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ANDAHUYLILLAS, sur la route de Cuzco

Le 28/04/2017

La route pour Cuzco est correct …pour le Pérou. Nous sommes dans la vallée et les montagnes alentour frôlent les 5000m. Ce n’est pas du tout les mêmes paysages qu’en Bolivie. Ici, c’est vert, le maïs est cultivé tout le long de la vallée.

ancien pont inca

ancien pont inca

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Les villages se succèdent tout le long du rio. Ici, les chapeaux des femmes changent selon les communautés : du chapeau melon, au chapeau de paille en passant par des chapeaux plats.

_DSC9017_DSC9013Les coutumes sont encore très vivaces surtout pour le costume des femmes.

Tout ce fait à la main ici, ici pas de machine. Les hommes ont colonisé une partie de la montagne en faisant des cultures en terrasse. Le moindre morceau de terrain de bonne terre est cultivé.

_DSC9015Le temps change aussi. Il fait plus froid et nous avons eu la pluie cette nuit. Ce matin, le ciel est encore très chargé. Nous verrons peu le soleil. On ressort les pantalons et les pulls.

Nous arrivons à Andahuylillas. L’église de ce petit village est réputé en Amérique du Sud, elle est considérée comme la « chapelle Sixtine des Amériques ». Construite au XVIIè S., elle est sincèrement très belle. Les ruelles en pavés de ce petit village nous conduit à laisser le camion au bas du village et nous prenons un tuck-tuck pour 2 soles pour aller à l’église. De jolies maisons autour de la place_DSC9018_DSC9038

Comme en Bolivie, les églises péruviennes sont devenues des musées et donc on paye pour visiter. Soit dit en passant, c’est une modique somme._DSC9043

De la place, on peut déjà admirer la façade mais l’intérieur est sublime.

_DSC9022_DSC9023Le maître autel et les autels latéraux sont tout doré.

_DSC9028_DSC9030Les peintures sont encadrées par des moulures dorées et ont pour thème le paradis et l’enfer._DSC9031_DSC9026 Le plafond est à caissons peint. Au fond, sur la mezzanine, deux orgues peints de toute beauté._DSC9032

Nous redescendrons chercher le camion pour continuer sur Cuzco. Nous sommes au camping QUIN TALA à 3km du centre historique au calme avec une connexion internet. Donc, vous allez prochainement avoir de nos nouvelles….

 

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Les chullpas de Sillustani

En partant de Puno, nous allons à Juliacana pour notre assurance. Nous trouvons sans problème les bureaux de la « Positiva » et en une petite dizaine de minutes, nous voici assurés pour 26 soles soit 8€ pour 1 mois. Ils ont l’habitude des étrangers et on ne perd pas de temps. On se demande sur quelle base on est assuré mais ici, il ne vaut mieux pas se prendre la tête. De toute façon, le tout-risque n’existe pas….

Nous reprenons la route pour Sillustani. Sur la route, nous passons à Atuncolla, petit village typique avec des maisons en pierre entourée de murs et de tours rondes._DSC8951_DSC8944

Dans les champs, des lamas, aussi au marché, on vend de la laine de lama et aussi de moutons.

vente de laine

vente de laine

Après Atuncolla, la route devient un champ de mines. Sillustani est au pied d’un lac mais à l’échelle des autres lacs et surtout après celui de Titicaca, c’est un mouchoir de poche. Il est entouré de montagnes à 4000m._DSC8858

Notre bivouac de ce soir est sur le parking au pied du site, on aperçoit les chullpas sur la montagne.

bivouac au pied du site

bivouac au pied du site

Djinn s’amuse avec les lamas.

Pas du tout intimidée par ces grandes bêtes

Même pas peur !

 

Datant de l’époque pré-inca, les ancêtres des Aymaras, les Collas étaient inhumés dans des tours funéraires appelées « chullpas ». Les Incas continuèrent cette tradition et construisirent des chullpas encore plus hautes et très belles. . Certaines jusqu’à 12m de haut.

la montagne aux chullpas

la montagne aux chullpas

Le site en possède une cinquantaine plus ou moins bien conservée.

Nous prenons la route piétonne pour aller sur le site, il est 9h, le soleil brille. Le village s’est bien converti au tourisme. Des étalages de souvenirs des 2 côtés de la route et encore ce n’est plus la saison donc il y en a de fermer…

Nous prenons un chemin pour grimper sur la montagne voir les chullpas. Ces tours funéraires datent de plusieurs époques et les constructions diffèrent.

chullpa datant de l'époque Inca

chullpa datant de l’époque Inca

chullpas de l'époque Collas

chullpas de l’époque Collas

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Nous sommes étonnés de voir que le site a été fouillé et mis en valeur seulement qu’en 1971. Dans les chullpas datant des Incas, les archéologues ont retrouvés non seulement des momies, très bien conservées en position foetale,  mais aussi des trésors : or, argent, poteries…jusqu’à 37kg d’or dans une des chullpas._DSC8904

Arrivés en haut, nous avons une vue magnifique sur le lago d’Umayo.

lago Umayo

lago Umayo

Le voici, ce fameux lac Umayo, nous, nous pensions que c’était le petit lac en bas du village. On le trouvait un peu ridicule, vu la publicité qu’il lui était fait. Mais celui-ci est splendide dans cet environnement de montagnes._DSC8901

Après avoir monté, il faut descendre....

Après avoir monté, il faut descendre….

Nous reprenons notre route vers Cuzco, nous avons droit aux embouteillages de Juliacana. Le temps se dégrade, le ciel est gris et il y a beaucoup de vent.

c'est la foire d'empoigne

c’est la foire d’empoigne

En ville, c’est toujours de la folie : personne ne respecte rien, ni feux, ni priorité. C’est à celui qui sera le plus culotté et le plus fort. Et ce n’est pas les plus gros qui sont les meilleurs même s’ils ne laissent pas faire.

Nous déjeunerons dans un petit resto près du marché. Menu traditionnel du Péruvien : soupe, plat composé d’une viande avec frites et riz ou haricots lingot et riz, un verre de limonade, le tout pour 5 soles soit 1,5€ par personne. A midi, c’était poulet milanaise en viande. On a mangé un plat pour 2 et comme on a payé le 2ème plat, on a eu droit à l’emporter avec nous.

soupe, poulet milanaise avec riz et frites...

soupe, poulet milanaise avec riz et frites…

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Les frites sont sous le riz….

Les sorties de ville ne sont pas tristes, on retrouve les ateliers de mécaniques, les ferrailleurs et surtout on retrouve des poubelles partout._DSC8979

Pourtant les panneaux d’interdiction de jeter les poubelles jalonnent les routes.

Poubelles partout le long des routes

Poubelles partout le long des routes

C’est jour de lavage des voitures mais aussi du linge

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On vous met cette photo mais qu’est ce que c’est  ces cabanes en tôle? on attend vos suggestions.

Donnez votre avis

Donnez votre avis

On continue notre route plus que correcte  sur Cuzco mais la pluie nous rattrape en fin d’après-midi.

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Lac Titicaca – les îles Amantani et Taquile

 

Lundi matin, nous déposons Thanasinh dans le parking sécurisé et embarquons avec Djinn pour les îles Amantani et Taquile.

_DSC8635Nous avons choisi un sejour de 2 jours et 1 nuit. Nous ne sommes pas passés par une agence de voyage, nous sommes allés directement sur le port et nous avons choisi l’association des transports d’Amantani._DSC8726

Nous sommes que 16 sur le bateau, c’est beaucoup plus sympa que par agence ou les groupes sont beaucoup plus importants. Quelques français, tous baroudeurs à sacs à dos et une prof.

Ici, comme dans beaucoup de communauté indigène, tout est parfaitement géré. Sur Amantani, chaque famille reçoit à tout de rôle, les touristes. Ici, ils restent dormir. Que ce soit par agences ou directement en prenant son ticket sur le port, c’est établi. Les prix sont identiques pour toutes les familles. Sur Taquile, on y déjeune le 2ème jour, là c’est pareil, ce sont des familles a tour de rôle qui joue les restaurateurs.

1er arrêt pour les îles flottantes.

_DSC8567Nous partons à 8h30 pour un tour vers les îles Uros ou îles flottantes que nous avions fait la veille avec Félix. Nous débarquerons sur une autre île et une autre famille. Ici la vie est difficile et précaire._DSC8539_DSC8557

Nous irons sur la capitale des îles Uros.

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Départ pour l’île Armati. Le temps est superbe et nous pouvons admirer les eaux d’un bleu profond du lac. Les eaux sont froides pas plus de 12° mais très poissonneuses et l’on voit des petites embarcations pêchées.

Multitude d'îles sur le lac

Multitude d’îles sur le lac

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_DSC8654Nous arrivons vers 13h sur l’île. A l’embarcadère, les femmes nous attendent, elles sont toutes en costume traditionnel. Les touristes sont répartis dans les familles .

_DSC8672_DSC8680Nous sommes huit à aller chez Inès._DSC8698

Nous déjeunerons d’un repas traditionnel : soupe de quinoa et assiette de riz, pommes de terre, fèves avec une rondelle de tomate, le tout accompagné d’une tisane de mounia. Ça tient au corps. Nos chambres sont simples, les lits ….. et le cabinet de toilette à l’extérieur dans la cour avec eau froide mais la douche ne fonctionne pas. Un pour tous.  Ici, on mange ce que l’on produit. Pas de voiture uniquement des ânes pour le transport._DSC8705_DSC8719Plusieurs communautés vivent sur l’île et l’on reconnait les femmes des diverses communautés par la couleur de leur costume

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L’après-midi, nous partons découvrir l’île qui a un site sur Pachamama et Pachapapa tout en haut de l’île. Djinn est heureuse, elle peut gambader partout et elle est devenue la mascotte du bateau._DSC8717

Le soir, veillée à la salle communale. Nous sommes tous habillés de costume traditionnel et rien que ça, il y a une bonne ambiance et après quelques danses, nous rentrons nous coucher sur les rotules.

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Déjeuner à 7h de pancakes et d’une tisane de mounia puis on embarque pour l’île de Taquile. Inès s’est levé à 5h30 pour nous préparer le petit-déjeuner car ici, il faut allumer la cheminée pour faire la cuisine. On a l’impression d’être dans la campagne des années 60 chez nous. Un évier avec l’eau froide. Alors qu’il fait froid la nuit pas plus de 8°, pas de chauffage et la cuisine est séparé du reste de l’habitation donc le feu ne réchauffe même pas le reste de la maison mais avec les couvertures nous n’avons pas eu trop froid.

OLYMPUS DIGITAL CAMERANous partons pour Taquile et l’on nous laisse au port et après 2h de grimpette nous arrivons au village. _DSC8739_DSC8747Nous avons des vues magnifiques sur le lac.

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Bon pied, bon oeil à 110 ans

Bon pied, bon oeil à 110 ans

Arrivée sur la place du village puis_DSC8795_DSC8804_DSC8803

nous déjeunerons dans une famille d’une soupe et d’une truite, un régal, le tout accompagné d’une tisane de …mounia. Et oui, ici pas de petit vin blanc pour accompagner la truite._DSC8805 Nous irons de l’autre côté de l’île pour reprendre le bateau en passant par un chemin de chèvre comportant quelques 170 marches. Un calvaire._DSC8824

Sur le bateau, sieste pour tout le monde au retour. Même Djinn était crevée, c’est pour dire.

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Lac Titicaca – les îles flottantes

 

Le lac Titicaca est 15 fois plus grand que le lac Leman : une mer intérieure mais aussi le lac navigable le plus haut du monde à plus de 3800m d’altitude, il a une longueur de plus de 200km. D’une profondeur de 275m, vers les îles Uros, la profondeur n’ait plus que de 15m.

Départ pour les îles flottantes

Départ pour les îles flottantes

La mythologie inca y situe l’origine de la civilisation. Viracocha, le dieu créateur y fit émerger la Lune, le Soleil et les étoiles. Manco Capac, descendant du dieu Soleil sortit des eaux et dirigea sa tribu pour fonder Cusco.

Nous avons RDV avec Felix pour visiter les îles Uros ou îles flottantes et nous serons accompagnés par Eva, une française en vadrouille sur le continent.

Felix

Felix

C’est la fin de journée et le coucher du soleil donne de superbes couleurs. Nous passons entre les roseaux et apercevons sur l’une des îles des jeunes en train de jouer au foot et des filles au volley.

entre les torteras

entre les torteras

match de volley

match de volley

Le nom de Uros vient de la tribu qui a colonisé le lac. Pendant l’invasion des Incas, les Uros se sont enfuis vers le lac et se sont peu à peu adaptés à ce milieu. Ils ont créés des îles flottantes en « torteras » sortes de roseaux.

Arrivée chez Félix

Arrivée chez Félix

Chaque famille a sa propre île.

Arrivée chez Felix

Arrivée chez Felix

Une couche de 3m est fixé par des pieux pour faire l’embase de l’île puis les maisons, les bateaux tout est en torteras. Pendant la saison des pluies, il faut tous les 15 jours renouvelé les torteras.

les maisons sont en torteras

les maisons sont en torteras

Actuellement, il y a 80 îlots ou vivent encore des familles

OLYMPUS DIGITAL CAMERAqui autrefois ne vivaient que de trocs car rien ne peut pousser sur ces îles. Ils vivaient de la pêche et de la chasse. 4 poissons contre 4 pommes de terre, ils allaient sur le marché d’Acora pour faire leur troc.

poissons sechés contre pommes de terre

poissons sechés contre pommes de terre

Maintenant, les hommes travaillent souvent sur Puno et la femme du tourisme. La seule amélioration, ce sont les panneaux solaires. Avant, c’était les bougies ou le feu qui éclairaient les habitations en torteras et forcément il y avait des incendies.

 

Son épouse nous montre les châles et les tapis qu’elle confectionne.

avec Eva

avec Eva

artisanat local

artisanat local

Comme toutes les communautés indigènes, ici, les agences ou tours respectent une chartre : chaque famille doit être visitée à tout de rôle afin que le tourisme profite a toutes les familles. Les prix sont identiques partout.

Felix nous montre un film qui a été fait sur les îles flottantes et leur coutume par un français : Marc Simonet et nous comprenons mieux leur existance. Felix est fier d’avoir participé à ce film en 2004.

Par exemple : un jeune homme veut se marier, il doit obligatoirement avoir une île, une maison, un fusil, une barque. C’est la communauté qui va se charger de lui créer l’île, de lui faire sa maison et son bateau et tout sera prêt pour le jour du mariage. La communauté reste très importante pour les habitants et les traditions sont encore très vivaces. Nous avons posé la question au fils de Felix qui nous a confirmé que pour rien au monde il partirait des îles. Par contre, il va travailler à Puno car il y a une évolution dans le travail et ça il le comprenne.

Nous terminons par une infusion de mounia et Felix nous raccompagne, il fait nuit noire mais pas besoin de phare. Il nous ramènera devant le camion. Eva restera dormir chez eux.

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Le lac Titicaca – Arrivée à Puno

Samedi, nous passons la frontière. Côté bolivien, en une petite dizaine de minutes. Côté péruvien, l’immigration se fait rapidement par contre pour la douane et l’importation du camion c’est une autre histoire . Le douanier nous demande l’assurance. Nous ne sommes pas assurés pour le Pérou mais elle se prend la frontière. Il nous demande d’aller la chercher. Ok

Problème, le 1er bureau est fermé, nous sommes samedi et il est 13h et le 2ème ne fait que les voitures et nous dit de la prendre à Puno.

Le douanier ne veut rien savoir. On retourne au camion quand le douanier décide de prendre sa pose déjeuner. Gérard tente le tout pour le tout et se représente à un autre douanier qui nous fait l’importation du véhicule sans rien nous demander et en quelques minutes. On ne demande pas notre reste et on file vite.

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A la frontière, un manège incessant de triporteurs qui transportent des pommes de terres, des matelas, des chaises. On comprend lorsque l’on voit stationner plus loin des semis qui déchargent leurs marchandises. En fait, pour ne pas payer de frais de douane, on passe par petites quantités les marchandises. Le fait est parfaitement connu des douaniers, c’est la débrouille._DSC8401

 

Bientôt, on commence à longer le lac Titicaca. On le voit de loin car sa rive est cultivée. Blé, avoine, cultures maraîchères. Peu de voitures particulières, toujours les minibus mais en plus des triporteurs._DSC8410_DSC8415

Ici, on change d’heure encore une fois, la nuit tombe vers 17h30, il nous faut trouver un bivouac et ce sera à July, petite ville sur le lac Titicaca._DSC8423

July à notre réveil, dimanche matin.

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c’est aussi l’heure de la  messe

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Nous reprenons la route vers Puno. De là, nous pourrons aller visiter les îles sur le lac. Nous ferons une halte au marché d’Acora très coloré

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enfin du vrai fromage...

enfin du vrai fromage…

et nous arriverons pour déjeuner à Puno après un contrôle douanier juste avant Puno. Là, on nous demande le papier d’importation du véhicule, pas de problème quand un fonctionnaire du contrôle sanitaire nous demande les papiers de Djinn. Problème, le passeport ne suffit pas, à la douane, on aurait du nous donner un papier d’importation pour le chien. Bon, on nous laisse passer après quelques palabres.

Près de port, il a été aménagé un marché artisanal et des restaurants. Là, le menu est vite choisi : c’est truite du lac sous toutes ses formes._DSC8470

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Nous cherchons sur le port un bateau pour aller sur les îles demain. Nous faisons la connaissance de Félix qui nous vente l’association des transports d’Amantani. Il y a un sejour de 2 jours et 1 nuit qui nous tente mais il y a Djinn. Pas de souci, Djinn peut venir avec nous et il nous indique un stationnement sécurisé pour le camion. On fait affaire, départ lundi matin pour les îles Uros puis Amantani où nous coucherons chez l’habitant puis mardi l’île Taquile.

Felix habite sur l’une des Iles Uros et nous invite en fin d’après-midi d’aller chez lui et nous indique un coin pour la nuit qui est aussi le débarcadère des îles Uros.

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En l’attendant, 3 péruviennes débarquent des iles et viennent visiter le camion. Les péruviens nous semblent beaucoup plus ouverts que les boliviens pour le peu que nous sommes ici._DSC8496_DSC8502

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TIWANAKU, site classé par l’UNESCO

Nous quittons La Paz pour le site de Tiwanaku.

Passé dans La Paz avec le camion n’est pas une mince affaire. Entre les marchés et les voitures garées n’importe comment, les rues étroites, c’est 2 heures de stress. Nous remontons complètement pour se retrouver sur l’altiplano à 4000m. Nous nous sommes habitués à l’altitude.

 

Nous sommes étonnés car sur l’altiplano, les journées sont encore douces alors que nous sommes à l’automne, il fait environ 20° mais les nuits sont fraiches maintenant mais tant que nous sommes dans les 3800m, le webasto fonctionne.

 

Grâce à ses températures, sur l’altiplano, on peut voir des cultures : céréales, maraichage mais ce sont de toutes petites parcelles et en général ce sont des terres communautaires.

Chose bizarre, il y a quelques tracteurs mais ils ne servent qu’aux labours. Pour semer et récolter, tout se fait encore à la main…. Les agriculteurs de chez nous s’en donneraient à cœur joie.

 

Toujours les routes jonchées de poubelles.

 

Les péages ne sont pas qu’une spécification française. Ici, on a des péages sur les routes mais aussi certains villages n’hésitent pas à prélever une taxe. D’accord pas aussi cher qu’en France.

Péage à la bolivienne

Péage à la bolivienne

On croise des minibus surchargés : ils viennent du Pérou et on fait le plein.

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minibus très chargé

Plus que chargé...

Plus que chargé…

A 70 km de La Paz, nous arrivons à Tiwanaku, site classé par l’UNESCO.

Tiwanaku date du VIII ème S. soit avant les Incas. Ils étaient très évolués : connaissance en mathématiques, en hydraulique, en astronomie et agronomie.

Le site se compose d’un kalasasaya qui signifie en yamara « pierres dressées » qui représente le plan céleste._DSC8309_DSC8313

On y trouve la porte du soleil et un monolithe appelé Ponce et à l’autre extrémité El Fraile, le prêtre._DSC8322_DSC8329_DSC8339

Derrière le Kalasasaya, il y a le temple semi-souterrain enfoui à 2m de profondeur et qui représente le monde souterrain et contient 172 têtes._DSC8306_DSC8298_DSC8303

Puis nous grimpons sur une ancienne pyramide détruite au fil des années, l’Akapana.

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Dans les musées, nous avons pu admirer un monolithe de plus de 7m de haut avec des collections de poteries.

_DSC8371 Malgré les critiques des guides, nous, nous avons apprécié ces 2 musées. _DSC8368Il est vrai que les poteries seraient mieux mises en valeur que dans ces vitrines sans âmes._DSC8384

_DSC8358Nous dormirons près du site et samedi matin, c’est le Pérou. Par contre, ce n’est pas la route de Copacabana puisque nous arriverons directement à la frontière de Desaguadero.

 

 

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La vallée de la Lune – La Paz

Après notre balade en téléphérique, nous sommes revenus à Mallasa. Le camion est garé dans la cour de l’hôtel Oberland et la vallée de la Lune est à  2 pâtés de maisons. Nous sommes avec un allemand et un autrichien. Séverine, Nicolas et leurs enfants sont partis hier matin pour le Pérou._DSC8272

Située  à 12km de La Paz, c’est une étonnante curiosité géologique. C’est presque dans le centre ville de Mallasa que la vallée de la lune a pris naissance. Une multitude de roches érodées par l’érosion ont donné naissance à des centaines de cheminées, de pitons.

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Un chemin a été aménagé parmi les roches et l’on plonge sur le vide et sur les montagnes environnantes._DSC8190_DSC8191_DSC8195
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Du mirador, on aperçoit un canyon  qui a creusé les falaises _DSC8217_DSC8236

Une balade d’une heure dans ce cadre fantômatique parmi ses roches de couleur claire._DSC8234_DSC8248