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La frontière Argentine-Chili par le col de Jama 4200m

Le 20 mars 2017

Nous avons pris l’option de passer par San Pedro d’Atacama (Chili) pour entrer en Bolivie. Mais, nos pneus ? Et bien, ils ne sont toujours pas arrivés à Ascension. Que la semaine prochaine, ils ont bien débarqué mais maintenant l’acheminement au lieu de prendre 1 semaine prendrait 2 semaines alors nous on continue notre périple et comme nous allons à San Pedro, nous irons faire un saut de puce  à Antofagasta pour aller chercher 2 pneus qu’ils ont en stock. Car merci, Mariotte, merci Odile, l’adresse est bonne au Supermarket du pneu ils ont des pneus Michelin de la bonne dimension!

_DSC5860Nous récupérerons nos pneus au Paraguay à notre retour de Bolivie fin mai.

Nous démarrons le matin par une tisane au coca. Depuis 3 jours, nous tournons à la tisane de coca matin et soir afin d’éviter au maximum le mal d’altitude car nous devons passer le col de Jama à 4200m.

La veille, j’ai cuisiné afin de ne pas avoir légumes, viandes et fruits car les chiliens sont intraitables sur le contrôle sanitaire. Je donne quelques oignons et 2 prunes à une dame qui, hier, nous a vendu des tortillas et empanadas sur le parking._DSC5841

Nous faisons des photos souvenirs avec 2 motards paraguayens : Walter et Sandra et une courte discussion avec les Boulégon. Encore des français et oui dans le coin, on rencontre presque autant de français qu’en …France.

Problème avec la vanne d’air que Gérard solutionne bien vite et nous voilà partis._DSC5867

Nous grimpons, grimpons, grimpons encore. Pas de village après Susques, village poussiéreux et endormi que nous évitons. Nous passons les 4000m, le camion va bien, nous aussi, merci et Djinn recherche l’air de la ventilation.

Douane à 4200m qui se fait sans aucun souci.

_DSC5915 Nous avons droit à 90 jours et Djinn a aussi son laisser-passer. Contrôle sanitaire Ok, nous passons la frontière et on continue toujours de grimper jusqu’à ……4800m! Quelques rares guanacos arrivent à survivre dans ce désert de cailloux._DSC5923

Et d’un seul coup, le paysage est à couper de souffle : les montagnes, de plus de 5600m, enneigées. C’est grandiose!
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Nous sommes dans le désert d’Atacama, le plus aride et le plus sec du monde et ce désert va jusqu’à Antofagasta à près de 500 km de là. Il fait beau et chaud. Seul, le vent fort est désagréable et puis on économise nos efforts car même si la coca fait effet car nous n’avons pas le mal d’altitude, on sent que nous manquons d’énergie et monter et descendre du camion pour faire les photos, nous demande des efforts que vous n’imaginez pas…_DSC5986_DSC5988

Nous passons devant des lagunes d’un bleu saphir. Des guanacos dégustent les quelques touffes d’herbes. Plus de lamas, c’est trop haut, il n’y a plus aucune habitation._DSC5938_DSC5964

Le majestueux volcan Licancabur est  enneigé et domine la vallée de San Pedro d’Atacama._DSC6010

Enfin, après avoir tant réclamé de descendre, ça descend et sec. Nous descendons frein moteur : en 40km nous avalerons un dénivelé de plus de 2200m! On regrette presque de ne plus monter. Au loin, se dessine l’oasis de San Pedro d’Atacama, petit village perdu dans ce désert rocheux.

En fin de journée, balade dans Sans Pedro. Une foule de touristes se bouscule dans les petites ruelles encore en terre. La place est une havre de verdure et ça fait du bien de voir du vert. Le soir, les jeunes viennent chanter, jouer de la musique, danser et boire, faire la fête en un mot.

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un peu de verdure, ouf !

San Pedro est la porte de bien des trésors : vallée de la lune, le sud-lipez, les lagunes, les geysers….et forcément il y a beaucoup de candidats à voir ces merveilles.

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Le plateau de la PUNA et les Salinas Grandes

Le 19 mars 2017

Arrivés à l’extrémité de la quebrada à Abra Pampa, sur la route de la Bolivie, nous prenons l’option de redescendre par les plateaux de la Puna. Nous sommes entre 3500m et 3800m d’altitude et nous prenons la piste 11 de 130 km qui traverse ce haut plateau.

_DSC5739_DSC5741Il fait très beau et surtout pas froid malgré l’altitude mais le vent se lève toujours en début d’après-midi.

Les premiers 50km la piste est en tôle ondulée mais ça passe. Nous croisons lamas et guanacos sauvages. Djinn irait bien courir derrière surtout après les guanacos qui se sauvent à notre approche alors que les lamas sont plus curieux.

_DSC5737 Les paysages sont magnifiques mais, me direz-vous, je dis toujours ça. Et oui, ils sont superbes, la nature est belle et grandiose.

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Petite halte pour faire un coup de drone mais les lamas  et les guanacos ont pris leurs jambes à leur cou et se sont sauvés. Vous n’aurez que la beauté du paysage….

Plus nous avançons, plus la piste devient dure et cassante pour arriver près de la lagune et là, ça devient nettement plus sportif. Une trace est faite dans la lagune mais on n’ose pas s’aventurer on a toujours nos pneus route et on ne sait pas si on peut passer avec un camion. On prend l’option 2 : une piste à flan de montagne pas large, caillouteuse avec des ornières et on avance à 10km/h et ça pendant 1 heure pour retrouver, enfin,  un semblant de piste un peu plus roulante. On terminera dans les dunes de sable……_DSC5789

Au loin, on voit les nuages s’ accumuler et devenir noirs : un orage se prépare et l’on voudrait bien être sur la route avant qu’il éclate. Nous terminons la piste sans avoir vu une seule voiture en 130 km juste une mobylette et une gardienne de chèvres……

Nous arrivons à l’intersection de la Ruta 52 et allons vers les Salinas Grandes. C’est un immense lac salé. Nous arrivons en fin d’après-midi, l’orage n’est pas loin mais nous avons le temps de prendre de très belles photos de ce lac tout blanc. On dirait de la neige.
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_DSC5800_DSC5809 Cette couleur blanche est visible seulement de décembre à mars sinon c’est gris.

_DSC5825_DSC5830La cerise sur le gâteau, c’est que ces immenses salines que possèdent le nord de l’Argentine et le sud de la Bolivie contiennent aussi du lithium. C’est le nouvel or blanc. Nous dormirons sur place et l’orage éclatera sur le lac mais nous épargnera sur le parking.

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LA PUCARA DE TILCARA

Le 18 mars 2017

Tilcara veut dire Etoile filante en quechua!

Une pucara est une forteresse précolombienne! Nous irons voir celle de Tilcara qui a été partiellement reconstruite.

_DSC5504Elle est située sur les hauteurs de Tilcara et après une bonne grimpette nous voici à l’entrée : un petit jardin botanique avec des cactus essentiellement_DSC5506

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puis on aperçoit les habitations en pierre.

_DSC5511 (1)La charpente est en bois de cactus  et le toit est recouvert de torchis.

_DSC5513 La pucara date du XIème S et avait une importance stratégique sur la route de la Bolivie. A l’époque, la pucara s’étendait sur plus de 18 Ha  et c’était la route du commerce entre les villes Incas. Les incas cohabitaient avec les indiens sans aucun problème.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est  une superbe balade entre les vieilles pierres et les cactus avec un cadre extraordinaire : les montagnes de la quebrada.

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OLYMPUS DIGITAL CAMERALes Conquistadors espagnols sont arrivés au XVème S et ont irradiés tous les indiens de la région comme ils le faisaient sur le tout le continent sud-américain :  les indiens étaient tués et le peu de survivants déportés et réduit à l’esclavage. Le gouvernement donnait une prime à chaque indien tué. On devait, pour preuve, apporter soit le coeur, soit les testicules de l’indien.

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QUEBRADA DE HUMAHUACA

 

Le 17 et 18 mars 2017

Nous avons pris la toute petite route de Jujuy pour rejoindre Purmamarca, 1er village de la quebrada de Humahuaca.

C’est une petite route sinueuse très belle et très exotique : on y rencontre vaches, cochons, chèvres, chevaux, ânes mais très  peu de véhicules. Nous avons compris pourquoi : la « gendarma « nous a dit que la route était interdite aux « camionnes » et qu’il fallait prendre la grande route qui nous rallongeait de 50km. On s’est excusé pour notre erreur et on  est reparti sans amende.IMG_6440

Le temps est incertain, c’est les suites de l’orage d’hier soir. Nous arrivons à Purmamarca qui est un petit village en pisé de couleur ocre. Les habitants sont plus typés boliviens mais ils ont la bosse du commerce.

les tortillas sont délicieusesIci, on vend de tout ce qui andin : châle, ponchos, instruments de musique, souvenirs en cactus et….. caramels de coca et feuilles de coca.


Ça c’est pour le mal d’altitude car on est à 2300m d’altitude et ce n’est pas fini. Alors, ici tout le monde chique la feuille de coca ou fait de la tisane. On achète le sachet de feuilles 10 pesos et autant pour les caramels.

achats des feuilles de coca sur le marché

achats des feuilles de coca sur le marché

Pas de grands hôtels à Pumamarca mais des tas de chambres d’hôtes ceci pour préserver l’authenticité du village.

Nous allons voir le Cerro de Los Siete Colores : le mont aux 7 couleurs.

le mont des 7 couleurs


Dommage, le temps en cette fin de soirée est gris mais Gérard ne s’avoue pas vaincu, le lendemain matin, le drone nous donnera enfin un aperçu des couleurs du Cerro, le soleil est revenu.

Nous prenons la route pour la quebrada et le 1er arrêt sera pour Tilcara. Nous irons voir la Pucara. Nous déjeunerons local : de délicieux humitas et d’un guiso de lenteja.

les humitas

les humitas

Humitas et

A 15km de là, nous passons le Tropique du Capricorne. Les paysages sont grandioses, c’est un paysage aride et montagneux. Les strates de la montagne sont une palette de couleurs : du rouge au blanc en passant par l’ocre et le jaune puis du vert au gris. La quabrada a une telle richesse de couleurs que l’Unesco a classé la quebrada de Humahuaca au patrimoine mondiale.

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Le long de la quebrada, des villages indiens en pisé et le long du Rio, sont cultivés l’ail, l’oignon et la salade._DSC5487

On commence à voir aussi des lamas. Nous ne sommes plus en Argentine et loin très loin à des années lumière de Buenos Aires. Ici, on est loin de tout  et les traditions restent encore très vives. Il n’empêche que les jeunes jouent désormais plus à a tablette qu’à la fronde.