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Retour au Paraguay via le Brésil

 

Nous avons quitté les missions boliviennes sous la pluie et nous avons passé la frontière entre la Bolivie et le Brésil à Corumba, le 20 mai.

En cinq minutes, les formalités brésiliennes ont été rapides, côté brésilien, il faut maintenant aller sur internet chercher le document pour l’importation temporaire des véhicules. Une fois qu’on va dans le bureau internet du coin qui nous raquette de 50bv au lieu de 3 ou 4 habituellement, on revient avec le papier et sans vérification on a le tampon sur la feuille.

On dort à Corumba près d’une église évangélique. Comme c’est un simple bâtiment, on ne savait pas que c’était une église et comme on est samedi à partir de 19h, nous avons eu droit à la chorale puis la messe puis… qui a duré jusqu’à minuit. Bon, en réalité, ça nous a pas vraiment dérangé.

Nous sommes dans le Pantanal Sud qui est normalement un grand marécage bien que nous nous l’avions vu presque à sec lors de notre passage en octobre dernier, là, tout est noyé sous l’eau. Les animaux, eux sont à l’abri, ils sont pas fous donc on les pas vu.

Au camping, il y a des martineras et Djinn est bien occupée à courir après._DSC0984_DSC0985

 

Nous restons 2 jours à Bonito, le soleil est revenu, il fait chaud, on profite de farnienter. Nous profitons aussi de faire un changement de pneu. Encore des histoires de pneus et bien oui. Il faut savoir qu’avec les pistes et les routes qui n’en sont pas, nous consommons des pneus mais pas de crevaisons pour l’instant. Nos pneus arrières présentent des coupures de plusieurs centimètres. Gérard décide mettre les pneus route à l’avant et les pneus avant neufs du Chili, les mettre à l’arrière. Bien nous en fasse, chez le « goméria » du coin, on s’aperçoit que l’intérieur d’un pneu à une lardasse de 60cm. On a eu de la chance de ne pas éclater sur les pistes.

Nous passons la frontière Brésil-Paraguay à Ponta Pora, le 24 mai. Vite fait d’un côté comme de l’autre. Ponta Pora est comme Cuida del Este et Ascunsion une cité « shopping » mais comme on a besoin de rien, on passe.

Nous n’avons pas fait 20km sur les routes paraguayennes que la police nous arrête pour soi-disant avoir doublé un camion en franchissant une ligne jaune. Ce qui est faux mais c’est la police de la route et elle est particulièrement corrompue. Tout le monde le sait. Les chauffeurs routiers paraguayens les appellent les « mendiants de la route ». Ils mettent systématiquement un billet pour éviter d’être boqués et perdre du temps. Nous, on a rien voulu savoir surtout que c’était faux et on a rien payé. De toute façon, les touristes et les chauffeurs PL peuvent payés.

Nous décidons d’aller à Concepcion, 3ème ville du pays et appelée la « perle du nord ».

 

 

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Quelques maisons coloniales ont été restaurées. Quand au reste….OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Bon, la perle a un peu, beaucoup, ternie et nous n’avons rien trouvé de bien. On a réussi à mangé sur la plazza des empanadas-frites car même pas un resto d’ouvert. On ne s’éternise pas.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAForcément en partant , on se fait arrêter encore pour donner un petit « régalo » aux flics du coin. Pas de « régalo », on ne parle pas espagnol. Régalo, c’est un cadeau.

Par contre, on trouve sur la route des voitures bien chargées nullement inquiétées ou des mobylettes à 5 personnes …OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Au paraguay, on boit le tereré. C’est du maté mais froid agrémenté d’herbes médicinales. Le matin, sur les trottoirs, au bord des routes, les vendeurs d’herbes sont légions. Ils concoctent des mélanges pour guérir tous les maux : diabète, estomac, rhumatismes…et la décoction est rajoutée a l’herbe à maté.

_DSC0987OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAL’autre grande spécialité est la chipa. C’est un pain fait avec de la farine de maïs, de la farine de manioc, du lait, du fromage et des œufs. On en mange à toute heure et des vendeurs à la sauvette vous en proposent toute la journée à chaque coin de rue, aux feux tricolores, aux péages…

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Comme il fait beau et chaud, nous partons pour la Laguna Blanca. On va se baigner et se dorer la pilule encore quelques jours.

La Laguna Blanca est une réserve naturelle et possède un lac avec des plages de sable blanc. Il fait un temps magnifique.

C’est le week-end et nous décidons de rester mais samedi matin à notre réveil, le temps est gris. Nous passons la journée et espérons le soleil pour dimanche. Râté, il pleut, nous décidons d’aller sur Ascunsion.

Nous avons RDV avec Dominique et Philippe à Ascunsion et nous devons récupérer nos pneus français et oui.

Dimanche soir, nous dormons au camping du parc zoologique qui est gratuit et nous allons chercher nos pneus lundi matin. Ah nos « chers » pneus….OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous profitons d’être dans la périphérie d’Ascension pour aller au Lac Ypacarai.  Nous allons visité Aregua, ville réputée pour ses céramiques. Bon, nous, on les a trouvé un peu kich et on a pas beaucoup aimé : les petits nains jardins, le Corcovado ou les dauphins, c’est pas pour nous….

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERApar contre quelques jolies maisons que la ville essaie de mettre en valeur de différentes époques : coloniale, art et déco…OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Nous dormons à San Bernardino, près du lac. C’est le St Trop’ des gens d’Ascunsion mais comme c’est l’hiver et qu’il pleut, nous sommes tous seuls à nous promener.  De très belles propriétés donnent sur le lac.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On ne se baigne plus dans le lac, il est trop pollué par les égouts des villes._DSC0989_DSC0992

 

Itaugua est la ville de la dentelle mais comme les dentellières travaillent chez elles, c’est plutôt raté. Dans un magasin, une dame nous montre comment ce fait la dentelle appelée ici : naduti C’est fait à l’aiguille sur un métier. L’origine est espagnole et de la région de Tenerife. Il est vrai que j’avais vu ça à notre voyage aux Canaries. Pas tout à fait la même méthode mais il y a eu certainement des évolutions d’un côté comme de l’autre. Autrefois blanche, la dentelle a pris des couleurs.IMG_6662IMG_6664

Par contre, les Guaranis ont une légende beaucoup plus sympa sur cette dentelle.

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Nandu, jeune guerrier est amoureux de la fille d cacique ; le cacique refuse le mariage et promet sa fille à celui qui lui rapportera le plus beau présent. Tous les prétendants arrivent avec des présents mais Nandu n’a pas pu aller chercher de présent, sa mère est malade et il l’a veillé. Les prétendants arrivent tous avec des présents : perroquet rare, tatou géant, peau de jaguar. Désespéré, Nandu va en forêt et sa mère le retrouve et voit une toile d’araignée et lui vient l’idée de tisser la même toile avec la ses cheveux blancs. Le travail est si beau et si fin que le cacique émerveillé décide de marier les amoureux.

 

Mercredi 31 mai : Nous sommes à Altos au camping de Hasta La Pasta et nous avons retrouvé Philippe et Dominique mais par contre toujours avec le mauvais temps. Sur Internet,la météo nous indique que sur l’Argentine nord il fait beau, je pense que nous allons partir demain afin de retrouver le soleil.

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Les missions Jésuites de Bolivie

 

Elles se méritent ces missions jésuites mais quelles sont belles. Nous sommes à l’extrémité est de la Bolivie. La région est appelée l’Oriente, c’est le début de l’Amazonie et le climat est chaud et humide en cette saison. Nous avons remis clim’ et ventilo en service mais ce ne sont pas les grosses chaleurs de l’été, nous sommes tout de même en hiver avec quelques 30° mais par contre encore des averses, la saison des pluies s’éternise.

_DSC0683Ce sont 6 missions qui ont été classés par l’Unesco en 1990. Construites au XVII et début XVIIIème par un architecte et prête suisse Martin Schmid, elles ont été restaurées dans les années 70-80 par Hans Roth. Nous partons pour un circuit de près de 800 km.

Avant de passer par Santa Cruz, nous avons voulu prendre la route la plus « rapide » mais à partir de Okanawa, c’est une piste. Et quelle piste. Bourbier puis gué mais avec la saison des pluies trop d’eau pas possible de passer : obligé de faire demi-tour.

Dans le bourbier, Thanasinh s’est bien comporté et a même sorti des voitures de la boue. Pas le camion, il faisait 45tonnes!!!!!

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Nous passons par Santa Cruz, notre Neman depuis plusieurs semaines fait des siennes. Parfois, impossible de démarrer le camion et avec de la patience et du W40, on n’y arrive. Là, que nous sommes dans une grande ville, nous trouvons une station Bosch et en fait ce n’est pas le Neman, c’est une pièce de sécurité qui bloque le volant pour ne pas démarrer si celui-ci est bloqué et qui fait des siennes mais comme la pièce n’existe pas en Bolivie, elle est supprimée et nous ne sommes plus ennuyés.

Il pleut sur Santa Cruz et il fait 13°. Santa Cruz, ce n’est plus la Bolivie mais une ville moderne, organisée, disciplinée et oui…. Plus de klaxons, une ville civilisée mais passé la périphérie, elle redevient ….bolivienne…c’est la seule ville de Bolivie qui diffère à ce point même La Paz qui est pourtant la capitale, reste bolivienne.

Mardi, par une route correcte, nous partons pour San Javier. Sur la route, nous voyons des implantations de villages nennonites. Ils se sont installés dans les années 1930 surtout au Paraguay et un peu dans la région. Les nennonites vivent des préceptes de la bible, un peu comme les mormons. Ce sont des personnes venant souvent d’Allemagne ou de Russie et vivent en communauté et parlent un dialecte allemand._DSC0612_DSC0613

 

Nous voici à la toute 1ère mission, c’est San Javier à tout de même plus de 220km. Nous avions visité les missions d’Argentine, du Paraguay enfin là, on comprend bien le schéma et la vie qui s’organisait autour de ces missions._DSC0615

L’église, la place centrale et autour les maisons des indigènes, reconverties, aujourd’hui en habitations, restaurants, hôtels et magasins._DSC0619_DSC0645

L’église est très belle. A l’extérieure, les colonnes en bois sont sculptées et énormes, les peintures sont sobres mais omniprésentes et à l’intérieur les décors sont partout jusqu’au plafond. Ce serait l’église qui aurait gardé, d’après la guide, 80% de ces atouts d’origine. Les autres églises ont été rénovées plus profondément.

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_DSC0702Nous dormirons au pied de l’église sur la place.

Nous dormons souvent sur les places : elles sont paysagées et on peut se garer sans problème.
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Nous partirons mercredi matin pour Concepcion et San Ignacio, la route est toute neuve de Conception à San Ignacio. Nous sommes étonnés de la propreté de la région des Chiquitos. Pas de sacs plastiques, pad de poubelles, les villages sont propres, les habitations même si elles sont modestes sont propres, les cours balayées et rangées. Et ça sur toute la région._DSC0813

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L’église de Concepcion a un autel au couleur étonnante : rouge orangée ce qui donne un air joyeux. Un petit musée nous explique l’organisation des missions et quelques photos sur la rénovation de l’église.

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A San Ignacio, nous avons pu découvrir l’œuvre des charpentiers : toutes les poutres et colonnes sont travaillées, une merveille par contre San Ignacio a la particularité d’avoir un clocher en ….béton. En effet, suite à un incendie en 1950, le clocher a été reconstruit en béton et pendant la restauration de l’église dans les années 1970, le clocher est resté._DSC0834_DSC0840_DSC0850

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Jeudi, C’est San Ana, village perdu au milieu de nulle part. D’ailleurs, l’église est fermée il faut trouver Luis pour l’ouvrir mais on l’a pas trouvé. Nous déjeunerons et partirons pour San Rafaël ._DSC0871_DSC0873

San Rafaël a la décoration intérieure plus sobre mais paraît-il c’est celle qui respecterait le plus le décor d’origine. Du mica sur la chaire et l’autel pour donner des effets de brillance…

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A partir de San Ignacio, plus de la belle route toute neuve mais une piste. D’ailleurs, ces églises sont moins visitées, on se demande pourquoi ?

Nous dormons ce soir à San José de Chiquito que nous visiterons demain.

Les églises sont toutes faites selon la même architecture, seules les décorations intérieures et extérieures changent en plus étant rénovées à la même période, elles ont peut être subies le même lifting. En tout cas, le résultat est beau. Les Jésuites avaient tout comme en Argentine et au Paraguay mission d’évangéliser les indigènes mais la cour d’Espagne et le Pape ont vite pris ombrage de leur influence importante auprès des populations et les missions ont été abandonnées par décret royal et papal.

Il pleut ce matin et il pleuvra encore les 2 prochains jours. ça y est, on est en hiver bien qu’ici la température est de 22° mais on a 100% d’humidité. Vive l’Amazonie…

On fera entre 2 gouttes d’eau San José qui ne ressemble en rien aux autres missions par son architecture.

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Un interressant musée sur les peintures des églises aux différentes époques nous donnent enfin des explications.

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Nous partons pourSan Juan de Taperas, l’église sera fermée

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les seuls habitants que nous verrons sont des …..cochons. Djinn fait connaissance de ces drôles de bêtes.

_DSC0967_DSC0973Santiago de Chiquitos sera notre dernière étape sous la pluie battante. Une charmante dame nous fera visiter l’église et nous dormirons sur la place du village.

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Le lendemain il pleut toujours, on nous donne de l’eau pour le camion, on nous signale qu’il y a plein de choses à visiter dans le coin mais vu le temps , nous préférons partir pour essayer de trouver une éclaircie.

Nous partons en direction de la frontière Brésilienne et la ville frontière de Corumba. Les formalités se font relativement vite côté bolivien et côté brésilien, il faut maintenant sur internet remplir le formulaire pour le camion. On trouve un bureau internet qui nous raquette de 50 bs pour le fameux papier et on passe la frontière rapidement.

Nous dormons à Corumba et prenons la route de Bonito. Nous sommes là depuis 2 jours pour souffler un peu des kilomètres et profiter du soleil qui est revenu. Il fait beau, il fait chaud que demander de mieux en plein hiver austral….

sans parler des barges

Retour en Bolivie : La traversée en barge du Titicaca

 

Partis lundi de Cuzco, nous prenons le chemin du retour. Nous enfilons les kilomètres et nous voici de nouveau au lac Titicaca mais côté bolivien. La superficie du lac est de 45% bolivienne et 55% péruvienne.

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Nous dormons à Copacabana, ville sur le bord du lac et la grande attraction de Copacabana, hors sa cathédrale et sa vierge, patronne de Bolivie, est le baptême des voitures qui arrivent de Bolivie mais aussi du Pérou. Jusque 50000 voitures…. Les voitures arrivent lavées, décorées de fleurs pour la cérémonie. Le prête bénie la voiture, son conducteur et sa famille. Vu la conduite dangereuse des automobilistes, il y a vraiment un Bon Dieu._DSC0415_DSC0422_DSC0440

Nous partons pour Taquina où nous devons passer de l’autre côté du Titicaca pour continuer notre route sur La Paz mais il nous faut traverser sur une barge et quant on voit l’état de la barge, on peut être inquiet.

_DSC0468 (1)_DSC0503 (1) Nous aussi, on aurait du aller faire baptiser le camion mais avec la grâce de Dieu, on est passé sans problème surtout lorsque l’on voit que seul un petit moteur nous permet de faire la traversée, on se dit qu’il valait mieux le faire par temps plat.

Prochainement un film lorsque la connexion internet sera meilleure….

Nous allons sur Cochabamba et nous sommes contents de descendre en dessous des 2500m mais la vue est splendide.

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Nous dormons dans un petit village après Cochabamaba mais l’hiver austral nous rattrape : la nuit est froide mais la journée la température avoisine encore les 18_20°

Nous partons vers l’est de la Bolivie, la région appelée l’Oriente, c’est là que se trouve les missions jésuites. Mais auparavant nous affronterons des pistes bien détrempées…

_DSC0568_DSC0577_DSC0586car nous sommes vers l’Amazonie et aussi vers les champs de coca. Sur la toute prochaine autoroute qui ira à Santa Cruz (c’est pas demain la veille) les feuilles sèchent mais il est vrai qu’en Bolivie, la coca n’est pas interdite, elle figure d’ailleurs sur le drapeau bolivien comme emblème national.

_DSC0539Les températures ont nettement remontées et nous avons une chaleur tropicale et humide.

 

 

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La vallée sacrée des Incas

C’est le grenier des Incas qui cultivaient maïs, blés, pommes de terre. Les incas ont érigés d’immenses terrasses pour cultiver le long des parois des montagnes. On en trouve sur tous les sites. La culture en terrasse est toujours d’actualité. La vallée large est propice à la culture en plus il y a des rivières et des sources. En ce moment c’est le ramassage des pommes de terre qui se fait toujours à la main. Dans les champs, les femmes les ramassent puis les hommes passent la charrue avec les bœufs.

ramassage des pommes de terre

ramassage des pommes de terre

champs de blé, de céréales. Tout pousse même à 3500m d'altitude

champs de blé, de céréales. Tout pousse même à 3500m d’altitude

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Plusieurs sites dans cette vallée. Nous verrons les principaux, en manquerons quelques uns mais il faut aussi faire des choix. Pour visiter les sites, nous avons du acheter le boleto turistico à 130 soles.

Sur la route de Pisac, nous irons à Q’enqo qui était un sanctuaire très important dédié au culte du Puma. Le monolithe à l’entrée représenterait ou aurait représenté un puma (dieu de la guerre). Nous, nous n’avons pas d’imagination et c’était en fin de journée alors le puma, on n’a pas vu…et le site …

avec ou sans imagination la statue du Puma, dieu de la guerre

avec ou sans imagination le monolithe  du Puma, dieu de la guerre

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Dans un petit amphithéâtre, prêtres et nobles venaient consulter l’oracle. Dans la roche était sculpté un autel où avait lieu les sacrifices puis un labyrinthe étroit où des niches étaient creusées.

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Le site de Tambomachay est situé à 3765m d’altitude et n’a pas un intérêt majeur. C’était les bains des incas. Une source « sacrée » a été canalisée et dévale sur plusieurs terrasses au pied d’un mur fait d’énormes blocs de pierre.

la source sacrée

la source sacrée

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Pukapukara est une forteresse inca situé entre les sites de Sacsayhuaman (voir précédent article) et les 2 autres sites. Perché sur un promontoire, il aurait été un poste de défense sur la route entre Cusco et le bain de l’Inca.

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Il y a aussi Ollantaytambo qui se trouve tout au bout de la vallée et qui est sur la route du Machu Picchu. Là, par un escalier monumental, on arrive à une forteresse mais ça c’était après notre périple du Machu Picchu et nous avons reculé devant les marches. Mêmes les photos sont ratées, le soleil était de face.

Les salineras de Maras. Alors là c’est curieux. L’océan venait jusque là du temps des dinosaures puis à la suite du mouvement des plaques tectoniques  qui ont formé les montagnes, de l’eau salée s’est trouvée bloquer et s’est cristallisée. La source qui passe sur ce bloc de sel devient forcément salée et même très salée, je l’ai goûté, et grâce à ces bassins faits par l’homme, l’eau s’évapore et le sel est ramassé.

_DSC0341_DSC0343 Un travail d’esclave, les hommes travaillent pieds nus, sans gants…. Mais ça vaut le détour de voir à flanc de montagne ces quelques 4000 bassins de sel.

4000 bassins

4000 bassins

un travail d'esclaves

un travail d’esclaves

 

Moray était le laboratoire de recherche des agronomes incas. Ils avaient inventés ce système de terrasses en cercles construits dans des cirques naturels pour permettre de simuler différents microclimats et adapter les cultures en conséquence. En effet, la température était plus chaude en bas et plus fraîche en haut.

_DSC0312_DSC0316Nous avons dormi sur une piste, Map’me s’est planté et il commençait à faire nuit .

bivouac perdu sur la piste

bivouac perdu sur la piste

Chinchero est une petite ville typique du Pérou avec ses maisons en adobe, toutes petites et basses, couvertes en tuiles. On monte jusqu’à la place de l’église qui est un grand marché de souvenirs et là, une jolie petite église coloniale du XVIème S._DSC9617_DSC9627

Dommage, l’intérieur est baroque mais l’humidité salpêtre tous les murs et bientôt si rien n’est fait, les peintures disparaîtront._DSC9630

Sur la place, les femmes en costume vendent plaids, couvertures, tricots et souvenirs tout en tricotant et discutant._DSC9614_DSC9657

Situées devant l’église, des terrasses incas faits de blocs de pierre énormes. Gérard n’arrête pas d’être étonnés sur l’ajustage des pierres qui est parfait.

terrasses inca

terrasses inca

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En rentrant de la vallée des Incas et du Machu Picchu, nous avons le plaisir de revoir Mariotte et Pascal. Nous passerons le WE ensemble en commentant les présidentielles …. Soirée Pisco sévère et lendemain resto le midi et partie brochettes le soir. Dommage, ils prennent l’avion lundi et rentrent en France pour 2 mois.

non, on ne fêtait pas les élections ma

non, on ne fêtait pas les élections mais nos retrouvailles

Nous partons ce matin, lundi, et oui, pour nous aussi c’est le retour. Nous partons pour Ascencion à 3000 Km de là chercher nos pneus puis ce sera l’Argentine…..

 

 

 

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LE MACHU PICCHU

 

C’est en 1911 qu’Hiram Bingham, un archéologue américain, découvrit le Machu Picchu. C’est le 9ème empereur inca, Pachacutec qui serait à l’origine de la construction. La cité était éloignée du pouvoir central qui se trouvait à Cuzco et servait probablement de retraite mais un souverain n’est jamais seul et 1200 personnes vivaient ici au temps de sa splendeur. Le Machu Picchu n’a jamais été achevé car lorsque Cuzco est tombée aux mains des Conquistadors et apprenant les méfaits des espagnols, de crainte de voir la cité envahie, les habitants seraient partis pour organiser la résistance face à l’ennemi dans la région de Choquequirao.

 

Le Machu Picchu est perché sur une montagne. D’ailleurs, ici, les montagnes ont la forme de pain de sucre et sont très verdoyantes. On a construit ici la cité car les incas pensaient être plus près des dieux en construisant sur les plus hautes montagnes.

la cité

la cité

Nous arrivons par les terrasses autrefois cultivées et avons devant nous la cité. Une vue extraordinaire, on ne peut qu’être ébahi devant. Le cadre est magnifique. Une splendeur !

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La ville était séparée en 2 : la ville supérieure avec mirador, garnison et la ville inférieure avec les maisons des notables et les temples. Les maisons étaient construites en pierre avec des murs inclinés vers l’intérieur pour résister aux tremblements de terre et le toit était en roseaux et joncs.

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charpente bois, toiture en joncs

charpente bois, toiture en joncs

Les terrasses étaient cultivées.

secteur supérieur

secteur supérieur

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la ville inférieure vue des terrasses

la ville inférieure vue des terrasses

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Beaucoup de monde mais un quota de 2500 visiteurs/ jour afin de préserver le site

Beaucoup de monde mais un quota de 2500 visiteurs/ jour afin de préserver le site

Des terrasses, on passe par la porte de la citadelle pour avoir accès à la ville inférieure._DSC9957

Les temples étaient construits avec d’énormes pierres, on se demande comment les incas ont pu les emmener jusque là.

le temple

le temple

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On peut voir aussi un calendrier solaire.

Le cadran solaire

Le cadran solaire

Pendant plus de 2h. nous parcourons les terrasses puis la cité.

_DSC9974_DSC9969Ce sont les lamas qui entretiennent maintenant toutes les terrasses non cultivées au grand plaisir des visiteurs._DSC0064

Dommage, les drones sont interdits sur les sites archéologiques car nous aurions pu vous filmer cette merveille et il aussi dommage qu’aucune documentation nous soit donnée, vu le prix de l’entrée… Heureusement que nous avions visité le musée de la Casa Concha à Cusco et que nous avons eu toutes les explications avant.

 

 

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Route vers le MACHU PICCHU

 

Le Machu Picchu, ça se mérite. Sinon, on fait comme les tours opérators, on prend le train de Cuzco ou de Ollantaytambo et on regarde le paysage défilé. Nous, nous avons préféré prendre le chemin des écoliers avec en prime des paysages somptueux lorsque la pluie ou le brouillard ne sont pas venus jouer les trouble-fêtes.

route de la vallée sacrée des Incas

route de la vallée sacrée des Incas

Nous sommes partis de Cuzco mercredi matin. Le temps est gris mais le plafond assez haut. Nous prenons la route de la Vallée sacrée des Incas qui fera l’objet du prochain article. Jusqu’à Ollantaytambo, le soleil joue à cache-cache. Une halte à Ollantaytambo pour changer de l’argent puisque après ce ne serait plus possible et faire un peu de ravitaillement.

Embouteillage à l'entrée de ollan

Embouteillage à l’entrée de ollantaytambo

Ollantaytambo

Ollantaytambo

De là, on commence à monter de 2700m, on doit passer le col à 4300m. Thanasinh monte comme un chef et malgré l’altitude se comporte très bien. Gérard est content de son camion. La pluie vient gâcher le paysage puis plus on monte, plus la visibilité devient difficile, en haut du col, le brouillard. Puis de 4300m, on redescend à …..1600m.

des virages, des virages et encore des virages

des virages, des virages et encore des virages

Le dénivelé est important et la route en lacet est de ce côté mauvaise avec des trous sur plusieurs kilomètres. De ce côté du col, le temps change on retrouve timidement le soleil et le paysage change aussi : on retrouve une végétation plus luxuriante avec des bananiers.

bananiers

bananiers

La température aussi change, il fait plus chaud.

Sur la route, on croise des vaches, cochons, ânes, chiens, poules…mais aussi des éboulements de pierre, des arbres arrachés. La vigilance est de rigueur mais ça c’est sur toutes les routes

Mais qu'est ce que c'est ?

Mais qu’est ce que c’est ?

rien de grave, un arbre. Il ne faut juste pas passer à ce moment là.

rien de grave, un arbre. Il ne faut juste pas passer à ce moment là.

Nous arrivons enfin à Santa Rosa. Il est 16h30. Nous avons 1h30 avant la nuit, nous décidons de continuer. Pourtant après Santa Rosa, plus de route uniquement 24km de piste mais quelle piste.

piste avec des trous, dure et cassante

piste avec des trous, dure et cassante

pas très large par endroit

pas très large par endroit

Thanasinh a droit à la photo, il a bien grimpé

Thanasinh a droit à la photo, il a bien grimpé

Mauvaise piste, pas entretenue, pleine de trous et en plus comme il a plu, à certains endroits avec de l’eau. Bref, il nous a bien fallu 1h15 pour arriver à Santa Teresa juste avant la nuit noire. Nous trouvons un camping pour 10 soles la nuit. Nous nous renseignons pour le Machu Picchu. La dame du camping nous réserve le taxi pour 6h demain matin puis nous aurons 25mn de train qui nous emmène à Aguas Calientes car nous ne pouvons pas y aller en camion puis il faudra prendre les billets et reprendre un bus de 25mn pour le Machu Picchu. Je vous le disais bien, le Machu Picchu, ça se mérite.

Comme on ne sait pas si nous pourrons tout faire dans la journée sachant que le dernier train de retour est à 14h, nous lui demandons s’il lui   est possible de garder Djinn et de la rentrer pour la nuit dans le camion si nous devons dormir à Aguas Calientes. Pas de problème.

 

Jeudi matin, réveil à 5h. A 6h tapantes, le taxi est là mais comme les taxis sont des vannettes à 6 places, le chauffeur tourne dans la ville 1h pour avoir un minimun de 4 personnes pour rentabiliser au mieux son taxi. C’était pas la peine de nous faire lever si tôt ! A 7h30, on arrive enfin, toujours par une piste cassante, à Hidroélectrica, la gare de chemin de fer. Là, on prend les tickets et on paie pour 12km le prix fort : 202 soles soit 34$US l’aller alors que les locaux ne paient que 5 soles. Merci aux touristes pour rentabiliser la ligne.

le train le plus cher du monde

le train le plus cher du monde

pour le prix, on a un compartiment 1ère classe

pour le prix, on a un compartiment 1ère classe

Nous arrivons à Aguas Calientes et juste là que voyons nous : la boulangerie française et qui miracle fait des petits pains au chocolat comme chez nous. Arrêt obligatoire. Merci à Gillou, le patron qui, à notre retour du Machu Picchu, nous offrira café et jus d’orange.

Nous allons chercher nos billets : 152 soles par personne avec un quota de 2500 de personnes par jour maximun afin de préserver le site mais le parcours n’ait pas fini, il faut maintenant chercher le billet pour le bus encore 24$US mais ça nous évite 1700 marches pour monter jusqu’au Machu Picchu. Les bus se succèdent toutes les 5mn et l’embarquement se fait rapidement. Tout est très organisé. Par contre, na pas oublier les passeports que ce soit pour la délivrance des billets, pour pénétrer sur le site. A chaque fois, il faut montrer pate blanche.

Aguas Calientes

Aguas Calientes

Nous arrivons enfin au Macchu Picchu .

 

Pour le retour, nous reprendrons le bus et à Aguas Calientes, la boulangerie française nous attire. Bon après les efforts, on a droit à une petite douceur. On se régale, Gérard, d’une religieuse au chocolat et moi d’un bavarois aux fraises et forcément l’heure du dernier train est passée. On se décide de rentrer à pied par la ligne de chemin de fer. C’est le seul chemin pour le retour. A nous les 12km……après la visite et les marches du Machu Picchu, on est rentré sur les rotules heureusement, arrivés à Hidroélectica, le taxi nous attendait comme promis.