjeuner au bord de l’eau et nous voilà repartis pour le cap Ferrato.

A partir d’Arbatax, nous gagnons des degrés, il fait plus chaud et même la végétation change : des lauriers-roses, des palmiers, des cactus, des figuiers ,  par contre nous avons toujours du vent. Il y a aussi de la culture, on y voit un peu de fruitiers : orangers, pêchers et oliviers. Dans la montagne, beaucoup de brebis pour y faire le fameux « picorine ». Gérard en a d’ailleurs acheté une demi tomme à  un paysan.

Les fonds marins sont superbes, l’eau est cristalline.

La SS125 devient par moment une voie express et redevient de temps à autre la vieille route. On passe la Costa Rei avec ses belles plages de sable fin. On ne s’y arrête pas car le vent s’est levé très, très fort. Là, commence les résidences de vacances toutes fermées à cette époque. On continue sur le cap Carboneira et nous trouvons notre bivouac pour la nuit après Villasimius  au bord d’une plage de sable fin. L’arrière pays s’appelle le Sarrabius et  a été l’une des régions les plus isolées de la Sardaigne. La côte s’est urbanisée avec les hôtels mais bien intégrés dans le paysage. A cette période de l’année, peu de circulation, les sardes conduisent cool mais se garent n’importent comment. Par contre, ils sont d’une gentillesse et d’une amabilité exemplaire. C’est peut-être pour cela que l’on voit tant d’allemands en Sardaigne et qu’ils désertent la côte d’Azur et la Corse. Ils représentent  80% du tourisme.

Nous sommes ravis de cette première semaine en Sardaigne et nous fêtons l’anniversaire de Gérard avec le soleil et  face à la mer.

ORGOSOLO, la ville des bandits sardes….

LE SUPRAMONTE

Vendredi, nous partons pour l’intérieur des terres et vers le Supramonte. Au passage, nous visitons le village nuraghique de Serra Orrios, l’un des plus grands de Sardaigne : plus de 70 habitations circulaires réparties autour du puits et de 2 temples « Megaron ».  Ce village daterait de l’âge de bronze soit  des XII et Xème S av. JC. Toutes ces habitations avaient un toit fait de troncs et de branchages et enduit de boue. On a retrouvé beaucoup de céramiques qui ont permis de dater ces villages.

Il y a un grand parking à la source de Su Gologone pour laisser le camion et aller à Orgosolo, petit village perché dans  la montagne, en scooter car la route est étroite et sinueuse. (Et on a bien fait) Orgosolo est paraît-il le refuge des bandits sardes, et a une particularité unique : pour protester contre le pouvoir central de Rome  dans les années 1960 qui voulait implanter une base militaire dans les montagnes environnantes, les habitants ont protestés en peignant sur les façades leur contestation et depuis la tradition perdure. Les fresques ne sont jamais repeintes. Les thèmes sont variés : de la lutte des bergers pour conserver leur terre, sur la guerre civile espagnole, le bicentenaire de la révolution française….

Par contre, on a eu peur, on était sur la réserve d’essence : on en a trouvé une à Orgosolo seulement, c’était cher mais on a pris. L’essence en Sardaigne comme en Italie est cher. Pour le GO, il faut compter entre 1,65 et 1,79€ et pour l’essence entre 1,79 et 1,89€

Revenu au Sorgenti Su Gologone   nous avons été voir la résurgence où l’eau souterraine sort en forme de cascade mais pas assez d’eau donc pas de cascade. Les sources du Su Gologone ne se voient pas car elles sont à plus de 103m sous le niveau de la mer. Personne n’a pu trouver exactement l’emplacement. Le débit moyen est de 500l/s et peut atteindre 10 000l/s en période de crue.

On a dormi  sur le parking près d’une forêt d’eucalyptus. Djinn était aux anges.