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Le parc Los Alerces, les 28-29-30.10.2016

 

Nous continuons vers l’est et nous arrivons enfin à l’embranchement de la ruta 40,

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les montagnes sont encore arides mais au loin on voit  la  Cordilière des Andes mais ici les montagnes ne sont encore pas très hautes, environ 2000m mais à l’échelle de la cordilière, elles sont bien modestes puis nous apercevons la neige.

 

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Nous avons une invasion de sauterelles sur la route que nous écrasons forcément.

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Juste quelques kilomètres avant Esquel, le paysage change. Au détour d’un virage, les montagnes se couvrent de sapins.

nous arrivons sur Esquel

nous arrivons sur Esquel

A Esquel, station de ski de la Cordilière, petite ville sympathique de montagne, nous dormirons dans un camping avec soi-disant wifi mais comme d’habitude, ça ne marche pas. Internet est en panne… Nous aurons la connexion le lendemain à la station-service et nous aurons Méli et les enfants et Cédric à son salon. Nous ferons au moins le plein d’eau.

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Vendredi, nous partons pour le parc à 35 km. Le parc a été créé pour préserver les « alerces » ce sont des mélèzes de Patagonie en voie de disparition en raison de son exploitation importante due à  la qualité de ce bois. Le parc fait 2730 km².  Le site est superbe entre  les 4 lacs, les  rivières, les ruisseaux aux eaux claires et une immense forêt. Ce sont les glaciers en recul qui ont donné naissance à un ensemble de lac.

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la même mais avec le soleil

la même mais avec le soleil

Le mélèze ou cyprès de Patagonie est un arbre qui pousse très lentement environ 1cm tous les…20 ans. Des arbres ont plus de 300 ans

300 ans !

300 ans !

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mais le plus vieux d’entre eux aurait 2600 ans

_dsc1584 et il faut aller le voir en bateau sauf qu’ici la saison n’a pas commencé et oui la pleine saison c’est-à-dire l’été c’est décembre-janvier et comme chez nous en dehors de ces 2 mois tout est fermé ou presque.

Ce n’est pas grave, nous profiterons de la forêt pour faire des balades : cascade,

Cascade Irigoyen

Cascade Irigoyen

bon, ce n'est pas Iguazu mais elle était belle

bon, ce n’est pas Iguazu mais elle était belle

sentier pédestre et passerelle au dessus du lago

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et nous verrons un « zorro corrodaro »

Zorro, Zorro....

Zorro, Zorro….chevalier sans peur……est arrivé …

un zorro

un zorro

en fait un …renard.

Par contre, nous ne verrons pas de pumas annoncés à grand renfort de panneau qui rappelle aux randonneurs de faire attention.

attention, puma !

attention, puma !

Comme il fait très beau, dimanche se sera farniente.  Le parc est bien aménagé : sentiers forestiers balisés, campings, camp-ground gratuit, aire de pique-nique avec barbecue,  auberge ….le tout surveillé par des garde-forestiers. La saison de la pêche démarre le 1er novembre et Gérard regarde avec envie les truites énormes dans les lacs et rivières mais les truites, c’est à la mouche que ça se pêche…..et ça c’est une autre pêche. Comme il ne peut pas pêcher alors il fait des photos…

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Ce matin, il pleut. Il est temps pour nous de partir. Nous devons passer devant la maison de Butch Cassidy et du Kid mais rien, on a rien vu. On a lu sur Lonely Planet que c’était leur refuge pendant qu’aux USA, ils étaient recherchés.

 

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Bosque Petrificado, le 26.10.2016

 

Nous partons de Rada Tilly toujours avec le soleil. Depuis Puerto Madryn, il fait beau,  nous sommes bientôt en été et même en Patagonie, on le sent. Les journées sont plus chaudes et l’on peut profiter des soirées lorsque le vent tombe. Nous avons dormi sur la plage de Rada Tilly et, pour notre dernière soirée, nous avons fait une balade le long de cette plage. La baignade, ce n’est pas pour aujourd’hui, l’eau est froide…D’ailleurs, je ne sais pas si on se baigne en Patagonie à part en combinaison…

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Les réparations sont faites. Les lames ont été changées, les freins vérifiés mais en fait ils étaient OK mais Gérard préférait les faire réviser avant d’attaquer la montagne. Le graissage est fait. On est prêt à partir.

Nous prenons la ruta 26 en direction de Sarmiento , la route est excellente mais nous comprenons vite pourquoi. Des pompes à pétrole ont remplacé les moutons. Le paysage aussi a changé, ce sont des petites montagnes dénudées où rien ne pousse. Des immenses plateformes ont été creusées pour recevoir les pompes. Nous comprenons pourquoi Comodoro est une ville en plein essor : le pétrole.

les pompes à pétrole

les pompes à pétrole

Nous bifurquons sur la RP 20 et son ripio mais là, les gravillons sont presque des galets ce qui rend la conduite mal aisée. Quelques rares moutons, nandous et guanacos dans  ce paysage assez monotone.

la ruta 20

la ruta 20

Nous arrivons au parc de la forêt pétrifiée « Bosque Petrificado » . Un gardien  attend les visiteurs et ouf, aujourd’hui, il y aura au moins 2 personnes. Il  nous ouvre le center-visitors  qui donne toutes les explications sur le site.OLYMPUS DIGITAL CAMERAdsc_1286

Comme il est midi, nous déjeunons  sur place.

Nous partons par un chemin balisé.  Nous sommes émerveillés par le site qui est grandiose avec ces montagnes arides et dénudés. On peut nettement voir les différentes couches de couleur de la montagne qui correspondent aux différentes époques.

dsc_1391dsc_1390 La nature est tout de même très belle mais les pompes à pétrole ne sont qu’à une vingtaine de kilomètres de ce site. Et si l’on découvre du pétrole ? Qu’adviendra-t-il de ce parc ? Les intérêts économiques seront-ils plus forts que la préservation de ce site ?

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De ci, de là, des troncs sont à découvert et sont pétrifiés pour l’éternité. Nous avions vu la même chose aux U.S.A.

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Ce sont des troncs qui peuvent mesurer jusqu’à 3m de long et 50cm de diamètre.

dsc_1323dsc_1306 Par terre, on voit des copeaux de bois et bien non, eux aussi sont pétrifiés et ce sont bien des roches.

dsc_1347 Lorsque l’on voit ses montagnes arides, on imagine mal qu’il y a plusieurs millions d’années, il y avait une forêt de conifères et même des palmiers, des rivières et un lac. On a retrouvé des fossiles de dinosaures. La vallée est appelée « vallée de la lune » on se demande bien pourquoi ! On imagine bien que sous la terre, il doit y avoir encore des centaines de troncs pétrifiés.

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Nous reprenons le « ripio » et comme il fait beau, nous n’avons pas envie d’aller bien loin. Nous prenons la direction du Lagon Muster vers Sarmiento où nous trouverons un petit coin de paradis pour finir notre journée et dormir. Des enfants se baignent dans le lac et bien oui, on se baigne en Patagonie !

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nous ne sommes pas encore à l’apéro,  nous faisons une partie de scrabble !

 

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Punta Tombo, Cabo dos Bahia par la RP1

 

Nous avons  lavé les camions à Rawson enfin pas nous, nous avons cherché et trouvé un laveur de voitures et par la même occasion, nous avons fait ressouder le coffre des batteries qui dans les secousses était bien prêt de lâcher. Il faut dire que  les coffres, nous les avons retrouvés plein de boue et d’eau.

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Gérard a dû jeter des filtres qu’il avait pris soin d’emmener de France et nettoyer tout le matériel qui était dedans. Le soudeur est arrivé, suite à un coup de fil, avec son poste à souder et attendu que le camion soit lavé et à 22h, tout était OK.  Nous avons dormi sur place bien à l’abri sur le parking du laveur de camion.  Nous avons pu aussi avoir de l’internet et  souhaiter l’anniversaire à Jules avec une journée d’avance mais avec le peu de réseau que nous avons depuis un peu, nous avons assuré. Un ami du patron est venu nous voir, Mario est camping-cariste lui-aussi et nous a donné de bonnes adresses et des coins à visiter. Sympa.

Vendredi 21 : après avoir fait un ravitaillement en fruits, enfin, car nous avons beaucoup de mal à trouver des fruits de bonne qualité et encore nous sommes heureux d’avoir des bananes, oranges, mandarines. Là, on a même trouvé un ananas ! par contre, pour la viande, surtout bœuf et poulet, pas de problème et toujours de bonne qualité. Nous sommes prêts à partir pour Punto Tombo mais Philippe voit une tâche d’huile maintenant que le camping-car est propre. Tâche suspecte à voir et à surveiller.

Départ pour Punta Tombo sous le soleil, c’est une réserve où 500 000 manchots de Magellan ont trouvé refuge. Nous payons 250 pesos par personne pour l’entrée dans la réserve, recevons les recommandations des gardes : ne pas toucher les animaux, ne pas leur donner à manger….et nous voici partis par un chemin balisé à travers les collines.

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Punta Tombo est la plus grande colonie de pingouins au monde.

dsc_1171  Par centaines de milliers, les pingouins sont face au soleil, dos au vent ou dans leur terrier en train de couver car c’est la période d’incubation des œufs.

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3 ou 4 oeufs

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Les bébés pingouins devraient naître en novembre. Quelques uns profitent de la baignade et rentrent de la plage. Attention, ils ont priorité sur nous quand ils traversent le chemindsc_1151

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.  Ils sont trop mignons avec leur démarche de guingois.dsc_1175

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Nous partons en fin d’après-midi par la ruta 1  (toutes les rutas provinciales sont des routes « non revêtues ») mais comme il fait beau, pas de problème. La piste est en bonne état et le paysage est superbe.

la ruta 1

la ruta 1

Ruta 1 de Punta Tombo à Camerones

Ruta 1 de Punta Tombo à Camerones

Nous décidons d’aller jusqu’à Camarones car il y a un camping et peut-être aurons-nous internet ? Philippe voudrait mettre à jour son blog. Nous arrivons à 20h mais le camping est fermé par décision municipale depuis 1 semaine alors nous dormons face à la plage où un lion de mer vient pêcher.

port de Camerones

lion de mer dans la baie de Camerones

lion de mer dans la baie de Camerones

Pas de cyber-café, pas de wifi à la station-service. Il faut dire que Camerones est un village perdu en bord de mer que seule une piste dessert mais c’est aussi la capitale du saumon et nous verrons 2 bateaux revenir de la pêche au petit matin mais ce n’est pas la période de la pêche au saumon, c’est en février.

bateau de pêche

bateau de pêche

Le lendemain, toujours sous le soleil,  nous continuons sur la ruta 1 vers Cabo Dos Bahias   par une piste très roulante et nous longeons une côte très découpée et  qui forme des « caletas », des criques.

dsc_1203dsc_1210Les steppes monotones à perte de vue  font place à de petites collines.  Nous apercevons des guanacos et des nandous sans oublier les moutons. Le vent s’est levé et le vent en Patagonie est toujours fort et froid.

ruta 1

ruta 1

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A Caleta Sara, nous profiterons de ce superbe cadre pour déjeuner

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avant d’aller à Capo Dos Bahias, une autre réserve de pingouins plus petite, seulement 25 000 couples, mais bien aménagée de passerelles pour ne pas les déranger.

dsc_1246 En face, une île abrite des éléphants de mer mais le mirador est bien trop loin de la plage et on ne voit rien. On est un peu déçu mais la balade est belle. Nous voici repartis toujours par la piste jusqu’à Bahia Bustamente qui en fait n’est pas un village comme on aurait pu le croire car marquer comme telle sur la carte mais une espèce de village-hôtel un peu vieillot et décrêpi mais ne critiquons pas, on nous a laissé dormi face à la mer et en plus nous avons eu de l’eau. Nous passons des gués et nous n’osons pas imaginé lorsqu’il pleut l’état des pistes et des gués

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Dimanche matin, toujours avec le soleil, nous partons vers Comodoro. Ville pétrolière de plus de 140 000 habitants, là, Philippe espère trouver à réparer sa fuite d’huile, mettre son blog à jour  et nous, nous ferons vérifier les freins et Thanasinh aura droit à une séance de graissage avant de partir pour la mythique ruta 40 et les contreforts des Andes. De plus, depuis que nous avons changé nos pneus, nous avons notre système air qui est trop juste et lorsque nous braquons fortement les roues, le tuyau d’air se débranche, il faut donc remédier à ce problème.

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l’empereur du frein depuis 50 ans

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le tournage des tambours de freins

Nous n’allons pas plus bas en Patagonie : ce sera pour notre retour en février. Aller à Ushuaïa à cette époque, il fait très froid et il y a encore 1500 kilomètres et puis, nous devons être à Buenos Aires pour le 5 décembre : ce serait trop de kilomètres.

Nous allons au camping de Rada Tilly, la ville balnéaire proche de Comodoro. En arrivant le camping est plein à craquer mais en Argentine, les campings reçoivent aussi à la journée et nombre d’argentins viennent passer leur dimanche au camping faire un « asado » (barbecue)  et se retrouvent en famille. Ils partent le soir et le camping est à nous. Les campings n’ont pas les standards européens mais on a de l’eau et de l’électricité donc on s’en contente mais il y a toujours le sacro-saint barbecue sur toutes les parcelles et parfois internet…..

Ce soir, mauvaise nouvelle nous restons encore à Comodoro, les 2 lames de suspension neuves que nous avons mis sont cassées : il faut les remplacer. Nous passerons notre dernière soirée avec Dominique et Philippe et nous avons fait un « asado ». Et ce soir, il faisait très doux, nous avons même diner dehors. Ce n’est pas sympa en Patagonie !

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Allumez le feu, allumez le feu….

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un bon steak de boeuf, un bon vin argentin et l’on passe une bonne soirée.

Pour rejoindre la ruta 40, nous traverserons d’est en ouest l’Argentine mais en fait il n’y a que 220 kilomètres.

 

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Punta Ninfas et la ruta 5

18-19-20 octobre 2016

Lundi matin, il pleut toujours et il pleuvra pratiquement toute la journée,  nous allons changer les pneus avant du camion. Gérard ne veut pas revivre l’expérience de Punto Pardalès.  Enfin à 3h de l’après-midi, Thanasinh est chaussé de ses pneus « chameaux ». Quelques courses, on trouve aussi un morceau de plexiglass pour remplacer la fenêtre de cuisine partie sur la piste de Pantanal, un phare arrière laissé sur la piste de Punto Pardalès et nous voici de nouveau au camping du Puerto Madryn. On pensait bien faire le blog et donner des nouvelles à notre petite famille mais c’est raté : pas d’internet en panne. C’est l’Argentine !

Après une bonne nuit de sommeil toujours avec la pluie, on se lève avec un temps mitigé mi-figue mi-raisin. On demande au directeur du camping si la ruta 5 est bonne, il nous confirme qu’avec nos 4×4, il n’y a pas de problème. Au moment de partir, Gérard s’aperçoit que le pneu avant est dégonflé bon avec le système d’air posé au Paraguay, pas de problème on regonfle mais retour chez « Michelin » pour faire vérifier le pneu. Entre temps, Philippe que nous avons retrouvé au camping s’aperçoit que son compteur de vitesse ne marche plus. Direction Fiat qui n’ouvre qu’à 16h et qui a les mêmes sales habitudes que nos concessionnaires, avant même de regarder ce qu’il y a, on regarde si la pièce est dispo mais non pas avant 15 jours…..et pas avant 2 jours pour vérifier si ce n’est pas autre chose…

Nous décidons alors de partir pour la Ruta 5 et la Punta Ninfas. Il est 5 heures. Pourquoi la Punta Ninfas ? La raison est simple, Philippe avait lu sur des blogs que l’on pouvait s’approcher des éléphants de mer sur la plage et non pas les voir d’un mirador. Il ne voulait pas faire la piste seul, nous la ferons donc à deux. Nous avons 70 kilomètres à faire.

Nous prenons une piste non une route non revêtue assez dure au démarrage mais au fil des kilomètres, nous avons de plus en plus d’eau puis de dure la piste devient plus boueuse.

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On ne voit pas les kilomètres avancés et maintenant que nous sommes engagés il nous faut continuer. Bientôt les camions sont recouverts de boue.

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Philippe fait une glissage mais le Dangel se comporte très bien sur la piste, nous, avec les nouveaux pneus ont a pas de problème mais c’est tout de même sportif comme conduite. On ne voit pas les kilomètres défilé.

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Vers 19h, il nous reste encore une dizaine de kilomètres quand Philippe s’embourbe, nous sommes obligés de faire un demi-tour périlleux pour le tirer de ce mauvais pas. On sangle, on tire et sans problème le camping-car sort de son ornière.

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Il commence à faire brun il nous faut trouver quelque chose pour la nuit. Au loin, on voit le phare s’allumer et qui dit phare dit une plateforme donc peut être pourra-t-on se garer. Mais pas chance, rebelote, Philippe se plante dans la boue de nouveau. On va de nouveau le chercher, le sortir de la boue. Pas de photo, il fait nuit. Les phares sont pleins de boue, impossible de voir. Heureusement, Thanasinh a des phares sur la galerie et nous arrivons tant bien que mal au phare et là, miracle une plateforme de niveau et dure : ce sera notre bivouac pour la nuit.  Nous sommes au bout du monde et comme d’habitude, pas de téléphone et pas internet.

Apéritif chez Philippe et Dominique pour arroser notre « ruta 5 ». Mais un conseil aux prochains, ne faire la ruta 5 que s’il n’a pas plu de la semaine et d’avoir un 4×4.

Bains de boue pour les camions

Bains de boue pour les camions

Une bonne nuit uniquement bercé par le vent. Pas besoin de vous dire que les voisins se font rares dans le coin. Ce matin, il fait frais mais le soleil est de retour. Nous sommes à environ 1 km du bord de l’eau mais nous sommes déçus car nous sommes sur une falaise.

Nous partons pour trouver un chemin qui descendrait vers la plage car d’après Philippe, sur les blogs qu’il a lu, il y a possibilité de descendre. Mais après une bonne balade à travers la steppe, le seul chemin qui descend vers la mer est  très, très, très sportif : d’abord une gorge étroite, puis une corde et descendre le long de la falaise.

dsc_1012dsc_1014Bon, nous, on a passé l’âge. Déjà que dans le chemin boueux, je me suis tombée et j’ai pris un bain de boue et j’ai fini la balade en slip et tricot ….mais à part des bleus et quelques douleurs, tout va bien. Alors descendre dans le goulot, ce n’est pas pour moi.dsc_1017

Nous avons passé l’après-midi à farnienter, nous préférons repartir que demain, le vent et le soleil auront, peut-être, un peu asséchés la piste. Vers 18h, une voiture passe, la 1ère depuis hier que nous sommes sur la piste. C’est un argentin avec des amis qui dit connaître le chemin pour aller voir les éléphants. Et voilà Philippe et Gérard partis avec eux pour reconnaître la route.

En fait, il s’agit du même chemin que nous avions repéré. Philippe déclare forfait mais Gérard décide de descendre avec eux.

Récit de Gérard :

Tout d’abord, Féderico sort de son coffre une bouteille d’eau et une corde. Gérard a pensé que la corde servirait de défense éventuelle.

La falaise fait 90m de haut, il faut descendre par une échelle de corde de 2.50m le long de la paroi à la verticale puis on emprunte un chemin taillé dans la roche très étroit sur une centaine de mètres avec une pente à 30-35° voir plus à certains endroits pour arriver sur une plage de galets et de gravillons très pénible à la marche. C’est la condition pour faire des photos et approcher les éléphants de mer à 10-20m dans un premier temps car ces gros lourdaux qui semblent dormir, sont sur la défensive. Mais le gros éléphant de mer dominant nous montre que, pour défendre son harem, il sait bouger. Après un moment d’accoutumance, on se décide d’approcher pour prendre des photos : « Le graal »

90m de haut !

90m de haut !

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Une envie d’aller les caresser, surtout les petits, mais je me suis arrêté à 2m car la présence de l’homme peut les rendre agressifs. Une femelle allaite son petit, une autre se montre agressive et l’on a vite compris qu’il ne fallait pas s’approcher.dsc_1062dsc_1071dsc_1073dsc_1107dsc_1127dsc_1132

Après une bonne heure d’émotion, il faut penser à remonter. Et Dieu sait que la falaise d’en bas semble beaucoup, beaucoup plus haute.

Après 3-4 arrêts pour reprendre mon souffle et mes jambes, nous arrivons à cette échelle de corde. Là, j’ai compris pourquoi Fréderico avait pris une corde : non pas pour les éléphants de mer mais pour l’éléphant  de terre c’est-à-dire moi.  Descendre, c’est une chose mais remonter c’est encore une autre affaire. Frédérico me passe la corde autour du ventre et on balance le bout à Manuel qui lui est déjà en haut afin d’assurer ma sécurité. Les trois minutes de montée d’échelle m’ont paru bien longue et j’y ai laissé mes forces….mais quelle satisfaction arrivé en haut.

Je vous laisse donc  regarder des photos exclusives d’éléphants de mer de la pointe de Ninfas.dsc_1109

maman éléphant allaite son petit

maman éléphant allaite son petit

Retour Rawson toujours par la piste mais en meilleure état : elle a un peu séchée. On fait laver les camions et on profite du wifi du garage pour vous poster les articles;

 

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Les baleines franches australes de Valdes

Tout, tout, vous saurez tout sur les baleines.

Nous partons de l’agence Bottazzi (voir précédent article) engoncés dans nos gilets de sauvetage et c’est un tracteur qui met le zodiac à l’eau car il n’y a pas de port.

dsc_0523-001 Nous sommes une  quinzaine de « touristes » plus trois accompagnateurs dont Romain qui est français mais qui vit depuis 8 ans en Patagonie et le capitaine. Nous traversons la baie et nous apercevons des phoques près des falaises.dsc_0541

Nous les contournons et nous sommes dans un autre golfe et là, des baleines par dizaine. Au dernier recensement de la semaine dernière, il y en avait 423. Le nombre d’habitants à Puerto Piramides est de 250 ! En fait, les baleines et leur petit viennent ici car il y a une infractuosité dans la couche tectonique ce qui permet aux baleines d’être relativement protégées des orques.

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Quel régal, quel ravissement, pas de mot pour dire ce que nous avons éprouvé tous. Des baleines et leur petit baleineau : les naissances ont eu lieu il y a un mois, ils sont tout près de nous à évoluer. Romain nous explique que le petit baleineau ne sait pas vraiment nager quand il naît et ne sait pas se retourner dans l’eau, c’est maman baleine qui lui apprend. Papa baleine, lui est reparti depuis longtemps. On aperçoit un baleineau faire du surf sur le dos de sa mère.dsc_0668

Pour nourrir son baleineau qui a besoin de 150  litres de lait par jour, maman baleine n’a pas de mamelle et elle expulse son lait qui a la consistance du beurre et le baleineau vient picorer dans la masse de ce lait très gras. Pour faire savoir qu’il a faim, le baleineau donne des coups de tête. Un baleineau grandit de 3 à 4cm par jour !

Une baleine franche peut peser jusqu’à 27 tonnes et mesurer 12m de long. La femelle est plus grosse que le mâle.

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Une charte a été faite et la législation impose de couper le moteur du bateau à 20m des baleines. Romain nous explique que la baleine franche est une baleine très facile d’approche et n’est pas méfiante d’où sont extermination car il était très facile de la chasser.

Le bateau s’approche des baleines avec leur petit, ils sont  tous près de nous, nous apercevons un baleineau « albinos » – c’est 1% des naissances- mais ces baleineaux sont très menacés par les orques en raison de leur couleur qui se voit de loin. En fait on nous explique que le capitaine approche le bateau mais si la baleine ne veut pas s’approcher, il s’éloigne : c’est à la baleine de décider de venir. Il y a des baleines plus curieuses ou plus joueuses que d’autres.  Doucement, le soleil se couche, et là, une baleine et son baleineau viennent jouer avec notre minuscule embarcation : la baleine pousse le long du bateau son petit et elle, elle passe et repasse sous le zodiac et nous fait un show.
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Nous sommes un peu bousculés dans le bateau mais nous sommes tous ravis, tout en pensant qu’il ne faudrait pas un  grand coup de queue de la baleine pour renverser notre petit bateau…dsc_0747dsc_0767

Le capitaine nous dit qu’il faut maintenant s’éloigner pour ne pas trop l’agacer. Romain nous explique que chaque baleine a son empreinte génétique : les scientifiques les reconnaissent grâce aux callosités qu’elles ont sur le corps et la tête. Les petits naissent avec les mêmes que leur mère plus une ou deux. Ils ont pu ainsi remonter sur 4 générations pour certaines baleines.dsc_0770dsc_0774dsc_0827

la baleine passe sous le bateau

la baleine passe sous le bateau

 

Actuellement, le plus grand prédateur de la baleine est ……la mouette qui en venant picorer sur le dos de la baleine lui donne plein de microbes et de germes de la décharge de Puerto Madryn ou elles vont et bien sûr toujours l’orque.

la baleine et son baleineau

la baleine et son baleineau

Heureusement Romain nous avait prévenu de bien nous couvrir et en rentrant le capitaine a mis pied dedans. Nous sommes rentrés à plus de 25 nœuds. Pour savoir si c’était l’heure, le capitaine a mis ses  doigts sur l’horizon pour avoir l’écart entre le soleil et l’horizon. 3 doigts, c’est bon, on rentre. Mieux qu’une horloge suisse.dsc_0723

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A notre retour, un verre de vin nous est servi avec quelques amuse-bouches.  C’est aussi un moment de partage et d’émerveillement sur la nature et sur ce que nous avons vu. On nous projette des photos prises lors de notre sortie en mer mais aucune photo ou film ne peut décrire ce que nous avons ressenti. C’est vrai que plus jamais, on ne voudrait voir tuer les baleines après cette expérience unique.

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La péninsule de Valdès 13/16 oct.2016

 

Nous sommes arrivés à Puerto Madryn sous une tempête de vent et de sable. Nous en avons profité d’aller chez le coiffeur et mon vieux loup de mer (Gérard pour les intimes) qui avait demandé une coupe classique s’est fait tondre comme les moutons : les cheveux et la barbe mais le coiffeur –parait-il unisexe- m’a tondu pareil (sauf la barbe). Depuis Gérard met une casquette : il a froid…mais c’est vrai qu’ici, ils ont l’habitude de la tondeuse….à moutons. Le coiffeur avait dû faire son apprentissage dans une estancia à moutons. (Maryvonne ne regarde surtout pas la photo !)

coupe de cheveu argentine

coupe de cheveu argentine

Puerto Madryn

Puerto Madryn

Villas du bord de mer

Villas du bord de mer

De Puerto Madryn, jolie ville perdue dans la steppe de Patagonie, nous partons sur la RP 42 pour longer le golfe et voir la superbe plage d’El Doradillo. Il fait très beau.dsc_0063dsc_0075

Nous déjeunerons le midi dans ce superbe décor de moules que nous avons ramassé.

Que cette piste en « ripio » est belle. Bon, nous ne verrons pas de baleines mains qu’importe…Au retour de la péninsule de Valdès, nous nous disons qu’un séjour sur cette côte serait bien plaisant.

Inscrite au patrimoine de l’humanité par l’Unesco, la péninsule de Valdès est la réserve naturelle qui abrite le plus de cétacés en Amérique du Sud : des baleines franches australes, des orques, des lions de mer, des éléphants de mer, des dauphins, des manchots mais aussi des lamas guanacos, des choiques (cousin de l’émeu et du nandou  mais un peu plus petit) et des maras plus tous ceux que l’on ne connaît pas.

A l’entrée de la réserve, nous payons 330 pesos par personne. Des gardes nous recommandent de ne pas rouler trop vite pour voir les animaux et de faire une visite au Centro-visitors. En chemin, nous rencontrons des lamas guanaco très craintifs.

lamas guanaco

lamas guanaco

Nous préférons aller à Punta Pardeles pour notre 1ère nuit, de toute façon, dans la péninsule, il est interdit, à part à Pardales où c’est toléré, de camper en pleine nature après il reste le camping de Puerto Piramidès, le seul de la péninsule et après renseignements,  il est …fermé.

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Punta ...

Punta …

Bivouac Punta Pardelas

Bivouac Punta Pardelas

A peine  arrivés, nous voyons les baleines sur le rivage. C’est superbe de voir évoluer les baleines, nous sommes tous rivés et aux jumelles, et à l’appareil photo. Ce sont des baleines franches australes qui peuvent mesurer 12m de long et peser plus de 27 tonnes ! Les baleines se nourrissent de plancton (elles n’ont pas de dent) et sont protégées depuis plus de 50 ans.

baleine franche australe

baleine franche australe

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Elles s’approchent  puis s’éloignent, un petit baleineau nous fait un show : des sauts et  des sauts. Dommage, on avait changé l’objectif de l’appareil photo et on a rien de bien. Ce sera pour la prochaine fois. Apéritif face à la baie à regarder les baleines et sous le soleil malgré le vent froid mais nous sommes en Patagonie.dsc_0258dsc_0267

Vendredi, nous partons pour faire le tour de l’île, un guanaco regarde ce drôle d’équipage sur le bord de la piste puis nous apercevons des choiques et des maras qui sont énormes, normal, sur l’île, pas de chasseurs, ils manquent d’exercice.

choiques

choiques

Quelques estancias se partagent l’île et élèvent des moutons « merinos » et des pulls, vu le nombre de moutons, on peut en tricoter.dsc_0326

moutons avec les maras

moutons avec les maras

Nous arrivons à la pointe de Delgada qui est fermée au public (mais on ne le savait pas). C’est un restaurant qui a la concession et seuls ses clients ont le privilège d’aller voir les éléphants de mer. Mais, nous, avec nos camions, on ne lui plait pas même en tant que clients et nous demande de sortir de sa propriété et de ne pas stationner là. On a compris plus tard que les tours opérateurs s’arrêtaient là déjeuner et que nous prenions beaucoup de place pour 4 malheureuses personnes de plus à déjeuner. 1ère fois que l’on verra un argentin aussi ignoble mais il faut de tout pour faire un monde.

Nous continuerons vers la punta Cantor. De là, nous aurons un sentier de randonnée parsemé de miradors qui nous permet de voir les éléphants de mer.

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Punta Cantor et ses éléphants de mer

Punta Cantor et ses éléphants de mer

Ils doivent leur nom à leur petite trompe mais ce n’est pas très beau :

Elephant de mer

Elephant de mer

une masse de 3.5 tonnes pour 7m de long qui se prélasse au soleil et qui attend la remontée de la marée pour pouvoir retourner à l’eau.

éléphant de mer avec son harem

éléphant de mer avec son harem

femelle éléphant de mer

femelle éléphant de mer

Un mâle peut avoir un harem d’une centaine de femelles…Ils sont beaucoup plus à l’aise dans l’eau et peuvent plonger à 1000m de profondeur et  jusqu’à 20mn. C’est l’unique colonie d’Amérique du Sud de reproduction des éléphants de mer. Seul, le mâle a une trompe. Philippe est déçu de ne pas les approcher de plus près mais c’est tout de même merveilleux de les voir dans leur environnement.dsc_0430

Plus loin, nous nous arrêtons et là des centaines de pingouins non des manchots de Magellan nous observent, nous pouvons presque les toucher. Méfiance, leur bec est terrible.

manchots de Magellan

manchots de Magellan

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Les manchots mesurent 45cm de haut, ils sont tout petits, Gérard est déçu de les voir si petits. Les manchots viennent sur la terre ferme creuser des terriers pour pondre des œufs : 3 ou 4  et 44 jours plus tard naissent des bébés Manchots de Magelian.dsc_0500

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Il fait beau mais nous avons toujours du vent et, comme le mauvais temps est annoncé pour demain, nous décidons d’aller à Puerto Piramides se renseigner pour une balade en bateau pour voir les baleines de plus près. L’agence Bottazzi,  près du centre d’information touristique, nous propose une sortie avec un départ une demi-heure plus tard de 2 à 2h30 en fait jusqu’au coucher de soleil.  Un français, Romain,  expatrié depuis 8 ans travaille dans l’agence. Nous serons une quinzaine, dont Tamara et Elisa (belge et française) ,  sur un zodiac semi-rigide. Il fait beau, le vent est tombé, la mer est d’huile, alors, top là, nous sommes partant. Nous ferons tellement de photos que je vais consacrer un article complet sur les baleines.

baleine franche australe

baleine franche australe

Après, cette superbe balade, nous irons finir cette journée au resto « La Estacion » et nous nous sommes régalés, Gérard de ces éternels calamars, moi d’une assiette de fruits de mer à la provençale, Philippe de crevettes à la provençale et Dominique choisira une pizza.

Samedi matin, nous partons seuls vers la pointe nord de l’île.  Philippe et Dominique sont repartis vers Puerto Madryn. Des guanacos traversent devant nous, il faut être vigilant. Nous voyons aussi une choique.

dsc_0940dsc_0955 Un tatou traversera, très vite d’ailleurs, la piste. Arrivés à la pointe nord, pas d’orques mais le garde nous explique qu’ils ne sont là qu’au mois de février-mars. Nous verrons encore des éléphants de mer. Il faut savoir que le plus grand prédateur de l’éléphant de mer est …..l’orque car il n’est plus chassé par l’homme depuis la moitié du 20ème S. Sur le parking, nous apercevons un tatou, et comme nous sommes seuls, le garde nous montre son terrier  et nous explique que si nous restons ici sans faire de bruit, des tatous vont venir. Nous avons déjeuné ici et attendu ….photo superbe de tatou en prime.dsc_0886dsc_0896

Dimanche matin,  au petit déjeuner un phoque est venu pêcher devant le camion, nous étions au 1ère loge, plus loin des baleines.

phoque

phoque

le temps est à la pluie, il a d’ailleurs plu toute la nuit, nous rentrons sur Puerto Madryn car toutes les  pistes sont fermées de la péninsule en raison du mauvais temps et nous en savons quelque chose car ça a été très très dur de se sortir du bourbier qu’était devenue la piste. J’ai fait une vidéo ….

 

Les lions de mer

PUNTA BERMEJA et la ruta 1, le 11-10-2016

 

Nous quittons El Condor par la ruta 1. Jusqu’à La Loberia la route est goudronnée après c’est une belle piste gravillonnée. Nous partons avec Dominique et Philippe.

Notre 1er arrêt est 3 km après la sortie de La Loberia. C’est la Punta Bermeja mais c’est surtout une réserve de lions de mer.

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Nous payons notre écot : 30 pesos par personnes (à peine 2€) et nous profitons du Visistors-center pour être un peu moins ignorant sur la faune marine de Patagonie. Un immense squelette de baleine trône au milieu de la salle.

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le squelette d’une baleine

Quelques explications sur la vie marine en espagnol et aussi en anglais. Le garde nous prête gentiment des jumelles et nous voici partis au mirador pour voir les lions de mer.

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Jeunes lions de mer (en jaune)

Jeunes lions de mer (en jaune)

Un mâle peut peser jusqu’à 300kg pour 2m de long, les femelles pèsent 200kg.

Les lions de mer

Les lions de mer

Actuellement, d’après le garde, ils sont environ 5000 le maximum recensé est de 7500 individus. Le lion de mer a un large cou recouvert de longs poils. Il se nourrit en grande partie de calamars.

lion de mer

lion de mer

C’est incroyable de voir dans la nature ces animaux. Un lion chasse un cormoran qui vient sur son lieu de pêche…

dsc_9902dsc_9914 2 males se disputent une femelle. Il faut savoir qu’un lion de mer a un harem de 8 à 10 femelles ! Les femelles ont un petit par an.  Les petits lions de mer sont couleur ocre, c’est en devenant adulte qu’ils ont cette couleur noire.

jeune lion de mer

jeune lion de mer

Nous restons longtemps à les regarder évoluer.

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Nous avons envie de descendre les voir plus près mais le garde est vigilant : interdiction. Il nous donnera les explications sur la vie des lions.

Jeunes lions de mer (en jaune)

Jeunes lions de mer (en jaune)

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Nous continuons sur la ruta 1. Pour Dominique et Philippe, c’est une première mais après quelques hésitations, il prend un bon rythme car sur de la tôle ondulée pas question de rouler à 20km/h sinon on a toutes les secousses il faut garder une vitesse moyenne de 45 à 50km/h.

la ruta 1

la ruta 1

la piste entre mer et dunes

la piste entre mer et dunes

Les paysages sont sublimes. Nous passons de la steppe aux dunes de sable,

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les perroquets sont toujours là et les cormorans nous suivent.

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Le bivouac du mardi soir se fera sur une plage.

Gérard  met ses lignes à l’eau….

dsc_0010Dominique et Philippe ont eu le camping-car plein de sable et oui, ils ont oublié de fermer le lanterneau et tout est rentré maintenant grand nettoyage !

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grand nettoyage…

Nous avons eu peur que Gérard nous ramène une baleine mais non il a été bredouille. Ouf, le congélateur aurait été trop petit.

Nous aurons un magnifique coucher de soleil que nous partageons volontiers avec vous

dsc_0035 mais le lever était tout aussi beau…..

Lever du soleil

Lever du soleil

en 24h que nous sommes sur la ruta 1, une seule voiture est passée….