_DSC7527

Le parc de TOROTORO : le canyon, les dinosaures, la cité d’Itas

du 12 au 16 avril :

Nous avons quitté Sucre sous la pluie et nous faisons route vers le parc de Torotoro. La route est belle mais nous avons la brume et la bruine qui gâchent tout. On ne va pas tout de même râlé de trop car nous sommes gâtés par le temps.

On passe un péage, Gérard descend payer. Ici, les péages, on en a un peu partout. A chaque entrée de ville quelquefois même de village. On peut payer 5bs comme 20. On annonce où l’on va et après on présente notre ticket  aux péages suivants pour bien montrer que l’on a payé le bon montant pour la bonne destination. C’est un peu folklo.

péage

péage

Nous dormons sur les hauteurs de Mizquel puis mercredi matin, le soleil revient.

Bivouac

Bivouac

Nous descendons sur le plateau mais tout de même à 2700m d’altitude en direction de Punata et prenons la piste de Torotoro.

La piste est en pierre et faite à la main sur près de 100km. C’est Paris-Roubaix.

_DSC7230

et ça grimpe dur, ça fume ….mais Thanasinh va bien et grimpe bien. L’altitude ne lui fait pas peur_DSC7696

Les paysages sont toujours aussi beaux

_DSC7243donc on avance gentiment. Map’me nous dit de tourner à droite alors que la piste en pierre tourne à gauche. On suit Map’me et on a gagné un raccourci de quelques kilomètres mais qui nous a fait passer par une piste pour les chèvres et nous avons bien du perdre 2h. à faire du trial avec le camion._DSC7235

Pas triste, on a même pas eu l’idée de vous faire un film……

Enfin, on a récupéré la piste de Torotoro et nous sommes bien arrivés.

_DSC7255_DSC7285Le parc se visite uniquement avec des guides. Nous sommes en plein territoire Quechua. Au moins, le tourisme, ici, fait vivre toute une communauté : guides, chauffeurs, association des cuisinières, hôtellerie….Nous demandons pour dormir et on nous indique la plazza, juste à côté de l’église, nous partagerons notre bivouac avec des belges que nous avions vu à Sucre. Le monde est petit et que demandez de mieux, nous sommes au cœur du village.

_DSC7292Vendredi, nous partons pour le canyon, long de 20km, profond de 300m. On descend au fond du canyon par 800 marches pour voir un verger de fruits exotiques et une cascade. Nous irons juste au mirador à  3km.

_DSC7318Le  mirador surplombe le canyon

_DSC7335

Ici c’est l’éternel été : température minimun de 20° la journée jusqu’à 30° l’été. Pas d’hiver. Il y a des lauriers roses dans la lande. Tout pousse surtout les fruits mais aussi quand il y a de la terre des céréales et des légumes.

A la sortie du village, le rio est le RDV des femmes.

_DSC7372_DSC7373

Tout à côté du village, il y a la colline aux dinosaures car ici il y a quelques millions d’années 3 types de dinosaures se partageait les montagnes. Nous sommes donc aller voir leurs empreintes.

_DSC7378D’ailleurs sur la place du village, un dinosaure grandeur nature trône et la nuit change de couleur. Un peu kitch mais….._DSC7685

 

Nous irons dîner au mercado : pour 20bs soit 3€, nous mangeons un plat typique bien consistant : poulet en sauce avec pâtes, riz et pommes de terre.

Nous avons fait connaissance de Mathieu et de plusieurs français en sacs à dos. Bonne soirée arrosée d’un cocktail Singari-fruit exotique : un délice. Le singari est le pisco bolivien mais chut c’est vendredi saint, on ne boit pas d’alcool en Bolivie. Gérard s’essaie même à la flûte

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

comment ça marche ce machin …

Samedi, nous partons en 4×4 pour la cité d’Itas. Nous avons préféré loué un 4×4 et laisser Thanasinh se reposer._DSC7426

Nous partons pour 27km de piste pas facile et avec un dénivellé de 1100m. Nous montons à 3750m. Les paysages sont fantastiques nous avons l’impression d’être sur le toit du monde._DSC7434

Ce n’est pas une ancienne cité comme le nom l’indique mais un labyrinthe de cavernes façonnées par l’eau. Ici, avant la poussée des Andes, il y avait la mer et oui. Seulement, les volcans en irruption ont refaçonné la région.

_DSC7489C’est à 3750 m que nous partons avec notre guide vers la cité. On grimpe, on grimpe, on souffle, on escalade des pierres_DSC7466_DSC7497

puis on redescend pour voir ces fameuses cavernes avec une vue magnifique à 360° sur toute la région.

_DSC7507_DSC7525_DSC7527

Certaines de ces grottes sont en ogive et on a l’impression de voir des petite chapelles…_DSC7547

La balade se prolonge par l’escalade d’un goulet pour atteindre le sommet par un chemin de chèvre en équilibre sur le bord rocheux. Un dénivellé d’une bonne dizaine de mètres.

_DSC7550_DSC7564OUf, je suis bien arrivée…

_DSC7581mais ce n’était pas fini…

_DSC7610
Moi, qui est le vertige, pas une fois, j’ai regardé en bas mais je n’avais pas le choix alors on continue. Bonne rééducation pour mes genoux. Merci tout va bien mais j’ai tout de même été contente d’arriver à la voiture au bout de 3H d’escalade….mais aussi très contente de l’avoir fait.

Resto le soir. Ne vous inquiétez pas, nous avons pris pizza au menu du jour, la viande en train de sécher sur le fil nous en a dissuadé d’en manger. On se demande bien pourquoi.IMG_6544

mais il y avait des musiciens. On peut pas tout avoir !

IMG_6549

En sortant de notre resto, on a rencontré un orchestre avec des boliviens qui dansaient et allaient de rues en rues : cela nous a permis de gôuter la Chicha, c’est de l’alcool de maïs et de fruit. Pour savoir où on peut en acheter, les maisons mettent un bout de tissu blanc ou rouge pour indiquer qu’ici on distille la chicha.

 

Pour Pâques, l’église est ouverte pratiquement 24h/24h et les gens rentrent, parlent, repartent. Samedi soir, après l’orchestre et la chicha, nous avons eu droit à une infusion de maté et du pain que nous ont offert les boliviens pour la soirée pascale près du feu allumé devant l’église. Nous avons donc passé une bonne nuit avec tout ça….._DSC7677_DSC7681

En Bolivie, nous avons la chance d’avoir des fruits en quantité tous plus délicieux les uns des autres, certains que nous connaissons, d’autres pas du tout mais comme on arrive pas à retenir leur nom, on les mange. Par contre, à part des œufs, des pâtes, du riz et des patates, le menu ne change guère.

Nous partons pour Cochabamba puis La Paz. Mais d’abord, arrêt à Cochabamba où à lieu l’un des plus grand marché de Bolivie. Car en Bolivie, ne compter pas faire vos courses en hypermarché même pas en supermarché. On fait ses achats au mercado et on y mange.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

_DSC7008

SUCRE – Bolivie

Ne vous inquiétez pas, je suis en retard sur le blog mais ce n’est guère facile d’avoir une bonne connexion pour les photos….

 

SUCRE, le 9 et 10 avril :

Sur la route de Sucre, le paysage change, fini le désert. On voit des vallées, des cultures : blé, maïs et maraichage. Nous ne sommes plus qu’à 2800m lorsque nous arrivons à Sucre.

En espagnol, on lit toutes les lettres donc on ne dit pas Sucre mais Sucré.

Sucre, tout comme Potosi, est classée par l’Unesco mais la comparaison d’arrête là. Enfin, une jolie ville avec ses parcs, ses arbres, ses maisons ravalées, ses rues agréables…. Sucre, nous fait tout de suite une bonne impression.

Nous cherchons le terrain de camping indiqué sur map.me et sur les blogs. Le seul problème, c’est un mouchoir de poche et l’entrée est trop petite pour nous. On ira 50m plus loin sur une placette. En plus, c’est bien situé, nous pouvons aller au centre historique à pied à 800m de là.

Nous attendrons la fin d’un gros orage pour partir visiter Sucre.

Sucre est la capitale constitutionnelle et La Paz est la capitale administrative et gouvernementale.

_DSC6988
C’est le dimanche des Rameaux et la semaine Sainte en Amérique du Sud est très importante. Le dimanche des Rameaux, au lieu de présenter du buis à bénir comme chez nous (il n’en pousse pas), les femmes tressent des feuilles (herbe de la pampa) en forme de croix, de fleurs devant les églises. Nous visiterons l’église San Francisco

_DSC6995et à la messe, l’église est pleine, archi pleine. Les curés de France aimeraient voir leurs églises comme ça. Par contre, personne dans les rues._DSC6992

Plaza 25 de mayo, la nuit commence à tomber mais il fait encore doux. Jolie place avec ses jardins et fontaines et c’est aussi autour de cette place

_DSC7006que sont les plus beaux bâtiments coloniaux et la cathédrale

_DSC7025

ainsi que  les rues adjacentes.

Visite de la cathédrale où la Vierge de Guadalupe trône dans une petite chapelle. En 1784, un joaillier ajouta une plaque d’argent qui fut ornée au fur et à mesure de 12000 perles, de diamants et autant de pierres semi-précieuses!_DSC7008

_DSC7014

Nous nous promenons tard et dinerons d’une délicieuse pizza. Compte-tenu des portions, nous prendrons qu’une pizza médium pour 2.

Lundi matin, retour dans le centre historique et là, il y a un monde fou. Fini la trêve dominicale.

_DSC7037Nous passons par le marché. Ici c’est propre et les étals sont superbement achalandés de fruits, de légumes.

_DSC7040

On nous fera goûter des fruits au nom imprononçable mais succulent que nous achèterons.

_DSC7041

Même le marché à viande n’est pas envahi par les mouches. Il y a aussi un espace dédié aux jus et salades de fruits, pommes de terre et oeufs par milliers au non ce doit être par millions.

_DSC7047_DSC7068

Nous retournons sur la plaza 25 de mayo puis dans les rues adjacentes, les rues sont bordées de bâtiments coloniaux en parfait état pour la plupart. Dommage, le temps est nuageux. Nous ne sommes plus habitués à cette météo. Il fait quand même 20°.

_DSC7094_DSC7095

Une femme dit à Gérard de faire attention à son appareil photo car il y a des agressions mais nous n’avons pas trouvé d’agressivité. Nous ferons tout de même attention. Nous trouvons les boliviens de Sucre plus ouverts.Beaucoup de jeunes dans la rue en uniforme. La ville est aussi plus métissée, on voit moins d’indigènes appelés « chollas » en tenue traditionnelle et plus de « chicas » à la mode européenne. Les « chollas » viennent plutôt des campagnes alentour et on souvent des petits métiers qui leur permettent de survivre.

_DSC7118

Nous voulons visiter 2 musées : le musée ethnographique et folklorique et le musée Charcas. Pas de chance, le 1er est fermé et le second en rénovation et nous ne pourrons pas tout visiter, seules les sections ethnographique, archéologique et art contemporain bolivien sont accessible. On y a même vue des squelettes momifiés mais aussi des masques du diable…et une collection de crânes incas déformés et trépanés.

Par contre, il était très intéressant.

_DSC7130

_DSC7147

_DSC7153_DSC7128_DSC7164Pour déjeuner, nous avons choisi un « pique a la macho », c’est un mélange de viande de bœuf, de porc, de poulet, de saucisses avec des poivrons et des oignons le tout mitonné avec une petite sauce et des frites et un œuf mollet. C’est le plat national de la Bolivie. Heureusement nous avons pris un plat pour 2 car c’était très copieux. De plus, nous étions au restaurant « les balcones » et nous dominions la plaza._DSC7125

 

Mais à Sucre, il y a une pâtisserie française : « la pâtisserie » située tout près de la plaza et nous n’avons pas pu résister à manger une crêpe …..fourrée au chocolat et aux fraises. Qu’elle est bonne la cuisine française ! Il faut aussi aller manger à l’Alliance Française sur la plaza….

Nous discuterons avec un franco-bolivien sur la politique du pays. C’est bien français mais c’est vrai qu’en France, en ce moment, on est en plein dedans et c’est la pagaille.

Ici le salaire minimun est l’équivalent de 210€ et depuis 4 ans il augmente de 20% par an. On paie une TVA de 3% et 13% d’impôt sur les bénéfices des entreprises. Evo Morales est toujours président. C’est son 3ème mandat. Il est très apprécié de la population ouvrière et indigène. Il a fait énormément sur les infrastructures du pays et 91% de la population est alphabétisée. Par contre, les entreprises extérieures hésitent à s’installer en Bolivie par crainte d’être du jour au lendemain nationalisées. C’est ce qui s’est passé pour les hydrocarbures et le gaz. Donc, une jeunesse éduquée mais peu de travail. Ici à Sucre, nombre de chauffeurs de taxi sont avocats, notaires….La ville a vu naître la 1ère université du pays en 1624 et c’est dans cette université que l’indépendance du pays fut proclamée en 1825.

 

En fin d’après-midi, nous allons dans un cyber-café pour vous poster notre article sur Potosi et rentrons au camion à la nuit.

Nous partons pour le parc de Torotoro. Sur la route, toujours des paysages superbes mais des chiens tous les 100m attendent sagement que les routards balancent leurs ordures pour s’en délecter. Ce qui fait que les poubelles et surtout les plastiques trainent partout….. c’est désolant mais c’est comme ça.