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Filandia et la « zona cafetera »

Tout, tout, vous saurez tout sur le café colombien.

Nous sommes dans la région du café, le département de Qindio. La Colombie est le 3ème exportateur de café au monde. Toute la région ne vit que du café et il y a 200 fincas sur la « zona cafetera » il faut dire que nous sommes à 1800m d’altitude et le caféier aime l’altitude, la chaleur et la pluie. 

Vue sur de la finca Playa Verde

Vue sur de la finca Playa Verde

Nous croisons des Jeeps et encore des jeeps : on y transporte les sacs de café, les enfants pour l’école mais elle sert aussi de taxi enfin bref, c’est la voiture par excellence. Des jeeps, il y en a de toutes les couleurs, de tous les modèles de la plus récente à la plus ancienne. 

de 1964 !

de 1964 !

Pour rejoindre la finca Playa Verde tenue par les français Sandrine et Vincent, nous prenons un chemin depuis Filandia très étroit. En route, on croise un camion, des jeeps et un second camion qui nous accroche la lampe extérieure et qui pendant une bonne demi-heure fera des manoeuvres autant infructueuses que délicates (pour notre camion) pour nous croiser.

200m avant d’arriver, plus d’embrayage mais on parvient non sans mal à se garer chez Sandrine et Vincent._DSC6410

Ils ont acheté leur finca il y a 7 mois. Après 2 ans de voyage en Amérique du Sud, ils sont tombés amoureux de la région et ont décidé de s’y installer. Ils sont maintenant producteur de café ! Nous saurons bientôt tout sur le café et par la même occasion, vous aussi ! _DSC6417

Dans des pentes abruptes poussent les caféiers. Des bananiers les protègent du soleil, ça fait donc 2 productions à s’occuper et comme c’est une petite finca, Sandrine et Vincent ne chôment pas même si Carlos, leur cueilleur, les aide.

En Colombie, il y a 2 récoltes importantes mais on ramasse les cerises de café toute l’année et en raison du climat, la floraison est presque continuelle. Les cerises sont  cueillies à la main tous les jours et rouges, elles sont à maturité et c’est l’excellence._DSC6413 (1)

Carlos dans les bonnes journées ramasse 140kg  de cerises. En pleine récolte, 5 autres cueilleurs viennent prêter mains fortes. Vincent et Sandrine n’arrivent pas encore à égaler et de loin Carlos ! La force de l’habitude._DSC6396

Seulement après, commence le processus de fabrication. Les cerises sont mis dans une machine qui les casse et on recueille le grain qui doit être bien vert.

_DSC6395 Ces grains sont mis en maturation entre 12 et 24h. Les grains sont poisseux, c’est le miel. Il faut lavés les grains puis les séchés. Les grains abimés, cassés, plus secs sont mis à part et seront vendus pour le café de moindre qualité._DSC6403

Lorsque les séchoirs sont pleins comme actuellement, les grains de café sont vendus « humides » et sont mis en sacs. Ils sont tous les jours ou 2 jours descendus à Filandia pour y être vendus mais il est préférable de les faire sécher car le prix de vente sera plus important.

_DSC6414A la fin du processus du séchage, il faut encore trier les grains, écarter ceux abimés ou cassés .Sandrine et Vincent font torréfier une partie de leur production et aimeraient vendre davantage en direct et principalement vers la France pour accroitre un peu les bénéfices car l’exploitation est petite, par contre, ils jouent sur la qualité de leur produit. Il y a encore l’ensachage du café, il est vendu moulu ou en grains. Ils ont aussi décidé de faire une production « bio » sans produit chimique. Pour l’instant, ça marche. Le résidu des cerises est récupéré pour servir d’engrais aux bananiers. 

Ils ont aussi plein d’idées pour optimiser le travail : changement du lieu des machines, récupération des eaux, agrandissement des séchoirs et modification de la table de tri.

La torréfaction du café est très importante et ça c’est un autre métier.  On le grille et là, les odeurs et les arômes du café ressortent, c’est ce qui fait la qualité et le goût du café ! 

Quand on voit le travail pour faire un bon café, je crois que plus jamais, dans les rayons de nos centres commerciaux, je ne trouverai le café trop cher ! 

Mais revenons à la finca. Vincent est en panne avec sa jeep, nous, il nous faut du liquide pour l’embrayage bref la journée de mercredi commence par de la mécanique. Gérard part donc avec Vincent en début d’après-midi en jeep-taxi pour vendre le café et acheter le liquide. _DSC6405

Jeudi matin, nous prenons la jeep pour aller à Filandia. C’est un gros village comme on les aime : typique, traditionnel et animé. Les maisons sont superbes, à un étage et peintes de plusieurs couleurs. C’est gai et chaleureux ! Les colombiens sont aussi très avenants et toujours souriants.

en admiration devant les façades

en admiration devant les façades

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Nous avons déjeuné dans un super restaurant. Retour en jeep à la finca._DSC6502

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Le désert de Tatacao

Nous partons pour le désert de Tatacoa. 

Pour arriver à Tatacoa, nous empruntons la route de Bogota, une 2 voie très empruntée par les camions, voitures, et mobylettes. 

Au péage, à chaque ralentisseur, à chaque arrêt pour les travaux, des vendeurs à la sauvette nous proposent bouteilles d’eau, sodas, fruits, gâteaux et j’en passe….

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERALes villages sont plein d’exubérance et de bruits avec les marchés.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le mot « désert » est peut être pas vraiment approprié pour ce site qui est sans égal en Colombie. Nous sommes habitués à une végétation luxuriante en raison de la chaleur et des pluies. Ici tout est sec et des formations rocheuses rouges, blanches offre un panorama unique dans ce pays.

Les 10 premiers kilomètres, les colombiers ont envahis le site puis en continuant la piste, plus de voitures, quelques motards intrépides et nous. OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Enfin, nous pouvons profité de ce paysage. Les premiers kilomètres ne nous avaient pas vraiment convaincus mais après, nous avons aimé ce paysage sec et désolé et nous avons continué sur une piste puis une autre …._DSC6132_DSC6135 _DSC6123_DSC6137

Cactus en fleurs, grand cactus, un peu de verdure ça et là…_DSC6120_DSC6136

Rencontre au bord des pistes…_DSC6141

Nous aurons très chaud dans ce désert.

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Le soir est arrivé et nous avons dormi au milieu de nulle part. En raison d’un ciel clair et sec la plupart de l’année, c’est un haut lieu de l’astronomie. Nous pensions bien voir les étoiles mais à 21h, ce sera un orage _DSC6177

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San Agustin et Tierradentro, les 2 sites archéologiques colombiens

Partis de Popayan en fin de matinée, nous partons par une route truffée de nids de poule et même le plus souvent de trous d’obus.

Heureusement, les paysages sont superbes_DSC5884

Nous arrivons rapidement à l’entrée du parc national Puracé qui tient son nom du volcan Puracé, le plus haut des 7 volcans de la chaîne des Coconucos.

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Alors là, pour faire quelques 80km pour traverser le parc, ce fut une vraie galère et pourtant des pistes, on en a fait et des pas faciles mais celle-là tient le pompom. Dure, cassante, pas roulante, il nous aura fallu 5h15 pour rallier Popoyan à San Agustin ! Nous avons dormi sur le parking du site, exténué ! 

Espérons que le site en vaille la peine….

Il y a 3000 ans, ce sont deux peuples qui  commerçaient dans le coin qui se retrouvaient pour faire des offrandes à leurs dieux et enterrer leurs morts. Dans la roche volcanique, ils ont façonné de superbes sculptures. Comme l’écriture leur était inconnue, on ne sait pas grand chose d’eux. Qu’importe, ils nous ont laissé un véritable témoignage.

Nous payons notre écot à l’ouverture et on nous donne un passeport et nous voici sur ce parc de 78ha qui renferme quelques 130 statues et qui est classé par l’Unesco.

Nous visitons d’abord le musée puis partons vers le bosquet aux statues. Là, les archéologues ont mis en valeur des statues  récupérées sur plusieurs sites. On peut y voir des statues représentant des animaux comme l’aigle, le singe, le jaguar et la grenouille mais aussi des formes plus  ou moins humaines et plus ou moins monstrueuses._DSC5933

Après cette balade dans les sous-bois, tout compte fait avec le soleil qui tape fort, bien venue nous partons sur 3 différents sites ou l’on peut voir des sépultures avec des statues . Certaines très grandes et très réalistes._DSC5982_DSC5956_DSC5974_DSC5975 (1)

Jusque sur les rochers de la rivière, ils ont été sculptés des lézards, des grenouilles et des escargots. _DSC6004Sur le 3ème site, après une bonne grimpette,_DSC6014 (1) nous arrivons sur un plateau qui domine les vallées environnantes et la vue y est superbe même si les statues ici le sont moins, nous sommes au point le plus haut du site, l’Alto de Lavapatas._DSC6015

Retour au camion à midi. Nous décidons de repartir illico vers Tierradentro en espérant pouvoir dormir ce soir au pied du site. Et bien non. Peu de kilomètres séparent les 2 sites, une centaine mais là encore, la route s’arrête et nous continuons sur une piste en mauvais état et nous serons contraint de dormir avant. Il est vrai que nous nous arrêtons vers 17h30 car la nuit tombe vite. Nous trouvons derrière un parc à chevaux un terrain suffisament plat et à l’entrée d’un village. Toute la nuit, l’orage se déchaîne et nous continuerons sur une piste détrempée. Thanasinh prend un bon bain de boue.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous arrivons à Tierradentro en fin de matinée et nous partons sur le site directement. Nous prenons quelques fruits dans le sac à dos et nous partons à l’ascension de l’Alto Segovia. _DSC6062Ça monte sec mais les vues sont superbes._DSC6066 Nous arrivons sur le principal site funéraire : 26 chambres ont été découvertes par hasard.

_DSC6068Elles sont creusées dans la roche d’un diamètre de 2m pour la plus petite et jusqu’à 7m pour les plus grande. Le gardien nous met l’électricité pour descendre : des marches de 60 à 80cm de haut. Il faut descendre entre 4 et 9m de profondeur. Certaines sont peintes en rouge et noire, d’autres sont nues et quelquefois les poteaux sont sculptés. _DSC6073_DSC6072_DSC6098_DSC6109Comme à San Agustin, on ne sait rien des peuples qui ont creusés ses tombeaux et les archéologues les situent entre le VII et le IXème S.

Bon, autant que le site de San Agustin nous a beaucoup plus autant que celui-ci nous laisse sur notre fin. 2 autres sites se trouvent encore à 30 et 45mn de là. Nous estimons en avoir vu assez et nous rentrons.OLYMPUS DIGITAL CAMERA Comme nous sommes mal garés car on ne peut pas rentrer sur le parking du site trop petit, on décide de partir vers le désert de Tatacao.

Pour la nuit, on s’arrête au village de Paicol et nous faisons l’attraction de la soirée. 

Partout, les colombiens sont accueillants et chaleureux, nous faisons au fil des jours de superbes rencontres…_DSC6037_DSC6034