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Punta Tombo, Cabo dos Bahia par la RP1

 

Nous avons  lavé les camions à Rawson enfin pas nous, nous avons cherché et trouvé un laveur de voitures et par la même occasion, nous avons fait ressouder le coffre des batteries qui dans les secousses était bien prêt de lâcher. Il faut dire que  les coffres, nous les avons retrouvés plein de boue et d’eau.

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Gérard a dû jeter des filtres qu’il avait pris soin d’emmener de France et nettoyer tout le matériel qui était dedans. Le soudeur est arrivé, suite à un coup de fil, avec son poste à souder et attendu que le camion soit lavé et à 22h, tout était OK.  Nous avons dormi sur place bien à l’abri sur le parking du laveur de camion.  Nous avons pu aussi avoir de l’internet et  souhaiter l’anniversaire à Jules avec une journée d’avance mais avec le peu de réseau que nous avons depuis un peu, nous avons assuré. Un ami du patron est venu nous voir, Mario est camping-cariste lui-aussi et nous a donné de bonnes adresses et des coins à visiter. Sympa.

Vendredi 21 : après avoir fait un ravitaillement en fruits, enfin, car nous avons beaucoup de mal à trouver des fruits de bonne qualité et encore nous sommes heureux d’avoir des bananes, oranges, mandarines. Là, on a même trouvé un ananas ! par contre, pour la viande, surtout bœuf et poulet, pas de problème et toujours de bonne qualité. Nous sommes prêts à partir pour Punto Tombo mais Philippe voit une tâche d’huile maintenant que le camping-car est propre. Tâche suspecte à voir et à surveiller.

Départ pour Punta Tombo sous le soleil, c’est une réserve où 500 000 manchots de Magellan ont trouvé refuge. Nous payons 250 pesos par personne pour l’entrée dans la réserve, recevons les recommandations des gardes : ne pas toucher les animaux, ne pas leur donner à manger….et nous voici partis par un chemin balisé à travers les collines.

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Punta Tombo est la plus grande colonie de pingouins au monde.

dsc_1171  Par centaines de milliers, les pingouins sont face au soleil, dos au vent ou dans leur terrier en train de couver car c’est la période d’incubation des œufs.

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3 ou 4 oeufs

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Les bébés pingouins devraient naître en novembre. Quelques uns profitent de la baignade et rentrent de la plage. Attention, ils ont priorité sur nous quand ils traversent le chemindsc_1151

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.  Ils sont trop mignons avec leur démarche de guingois.dsc_1175

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Nous partons en fin d’après-midi par la ruta 1  (toutes les rutas provinciales sont des routes « non revêtues ») mais comme il fait beau, pas de problème. La piste est en bonne état et le paysage est superbe.

la ruta 1

la ruta 1

Ruta 1 de Punta Tombo à Camerones

Ruta 1 de Punta Tombo à Camerones

Nous décidons d’aller jusqu’à Camarones car il y a un camping et peut-être aurons-nous internet ? Philippe voudrait mettre à jour son blog. Nous arrivons à 20h mais le camping est fermé par décision municipale depuis 1 semaine alors nous dormons face à la plage où un lion de mer vient pêcher.

port de Camerones

lion de mer dans la baie de Camerones

lion de mer dans la baie de Camerones

Pas de cyber-café, pas de wifi à la station-service. Il faut dire que Camerones est un village perdu en bord de mer que seule une piste dessert mais c’est aussi la capitale du saumon et nous verrons 2 bateaux revenir de la pêche au petit matin mais ce n’est pas la période de la pêche au saumon, c’est en février.

bateau de pêche

bateau de pêche

Le lendemain, toujours sous le soleil,  nous continuons sur la ruta 1 vers Cabo Dos Bahias   par une piste très roulante et nous longeons une côte très découpée et  qui forme des « caletas », des criques.

dsc_1203dsc_1210Les steppes monotones à perte de vue  font place à de petites collines.  Nous apercevons des guanacos et des nandous sans oublier les moutons. Le vent s’est levé et le vent en Patagonie est toujours fort et froid.

ruta 1

ruta 1

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A Caleta Sara, nous profiterons de ce superbe cadre pour déjeuner

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avant d’aller à Capo Dos Bahias, une autre réserve de pingouins plus petite, seulement 25 000 couples, mais bien aménagée de passerelles pour ne pas les déranger.

dsc_1246 En face, une île abrite des éléphants de mer mais le mirador est bien trop loin de la plage et on ne voit rien. On est un peu déçu mais la balade est belle. Nous voici repartis toujours par la piste jusqu’à Bahia Bustamente qui en fait n’est pas un village comme on aurait pu le croire car marquer comme telle sur la carte mais une espèce de village-hôtel un peu vieillot et décrêpi mais ne critiquons pas, on nous a laissé dormi face à la mer et en plus nous avons eu de l’eau. Nous passons des gués et nous n’osons pas imaginé lorsqu’il pleut l’état des pistes et des gués

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Dimanche matin, toujours avec le soleil, nous partons vers Comodoro. Ville pétrolière de plus de 140 000 habitants, là, Philippe espère trouver à réparer sa fuite d’huile, mettre son blog à jour  et nous, nous ferons vérifier les freins et Thanasinh aura droit à une séance de graissage avant de partir pour la mythique ruta 40 et les contreforts des Andes. De plus, depuis que nous avons changé nos pneus, nous avons notre système air qui est trop juste et lorsque nous braquons fortement les roues, le tuyau d’air se débranche, il faut donc remédier à ce problème.

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l’empereur du frein depuis 50 ans

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le tournage des tambours de freins

Nous n’allons pas plus bas en Patagonie : ce sera pour notre retour en février. Aller à Ushuaïa à cette époque, il fait très froid et il y a encore 1500 kilomètres et puis, nous devons être à Buenos Aires pour le 5 décembre : ce serait trop de kilomètres.

Nous allons au camping de Rada Tilly, la ville balnéaire proche de Comodoro. En arrivant le camping est plein à craquer mais en Argentine, les campings reçoivent aussi à la journée et nombre d’argentins viennent passer leur dimanche au camping faire un « asado » (barbecue)  et se retrouvent en famille. Ils partent le soir et le camping est à nous. Les campings n’ont pas les standards européens mais on a de l’eau et de l’électricité donc on s’en contente mais il y a toujours le sacro-saint barbecue sur toutes les parcelles et parfois internet…..

Ce soir, mauvaise nouvelle nous restons encore à Comodoro, les 2 lames de suspension neuves que nous avons mis sont cassées : il faut les remplacer. Nous passerons notre dernière soirée avec Dominique et Philippe et nous avons fait un « asado ». Et ce soir, il faisait très doux, nous avons même diner dehors. Ce n’est pas sympa en Patagonie !

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Allumez le feu, allumez le feu….

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un bon steak de boeuf, un bon vin argentin et l’on passe une bonne soirée.

Pour rejoindre la ruta 40, nous traverserons d’est en ouest l’Argentine mais en fait il n’y a que 220 kilomètres.