LA COSTA VERDE

Je voulais absolument voir les dunes de sable à Piscinas qui font paraît-il 60m de haut et sur une longueur de 40km vierge de toute habitation. Le seul problème,  il n’y a qu’une route et on ne peut pas passer (on ira en scooter). On se décide donc pour la route côtière de la Costa Verde et nous trouvons un bivouac tranquille et superbe au bord de l’eau. Premier bain, l’eau est seulement à 22° et les fonds marins superbes.

L’avantage de la Sardaigne, c’est que nous faisons peu de kilomètres et nous profitons un maximum de nos journées par contre la moyenne est très basse : les routes sont étroites pour la plupart et toujours très sinueuses.

IGLESIAS

Mardi, nous partons pour Iglesias en scooter. Nous dépassons des ruines d’anciennes mines. Nous sommes dans une ancienne région minière : mines de zinc, de plomb, en pleine activité des années 1860 à 1970 voir 1991 pour la dernière. Une époque révolue et de vastes déserts industriels. Iglesias est une petite ville avec ses remparts et sa vieille ville. Une ville vivante, nous en profitons pour poster un CD de photos pour maman qui ne le recevra qu’à la fin de semaine. La cathédrale en restauration, quelques églises sans grand intérêt, quelques belles façades, la visite est rapide et nous rentrons déjeuner au camion.

Départ pour le Cap Pecora avec un arrêt pour voir le temple d’ Antas qui vénérait le Dieu Sader paperBiBaï.  Nous traversons des montagnes de petite altitude couvertes de chêne liège. Nous arrivons en fin d’après-midi au cap mais nous n’y resterons pas : il n’y avait pas de place pour stationner, nous irons à  San Nicolo quelques kilomètres plus loin où nous trouvons une halte de camping-car bien aménagée en surplomb de la plage de sable fin. Dans la soirée, nous avons la surprise de voir qu’un concert se prépare et toute la jeunesse de l’île a dû se donner rendez-vous. On a un peu peur pour le bruit et envisageons même de partir mais des belges nous ont assurés qu’il n’y avait aucun problème que tout serait fini au coucher du soleil. On est resté, on était au première loge pour le concert et à 23h tout était fini.

CAGLIARI

Capitale de la Sardaigne avec 160 000ha sur les 1760 000 de l’île, c’est la plus grande ville de Sardaigne et la plus industrielle. Cagliari est entouré de marais et d’étangs mais aussi avec de zones industrielles et d’une raffinerie. Nous n’avons pas vraiment aimé la ville. Nous sommes en scooter, ,nous avons laissé le camping-car sur le parking de la plage de Capoterra à 8km du centre ville. C’est par une route à travers la lagune et un énorme pont qui enjambe la mer que nous  la découvrons. Le quartier de la Marina puis la citadelle, entourée de remparts,  qui est le centre historique. Nous nous garons en haut du bastion St Remy. Par des ruelles nous arrivons à la cathédrale Santa Maria construite au XIIème S. de style baroque, plus loin, l’ancien hôtel de ville et palais du vice-roi que nous avons visité mais le parking plein de voitures nous empêche d’avoir le recul suffisant pour prendre une belle photo de la façade. En plus, j’ai oublié l’appareil photo, heureusement Gérard avait son téléphone. Pour rentrer dans la citadelle, vous passer par la porte des lions ou la porte de l’éléphant. Tout en haut près de l’arsenal ce trouve la porte  St Pancrace, point culminant de l’éperon rocheux où est construite la cité médiévale.. Dans ce centre historique, les rues sont étroites moins de 2,00m  et pas de boutiques, pas de cafés ni de restaurants. Comme il n’y avait pas de touriste ou si peu, c’était d’un triste….. Par contre, les voitures peuvent, et rouler, et stationner : on ne peut pas prendre de photos sans les avoir dans l’objectif.  En plus, pratiquement  tous les musées sont fermés le lundi, on a donc pas pu aller voir le musée d’archéologie.

Les commerces se trouvent dans les « nouveaux quartiers » comme celui de la Marina où nous avons trouvé un cybercafé mais nous avons passé  plus de 2h pour vous envoyer que quelques photos sur Orgosolo et Arbatax. Nous avons déjeuné dans le quartier de…pâtes forcément et de calamars frits. Les sardes ont la même habitude que les italiens du continent le « primo » ce sont les pâtes puis le « secondo » c’est la poisson ou la viande. Ici on trouve du petit cochon noir paraît-il délicieux. Nous en avons acheté, on vous dira. Nous avions lu que la vie était chère en Sardaigne et bien non, les prix sont identiques à chez nous, la viande moins chère et beaucoup, beaucoup moins chère que la Corse ou nous avions trouvé des pommes à 4,50€ ou des tomates à plus de 3€

En fin d’après-midi, nous sommes partis pour Iglesias que nous visiterons demain matin. Nous sommes sur la plage de Fontanamare, une plage  de sable fin de plus de 6km de long mais très ventée mais c’est normal ici. Nous avons l’impression d’être à Lacanau, il manque que les surfeurs….faux, nous en avons vu un le lendemain.

PULA et le site archéologique de NORA

Vous n’avez pas eu de nouvelles depuis un moment mais on est perdu sur des bivouacs au bout du monde et ce n’est pas facile de trouver un cyber-café.

Dimanche direction Cagliari que nous visiterons demain.  Après Pula, nous avons trouvé une plage  au bout du monde. Djinn adore ces bivouacs : elle peut se baigner, se balader en toute liberté. Le vent est tombé et nous pouvons enfin profiter du soleil. Dans l’après-midi, nous allons visiter le site de Nora. C’est sur un ancien village nuraghique que les Phéniciens puis les romains ont implanté leur port, ils ont récupéré ainsi les pierres. Jadis très important, il a été, dans les années 456 ap. JC, dévasté par les Vandales et à péricler après les diverses invasions. Comme sur tous les sites romains, on retrouve le temple mais celui-ci c’est plutôt un tas de cailloux, les habitations,  le forum, les thermes  et le théâtre. Par contre, on peut voir de très belles mosaïques des anciennes maisons praticiennes. L’emplacement est superbe face à la mer sur le promontoire.