Archives pour la catégorie 1er séjour : sept 2016 – déc 2016

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Il y a 100 millions d’années…

 

En Amérique du Sud vivaient des dinosaures. Nous sommes partis sur leur trace.

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La région de Neuquen est un au lieu de recherches sur les dinosaures.

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En 1989, Mr Heredia découvre sur sa propriété des os qui s’avèrent être celui d’un dinosaure. Il s’agit du plus grand dinosaure herbivore au monde : 40m de long et 18m de hauteur. Il a été baptisé : Argentinosaurus huinculesis et nous avons été à Plaza Huincul pour voir son squelette, impressionnant ! Un petit musée crée en 1995 par YPF (le pétrolier) nous explique les différents dinosaures découverts dans la région. Plaza Huincul est une ville crée par YPF lors de la recherche du pétrole. Au démarrage, c’était une base vie maintenant une petite ville avec ses écoles (crée et subventionnée par YPF), son hôpital (merci YPF)….et même que le musée est gratuit : merci YPF

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Nous allons à El Chocon pour voir maintenant le plus grand dinosaure carnivore au monde, le Giganotosaurus Carolinil qui aurait plus de 100 millions d’année. Il a été découvert en 1993.

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Le dernier au lieu de recherche des dinosaures se trouve au ce
ntre paléontologique du Lagos Barreles mais lorsque nous y allons, tout est fermé. Une jeune femme nous informe que le centre est définitivement fermé mais rien d’étonnant. Sur toute la région, ce ne sont que pompes à pétroles et station de gaz. D’ailleurs, les panneaux indicateurs de YPF  sont clairs : attention gaz, danger. Ici, les empreintes de dinosaures ont eu peu d’intérêt face aux intérêts économiques. Nous faisons demi-tour, déçus.

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Le parc Nahuel Huapi et Bariloche , la ruta los 7 lagos

Le parc Nahuel Huapi et Bariloche du 1 au 4 novembre 2016

Après une visite à El Bonson, jolie ville de montagne qui ne compte pas moins de 30  fabriques artisanales de bière sous le soleil et un marché  d’artisans qui se réunit 3 fois par semaine autour de la place centrale, nous partons pour le parc et le lac Puelo.

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El Bonson

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Nous avons eu notre 1ère contravention pour stationnement interdit au camion dans la rue principale mais autorisé aux voitures mais comme on ne comprend rien, on est parti sans payer.

Entre temps, la pluie revient en force. Nous déjeunerons au lac mais la pluie nous dissuade de rester et nous prenons le chemin en direction du par Nahuel Huapi, le parc argentin le plus visité. En bord de route, les genets sont en fleurs et les lupins aussi. Ça donne un petit air de printemps malgré le mauvais temps.

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des lupins

les genets sont en fleurs

les genets sont en fleurs

On voit que l’on ait dans une zone touristique, il y a des « cabanas » à tous les coins de rue. C’est l’équivalent de nos gîtes. Ils sont plus ou moins réussis.

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Arrêt et nuit au mirador du lago Steffen, l’un des très nombreux lacs du parc.

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du mirador du  lac Steffen

Là, nous faisons connaissance avec Elisabeth et Léo, suisses allemands et avec un peu de français, d’anglais et d’espagnol, nous passons un bon moment et Léo nous donne des points de chute. Lui aussi utilise maps.me car ils sont depuis 3 ans en Amérique du Sud. Il fait froid et il neige sur les sommets.

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Mercredi matin, à 9h30, nous sommes devant le bureau des garde-forestiers du parc. Nous payons 150 pesos/personnes comme droit d’entrée et nous leur indiquons que nous dormirons près de la cascade de Los Alerces. Deux pistes traversent le parc. Elles sont toutes les 2 en cul sac et comme elles sont étroites et mauvaises, elles ont des horaires d’entrée et de sortie. Tout cela nous est expliqué par les gardes forestiers.

Nous prenons la piste Tronador de 31 km qui se révèle cassante  avec des nids de poules mais malgré le temps gris, le paysage est superbe.  Le mont Tronador culmine à 3554m, c’est un ancien volcan d’ailleurs la traduction de son nom l’indique : c’est le mont « tonnant ». Nous sommes en plein territoire Melpuche.

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Par un petit chemin escarpé et pas facile d’accès, nous allons sur les contreforts du mont Tronador  pour voir un tout petit bout d’un glacier et des cascades.

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piste de montagne

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un chemin très escarpé…

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En repartant, nous Nous arrêtons au « ventisquero negro », le glacier noir qui plonge dans un lac. Des morceaux de glace se détachent du glacier régulièrement dans un bruit assourdissant._dsc1740_dsc1757_dsc1746_dsc1747

 

La 2ème piste est plus agréable et nous arrivons au bout d’une heure à la cascade Los Alerces. C’est par un chemin bien aménagé que nous arrivons à la cascade. L’eau est couleur émeraude et d’une transparence  que l’on voit les moindres cailloux et poissons.

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Nous ferons connaissance de 2 espagnols en vacances accompagnés de 2 argentins de Buenos Aires. Echanges agréables. Il est tard, nous dormons sur place et toute la nuit, il pleut.

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Notre impression sur le parc : alors que celui-ci est le plus visité d’Argentine, les pistes sont en très mauvais état. Pas de parking pour s’arrêter faire les quelques sentiers autorisés. Les aires de camping libres ne sont pas adaptées pour les camping-car. Dommage que la forêt ne soit pas exploité,  les arbres pourrissent sur place. Nous l’avions déjà constaté à Los Alcerces alors que l’on demande aux visiteurs de passer par un bassin de décontamination pour aller voir les alerces centenaires !

Bariloche :

Toute la nuit, il a plu et nous partons vers Bariloche toujours sous la pluie. Arrivés vers midi, nous faisons tout de suite vérifier le serrage des lames de ressort (ce devait être fait au bout de 1000 km), le temps s’améliore nettement et le soleil revient.

Damien en voyant les photos, tu auras certainement plein de souvenirs…….

Nous décidons de faire les balades autour des lacs. Si la ville est plus qu’ordinaire mais les bords du lac sont magnifiques. Sortis à peine de la ville, ce ne sont qu’hôtels luxueux et cabanas de grand standing.

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Tourisme hyper présent : Bariloche a la chance d’avoir une situation idyllique entre lacs et montagnes.

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Nous profitions de cette belle fin de journée pour faire le circuit « cathedral » qui va jusqu’à la station de ski

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et nous permet d’avoir de très belles vues sur le lac et le circuit « Lao Lao » qui, par le parc municipal,  nous promène de presqu’ile en presqu’ile. Un super golf le long de la côte mais vu le vent il n’y a pas joueurs…..Pierre-Philippe, Gérard t’attend….il a réservé pour lundi prochain 10h30 car pour jouer il faut être bon et même très bon, en raison du vent patagonien (vu ton indice, ça ne posera pas de problème). En plus, tu pourras réserver une chambre à l’hôtel du golf qui est magnifique, un 5* .  Espérons qu’il n’y est pas de retard pour les avions….

le golf

le golf

le golf vu du mirador

le golf vu du mirador

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Il est 19h et les photos sont moins bonnes mais la vue était superbe

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Bariloche est la capitale du chocolat et dans la rue principale ce ne sont que chocolateries ou glaciers, nous avons presque une crise de foie à passer (sans goûter) devant les devantures.

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Nous quittons Bariloche par la route des lacs.

La ruta los 7 lagos :

Nous trouverons un petit camping le long de la ruta 40 à une petite vingtaine de kilomètres de Bariloche. Il fait beau et on a envie de farnienter. On s’arrête pour la nuit et nous y resterons 3 jours.

Comment ne pas rester ?

Comment ne pas rester ?

Visiteurs du matin

Visiteurs du matin

 

Nous continuerons la ruta 40 nommée la route des  7lacs et celle-ci est splendide. De magnifiques paysages entre les lacs sur des kilomètres.

_DSC1940 Nous quittons la route asphaltée pour la piste pour le lac Trafull puis nous allons vers le parc du volcan Lanin. Prendre la ruta 63 et la la ruta 237 réserve des paysages sublimes

Le lac Trafful

Le lac Trafful

Nous passerons Saint Martin de Los des Andes, joli village typique de montagne avec des chalets en bois au bord du lac Lacar. On se croirait presque dans les Alpes puis Junin.

Direction le volcan avec encore et encore des paysages à couper le souffle. Le ripio n’est pas toujours facile mais nous ne sommes pas pressés. Nous dormirons dans le parc au pied du volcan. En général, les parcs sont payants mais comme nous ne sommes pas en saison, la plupart du temps, on aperçoit aucun garde forestier. _DSC2176-001

les arbres sont en fleurs

les arbres sont en fleurs

le volcan Lanin 4810m

le volcan Lanin 4810m

 

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Le parc Los Alerces, les 28-29-30.10.2016

 

Nous continuons vers l’est et nous arrivons enfin à l’embranchement de la ruta 40,

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les montagnes sont encore arides mais au loin on voit  la  Cordilière des Andes mais ici les montagnes ne sont encore pas très hautes, environ 2000m mais à l’échelle de la cordilière, elles sont bien modestes puis nous apercevons la neige.

 

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Nous avons une invasion de sauterelles sur la route que nous écrasons forcément.

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Juste quelques kilomètres avant Esquel, le paysage change. Au détour d’un virage, les montagnes se couvrent de sapins.

nous arrivons sur Esquel

nous arrivons sur Esquel

A Esquel, station de ski de la Cordilière, petite ville sympathique de montagne, nous dormirons dans un camping avec soi-disant wifi mais comme d’habitude, ça ne marche pas. Internet est en panne… Nous aurons la connexion le lendemain à la station-service et nous aurons Méli et les enfants et Cédric à son salon. Nous ferons au moins le plein d’eau.

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Vendredi, nous partons pour le parc à 35 km. Le parc a été créé pour préserver les « alerces » ce sont des mélèzes de Patagonie en voie de disparition en raison de son exploitation importante due à  la qualité de ce bois. Le parc fait 2730 km².  Le site est superbe entre  les 4 lacs, les  rivières, les ruisseaux aux eaux claires et une immense forêt. Ce sont les glaciers en recul qui ont donné naissance à un ensemble de lac.

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la même mais avec le soleil

la même mais avec le soleil

Le mélèze ou cyprès de Patagonie est un arbre qui pousse très lentement environ 1cm tous les…20 ans. Des arbres ont plus de 300 ans

300 ans !

300 ans !

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mais le plus vieux d’entre eux aurait 2600 ans

_dsc1584 et il faut aller le voir en bateau sauf qu’ici la saison n’a pas commencé et oui la pleine saison c’est-à-dire l’été c’est décembre-janvier et comme chez nous en dehors de ces 2 mois tout est fermé ou presque.

Ce n’est pas grave, nous profiterons de la forêt pour faire des balades : cascade,

Cascade Irigoyen

Cascade Irigoyen

bon, ce n'est pas Iguazu mais elle était belle

bon, ce n’est pas Iguazu mais elle était belle

sentier pédestre et passerelle au dessus du lago

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et nous verrons un « zorro corrodaro »

Zorro, Zorro....

Zorro, Zorro….chevalier sans peur……est arrivé …

un zorro

un zorro

en fait un …renard.

Par contre, nous ne verrons pas de pumas annoncés à grand renfort de panneau qui rappelle aux randonneurs de faire attention.

attention, puma !

attention, puma !

Comme il fait très beau, dimanche se sera farniente.  Le parc est bien aménagé : sentiers forestiers balisés, campings, camp-ground gratuit, aire de pique-nique avec barbecue,  auberge ….le tout surveillé par des garde-forestiers. La saison de la pêche démarre le 1er novembre et Gérard regarde avec envie les truites énormes dans les lacs et rivières mais les truites, c’est à la mouche que ça se pêche…..et ça c’est une autre pêche. Comme il ne peut pas pêcher alors il fait des photos…

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Ce matin, il pleut. Il est temps pour nous de partir. Nous devons passer devant la maison de Butch Cassidy et du Kid mais rien, on a rien vu. On a lu sur Lonely Planet que c’était leur refuge pendant qu’aux USA, ils étaient recherchés.

 

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Bosque Petrificado, le 26.10.2016

 

Nous partons de Rada Tilly toujours avec le soleil. Depuis Puerto Madryn, il fait beau,  nous sommes bientôt en été et même en Patagonie, on le sent. Les journées sont plus chaudes et l’on peut profiter des soirées lorsque le vent tombe. Nous avons dormi sur la plage de Rada Tilly et, pour notre dernière soirée, nous avons fait une balade le long de cette plage. La baignade, ce n’est pas pour aujourd’hui, l’eau est froide…D’ailleurs, je ne sais pas si on se baigne en Patagonie à part en combinaison…

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Les réparations sont faites. Les lames ont été changées, les freins vérifiés mais en fait ils étaient OK mais Gérard préférait les faire réviser avant d’attaquer la montagne. Le graissage est fait. On est prêt à partir.

Nous prenons la ruta 26 en direction de Sarmiento , la route est excellente mais nous comprenons vite pourquoi. Des pompes à pétrole ont remplacé les moutons. Le paysage aussi a changé, ce sont des petites montagnes dénudées où rien ne pousse. Des immenses plateformes ont été creusées pour recevoir les pompes. Nous comprenons pourquoi Comodoro est une ville en plein essor : le pétrole.

les pompes à pétrole

les pompes à pétrole

Nous bifurquons sur la RP 20 et son ripio mais là, les gravillons sont presque des galets ce qui rend la conduite mal aisée. Quelques rares moutons, nandous et guanacos dans  ce paysage assez monotone.

la ruta 20

la ruta 20

Nous arrivons au parc de la forêt pétrifiée « Bosque Petrificado » . Un gardien  attend les visiteurs et ouf, aujourd’hui, il y aura au moins 2 personnes. Il  nous ouvre le center-visitors  qui donne toutes les explications sur le site.OLYMPUS DIGITAL CAMERAdsc_1286

Comme il est midi, nous déjeunons  sur place.

Nous partons par un chemin balisé.  Nous sommes émerveillés par le site qui est grandiose avec ces montagnes arides et dénudés. On peut nettement voir les différentes couches de couleur de la montagne qui correspondent aux différentes époques.

dsc_1391dsc_1390 La nature est tout de même très belle mais les pompes à pétrole ne sont qu’à une vingtaine de kilomètres de ce site. Et si l’on découvre du pétrole ? Qu’adviendra-t-il de ce parc ? Les intérêts économiques seront-ils plus forts que la préservation de ce site ?

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De ci, de là, des troncs sont à découvert et sont pétrifiés pour l’éternité. Nous avions vu la même chose aux U.S.A.

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Ce sont des troncs qui peuvent mesurer jusqu’à 3m de long et 50cm de diamètre.

dsc_1323dsc_1306 Par terre, on voit des copeaux de bois et bien non, eux aussi sont pétrifiés et ce sont bien des roches.

dsc_1347 Lorsque l’on voit ses montagnes arides, on imagine mal qu’il y a plusieurs millions d’années, il y avait une forêt de conifères et même des palmiers, des rivières et un lac. On a retrouvé des fossiles de dinosaures. La vallée est appelée « vallée de la lune » on se demande bien pourquoi ! On imagine bien que sous la terre, il doit y avoir encore des centaines de troncs pétrifiés.

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Nous reprenons le « ripio » et comme il fait beau, nous n’avons pas envie d’aller bien loin. Nous prenons la direction du Lagon Muster vers Sarmiento où nous trouverons un petit coin de paradis pour finir notre journée et dormir. Des enfants se baignent dans le lac et bien oui, on se baigne en Patagonie !

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nous ne sommes pas encore à l’apéro,  nous faisons une partie de scrabble !

 

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Punta Tombo, Cabo dos Bahia par la RP1

 

Nous avons  lavé les camions à Rawson enfin pas nous, nous avons cherché et trouvé un laveur de voitures et par la même occasion, nous avons fait ressouder le coffre des batteries qui dans les secousses était bien prêt de lâcher. Il faut dire que  les coffres, nous les avons retrouvés plein de boue et d’eau.

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Gérard a dû jeter des filtres qu’il avait pris soin d’emmener de France et nettoyer tout le matériel qui était dedans. Le soudeur est arrivé, suite à un coup de fil, avec son poste à souder et attendu que le camion soit lavé et à 22h, tout était OK.  Nous avons dormi sur place bien à l’abri sur le parking du laveur de camion.  Nous avons pu aussi avoir de l’internet et  souhaiter l’anniversaire à Jules avec une journée d’avance mais avec le peu de réseau que nous avons depuis un peu, nous avons assuré. Un ami du patron est venu nous voir, Mario est camping-cariste lui-aussi et nous a donné de bonnes adresses et des coins à visiter. Sympa.

Vendredi 21 : après avoir fait un ravitaillement en fruits, enfin, car nous avons beaucoup de mal à trouver des fruits de bonne qualité et encore nous sommes heureux d’avoir des bananes, oranges, mandarines. Là, on a même trouvé un ananas ! par contre, pour la viande, surtout bœuf et poulet, pas de problème et toujours de bonne qualité. Nous sommes prêts à partir pour Punto Tombo mais Philippe voit une tâche d’huile maintenant que le camping-car est propre. Tâche suspecte à voir et à surveiller.

Départ pour Punta Tombo sous le soleil, c’est une réserve où 500 000 manchots de Magellan ont trouvé refuge. Nous payons 250 pesos par personne pour l’entrée dans la réserve, recevons les recommandations des gardes : ne pas toucher les animaux, ne pas leur donner à manger….et nous voici partis par un chemin balisé à travers les collines.

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Punta Tombo est la plus grande colonie de pingouins au monde.

dsc_1171  Par centaines de milliers, les pingouins sont face au soleil, dos au vent ou dans leur terrier en train de couver car c’est la période d’incubation des œufs.

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3 ou 4 oeufs

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Les bébés pingouins devraient naître en novembre. Quelques uns profitent de la baignade et rentrent de la plage. Attention, ils ont priorité sur nous quand ils traversent le chemindsc_1151

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.  Ils sont trop mignons avec leur démarche de guingois.dsc_1175

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Nous partons en fin d’après-midi par la ruta 1  (toutes les rutas provinciales sont des routes « non revêtues ») mais comme il fait beau, pas de problème. La piste est en bonne état et le paysage est superbe.

la ruta 1

la ruta 1

Ruta 1 de Punta Tombo à Camerones

Ruta 1 de Punta Tombo à Camerones

Nous décidons d’aller jusqu’à Camarones car il y a un camping et peut-être aurons-nous internet ? Philippe voudrait mettre à jour son blog. Nous arrivons à 20h mais le camping est fermé par décision municipale depuis 1 semaine alors nous dormons face à la plage où un lion de mer vient pêcher.

port de Camerones

lion de mer dans la baie de Camerones

lion de mer dans la baie de Camerones

Pas de cyber-café, pas de wifi à la station-service. Il faut dire que Camerones est un village perdu en bord de mer que seule une piste dessert mais c’est aussi la capitale du saumon et nous verrons 2 bateaux revenir de la pêche au petit matin mais ce n’est pas la période de la pêche au saumon, c’est en février.

bateau de pêche

bateau de pêche

Le lendemain, toujours sous le soleil,  nous continuons sur la ruta 1 vers Cabo Dos Bahias   par une piste très roulante et nous longeons une côte très découpée et  qui forme des « caletas », des criques.

dsc_1203dsc_1210Les steppes monotones à perte de vue  font place à de petites collines.  Nous apercevons des guanacos et des nandous sans oublier les moutons. Le vent s’est levé et le vent en Patagonie est toujours fort et froid.

ruta 1

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A Caleta Sara, nous profiterons de ce superbe cadre pour déjeuner

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avant d’aller à Capo Dos Bahias, une autre réserve de pingouins plus petite, seulement 25 000 couples, mais bien aménagée de passerelles pour ne pas les déranger.

dsc_1246 En face, une île abrite des éléphants de mer mais le mirador est bien trop loin de la plage et on ne voit rien. On est un peu déçu mais la balade est belle. Nous voici repartis toujours par la piste jusqu’à Bahia Bustamente qui en fait n’est pas un village comme on aurait pu le croire car marquer comme telle sur la carte mais une espèce de village-hôtel un peu vieillot et décrêpi mais ne critiquons pas, on nous a laissé dormi face à la mer et en plus nous avons eu de l’eau. Nous passons des gués et nous n’osons pas imaginé lorsqu’il pleut l’état des pistes et des gués

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Dimanche matin, toujours avec le soleil, nous partons vers Comodoro. Ville pétrolière de plus de 140 000 habitants, là, Philippe espère trouver à réparer sa fuite d’huile, mettre son blog à jour  et nous, nous ferons vérifier les freins et Thanasinh aura droit à une séance de graissage avant de partir pour la mythique ruta 40 et les contreforts des Andes. De plus, depuis que nous avons changé nos pneus, nous avons notre système air qui est trop juste et lorsque nous braquons fortement les roues, le tuyau d’air se débranche, il faut donc remédier à ce problème.

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l’empereur du frein depuis 50 ans

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le tournage des tambours de freins

Nous n’allons pas plus bas en Patagonie : ce sera pour notre retour en février. Aller à Ushuaïa à cette époque, il fait très froid et il y a encore 1500 kilomètres et puis, nous devons être à Buenos Aires pour le 5 décembre : ce serait trop de kilomètres.

Nous allons au camping de Rada Tilly, la ville balnéaire proche de Comodoro. En arrivant le camping est plein à craquer mais en Argentine, les campings reçoivent aussi à la journée et nombre d’argentins viennent passer leur dimanche au camping faire un « asado » (barbecue)  et se retrouvent en famille. Ils partent le soir et le camping est à nous. Les campings n’ont pas les standards européens mais on a de l’eau et de l’électricité donc on s’en contente mais il y a toujours le sacro-saint barbecue sur toutes les parcelles et parfois internet…..

Ce soir, mauvaise nouvelle nous restons encore à Comodoro, les 2 lames de suspension neuves que nous avons mis sont cassées : il faut les remplacer. Nous passerons notre dernière soirée avec Dominique et Philippe et nous avons fait un « asado ». Et ce soir, il faisait très doux, nous avons même diner dehors. Ce n’est pas sympa en Patagonie !

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Allumez le feu, allumez le feu….

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un bon steak de boeuf, un bon vin argentin et l’on passe une bonne soirée.

Pour rejoindre la ruta 40, nous traverserons d’est en ouest l’Argentine mais en fait il n’y a que 220 kilomètres.

 

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Punta Ninfas et la ruta 5

18-19-20 octobre 2016

Lundi matin, il pleut toujours et il pleuvra pratiquement toute la journée,  nous allons changer les pneus avant du camion. Gérard ne veut pas revivre l’expérience de Punto Pardalès.  Enfin à 3h de l’après-midi, Thanasinh est chaussé de ses pneus « chameaux ». Quelques courses, on trouve aussi un morceau de plexiglass pour remplacer la fenêtre de cuisine partie sur la piste de Pantanal, un phare arrière laissé sur la piste de Punto Pardalès et nous voici de nouveau au camping du Puerto Madryn. On pensait bien faire le blog et donner des nouvelles à notre petite famille mais c’est raté : pas d’internet en panne. C’est l’Argentine !

Après une bonne nuit de sommeil toujours avec la pluie, on se lève avec un temps mitigé mi-figue mi-raisin. On demande au directeur du camping si la ruta 5 est bonne, il nous confirme qu’avec nos 4×4, il n’y a pas de problème. Au moment de partir, Gérard s’aperçoit que le pneu avant est dégonflé bon avec le système d’air posé au Paraguay, pas de problème on regonfle mais retour chez « Michelin » pour faire vérifier le pneu. Entre temps, Philippe que nous avons retrouvé au camping s’aperçoit que son compteur de vitesse ne marche plus. Direction Fiat qui n’ouvre qu’à 16h et qui a les mêmes sales habitudes que nos concessionnaires, avant même de regarder ce qu’il y a, on regarde si la pièce est dispo mais non pas avant 15 jours…..et pas avant 2 jours pour vérifier si ce n’est pas autre chose…

Nous décidons alors de partir pour la Ruta 5 et la Punta Ninfas. Il est 5 heures. Pourquoi la Punta Ninfas ? La raison est simple, Philippe avait lu sur des blogs que l’on pouvait s’approcher des éléphants de mer sur la plage et non pas les voir d’un mirador. Il ne voulait pas faire la piste seul, nous la ferons donc à deux. Nous avons 70 kilomètres à faire.

Nous prenons une piste non une route non revêtue assez dure au démarrage mais au fil des kilomètres, nous avons de plus en plus d’eau puis de dure la piste devient plus boueuse.

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On ne voit pas les kilomètres avancés et maintenant que nous sommes engagés il nous faut continuer. Bientôt les camions sont recouverts de boue.

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Philippe fait une glissage mais le Dangel se comporte très bien sur la piste, nous, avec les nouveaux pneus ont a pas de problème mais c’est tout de même sportif comme conduite. On ne voit pas les kilomètres défilé.

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Vers 19h, il nous reste encore une dizaine de kilomètres quand Philippe s’embourbe, nous sommes obligés de faire un demi-tour périlleux pour le tirer de ce mauvais pas. On sangle, on tire et sans problème le camping-car sort de son ornière.

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Il commence à faire brun il nous faut trouver quelque chose pour la nuit. Au loin, on voit le phare s’allumer et qui dit phare dit une plateforme donc peut être pourra-t-on se garer. Mais pas chance, rebelote, Philippe se plante dans la boue de nouveau. On va de nouveau le chercher, le sortir de la boue. Pas de photo, il fait nuit. Les phares sont pleins de boue, impossible de voir. Heureusement, Thanasinh a des phares sur la galerie et nous arrivons tant bien que mal au phare et là, miracle une plateforme de niveau et dure : ce sera notre bivouac pour la nuit.  Nous sommes au bout du monde et comme d’habitude, pas de téléphone et pas internet.

Apéritif chez Philippe et Dominique pour arroser notre « ruta 5 ». Mais un conseil aux prochains, ne faire la ruta 5 que s’il n’a pas plu de la semaine et d’avoir un 4×4.

Bains de boue pour les camions

Bains de boue pour les camions

Une bonne nuit uniquement bercé par le vent. Pas besoin de vous dire que les voisins se font rares dans le coin. Ce matin, il fait frais mais le soleil est de retour. Nous sommes à environ 1 km du bord de l’eau mais nous sommes déçus car nous sommes sur une falaise.

Nous partons pour trouver un chemin qui descendrait vers la plage car d’après Philippe, sur les blogs qu’il a lu, il y a possibilité de descendre. Mais après une bonne balade à travers la steppe, le seul chemin qui descend vers la mer est  très, très, très sportif : d’abord une gorge étroite, puis une corde et descendre le long de la falaise.

dsc_1012dsc_1014Bon, nous, on a passé l’âge. Déjà que dans le chemin boueux, je me suis tombée et j’ai pris un bain de boue et j’ai fini la balade en slip et tricot ….mais à part des bleus et quelques douleurs, tout va bien. Alors descendre dans le goulot, ce n’est pas pour moi.dsc_1017

Nous avons passé l’après-midi à farnienter, nous préférons repartir que demain, le vent et le soleil auront, peut-être, un peu asséchés la piste. Vers 18h, une voiture passe, la 1ère depuis hier que nous sommes sur la piste. C’est un argentin avec des amis qui dit connaître le chemin pour aller voir les éléphants. Et voilà Philippe et Gérard partis avec eux pour reconnaître la route.

En fait, il s’agit du même chemin que nous avions repéré. Philippe déclare forfait mais Gérard décide de descendre avec eux.

Récit de Gérard :

Tout d’abord, Féderico sort de son coffre une bouteille d’eau et une corde. Gérard a pensé que la corde servirait de défense éventuelle.

La falaise fait 90m de haut, il faut descendre par une échelle de corde de 2.50m le long de la paroi à la verticale puis on emprunte un chemin taillé dans la roche très étroit sur une centaine de mètres avec une pente à 30-35° voir plus à certains endroits pour arriver sur une plage de galets et de gravillons très pénible à la marche. C’est la condition pour faire des photos et approcher les éléphants de mer à 10-20m dans un premier temps car ces gros lourdaux qui semblent dormir, sont sur la défensive. Mais le gros éléphant de mer dominant nous montre que, pour défendre son harem, il sait bouger. Après un moment d’accoutumance, on se décide d’approcher pour prendre des photos : « Le graal »

90m de haut !

90m de haut !

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Une envie d’aller les caresser, surtout les petits, mais je me suis arrêté à 2m car la présence de l’homme peut les rendre agressifs. Une femelle allaite son petit, une autre se montre agressive et l’on a vite compris qu’il ne fallait pas s’approcher.dsc_1062dsc_1071dsc_1073dsc_1107dsc_1127dsc_1132

Après une bonne heure d’émotion, il faut penser à remonter. Et Dieu sait que la falaise d’en bas semble beaucoup, beaucoup plus haute.

Après 3-4 arrêts pour reprendre mon souffle et mes jambes, nous arrivons à cette échelle de corde. Là, j’ai compris pourquoi Fréderico avait pris une corde : non pas pour les éléphants de mer mais pour l’éléphant  de terre c’est-à-dire moi.  Descendre, c’est une chose mais remonter c’est encore une autre affaire. Frédérico me passe la corde autour du ventre et on balance le bout à Manuel qui lui est déjà en haut afin d’assurer ma sécurité. Les trois minutes de montée d’échelle m’ont paru bien longue et j’y ai laissé mes forces….mais quelle satisfaction arrivé en haut.

Je vous laisse donc  regarder des photos exclusives d’éléphants de mer de la pointe de Ninfas.dsc_1109

maman éléphant allaite son petit

maman éléphant allaite son petit

Retour Rawson toujours par la piste mais en meilleure état : elle a un peu séchée. On fait laver les camions et on profite du wifi du garage pour vous poster les articles;

 

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Les baleines franches australes de Valdes

Tout, tout, vous saurez tout sur les baleines.

Nous partons de l’agence Bottazzi (voir précédent article) engoncés dans nos gilets de sauvetage et c’est un tracteur qui met le zodiac à l’eau car il n’y a pas de port.

dsc_0523-001 Nous sommes une  quinzaine de « touristes » plus trois accompagnateurs dont Romain qui est français mais qui vit depuis 8 ans en Patagonie et le capitaine. Nous traversons la baie et nous apercevons des phoques près des falaises.dsc_0541

Nous les contournons et nous sommes dans un autre golfe et là, des baleines par dizaine. Au dernier recensement de la semaine dernière, il y en avait 423. Le nombre d’habitants à Puerto Piramides est de 250 ! En fait, les baleines et leur petit viennent ici car il y a une infractuosité dans la couche tectonique ce qui permet aux baleines d’être relativement protégées des orques.

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Quel régal, quel ravissement, pas de mot pour dire ce que nous avons éprouvé tous. Des baleines et leur petit baleineau : les naissances ont eu lieu il y a un mois, ils sont tout près de nous à évoluer. Romain nous explique que le petit baleineau ne sait pas vraiment nager quand il naît et ne sait pas se retourner dans l’eau, c’est maman baleine qui lui apprend. Papa baleine, lui est reparti depuis longtemps. On aperçoit un baleineau faire du surf sur le dos de sa mère.dsc_0668

Pour nourrir son baleineau qui a besoin de 150  litres de lait par jour, maman baleine n’a pas de mamelle et elle expulse son lait qui a la consistance du beurre et le baleineau vient picorer dans la masse de ce lait très gras. Pour faire savoir qu’il a faim, le baleineau donne des coups de tête. Un baleineau grandit de 3 à 4cm par jour !

Une baleine franche peut peser jusqu’à 27 tonnes et mesurer 12m de long. La femelle est plus grosse que le mâle.

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Une charte a été faite et la législation impose de couper le moteur du bateau à 20m des baleines. Romain nous explique que la baleine franche est une baleine très facile d’approche et n’est pas méfiante d’où sont extermination car il était très facile de la chasser.

Le bateau s’approche des baleines avec leur petit, ils sont  tous près de nous, nous apercevons un baleineau « albinos » – c’est 1% des naissances- mais ces baleineaux sont très menacés par les orques en raison de leur couleur qui se voit de loin. En fait on nous explique que le capitaine approche le bateau mais si la baleine ne veut pas s’approcher, il s’éloigne : c’est à la baleine de décider de venir. Il y a des baleines plus curieuses ou plus joueuses que d’autres.  Doucement, le soleil se couche, et là, une baleine et son baleineau viennent jouer avec notre minuscule embarcation : la baleine pousse le long du bateau son petit et elle, elle passe et repasse sous le zodiac et nous fait un show.
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Nous sommes un peu bousculés dans le bateau mais nous sommes tous ravis, tout en pensant qu’il ne faudrait pas un  grand coup de queue de la baleine pour renverser notre petit bateau…dsc_0747dsc_0767

Le capitaine nous dit qu’il faut maintenant s’éloigner pour ne pas trop l’agacer. Romain nous explique que chaque baleine a son empreinte génétique : les scientifiques les reconnaissent grâce aux callosités qu’elles ont sur le corps et la tête. Les petits naissent avec les mêmes que leur mère plus une ou deux. Ils ont pu ainsi remonter sur 4 générations pour certaines baleines.dsc_0770dsc_0774dsc_0827

la baleine passe sous le bateau

la baleine passe sous le bateau

 

Actuellement, le plus grand prédateur de la baleine est ……la mouette qui en venant picorer sur le dos de la baleine lui donne plein de microbes et de germes de la décharge de Puerto Madryn ou elles vont et bien sûr toujours l’orque.

la baleine et son baleineau

la baleine et son baleineau

Heureusement Romain nous avait prévenu de bien nous couvrir et en rentrant le capitaine a mis pied dedans. Nous sommes rentrés à plus de 25 nœuds. Pour savoir si c’était l’heure, le capitaine a mis ses  doigts sur l’horizon pour avoir l’écart entre le soleil et l’horizon. 3 doigts, c’est bon, on rentre. Mieux qu’une horloge suisse.dsc_0723

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A notre retour, un verre de vin nous est servi avec quelques amuse-bouches.  C’est aussi un moment de partage et d’émerveillement sur la nature et sur ce que nous avons vu. On nous projette des photos prises lors de notre sortie en mer mais aucune photo ou film ne peut décrire ce que nous avons ressenti. C’est vrai que plus jamais, on ne voudrait voir tuer les baleines après cette expérience unique.