mar
27
2010
Nous sommes au terrain de camping de Fès près du complexe sportif dernier cri. Nous avons remarqué depuis notre arrivée au Maroc que beaucoup d’investissements ont été réalisés pour l’éducation : écoles, stades, piscines, complexes sportifs. Il est vrai que plus de la moitié de la population à moins de 25 ans. Mais les familles nombreuses ont tendance à diminuer, actuellement le taux de natalité par femme est de 2,6 enfants, la contraception est autorisée mais pas l’avortement. Dans le nouveau code de la famille, il faut l’autorisation de la femme pour que le mari puisse avoir une 2ème épouse et les marocains de la nouvelle génération ont en général qu’une épouse. Il faut voir la sortie des écoles, ce sont des centaines d’enfants en blouse blanche qui rentrent à pied, en vélo. Les groupes scolaires sont immenses et nouveaux dans la plupart des villes et surtout à la campagne : on voit que l’éducation est le problème majeur du pays. Nous avons aussi apprécié tout le long de notre voyage la propreté des villes marocaines : plus de sacs plastiques qui volent au vent, des trottoirs propres, des rues nettes. Nous n’avons jamais vu autant de cantonniers au travail !
Nous sommes dans la ville nouvelle à 4km de la médina et nous y allons en scooter. C’est par une belle avenue avec des fontaines où le soir, les marocains aiment flâner que nous arrivons dans la vieille ville. Le soir, les marocains aiment sortir et à partir de 18h. il y a un monde fou dans les rues et les parcs. La circulation devient alors pas facile du tout.FES, sa vieille médina et ses remparts. C’est par l’une des 14 portes monumentales que l’on y rentre. Nous passons par la porte Bab Boujloud (la porte bleue)
et nous prenons la Talaa Kbira et la Tala Sghira pour traîner dans le souk. Visite du Palais Mnebhi qui a été la résidence du Lyautey et nous avons une vue imprenable sur la médina. Le palais est devenu un restaurant de luxe. Fès est la capitale de l’artisanat : broderie, cuirs, babouches, poteries….
.Dans le dédale de ruelles, on y voit de belles façades en cours de restauration, de fontaines en céramique, de portes monumentales en cèdre et à côté du souks à touristes, le marché de légumes, les échoppes des bouchers ou d’épices, le vrai souk celui-là.

Aujourd’hui, nous sommes vendredi et c’est jour de prières, peu de monde a ouvert sa boutique et les mosquées sont pleines, on prie même à l’extérieur des mosquées sur les parvis….Le palais Mnebhi et une vue de le médina de la terrasse

mar
27
2010
Nous partons de Merzouga avec une température de 30° et plus de vent pour Fès par la route qui traverse le Haut Atlas par Ar-Rachidia, les gorges du Ziz et la palmeraie de Tafilalet ( la plus grande du Maroc avec 700 000 palmiers-dattiers), le tunnel du Légionnaire et le col du Zad à 2178m par Midelt, Arzou et Ifrane.
La route est belle et grimpe doucement, la palmeraie de Tafilalet est très belle alors qu’aux alentours tout est aride et sec. Nous arrêtons pour la halte déjeuner au barrage Hassan d’un bleu magnifique dans un paysage lunaire. Nous passons juste en hauteur au tunnel et nous dormons après le col du Zad avec une température avoisinant les 3° la nuit. Ca nous change des 30° de Merzouga ! C’était l’ancienne route des caravanes qui venaient du sud de l’Afrique.
Puis ce sont de hauts plateaux avec encore de la neige, les sommets alentour avoisinent les 3200m et ce sont d’immenses troupeaux de moutons qui paissent tranquillement. Les fermes sont par contre misérables et fait de brics et de brocs. Ils n’existent pratiquement plus de bidonvilles au Maroc, nous avons constaté des dizaine de projets immobiliers de relogement des populations et même dans les coins les plus reculés sauf là dans la montagne où vivent çà et là quelques familles de nomades et de bergers. D’ailleurs, la radio, la semaine dernière, annonçait Tanger comme débarrassé de ses bidonvilles. Le Roi a engagé un vaste programme de relogement afin que tous les marocains soient logés décemment et son pari va être gagné car nous n’en voyons pratiquement plus.

Nous nous sommes fait arrêtés pour excès de vitesse en pleine montagne : à 66 km au lieu de 60 bon mais après négociation nous sommes repartis avec un avertissement. Il y a des contrôles partout on se plaint en France mais au Maroc c’est partout et encore la gendarmerie est clémente avec les touristes mais pas avec les marocains. Nous avons compté plus de 10 radars sur un parcours de 150 km et sur les entrées de ville comme Marrakech 4 ou 5 à la suite……ah aussi le comble, c’est que nous nous sommes fait arrêtés par la gendarmerie qui était en panne de radar pour cause de piles défectueuses : il nous demandait de leur donner des piles ! on leur en a donné parce qu’ils nous ont fait sauter la contravention (mais c’était des vieilles piles) !!!!!!!
Juste avant Arzou, nous changeons de décor : forêt de cèdres et paysage de montagne : nous sommes dans la région des singes magots (qui sont plus malins que nous, nous n’en verrons pas), c’est terminé pour les paysages désertiques sahariens, nous voici avec des paysages méditéranéens . Arzou est la capitale des cerises : dommage il est encore trop tôt ! Nous voici presque en Alsace, les cigognes sont venus passés l’hiver ici et il y en a partout, elles ont fait leur nid sur les minarets. Ifrane nous apparaît comme une ville européenne avec ses maisons avec des toits, ses grandes avenues, c’est la ville résidentielle estivale des gens de Casa, Rabat ou Marrakech, l’été il y fait frais, la famille royale y a d’ailleurs un palais d’été. Il est vrai qu’elle est encore à 1700m d’altitude.

mar
26
2010
Depuis plusieurs dizaines de kms un vent souffle sur le désert de pierre que nous avons traversé des gorges du Todra pour venir à Merzouga. Nous avons longé des palmeraies verdoyantes mais au delà ce n’est qu’une immensité de cailloux. Il fait chaud : 30/32°. Nous arrivons à Merzouga et nous voyons à peine l’erg Chebbi avec le vent de sable. Pourvu que demain, le vent se calme : avoir fait autant de kms pour ne pas profiter de la seule dune de sable du Maroc !
Achat de chechs à Merzouga et apprentissagePas de chance, ce matin, toujours le vent de sable. Notre balade en quad est annulée mais nous confirmons notre sortie en dromadaire. Départ à 16h30 pour aller sur les dunes voir le coucher du soleil.

Pour Pierre et Nicole, ce sera la première expérience ! Damien, je crois que tu en gardes un bon souvenir de notre méharée avec Monique et Richard… Bon, cette fois-ci, nous avons été raisonnable et nous n’avons pas jouer au tiercé gagnant. Balade tranquille dans les dunes ponctuée de “Oh, mon Dieu” par Nicole qui tout compte fait a été ravie de cette nouvelle expérience. Le vent de sable ne nous a pas permis de voir le coucher du soleil mais qu’importe nous avons apprécié la sortie et c’est bien le principal.
Nous sommes à 50km de la frontière algérienne, frontière fermée. Demain, nous allons passés le Haut Atlas et roulés vers Fès. Ca y est, nous pensons au retour…..
mar
22
2010
C’est un oued sur 160km dans une vallée bordée de palmeraies, de champs, de ksours et de kasbahs. De Ouarzazate, on passe par le col de Tizi-n-Tinififtt à 1700m par une belle route de montagne. Paysage de pierres et de cailloux. Puis après Agdz, on découvre la palmeraie et ses champs avec tout un système d’irrigation. On en a profité pour acheté des …..dattes. Nous avons suivi la vallée jusqu’à Zagora. Nous ne sommes plus dans le Maroc des grandes villes, on retrouve le Maroc profond, les femmes sont habillées traditionnellement, les maisons n’ont pas l’eau courante mais ont l’électricité et …les paraboles. La vie en campagne est rude, les terrains sont petits et morcelés, ce sont souvent les femmes qui y travaillent, les hommes sont plus souvent au café du coin ou tiennent le “supermarket”.


Et oui Damien, nous aussi, nous apprécions toujours autant le Maroc et nous en gardons toujours autant de bons souvenirs mais toi-aussi tu le trouverai changer le pays : une évolution dans l’habitat, dans les infrastructures mais on retrouve toujours la même gentillesse chez les marocains.