Archives pour la catégorie 1er séjour : avril 2017 – juin 2017

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Le parc de TOROTORO : le canyon, les dinosaures, la cité d’Itas

du 12 au 16 avril :

Nous avons quitté Sucre sous la pluie et nous faisons route vers le parc de Torotoro. La route est belle mais nous avons la brume et la bruine qui gâchent tout. On ne va pas tout de même râlé de trop car nous sommes gâtés par le temps.

On passe un péage, Gérard descend payer. Ici, les péages, on en a un peu partout. A chaque entrée de ville quelquefois même de village. On peut payer 5bs comme 20. On annonce où l’on va et après on présente notre ticket  aux péages suivants pour bien montrer que l’on a payé le bon montant pour la bonne destination. C’est un peu folklo.

péage

péage

Nous dormons sur les hauteurs de Mizquel puis mercredi matin, le soleil revient.

Bivouac

Bivouac

Nous descendons sur le plateau mais tout de même à 2700m d’altitude en direction de Punata et prenons la piste de Torotoro.

La piste est en pierre et faite à la main sur près de 100km. C’est Paris-Roubaix.

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et ça grimpe dur, ça fume ….mais Thanasinh va bien et grimpe bien. L’altitude ne lui fait pas peur_DSC7696

Les paysages sont toujours aussi beaux

_DSC7243donc on avance gentiment. Map’me nous dit de tourner à droite alors que la piste en pierre tourne à gauche. On suit Map’me et on a gagné un raccourci de quelques kilomètres mais qui nous a fait passer par une piste pour les chèvres et nous avons bien du perdre 2h. à faire du trial avec le camion._DSC7235

Pas triste, on a même pas eu l’idée de vous faire un film……

Enfin, on a récupéré la piste de Torotoro et nous sommes bien arrivés.

_DSC7255_DSC7285Le parc se visite uniquement avec des guides. Nous sommes en plein territoire Quechua. Au moins, le tourisme, ici, fait vivre toute une communauté : guides, chauffeurs, association des cuisinières, hôtellerie….Nous demandons pour dormir et on nous indique la plazza, juste à côté de l’église, nous partagerons notre bivouac avec des belges que nous avions vu à Sucre. Le monde est petit et que demandez de mieux, nous sommes au cœur du village.

_DSC7292Vendredi, nous partons pour le canyon, long de 20km, profond de 300m. On descend au fond du canyon par 800 marches pour voir un verger de fruits exotiques et une cascade. Nous irons juste au mirador à  3km.

_DSC7318Le  mirador surplombe le canyon

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Ici c’est l’éternel été : température minimun de 20° la journée jusqu’à 30° l’été. Pas d’hiver. Il y a des lauriers roses dans la lande. Tout pousse surtout les fruits mais aussi quand il y a de la terre des céréales et des légumes.

A la sortie du village, le rio est le RDV des femmes.

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Tout à côté du village, il y a la colline aux dinosaures car ici il y a quelques millions d’années 3 types de dinosaures se partageait les montagnes. Nous sommes donc aller voir leurs empreintes.

_DSC7378D’ailleurs sur la place du village, un dinosaure grandeur nature trône et la nuit change de couleur. Un peu kitch mais….._DSC7685

 

Nous irons dîner au mercado : pour 20bs soit 3€, nous mangeons un plat typique bien consistant : poulet en sauce avec pâtes, riz et pommes de terre.

Nous avons fait connaissance de Mathieu et de plusieurs français en sacs à dos. Bonne soirée arrosée d’un cocktail Singari-fruit exotique : un délice. Le singari est le pisco bolivien mais chut c’est vendredi saint, on ne boit pas d’alcool en Bolivie. Gérard s’essaie même à la flûte

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comment ça marche ce machin …

Samedi, nous partons en 4×4 pour la cité d’Itas. Nous avons préféré loué un 4×4 et laisser Thanasinh se reposer._DSC7426

Nous partons pour 27km de piste pas facile et avec un dénivellé de 1100m. Nous montons à 3750m. Les paysages sont fantastiques nous avons l’impression d’être sur le toit du monde._DSC7434

Ce n’est pas une ancienne cité comme le nom l’indique mais un labyrinthe de cavernes façonnées par l’eau. Ici, avant la poussée des Andes, il y avait la mer et oui. Seulement, les volcans en irruption ont refaçonné la région.

_DSC7489C’est à 3750 m que nous partons avec notre guide vers la cité. On grimpe, on grimpe, on souffle, on escalade des pierres_DSC7466_DSC7497

puis on redescend pour voir ces fameuses cavernes avec une vue magnifique à 360° sur toute la région.

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Certaines de ces grottes sont en ogive et on a l’impression de voir des petite chapelles…_DSC7547

La balade se prolonge par l’escalade d’un goulet pour atteindre le sommet par un chemin de chèvre en équilibre sur le bord rocheux. Un dénivellé d’une bonne dizaine de mètres.

_DSC7550_DSC7564OUf, je suis bien arrivée…

_DSC7581mais ce n’était pas fini…

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Moi, qui est le vertige, pas une fois, j’ai regardé en bas mais je n’avais pas le choix alors on continue. Bonne rééducation pour mes genoux. Merci tout va bien mais j’ai tout de même été contente d’arriver à la voiture au bout de 3H d’escalade….mais aussi très contente de l’avoir fait.

Resto le soir. Ne vous inquiétez pas, nous avons pris pizza au menu du jour, la viande en train de sécher sur le fil nous en a dissuadé d’en manger. On se demande bien pourquoi.IMG_6544

mais il y avait des musiciens. On peut pas tout avoir !

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En sortant de notre resto, on a rencontré un orchestre avec des boliviens qui dansaient et allaient de rues en rues : cela nous a permis de gôuter la Chicha, c’est de l’alcool de maïs et de fruit. Pour savoir où on peut en acheter, les maisons mettent un bout de tissu blanc ou rouge pour indiquer qu’ici on distille la chicha.

 

Pour Pâques, l’église est ouverte pratiquement 24h/24h et les gens rentrent, parlent, repartent. Samedi soir, après l’orchestre et la chicha, nous avons eu droit à une infusion de maté et du pain que nous ont offert les boliviens pour la soirée pascale près du feu allumé devant l’église. Nous avons donc passé une bonne nuit avec tout ça….._DSC7677_DSC7681

En Bolivie, nous avons la chance d’avoir des fruits en quantité tous plus délicieux les uns des autres, certains que nous connaissons, d’autres pas du tout mais comme on arrive pas à retenir leur nom, on les mange. Par contre, à part des œufs, des pâtes, du riz et des patates, le menu ne change guère.

Nous partons pour Cochabamba puis La Paz. Mais d’abord, arrêt à Cochabamba où à lieu l’un des plus grand marché de Bolivie. Car en Bolivie, ne compter pas faire vos courses en hypermarché même pas en supermarché. On fait ses achats au mercado et on y mange.

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SUCRE – Bolivie

Ne vous inquiétez pas, je suis en retard sur le blog mais ce n’est guère facile d’avoir une bonne connexion pour les photos….

 

SUCRE, le 9 et 10 avril :

Sur la route de Sucre, le paysage change, fini le désert. On voit des vallées, des cultures : blé, maïs et maraichage. Nous ne sommes plus qu’à 2800m lorsque nous arrivons à Sucre.

En espagnol, on lit toutes les lettres donc on ne dit pas Sucre mais Sucré.

Sucre, tout comme Potosi, est classée par l’Unesco mais la comparaison d’arrête là. Enfin, une jolie ville avec ses parcs, ses arbres, ses maisons ravalées, ses rues agréables…. Sucre, nous fait tout de suite une bonne impression.

Nous cherchons le terrain de camping indiqué sur map.me et sur les blogs. Le seul problème, c’est un mouchoir de poche et l’entrée est trop petite pour nous. On ira 50m plus loin sur une placette. En plus, c’est bien situé, nous pouvons aller au centre historique à pied à 800m de là.

Nous attendrons la fin d’un gros orage pour partir visiter Sucre.

Sucre est la capitale constitutionnelle et La Paz est la capitale administrative et gouvernementale.

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C’est le dimanche des Rameaux et la semaine Sainte en Amérique du Sud est très importante. Le dimanche des Rameaux, au lieu de présenter du buis à bénir comme chez nous (il n’en pousse pas), les femmes tressent des feuilles (herbe de la pampa) en forme de croix, de fleurs devant les églises. Nous visiterons l’église San Francisco

_DSC6995et à la messe, l’église est pleine, archi pleine. Les curés de France aimeraient voir leurs églises comme ça. Par contre, personne dans les rues._DSC6992

Plaza 25 de mayo, la nuit commence à tomber mais il fait encore doux. Jolie place avec ses jardins et fontaines et c’est aussi autour de cette place

_DSC7006que sont les plus beaux bâtiments coloniaux et la cathédrale

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ainsi que  les rues adjacentes.

Visite de la cathédrale où la Vierge de Guadalupe trône dans une petite chapelle. En 1784, un joaillier ajouta une plaque d’argent qui fut ornée au fur et à mesure de 12000 perles, de diamants et autant de pierres semi-précieuses!_DSC7008

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Nous nous promenons tard et dinerons d’une délicieuse pizza. Compte-tenu des portions, nous prendrons qu’une pizza médium pour 2.

Lundi matin, retour dans le centre historique et là, il y a un monde fou. Fini la trêve dominicale.

_DSC7037Nous passons par le marché. Ici c’est propre et les étals sont superbement achalandés de fruits, de légumes.

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On nous fera goûter des fruits au nom imprononçable mais succulent que nous achèterons.

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Même le marché à viande n’est pas envahi par les mouches. Il y a aussi un espace dédié aux jus et salades de fruits, pommes de terre et oeufs par milliers au non ce doit être par millions.

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Nous retournons sur la plaza 25 de mayo puis dans les rues adjacentes, les rues sont bordées de bâtiments coloniaux en parfait état pour la plupart. Dommage, le temps est nuageux. Nous ne sommes plus habitués à cette météo. Il fait quand même 20°.

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Une femme dit à Gérard de faire attention à son appareil photo car il y a des agressions mais nous n’avons pas trouvé d’agressivité. Nous ferons tout de même attention. Nous trouvons les boliviens de Sucre plus ouverts.Beaucoup de jeunes dans la rue en uniforme. La ville est aussi plus métissée, on voit moins d’indigènes appelés « chollas » en tenue traditionnelle et plus de « chicas » à la mode européenne. Les « chollas » viennent plutôt des campagnes alentour et on souvent des petits métiers qui leur permettent de survivre.

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Nous voulons visiter 2 musées : le musée ethnographique et folklorique et le musée Charcas. Pas de chance, le 1er est fermé et le second en rénovation et nous ne pourrons pas tout visiter, seules les sections ethnographique, archéologique et art contemporain bolivien sont accessible. On y a même vue des squelettes momifiés mais aussi des masques du diable…et une collection de crânes incas déformés et trépanés.

Par contre, il était très intéressant.

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_DSC7153_DSC7128_DSC7164Pour déjeuner, nous avons choisi un « pique a la macho », c’est un mélange de viande de bœuf, de porc, de poulet, de saucisses avec des poivrons et des oignons le tout mitonné avec une petite sauce et des frites et un œuf mollet. C’est le plat national de la Bolivie. Heureusement nous avons pris un plat pour 2 car c’était très copieux. De plus, nous étions au restaurant « les balcones » et nous dominions la plaza._DSC7125

 

Mais à Sucre, il y a une pâtisserie française : « la pâtisserie » située tout près de la plaza et nous n’avons pas pu résister à manger une crêpe …..fourrée au chocolat et aux fraises. Qu’elle est bonne la cuisine française ! Il faut aussi aller manger à l’Alliance Française sur la plaza….

Nous discuterons avec un franco-bolivien sur la politique du pays. C’est bien français mais c’est vrai qu’en France, en ce moment, on est en plein dedans et c’est la pagaille.

Ici le salaire minimun est l’équivalent de 210€ et depuis 4 ans il augmente de 20% par an. On paie une TVA de 3% et 13% d’impôt sur les bénéfices des entreprises. Evo Morales est toujours président. C’est son 3ème mandat. Il est très apprécié de la population ouvrière et indigène. Il a fait énormément sur les infrastructures du pays et 91% de la population est alphabétisée. Par contre, les entreprises extérieures hésitent à s’installer en Bolivie par crainte d’être du jour au lendemain nationalisées. C’est ce qui s’est passé pour les hydrocarbures et le gaz. Donc, une jeunesse éduquée mais peu de travail. Ici à Sucre, nombre de chauffeurs de taxi sont avocats, notaires….La ville a vu naître la 1ère université du pays en 1624 et c’est dans cette université que l’indépendance du pays fut proclamée en 1825.

 

En fin d’après-midi, nous allons dans un cyber-café pour vous poster notre article sur Potosi et rentrons au camion à la nuit.

Nous partons pour le parc de Torotoro. Sur la route, toujours des paysages superbes mais des chiens tous les 100m attendent sagement que les routards balancent leurs ordures pour s’en délecter. Ce qui fait que les poubelles et surtout les plastiques trainent partout….. c’est désolant mais c’est comme ça.

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POTOSI

POTOSI, ville classee par l’UNESCO

Lorsque l’on arrive à Potosi, on est plutôt dérouté. Une ville dont les mines d’argent on fait la richesse des conquistadors et qui est classée par l’Unesco nous donne l’impression d’une ville qui a grandi trop vite, trop rapidement et misérablement.

_DSC6756De la route d’Uyuni, nous passons à travers des terrils gris et des carrières. Nous apercevons les premières maisons. Celles-ci sont en briques creuses sans aucun ravalement à peine finies ce qui donne une impression de misère, accentuée par la présence de détritus, de sacs et bouteilles plastiques…._DSC6762

 

Potosi est à flanc de montagne, la ville est à 4000m d’altitude et 100 000 habitants vivent ici ce qui en fait  la  ville de +100 000ha la plus haute du monde.

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Des mines d’argent, il ne reste plus grand chose, les filons se sont épuisés mais  l’étain, le fer et le zinc sont toujours exploités par 6000 hommes et toujours dans des conditions dures mais maintenant les mineurs sont en coopérative et ils perçoivent des salaires un peu plus décent. Il faut savoir que sous la colonisation plus de 8 millions d’indigènes sont morts dans les mi

Jeudi, nous sommes arrivés vers 17h et nous avons activement cherché la douane.  Pas facile, on se retrouve au dépôt de la douane qui nous indique la route pour les bureaux mais comme il n’est pas aisé de se trouver un chemin dans ce dédalle de rue, on nous accompagne. Il est 19h10et nous aurons notre papier d’importation du camion à 20h30.

 

En repartant de la douane qui est en centre ville, Map-me se perd et nous voilà dans le centre historique : ce ne sont que de petites ruelles et Gérard a du mal avec le camion. Enfin au bout de 1h après beaucoup de stress, on arrive à sortir de la ville. Trouver un bivouac en pleine nuit n’est pas évident, nous trouverons près de la carrière de la mine.

 

Bonne nuit, ouf !

 

Vendredi, nous partons pour le centre historique. A part le centre ville, aucune maison n’est ravalée. Nous garons Thanasinh près de cimetière dans une petite rue adjacente et prenons un taxi pour le centre historique.  C’est le cœur de la cité. Nous voici revenus en Espagne, maisons avec balcons de style baroque mais la richesse d’autrefois n’est plus qu’un mythe. Les ravalements de couleur sont tagués, les fils électriques font des pelotes inextricables, les rues sont sales sauf autour de la Plaza 10 de Noviembre.

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Nous arrivons sur la Plaza 10 de noviembre. Avec ses arches, ses belles demeures coloniales, elle est très belle. La maison du gouvernement, le Trésor royal, la cathédrale,  l’hôtel de ville, tout est concentré sur cette place.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

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Visite de la cathédrale, c’est payant. Ici, les églises sont des églises-musées, une façon de les entretenir. Pourquoi pas. En attendant, nous visitons la cathédrale qui est de style néoclassique et Gérard monte jusqu’au clocher pour profiter de la vue sur Potosi._DSC6858

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Sur la place, grève des employés communaux, ils font un seatting, c’est aussi là que se regroupe tous les petits vendeurs ambulants : cireurs, marchands de glace, de jus de fruits, de ballons, de gâteaux, de chisps……

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La population est essentiellement indigène (on ne dit pas indien mais indigène) a plus de 55%. D’ailleurs,  la langue officielle ou plutôt les langues officielles sont l’espagnol plus 35 langues indigènes. Ici, les femmes sont encore en costume traditionnel mais pour les plus jeunes, les jeans  et leggings sont incontournables comme le téléphone.

 

Aujourd’hui, c’est le jour de l’anniversaire des collèges. Tous les collèges de Potosi  sont présents. Dans leurs costumes, les élèves par collège, orchestre en tête, défilent autour de la place.

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Ici, comme tous les pays d’Amérique du Sud, les élèves vont à l’école en uniforme. Pantalon bleu marine et chemise pour les garçons, jupe plissée et chemisette pour les filles. Tenue de sport identique pour tous.

 

Visite de l’église San Francisco (St François d’Assise) avec le Christ sur fond d’argent: Barbe et cheveux naturels (1545)

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Nous décidons de visiter le musée de la monnaie. Nous avons la surprise d’avoir une guide française et de retrouver pour cette visite un couple de français et leurs 2 filles que nous avions vu à Calchi et à San Pedro.

C’est dans cet immense bâtiment (le plus grand d’Amérique du Sud) que l’on frappait la monnaie dans des conditions inhumaines.

On y voit encore les machines avec des engrenages en bois très bien conservées. On apportait ici les minerais. On séparait grâce au mercure, l’argent et l’on coulait des plaques qui partaient pour l’Espagne. Les hommes avaient une durée de vie de 3 mois et les chevaux une durée de vie de 6 mois.  Toutes les pièces étaient poinçonnées à la main.

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Une très belle collection de pièces en argent.

Nous continuerons notre promenade dans les rues adjacentes de cette cité historique mais nous déplorerons le manque d’entretien en général.

Nous redescendrons vers notre bivouac près de la carrière de la mine. Gérard s’est fait une copine, une gardienne de cochons. En pleine ville….

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Nous cherchons à faire quelques courses mais dans cette ville de 100 000ha pas de supermarchés et non. On va au mercardo chercher fruits et légumes. Quand à la viande on s’en passera.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAMais on trouvera tout de même à la sortie du marché, un boucher qui a un frigo et une rôtisserie qui fait rôtir de beaux poulets.

Nous décidons de passer notre fin de journée à 20km de là, à Ojo del Inca, un lac ou l’on peut se baigner à 4000m. N’est ce pas génial ?

Mais désenchantement, lorsque nous arrivons sur place. Tout est barré, on ne peut plus se baigner il faut aller au Balnéoario à 2km de là.

On y va mais vu le bouillon de culture, on restera au camion pour une après-midi farniente.

 

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Escale technique a Uyuni

 

Nous arrivons à Uyuni vers 14h. Notre 1ere démarche est de se présenter au bureau de l’immigration. Pas de chance, ils ne font pas la douane, il faut aller à Potosi. On nous demande de prendre des photos des réparations pour bien prouver que nous étions dans l’incapacité de faire la douane à Apatcheta. Puis direction le « cambio », il nous faut changer des espèces car ici tout ce paye cash. Les cartes de crédit sont inconnues.

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D’après le Routard, la ville est un point de non retour et il faut juste venir ici pour aller dans le Salar. Et bien, nous leur demandons de revoir leur jugement ou ça fait longtemps qu’ils y ont mis les pieds. Bon, les faubourgs s’est pas le pied mais que dirons-nous de certaines banlieues parisiennes.  Le centre ville est agréable avec son marché, ses petites échoppes, ses petits restos. Petite ville typique de Bolivie.

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Nous trouvons vers 17h un garage qui a la clé de 46 pour démonter l’ancrage et le réparer et nous avons RDV  le lendemain matin et nous propose gentiment de dormir dans la cour.  Nous passerons notre fin d’après-midi dans Uyuni.

 

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le marche

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la tour d Uyuni

 

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Feuilles de coca en vente sur le marche

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fruits et legumes

 

 

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Nous irons chez Entel pour une puce pour le téléphone et une clé wifi mais comme elle est chargée au mini, on a pu juste lire les mails maintenant il faut trouver une boutique pour la recharger….

La particularité de cette région est que nous sommes en plein désert, que la nuit est froide, il gèle  souvent la nuit mais la journée, le soleil réchauffe vite la température et que l’on se croirait en été. L’hiver, la température peut descendre à -25°.

Mercredi matin, Gérard avec les mécanos détachent les sangles et Gérard retirent tous les câbles qui partent des batteries et du coupe-batteries.

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La cellule est soulevée pour démonter l’axe cassé. Réparation et soudure. Manque de chance, coup de jus en soudant et le câble de masse brûle entièrement.IMG_6523 IMG_6534

Et comme c’est le câble de masse qui recharge les batteries du camion et qui va au Vectron, il faut le changer.

Donc, on décharge les soutes pour avoir accès au Vectron puis Gérard repasse un autre câble (qu’il faut déjà trouver) et après 3 bonnes heures de travail, c’est bon. Entre-temps, l’axe est ressoudé et les renforts pour le porte-batteries est fait. Le tout est remonté jeudi matin.  Gérard en a profité pour remettre les rivets à la galerie qui avaient pratiquement tous sautés.

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Réparations faites, départ pour Potosi par une superbe route goudronnée.

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Que c’est bon une bonne route. De plus, le paysage est fantastique. Je crois que c’est ce que nous retiendrons le plus de ce voyage : les paysages grandioses.

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Nous avons 200 km entre Uyuni et Potosi mais à chaque virage, à chaque changement de vallée, les montagnes sont blanches, puis rouges puis ce sont des dunes.

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Nous mettrons tout de même 4h pour rejoindre Potosi à 4000m d’altitude.

Pour la visite du Salar, ce sera pour plus tard car il est toujours sous l’eau et l’on ne peut pas aller voir les îles alors nous y reviendrons.

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Le Sud Lipez : laguna Colorada

Partis de bonne heure des thermes, nous avons mis 3h pour aller à la Laguna Colorada sans toutefois trouver la douane.

Comme la veille, la piste est dure et cassante avec de la tôle ondulée très prononcée. On avance à rien surtout avec la cellule qui ne tient plus que sur 2 points d’ancrage et en plus le porte batterie lache. 2eme sangle!_DSC6680

Les paysages sont fabuleux lorsque l’on arrive enfin au bout des 45km à la laguna Colorada.

Nous avons rencontré que 3 4×4 sur les pistes et nous sommes vraiment seuls au monde perdu dans cette immensité.

 

Le lac Colorada est rouge, tout rouge. Ce sont des algues microscopiques qui donnent cette couleur et qui servent de repas aux flamants._DSC6606_DSC6613

Alors là, c’est magnifique. On oublie vite la mauvaise piste, le lac est rouge parsemé de milliers de points roses : ce sont des flamants de James.

 

On arrête le camion, Gérard sort le drône et moi, je m’approche du lac pour photographier les flamands.

 

Les volcans entourent le lac et sont un écrin pour cette merveille.

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Nous resterons déjeuner dans ce paradis puis retournerons en enfer. La piste est de plus en plus mauvaise et c’est avec joie que nous verrons le bâtiment des garde-parcs. Nous leur indiquons que nous n’avons pas trouvé la douane et elle est à 60km de là.

Pas assez de GO pour faire aller-retour et aller jusqu’à San Cristobal à plus de 150 km de là. De plus, on ne veut pas prendre de risque avec la cellule.  On part à San Cristobal tant pis si on a une amende car il faudra de toute façon aller à une douane déclarer le camion….

Jusqu’à San Cristobal, la piste n’est guère meilleure, nous avions un peu d’espoir pensant qu’une fois sortis du parc, la piste serait roulante et bien non._DSC6705

Nous passons devant dans champs, la montagne est rouge ce sont des champs de quinoa. Nous voyons le 1er village depuis San Pedro d’Atacama, les boliviens sont beaucoup plus typés et beaucoup de femmes sont encore en tenue traditionnelle. C’est plus dépaysant que l’Argentine, l’Uruguay ou le Chili._DSC6688

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Le Sud Lipez . la laguna Verde aux thermas Polques

 

 

Dimanche matin, nous faisons nos adieux à Dominique et Philippe qui retournent à Calama. Philippe doit faire des examens de sang et à Annie et Bernard restent encore ce dimanche à San Pedro.

comme tous bons francais, meme a l autre bout du monde : apero

comme tous bons francais, meme a l autre bout du monde : apero

Nous nous arrêtons à la boulangerie française acheter le pain, croissants et  pains au chocolat. Mon Dieu, qu’ils sont bons. Ce sont de vraies viennoiseries françaises ! Les 1ères de notre périple.

 

Les bureaux de l’immigration et la douane chilienne sont à San Pedro d’Atacama. Nous faisons notre sortie de territoire en 10mn et nous voici parti pour monter à 4500m. Nous prenons la direction du col de Jama puis nous bifurquons sur la Bolivie

Nous mettrons 1H30  pour faire les 40 km entre San Pedro et la frontière bolivienne.

batiment immigration bolivienne

batiment immigration bolivienne

Entre temps, accident sur la route : un semi  transport de véhicules a perdu le contrôle et son chargement. Toutes les voitures et la semi sont dans le fossé. Pas étonnant, les chauffeurs PL sont de vrais kamicazes au volant.

 

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Le poste de douane bolivien est  un bâtiment perdu dans la montagne sans eau, sans électricité, un poste radio et un panneau solaire pour le minimun. Un coup de tampon sur le passeport pour 1 mois. La douane pour le camion, c’est 80km plus loin.

On gagne au passage 1H au lieu de 12h45, il est 11h45. Ouf la douane ferme entre 12 et 14h.

 

Nous sommes dans le Sud Lipez et 10km après on pénètre dans  la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa.  On s’arrête pour donner notre écot 150 bolivars par personne. Une petite documentation des merveilles à ne pas manquer et nous repartons. La piste est cassante et dure ça promet …La température a chuté et il y a beaucoup de vent.

 

Nous partons pour la Laguna Blanca et la Laguna Verde. Elles sont l’une à côté de l’autre et l’une est blanche

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laguna blanca

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et l’autre verte. La laguna verde est célèbre pour sa couleur du à la forte concentration d’arsenic surtout depuis que  la NASA, de la navette spatiale,  l’a photographié. La photo a fait le tour du monde.

Photos du mirador de la laguna verde. Sur la laguna blanca, des flamands mais trop loin. Gérard décide de faire un film avec le drône mais le vent est  fort qu’il a du mal à le contrôler.

Comme il est encore tôt, nous décidons de continuer.

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Nous continuons vers les  « thermas Polques » ce sont des sources chaudes à 40°.  Nous avons  35km à faire. La cellule tape, Gérard d’arrête, le point d’ancrage avant est cassé. On avait déjà cassé l’autre et réparé à la sortie de la piste de Iberia en Argentine. Là, au milieu de nulle part, on peut pas réparer. Gérard passe une sangle pour stabiliser la cellule car la piste est mauvaise.

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Après quelques kilomètres, la piste s’améliore et nous passons devant des paysages à couper le souffle, nous sommes entre 4500 et 4800m. Nous avons pris hier et ce matin de la tisane de coca pour le mal d’altitude.

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Nous passons devant le « Désert Dali », ce sont des pierres volcaniques qui ont des formes surréalistes  près du salar de Chalviri

La piste qui s’était amélioré juste le temps de le dire est de nouveau cassante, nous prenons des pistes auxiliaires lorsque nous le pouvons ou mieux du hors piste. Ça améliore un peu le confort de conduite.

 

Nous arrivons aux thermes : piscine minuscule et quelques maisons dont un hôtel…de charme. Ce sera notre bivouac du dimanche soir._DSC6517_DSC6488 _DSC6643

Comme nous sommes à 4300m le Webasto ne marche pas heureusement nous avons notre chauffage électrique d’appoint….

Lundi matin dès 7h, les tours opérators arrivent. La piscine est prise d’assaut alors qu’il fait tout juste quelques degrés mais l’eau n’est-elle pas à 40°…

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