Archives pour la catégorie SARDAIGNE

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

ORGOSOLO, la ville des bandits sardes….

LE SUPRAMONTE

Vendredi, nous partons pour l’intérieur des terres et vers le Supramonte. Au passage, nous visitons le village nuraghique de Serra Orrios, l’un des plus grands de Sardaigne : plus de 70 habitations circulaires réparties autour du puits et de 2 temples « Megaron ».  Ce village daterait de l’âge de bronze soit  des XII et Xème S av. JC. Toutes ces habitations avaient un toit fait de troncs et de branchages et enduit de boue. On a retrouvé beaucoup de céramiques qui ont permis de dater ces villages.

Il y a un grand parking à la source de Su Gologone pour laisser le camion et aller à Orgosolo, petit village perché dans  la montagne, en scooter car la route est étroite et sinueuse. (Et on a bien fait) Orgosolo est paraît-il le refuge des bandits sardes, et a une particularité unique : pour protester contre le pouvoir central de Rome  dans les années 1960 qui voulait implanter une base militaire dans les montagnes environnantes, les habitants ont protestés en peignant sur les façades leur contestation et depuis la tradition perdure. Les fresques ne sont jamais repeintes. Les thèmes sont variés : de la lutte des bergers pour conserver leur terre, sur la guerre civile espagnole, le bicentenaire de la révolution française….

Par contre, on a eu peur, on était sur la réserve d’essence : on en a trouvé une à Orgosolo seulement, c’était cher mais on a pris. L’essence en Sardaigne comme en Italie est cher. Pour le GO, il faut compter entre 1,65 et 1,79€ et pour l’essence entre 1,79 et 1,89€

Revenu au Sorgenti Su Gologone   nous avons été voir la résurgence où l’eau souterraine sort en forme de cascade mais pas assez d’eau donc pas de cascade. Les sources du Su Gologone ne se voient pas car elles sont à plus de 103m sous le niveau de la mer. Personne n’a pu trouver exactement l’emplacement. Le débit moyen est de 500l/s et peut atteindre 10 000l/s en période de crue.

On a dormi  sur le parking près d’une forêt d’eucalyptus. Djinn était aux anges.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cala Gonone

Partis ce matin, mercredi, avec le soleil de Palau, nous prenons la SS125 en direction de Olbia. Olbia veut dire bonheur mais la ville est banale c’est le port où arrivent les ferrys et ou se trouve le plus grand aéroport. Nous continuons par la 4 voies, ouf ça fait du bien, car en Sardaigne les routes sont étroites et sinueuses en direction de Cala Gonone. Nous côtoyons le Supramonte où les nuages sont accrochés aux montagnes.
Juste à la sortie du tunnel de Dorgali , on découvre le golfe d’Orosei à 180° puis c’est par une route avec une pente de 10% que l’on descend en lacet vers Cala Gonone. C’est un des plus beaux sites naturels du littoral du Supramonte et un des mieux préservés. Normal pas de route autre celle qui mène à Cala Gonone. Toutes les plages et criques ne sont accessibles que par bateau.
Nous avons loué un zodiac pour la journée de jeudi, préparé le matériel de pêche, le pique-nique, commandé le soleil.

Jeudi matin, nous partons en bateau faire la côte avec un temps mitigé du soleil, des nuages et en fin de journée le vent se lève. Et oui en Sardaigne, on a le temps d’un début avril, bon, vous en France, vous avez le temps d’un mois de novembre alors on ne va pas se plaindre. Nous visitons les plages qui sont inaccessibles par la route et la grotte du Bue Marino. Il y a encore une trentaine d’année les phoques moines y trouvaient refuge. On a pêché mais comme d’habitude on est revenu bredouille.