Archives pour la catégorie 1er séjour : sept 2016 – déc 2016

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La péninsule de Valdès 13/16 oct.2016

 

Nous sommes arrivés à Puerto Madryn sous une tempête de vent et de sable. Nous en avons profité d’aller chez le coiffeur et mon vieux loup de mer (Gérard pour les intimes) qui avait demandé une coupe classique s’est fait tondre comme les moutons : les cheveux et la barbe mais le coiffeur –parait-il unisexe- m’a tondu pareil (sauf la barbe). Depuis Gérard met une casquette : il a froid…mais c’est vrai qu’ici, ils ont l’habitude de la tondeuse….à moutons. Le coiffeur avait dû faire son apprentissage dans une estancia à moutons. (Maryvonne ne regarde surtout pas la photo !)

coupe de cheveu argentine

coupe de cheveu argentine

Puerto Madryn

Puerto Madryn

Villas du bord de mer

Villas du bord de mer

De Puerto Madryn, jolie ville perdue dans la steppe de Patagonie, nous partons sur la RP 42 pour longer le golfe et voir la superbe plage d’El Doradillo. Il fait très beau.dsc_0063dsc_0075

Nous déjeunerons le midi dans ce superbe décor de moules que nous avons ramassé.

Que cette piste en « ripio » est belle. Bon, nous ne verrons pas de baleines mains qu’importe…Au retour de la péninsule de Valdès, nous nous disons qu’un séjour sur cette côte serait bien plaisant.

Inscrite au patrimoine de l’humanité par l’Unesco, la péninsule de Valdès est la réserve naturelle qui abrite le plus de cétacés en Amérique du Sud : des baleines franches australes, des orques, des lions de mer, des éléphants de mer, des dauphins, des manchots mais aussi des lamas guanacos, des choiques (cousin de l’émeu et du nandou  mais un peu plus petit) et des maras plus tous ceux que l’on ne connaît pas.

A l’entrée de la réserve, nous payons 330 pesos par personne. Des gardes nous recommandent de ne pas rouler trop vite pour voir les animaux et de faire une visite au Centro-visitors. En chemin, nous rencontrons des lamas guanaco très craintifs.

lamas guanaco

lamas guanaco

Nous préférons aller à Punta Pardeles pour notre 1ère nuit, de toute façon, dans la péninsule, il est interdit, à part à Pardales où c’est toléré, de camper en pleine nature après il reste le camping de Puerto Piramidès, le seul de la péninsule et après renseignements,  il est …fermé.

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Punta ...

Punta …

Bivouac Punta Pardelas

Bivouac Punta Pardelas

A peine  arrivés, nous voyons les baleines sur le rivage. C’est superbe de voir évoluer les baleines, nous sommes tous rivés et aux jumelles, et à l’appareil photo. Ce sont des baleines franches australes qui peuvent mesurer 12m de long et peser plus de 27 tonnes ! Les baleines se nourrissent de plancton (elles n’ont pas de dent) et sont protégées depuis plus de 50 ans.

baleine franche australe

baleine franche australe

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Elles s’approchent  puis s’éloignent, un petit baleineau nous fait un show : des sauts et  des sauts. Dommage, on avait changé l’objectif de l’appareil photo et on a rien de bien. Ce sera pour la prochaine fois. Apéritif face à la baie à regarder les baleines et sous le soleil malgré le vent froid mais nous sommes en Patagonie.dsc_0258dsc_0267

Vendredi, nous partons pour faire le tour de l’île, un guanaco regarde ce drôle d’équipage sur le bord de la piste puis nous apercevons des choiques et des maras qui sont énormes, normal, sur l’île, pas de chasseurs, ils manquent d’exercice.

choiques

choiques

Quelques estancias se partagent l’île et élèvent des moutons « merinos » et des pulls, vu le nombre de moutons, on peut en tricoter.dsc_0326

moutons avec les maras

moutons avec les maras

Nous arrivons à la pointe de Delgada qui est fermée au public (mais on ne le savait pas). C’est un restaurant qui a la concession et seuls ses clients ont le privilège d’aller voir les éléphants de mer. Mais, nous, avec nos camions, on ne lui plait pas même en tant que clients et nous demande de sortir de sa propriété et de ne pas stationner là. On a compris plus tard que les tours opérateurs s’arrêtaient là déjeuner et que nous prenions beaucoup de place pour 4 malheureuses personnes de plus à déjeuner. 1ère fois que l’on verra un argentin aussi ignoble mais il faut de tout pour faire un monde.

Nous continuerons vers la punta Cantor. De là, nous aurons un sentier de randonnée parsemé de miradors qui nous permet de voir les éléphants de mer.

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Punta Cantor et ses éléphants de mer

Punta Cantor et ses éléphants de mer

Ils doivent leur nom à leur petite trompe mais ce n’est pas très beau :

Elephant de mer

Elephant de mer

une masse de 3.5 tonnes pour 7m de long qui se prélasse au soleil et qui attend la remontée de la marée pour pouvoir retourner à l’eau.

éléphant de mer avec son harem

éléphant de mer avec son harem

femelle éléphant de mer

femelle éléphant de mer

Un mâle peut avoir un harem d’une centaine de femelles…Ils sont beaucoup plus à l’aise dans l’eau et peuvent plonger à 1000m de profondeur et  jusqu’à 20mn. C’est l’unique colonie d’Amérique du Sud de reproduction des éléphants de mer. Seul, le mâle a une trompe. Philippe est déçu de ne pas les approcher de plus près mais c’est tout de même merveilleux de les voir dans leur environnement.dsc_0430

Plus loin, nous nous arrêtons et là des centaines de pingouins non des manchots de Magellan nous observent, nous pouvons presque les toucher. Méfiance, leur bec est terrible.

manchots de Magellan

manchots de Magellan

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Les manchots mesurent 45cm de haut, ils sont tout petits, Gérard est déçu de les voir si petits. Les manchots viennent sur la terre ferme creuser des terriers pour pondre des œufs : 3 ou 4  et 44 jours plus tard naissent des bébés Manchots de Magelian.dsc_0500

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Il fait beau mais nous avons toujours du vent et, comme le mauvais temps est annoncé pour demain, nous décidons d’aller à Puerto Piramides se renseigner pour une balade en bateau pour voir les baleines de plus près. L’agence Bottazzi,  près du centre d’information touristique, nous propose une sortie avec un départ une demi-heure plus tard de 2 à 2h30 en fait jusqu’au coucher de soleil.  Un français, Romain,  expatrié depuis 8 ans travaille dans l’agence. Nous serons une quinzaine, dont Tamara et Elisa (belge et française) ,  sur un zodiac semi-rigide. Il fait beau, le vent est tombé, la mer est d’huile, alors, top là, nous sommes partant. Nous ferons tellement de photos que je vais consacrer un article complet sur les baleines.

baleine franche australe

baleine franche australe

Après, cette superbe balade, nous irons finir cette journée au resto « La Estacion » et nous nous sommes régalés, Gérard de ces éternels calamars, moi d’une assiette de fruits de mer à la provençale, Philippe de crevettes à la provençale et Dominique choisira une pizza.

Samedi matin, nous partons seuls vers la pointe nord de l’île.  Philippe et Dominique sont repartis vers Puerto Madryn. Des guanacos traversent devant nous, il faut être vigilant. Nous voyons aussi une choique.

dsc_0940dsc_0955 Un tatou traversera, très vite d’ailleurs, la piste. Arrivés à la pointe nord, pas d’orques mais le garde nous explique qu’ils ne sont là qu’au mois de février-mars. Nous verrons encore des éléphants de mer. Il faut savoir que le plus grand prédateur de l’éléphant de mer est …..l’orque car il n’est plus chassé par l’homme depuis la moitié du 20ème S. Sur le parking, nous apercevons un tatou, et comme nous sommes seuls, le garde nous montre son terrier  et nous explique que si nous restons ici sans faire de bruit, des tatous vont venir. Nous avons déjeuné ici et attendu ….photo superbe de tatou en prime.dsc_0886dsc_0896

Dimanche matin,  au petit déjeuner un phoque est venu pêcher devant le camion, nous étions au 1ère loge, plus loin des baleines.

phoque

phoque

le temps est à la pluie, il a d’ailleurs plu toute la nuit, nous rentrons sur Puerto Madryn car toutes les  pistes sont fermées de la péninsule en raison du mauvais temps et nous en savons quelque chose car ça a été très très dur de se sortir du bourbier qu’était devenue la piste. J’ai fait une vidéo ….

 

Les lions de mer

PUNTA BERMEJA et la ruta 1, le 11-10-2016

 

Nous quittons El Condor par la ruta 1. Jusqu’à La Loberia la route est goudronnée après c’est une belle piste gravillonnée. Nous partons avec Dominique et Philippe.

Notre 1er arrêt est 3 km après la sortie de La Loberia. C’est la Punta Bermeja mais c’est surtout une réserve de lions de mer.

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Nous payons notre écot : 30 pesos par personnes (à peine 2€) et nous profitons du Visistors-center pour être un peu moins ignorant sur la faune marine de Patagonie. Un immense squelette de baleine trône au milieu de la salle.

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le squelette d’une baleine

Quelques explications sur la vie marine en espagnol et aussi en anglais. Le garde nous prête gentiment des jumelles et nous voici partis au mirador pour voir les lions de mer.

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Jeunes lions de mer (en jaune)

Jeunes lions de mer (en jaune)

Un mâle peut peser jusqu’à 300kg pour 2m de long, les femelles pèsent 200kg.

Les lions de mer

Les lions de mer

Actuellement, d’après le garde, ils sont environ 5000 le maximum recensé est de 7500 individus. Le lion de mer a un large cou recouvert de longs poils. Il se nourrit en grande partie de calamars.

lion de mer

lion de mer

C’est incroyable de voir dans la nature ces animaux. Un lion chasse un cormoran qui vient sur son lieu de pêche…

dsc_9902dsc_9914 2 males se disputent une femelle. Il faut savoir qu’un lion de mer a un harem de 8 à 10 femelles ! Les femelles ont un petit par an.  Les petits lions de mer sont couleur ocre, c’est en devenant adulte qu’ils ont cette couleur noire.

jeune lion de mer

jeune lion de mer

Nous restons longtemps à les regarder évoluer.

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Nous avons envie de descendre les voir plus près mais le garde est vigilant : interdiction. Il nous donnera les explications sur la vie des lions.

Jeunes lions de mer (en jaune)

Jeunes lions de mer (en jaune)

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Nous continuons sur la ruta 1. Pour Dominique et Philippe, c’est une première mais après quelques hésitations, il prend un bon rythme car sur de la tôle ondulée pas question de rouler à 20km/h sinon on a toutes les secousses il faut garder une vitesse moyenne de 45 à 50km/h.

la ruta 1

la ruta 1

la piste entre mer et dunes

la piste entre mer et dunes

Les paysages sont sublimes. Nous passons de la steppe aux dunes de sable,

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les perroquets sont toujours là et les cormorans nous suivent.

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Le bivouac du mardi soir se fera sur une plage.

Gérard  met ses lignes à l’eau….

dsc_0010Dominique et Philippe ont eu le camping-car plein de sable et oui, ils ont oublié de fermer le lanterneau et tout est rentré maintenant grand nettoyage !

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grand nettoyage…

Nous avons eu peur que Gérard nous ramène une baleine mais non il a été bredouille. Ouf, le congélateur aurait été trop petit.

Nous aurons un magnifique coucher de soleil que nous partageons volontiers avec vous

dsc_0035 mais le lever était tout aussi beau…..

Lever du soleil

Lever du soleil

en 24h que nous sommes sur la ruta 1, une seule voiture est passée….

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Balneario El Condor 9-10/10/2016

 

Nous passons Bahia Blanca, jolie ville en bord de mer avec de beaux bâtiments. Mais ne compter pas déjeuner au bord de l’eau : ce n’est que des kilomètres d’usines de pétrochimie tout le long du littoral.

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Le théâtre

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Déçus, nous continuons notre route vers Viedma qui est sur le bord du Rio Negro, très belle ville puis direction Balneario El Condor. Ce sont les dernières grosses estancias.

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Nous sommes en Patagonie, la frontière se trouve une vingtaine de kilomètre après Bahia Blanca. D’ailleurs un premier arrêt obligatoire pour contrôle phitosanitaire : interdiction d’importer en Patagonie des fruits et produits frais et décontamination du camion. Tout était congelé et la mangue qu’il nous restait dans le placard a pu passer le contrôle bien cachée. 70 pesos pour décontaminer les roues du camion en fait du pipeau car le système ne fonctionnait pas et pas une goutte d’eau n’a nettoyé les roues. 2ème contrôle 30km plus loin et on rouvre le frigo, les placards et on passe mais là on a rien payé, mais votre camion est très beau.

Le paysage change, finis les champs de céréales, finis les troupeaux de vaches maintenant c’est la steppe et des moutons.

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la steppe de Pantagonie

 

Nous apercevons des « maras » sorte de gros lièvre avec des pattes plus courtes à l’avant comme les kangourous. Nous voyons aussi des nandous (ressemble un peu à un émeu), photos ratées ce sera pour plus tard puis nous arrivons à El Condor. 3 perroquets nous suivent pour nous souhaiter la bienvenue à El  Condor.

3 perroquets suivent le camion

3 perroquets suivent le camion

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des maras, lièvre de pantagonie en voie d’extinction

Nous allons sur la falaise qui domine la plage de El Condor au monument des Iles Malouines ne pas dire les iles Fauckland, c’est très mal vu. Les argentins ne se remettent pas de leur défaite contre les anglais pour la prise des iles sous le gouvernement Tatcher. D’ailleurs des panneaux clament ouvertement l’appartenance des iles à l’Argentine.

Memorial aux Iles Malouines sur la falaise El Condor

Memorial aux Iles Malouines sur la falaise El Condor

Du haut de la falaise, nous prenons des photos de cette immense colonie de perroquets : la plus grande recensée au monde, plus de 35000 perroquets le long de la falaise.

le phare

le phare

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Gérard

Gérard

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Des perroquets de toutes les couleurs qui nichent dans la falaise. C’est marée basse et nous profitions du spectacle et des piaillements de ces milliers d’oiseaux. Nous sommes en Patagonie il fait beau mais un vent froid rafraîchi l’atmophère.

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Nous allons au camping et surprise : nous retrouvons Dominique et Philippe qui sont partis sur le bateau après nous et qui habite ….Nibelle à 35km de chez nous : le monde est petit. L’après-midi, retour sur la plage, c’est marée haute plus de vent il fait presque chaud.dsc_9776dsc_9761

Gérard a pris son 300 pour photographier de plus près les perroquets. La falaise est un gruyère, chacun son nid.

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Soirée Caïphirini et resto poissons…Elle est pas belle la vie….

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Descente de l’Argentine vers Vedma en passant par le Paraguay du 25/09au 5/10

Nous voici de nouveau au Paraguay. Pour passer la frontière entre le Brésil et le Paraguay pas de problème majeur à part que les bureaux d’immigration et de douane des 2 pays ne sont pas au même endroit et il nous faut courir d’un quartier à l’autre.
Nous sommes arrêtés à Santa Rosa pour faire un peu de change et qui voyons-nous ?
Sylviane et Serge avec leur camion Man. J’avais correspondu avec Sylviane plusieurs mois sur le net lorsque nos camions étaient en fabrication et nous avions gardé contact. Nous nous étions ratés au Maroc et là, sur la route, au Paraguay, sans RDV, nous nous rencontrons. Arrêt immédiat….un pot dans leur camion et …dommage, eux partent pour une croisière sur un bateau entre la Bolivie et le Paraguay/Brésil et nous, nous descendons sur Valdes. Nous ferons un bout de chemin ensemble…la prochaine fois mais qu’il était sympa de se voir après tant d’années de correspondance.
Ils sont en Amérique du Sud depuis 2 ans avec des retours en Suisse régulièrement, et là, nous apprenons qu’ils n’habitent pas loin de Saint Pierre juste de l’autre côté de la frontière.

Sylviane Serge Martine

Sylviane Serge Martine

Nous partons par une route, non une piste enfin une route non revêtue pour la Laguna Blanca où nous serons accueilli par Pedro et nous profiterons d’une journée à farnienté au bord du lac. Ici, le sable est blanc.

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on peut y croiser des cochons....

on peut y croiser des cochons….

ou sont passés les super tracteurs...

ou sont passés les super tracteurs…

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Laguna Blanca

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La plage de la Laguna Blanca

Nous ne comprenons pas bien le niveau de vie des parguayens. La vie est assez chère, la viande est très bon marché quelques euros le kg, le Gaz oil est à .90cts d’euro, le pain à 1 euro, peu de légumes verts beaucoup de pommes de terre et surtout du manioc. Vous pouvez acheter pour 0.20cts d’euro des umpanadas (petits chaussons fourrés à la viande hachée de bœuf ou poulet ou jambon-fromage) le long des routes. Ce sont les femmes qui tiennent ces petites boutiques, c’est un complément car les salaires sont bas. Il y a les grandes estancias riches avec d’immenses terres agricoles et les petits fermiers qui galèrent et la petite classe d’ouvriers. Les maisons sont petites et souvent en bois et recouvertes de tôles.

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On voit le long de la route des fours à charbon de bois. Bonjour la déforestation mais c’est vrai que pour les parilladas, il en faut du charbon de bois

four a charbons de bois

four a charbons de bois

Le lendemain, nous continuons notre route vers Ascension. Ce ne sont plus les riches terres agricoles que nous avions vu à notre arrivée mais des champs avec des vaches par centaines. Nous nous arrêterons, sur les conseils de Sylviane et Serge, à la « Hasta la Pasta », camping-auberge tenu par des Suisses (expatriés depuis 18 ans) et là, nous rencontrons Christophe, notre compagnon de voyage suisse du cargo, qui parle français alors que sur le cargo, il n’a jamais parlé et un couple de français Brigitte et Alain en camion Man aussi.

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Nous sommes restés le WE et merci à Brigitte pour les leçons d’apprentissage du Caïpirhini…. Nous avons testé ensemble, tout le WE, mes progrès….Les bus de Ascension

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Nous passons la frontière Paraguay-Argentine sans souci, juste une bière fraîche au douanier paraguayen pour avoir la sortie du territoire du camion. Frontière argentine, on nous fait passer en priorité sur toute la file d’attente des camions de fret pour passer au scanner et hop, nous voici en Argentine. Non sans avoir fait nos achats avant de rhum brésilien car le problème en Argentine, on ne trouve pas de produits importés car depuis la crise économique on doit acheter uniquement argentin pour sortir le pays du marasme économique. D’ailleurs les frais de douane sont très élevés : 60%. Même problème pour l’argent : on ne peut avoir au TAB que l’équivalent de 70€ mais le
paiement par carte s’est généralisé alors nous n’avons pas de problème pour faire le plein du camion car Thanasinh est gourmand vu les kilomètres qu’on lui fait faire. Autre problème de l’Argentine, pour redresser son économie, elle cultive intensivement et elle en a la puissance avec toutes ses terres agricoles le soja, le tournesol et le maïs et elle défriche énormément la forêt primaire d’où les alertes des écolos. Mais peut-on leur reprocher de vouloir sortir de la misère qu’à provoquer cette crise. Ici pas d’assistanat, on voit au carrefour hommes et femmes de tout âge vendre gâteaux (fait maison), légumes….
Formosa, ville animée le samedi soir. Nous y dormirons près du rio Paraguay.

la cathedrale de nuit

la cathedrale de nuit …..

et de jourCAMERA

et de jour

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des parcs dans les villes

des parcs dans les villes

les argentins sont très croyants

les argentins sont très croyants

Le lendemain, il pleut à verse et ici quand il pleut, il pleut. Nous n’irons pas au parc Chaco à cause de cette pluie mais ce n’est que partie remise. Nous continuerons vers Santa Fé. Nous voulons aller visiter les ruines de Cayasta qui n’est autre que l’emplacement original de la ville de Santé Fé au bord du Rio Javier. Le seul problème c’est que malgré les horaires d’ouverture, c’était fermé. Le gardien nous a seulement dit : « c’est l’Argentine »… heureusement nous avons pu déguster avant du poisson grillé dans une parillada.

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Fermé ! et les argentins qui veulent que ce soit classé par l’Unesco

Nous continuons notre route sur Rosaria. Jolie ville sur le rio Parana et ville du lieu de naissance du drapeau argentin. Le « monument nacional à la bandera » fait presque 78m de haut et dans la crique repose la dépouille de Manuel Belgrano, le concepteur du drapeau. Rosario, c’est aussi la ville où est né le Ché Gueverra. Sorti de là, c’est une très jolie ville et nous avons dormi le long du fleuve au pied du monument.

le monument de la bandera

le monument de la bandera

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Visite de la cathédrale

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La place de Mayo

La place de Mayo

la rue piétonne et commercante

la rue piétonne et commercante

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mais c’est aussi ça :

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Les villes en Argentine possèdent souvent de très beaux parcs et le soir, viennent les joggers , les enfants et les amoureux…

Rosario de nuit :

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notre bivouac :

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Depuis Rosario, nous sommes maintenant dans la région appelée la « pampa » et il a dû énormément pleuvoir car les champs sont inondés.

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Maguari

Maguari

La température n’est plus que de 20°-23° et nous avons presque froid. Après renseignemment, non c’est normal , c’est le printemps.
A j’ai oublié de dire que nous avons et ça, sur tous les pays, des péages sur les routes car ce ne sont pas des autoroutes (il n’y en a pas encore sur les pistes), pas très chers : 1 ou 2 euros à chaque changement de région en général. Espérons que ce soit sur l’amélioration des routes car à part au Brésil, nous n’avons pas vu beaucoup de travaux .
Nous descendons sur Bahia Blanca sur la côte puis Vedma mais actuellement nous sommes arrêtés à General Villegas,

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Notre  périple de Montevidéo à Aujourd’hui en passant par le Paraguay et le Pantanal au Brésil soit 7500 km

nous avons un problème avec un axe des lames de ressort arrière.

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Nous faisons réparé et en même temps, nous profitons de refaire les fixations des plaques de désensablage qui nous avaient lâchées sur les pistes. Depuis, ça tenait avec des cordes…

En attendant je fais de la dentelle et j’ai déjà fait quelques modèles :

le 1er celui-ci a été fait sur le bateau

le 1er celui-ci a été fait sur le bateau

Pour les dentelières : je l’ai démarré seule  et oui il y a une erreur au milieu mais je suis en train de le refaire

modèle 2

modèle 2

modèle 3

modèle 3

Terminé d’aujourd’hui

Iguazu

Les Chutes Iguazu 11et12/09

Nous sommes actuellement au Paraguay dans une coopérative agricole de 55000 ha. Ils nous montent le système à air de gonflage-dégonflage des roues puis partirons vers le Pantanal. Profitons de leur wifi pour vous poster nos articles avec du retard.

 

Des « missiones », nous sommes partis vers le « Salto de Macona », ce sont des chutes incontournables. La région est complètement différente. Finis les prés à perte de vue, ce sont des forêts…à perte du vue. Le terrain plat est maintenant plus montagneux. Pour arriver au parc, nous aurons des montées et donc, des descentes à 20%. Obligé de descendre au frein moteur en …1ère. C’était aussi une 1ère pour Gérard. Arrivés au parc le soir, nous dormons sur place mais déception le lendemain matin : en raison des pluies importantes, impossible d’aller les voir car en fait on ne peut les voir qu’en bateau et en raison du débit du fleuve, c’est trop dangereux. Merci Loney planet qui, par ses renseignements complètement obsolètes, nous a fait faire un petit détour de 300km.

Mais cela nous a permis de voir comment pousse l’herbe à maté. Nous passons dans la principale région de production.

Champs de maté

Champs de maté

TRANSPORT DU MATE

TRANSPORT DU MATE

Quand nous repartirons de Macona, nous prendrons la Ruta 15 non goudronnée qui aurait dû nous ramener sur la route Iguazu. Pas chance, nous ferons demi-tour mais aurons vu des villages indiens perdus au milieu de nulle part.

SUR LA RUTA 15

SUR LA RUTA 15

HABITATION SUR LA RUTA 15

HABITATION SUR LA RUTA 15

IGUAZU, enfin. Nous arrivons en tout début d’après-midi et partons directement au parc. C’est le fleuve Iguazu qui fait 1320 Km de long et qui a une largeur entre 500 et 1500m et qui bascule dans une faille géologique. Des chutes vertigineuses de 40 à 80m de haut avec un débit d’eau de 1500m3 l’été à 6500 m3 l’hiver. Impressionnant

LE FLEUVE IGUAZU

LE FLEUVE IGUAZU

Du parc, un petit train nous emmène direct à la Gorge du Diable. Des coatis ont colonisés le moindre coin pique-nique. Pas de mots ni de superlatifs pour  décrire ce  site magnifique. A 1km, on entend rugir la cascade et un nuage de vapeur s’élève au-dessus des chutes. Une passerelle nous permet de nous avancer au plus près.

SUR LA PASSERELLE MENANT A LA GORGE DU DIABLE

SUR LA PASSERELLE MENANT A LA GORGE DU DIABLE

FAILLE DE LA GORGE DU DIABLE

FAILLE DE LA GORGE DU DIABLE

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LA GORGE DU DIABLE

LA GORGE DU DIABLE

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LA GORGE DU DIABLE

LA GORGE DU DIABLE

 

Lundi, dès l’ouverture du parc, nous prenons la direction du circuit inférieur des chutes à pied pour voir les nombreuses cascades (plus de 70) sur des passerelles

CIRCUIT INFERIEUR

CIRCUIT INFERIEUR

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PRATIQUEMENT AU PIED

PRATIQUEMENT AU PIED

puis le bateau  nous permettra d’aller sur l’Ile Saint Martin et, après une bonne grimpette, nous avons une superbe vue de l’ensemble des cascades.

 

vue d'ensemble de la plage de l'Ile St Martin

vue d’ensemble de la plage de l’Ile St Martin

panoramique du circuit inférieur

panoramique du circuit inférieur

du mirador de l'Ile St Martin

du mirador de l’Ile St Martin

Seule la Gorge du Diable faite la veille ne peut être vue de ce mirador mais quel spectacle ! Sur notre chemin, nous verrons oiseaux, singes et forcément des coatis (à toutes les buvettes)

un coati, famille des fourmiller

un coati, famille des fourmillers

ON APERCOIT AUSSI DES SINGES

ON APERCOIT AUSSI DES SINGES

 

BEAUCOUP D'OISEAUX

BEAUCOUP D’OISEAUX

Le soir, nous avons trouvé un cabanas – camping à Iguazu, le Ma-Ri qui a une piscine. Bon, le camping  s’est plutôt restreint en commodité mais on a surtout de l’électricité pour la clim’ car il fait chaud : plus de 35°. mais pas de wifi

piscine à 20, rafraichissant...;

piscine à 20, rafraichissant…;

 

 

 

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Les Missiones, le 8.09.206

Uruguay / Argentine

Partis sous une pluie battante  de Montevideo, nous prenons la Ruta 3 puis la  5 en direction de Trinidad et de l’Argentine. Tout de suite passé Montevidéo, fini les buildings, fini le modernisme et les « centers shopping ».  Nous voyons l’autre côté de la vie uruguayenne : les gens n’ont pas tous le même niveau de vie et ce sont petites maisons puis des bidonvilles. Dans la campagne, des maisons de plein pied couvertes en tôles pour la plupart et toutes petites. Quant aux grandes estancias, les domaines sont à perte de vue et nous n’en apercevrons pas de la route.

Nous avalons les kilomètres, le camion va bien…..toujours sous la pluie. Le paysage est monotone : des prés, des vaches, encore des prés et toujours des vaches….

1ère étape à Puysandu : nous arrivons de nuit, crevés et nous cherchons un bivouac près du Rio Uruguay…..et là, c’est du sable. De nuit, nous avons rien vu et on s’est planté…. On dort sur place et lendemain matin, le 1er camion que l’on voit s’arrête et nous tire.

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bien planté…

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ouf…

Arrêt pour problème électrique :

Escale technique obligatoire….chez Mercedes. Accueil très chaleureux. Comment expliquer que l’on a un problème électrique ?

Grâce au travail acharné sur nos cours d’espagnol, Gérard a demandé : «  Senor, hable frances » « No, no senor » donc on se lance : «  la correa de alternator es muy probleme ». Et bien, l’électricien nous demande « aleventar la cabina » et trouve le problème de suite : ce n’est pas la courroie mais c’est le séparateur de batterie qu’il supprimera. On en profite pour régler les freins  avant et vérifier le niveau d’huile et le tout sans RDV et avec le sourire. « Muchas Gracias »

Nous nous arrêtons déjeuner à Trinidad d’une « côtelette » qui pesait pas loin des 400g. heureusement que l’on a pas pris la côte de bœuf ! La viande est délicieuse. Trinidad est le pays de la laine mais on a rien vu car sinon j’en aurai acheté (mais il pleuvait des cordes, ce n’était pas un temps à faire du shopping). L’Uruguay est le 1er exportateur de laine.

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400g  de pure délice

Nous n’allons pas loin : les thermes de Guaviyu , l’eau est à 38°, il y a 8 piscines extérieures mais nous préférons la piscine intérieure pour nos vieilles douleurs car il pleut toujours. Et oui, en France c’est la canicule et bien, nous, c’est l’hiver. Nous rencontrons des français, Philippe, Gwenaelle et leurs 2 enfants Samuel et Thomas en camping-car et nous y passerons la nuit. Allez voir le site de Philippe il a des vidéos superbes qu’il réalise avec un drône. Nous avons passé une après-midi extra.

Leur site : terredefeu-alaska.com

 

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38°

Passage de la frontière à Salto en 25mn chrono. Nous voici en Argentine. Une belle 4 voies mais toujours aussi monotone : 1 courbe tous les 50 km pas de ville que de vaches….mai le temps est au beau, nous sommes donc ravis.

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On roule, on roule. Nous passons des prés aux forêts de pins. Nous voyons d’énormes scieries tout le long du trajet.  La route n’est pas stressante : peu de voitures, des camions mais en fait peu de circulation.

Sur le bas-côté de la route, il y a des autels à la gloire du héros national Gaucho Gil, sorte de Robin des Bois. Des milliers de pèlerins se rendent chaque année à Mercedes sur sa tombe pour l’anniversaire de sa mort.

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Nuit paradisiaque à San Ignacio au bord du rio Parana

1200 kms plus loin…..nous voici aux « missiones ».

Ce sont des missions jésuites qui ont été fondées par la Compagnie de Jésus à partir de 1609. Les jésuites ont créé ses missions pour évangéliser les indiens Guarani et les éduquer. D’après les jésuites, les indiens en tiraient des avantages car ils étaient protégés de l’esclavage, recevaient de la nourriture et des soins.  Il y a eu jusqu’à 30 missions dans la région qui regroupaient plus de 100 000 Guaranis. Les jésuites ne leur imposaient pas de parler espagnol mais leur interdisaient la polygamie et le cannibalisme. Les communautés devinrent auto-suffisantes. Les autorités espagnoles et les colons ont poussé le Roi Charles VII en 1767 de bannir l’ordre et de les détruire. Les communautés sont devenues vulnérables et les guerres successives ont finies par les disperser complètement.

Les  « missiones » sont classées par l’UNESCO

Santa Ana :

Il ne reste plus grand-chose de la mission, une maquette est là pour nous donner la situation des bâtiments. Le site est dans la végétation.

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Un bivouac de rêve

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San Ignacio-mini :

L’un des plus beaux sites et le mieux restauré d’Argentine. Les murs de l’église nous donnent une idée de la richesse des lieux. Les murs des bâtiments où vivaient les Guarani sont encore debout. A côté de l’église, le cloitre conserve des pilastres et des ornements autour des portes.

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Carte d’identité de l’ ARGENTINE
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43 millions d’habitants

PIB 12660 $US par habitant

langue : espagnol

République fédérale : Mr Mauricio Macri, président

monnaie : peso argentin   1€ = 16.20 ARS (peso argentin)

Sites inscrits à l’UNESCO :

le parc Los Glaciares, la Cueva de las Manos, Estancias province de Cordoba, les missions jésuites du Guarani, Manzana Jesuitica, les chutes d’Iguazu, le parc Talampaya, le parc Ischigualasto, la Quebrada de Humahuaca, la péninsule de Valdès